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Scandale : nos enfants, les oubliés de la recherche anti-cancer…

Article publié le 29 novembre 2012

Il paraît que « La recherche avance »… Ah bon ? Pourtant, qui n’a pas dans son entourage proche quelqu’un qui est décédé du cancer ? Pire - on ne le dit que trop rarement – le crabe représente aussi la 2nde cause de mortalité chez les enfants, juste après les accidents domestiques… 1 enfant sur 500 sera touché chaque année avant son seizième anniversaire, soit 2 000 cas annuels. Il s’agit de cancers du sang, des organes lymphatiques et de tumeurs d’autres organes, notamment du cerveau. Les taux de guérison, en dehors des leucémies, seraient, selon la Ligue contre le Cancer, de 70%. Restent au moins 30% des enfants qui décèdent, souvent dans des conditions atroces, épuisés par une radiothérapie et/ou des chimiothérapies inefficaces et destructrices. Quid de la recherche concernant les enfants ? Le chiffre est aberrant : seuls 2% des fonds dédiés à la recherche anti-cancers sont alloués à l’ENSEMBLE des cancers pédiatriques ! Pourquoi un tel mépris pour les jeunes malades ? !

Scandale : nos enfants, les oubliés de la recherche anti-cancer…

 

La recherche anti-cancers : petits arrangements entre amis

Il faut préciser que les cancers chez l’enfant sont différents de ceux des adultes par leurs caractères histopathologiques et biologiques, comme certaines tumeurs cérébrales par exemple... Les principaux types observés chez l’enfant sont les leucémies (29 % des cas), les tumeurs du système nerveux central (24 %) et les lymphomes (11 %). Un quart des tumeurs de l’enfant sont des tumeurs embryonnaires (néphroblastomes, neuroblastomes, rétinoblastomes…), quasiment inexistantes chez l’adulte.

La donne n’étant pas la même, un traitement avéré efficace sur l’adulte ne l’est pas forcément (et rarement) chez l’enfant.

En France, les principaux pilotes de la recherche sur le cancer en France sont le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministère de la Santé. La recherche sur le cancer s’exerce :

  • dans des laboratoires rattachés aux établissements de recherche, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Centre national de la recherche scientifique (CNRS),Institut national de la recherche agronomique (Inra), Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Institut national de recherche en informatique et automatique (Inria), Institut de recherche pour le développement (IRD), Institut Pasteur ou universités ;

  • de plus en plus dans des unités de recherche mixtes associant des laboratoires de ces

organismes avec des universités, des hôpitaux, des instituts de recherche ou des centres de

lutte contre le cancer.

Troisième pays scientifique en 1970, cinquième en 1985, encore septième en 1995, la France n’est plus désormais qu’à la quatorzième place mondiale en termes d’effort financier consacré à la recherche (avec 1,90% du PIB). Ce retard français en matière d'investissement dans la recherche concerne aussi bien le secteur privé que public. Pourtant, le programme national de recherche clinique cancer (PHRC-Cancer), financé sur des crédits de l’Assurance maladie, a bénéficié en 2011 d’une augmentation de près de 45 % de crédits par rapport à 2007 et a dépassé pour la deuxième fois 20 M€. Pour 2011, les crédits du Plan cancer 2009-2013 (INCa et ITMO) s’élèveraient à 90 M€. Ces financements de recherche sont distribués de manière sensiblement égale entre les équipes affiliées à l’Inserm, au CNRS, au CEA et aux universités-hôpitaux.

Mais la part consacrée à la recherche sur les cancers pédiatriques ne représente quasiment rien. La raison ? Les enfants ne sont « que » 2 000 a être touchés par le cancer chaque année : un chiffre trop léger pour susciter l’intérêt des laboratoires, qui financent de nombreux essais thérapeutiques. En effet, quel intérêt auraient-ils à financer la recherche d’un traitement efficace consacré à une population si restreinte ? Ils n’y gagneraient rien ! Or, en matière de recherche et de laboratoire, l’argent est le nerf de la guerre !

Alors, que faire pour trouver une autre source de financement ? S’en remettre aux associations et à leur volonté sans faille ! Ainsi, la Ligue Nationale contre le Cancer est le premier financeur associatif de la recherche sur le cancer en France. Mais qu’aide-t-elle à financer ? Un exemple : depuis 2004, le nombre de tumeurs étudiées dans le cadre de son programme « Cartes d’ Identité des Tumeurs® de la Ligue Nationale contre le Cancer est le suivant : adultes : 8 470 ; enfants : 549… Une autre preuve que les enfants sont méprisés par l’ensemble des acteurs influents de la recherche anti-cancer. Et cela, le grand public ne le sait pas…

 

Chimio : un marché juteux !

La chimiothérapie représente à elle seule, en France, un volume de dépenses de 1 055 961 200 €, la radiothérapie 427 447 781 € (source : base PMSI MCO 2010). L’utilisation des nouvelles molécules de chimiothérapie poursuit un développement rapide dans le secteur hospitalier, générant des coûts de traitement élevés et croissants : plus d’un milliard d’euros dans le secteur public et ESPIC (Établissements de santé privés d’intérêt Collectif) en 2010, soit + 2 % par rapport à 2009. En effet, plusieurs de ces molécules coûtent en moyenne 1 000 euros la dose… A ces chiffres évocateurs s’ajoutent ceux de la chimiothérapie orale, prise à domicile et délivrée en officines : ils représentaient 915 millions d’euros de dépenses en 2009, un montant en hausse de + 26 millions d’euros, soit + 2,9 % par rapport à 2008 (source : Cnamts, 2011).

Oui mais, la chimio soigne : ils le disent à la télé « la recherche avance », ou encore « aujourd’hui on guérit d’un cancer »… Ah bon… Mais savez-vous qu’un patient est considéré guéri quand il survit trois ans à son cancer (après la fin du « traitement » ) ?

Le Dr Glenn Warner, qui est décédé en 2000, fut l’un des spécialistes du cancer les plus hautement qualifiés aux États-Unis. Pourtant, il a utilisé d’autres traitements que la chimiothérapie sur ses patients atteints de cancer… avec un grand succès. Sur le traitement du cancer dans ce pays, il a déclaré : « Nous avons une industrie de plusieurs milliards de dollars qui tue des gens, à droite et à gauche, juste pour le gain financier. Leur idée de la recherche est de voir si deux doses de ce poison est meilleure que trois doses de ce poison. » Et que dire des propos du Dr Charles Mathé, spécialiste du cancer français : « Si je contracte le cancer, je n’irai jamais dans un centre de traitement standard du cancer. Seules les victimes du cancer qui vivent loin de ces centres ont une chance ! ».

Les traitements des cancers pédiatriques… ou l’art de recycler de vieilles molécules inefficaces

D’après une étude du Centre International de Recherche sur le Cancer (du 10/12/2004), tous les types de cancer sont en augmentation chez les plus jeunes. Pire, les tumeurs malignes comme les leucémies et les tumeurs cérébrales sont les cancers les plus fréquents chez les enfants en Europe, tandis que les carcinomes et les lymphomes surviennent le plus souvent chez les adolescents. D'autre part, les tumeurs malignes détectées chez les enfants ne sont pas de la même nature que celles relevées chez les adultes. Il s’agit de maladies dites rares, représentant seulement 1% des cancers. Ces cancers pédiatriques ne peuvent donc pas se soigner de la même manière. Pourtant, en matière de traitements, les oncologues français font montre d’un bel esprit écologique : ils recyclent ! Prenons l’exemple du Thiotepa. Cette chimiothérapie a fait la une des journaux en Novembre dernier, car des lots périmés avaient été commercialisés et administrés à des enfants malades. Outre la dangerosité de ce « traitement » par le simple fait qu’il soit périmé (La notice de présentation du médicament précise : « Un dosage en principe actif hors spécifications peut mettre en échec le traitement. Cela peut être potentiellement mortel pour les patients. »), il est loin d’être établi qu’il soit un tant soit peu efficace sur le traitement de cancers pédiatriques. Il faut savoir que Thiotepa a d’abord été développé par la société American Cyanamid au début des années 1950, puis utilisé dans les années 60 pour traiter les cancers du sein, de la vessie et de l’ovaire chez l’adulte. Mais des traitements plus efficaces et moins toxiques sont apparus il y a une vingtaine d’années (immunothérapie, BCG Thérapie). Mettre au placard le Thiotepa, fournisseur de recettes juteuses ? C’eut été dommage ! Alors on l’a recyclé pour traiter les cancers de l’enfant, comme la leucémie. Mais dans le feu de l’action, le laboratoire commercialisant ce « médicament » a oublié un léger détail : l’absence de nocivité et l’efficacité du Thiotepa sur les jeunes patients n’ont jamais été établies !!! Il est vrai que faire des études avant de commercialiser un médicament, cela coûte cher... Mais, que fait l’ Afssaps ?

 

Tous pourris ?

C’est un fait : le problème vient aussi de la majorité des chercheurs français, qui s’accrochent à un système confortable, auquel ils n’ont pas de comptes à rendre. Fonctionnaires, ils sont certes pour certains évalués régulièrement, mais cette évaluation n’est suivie d’aucune conséquence. Un chercheur ne publie pas pendant plusieurs années ? Il se fait éventuellement convoquer, puis gronder d’un « oulala c’est pas bien ». Et puis… plus rien. Quant aux autres, ceux qui sont réellement motivés, ils dénoncent le manque de moyens financiers : pas d'argent, pas de recherche sur les cancers pédiatriques. La raison ? Les laboratoires pharmaceutiques, qui ne voient pas l'intérêt de financer des recherches sur des cancers (encore) trop rares pour laisser présager un marché juteux...

Heureusement, dans ce monde médical et scientifique gangrené par la recherche de profits et le culte du « tout fric », il existe quelques petits oasis. Oui, dans certains pays, gravitent à petite échelle des chercheurs ayant gardé la foi et leur indépendance : Belgique, Allemagne, Italie, pour parler de nos voisins... . Arrivant à contrer la pression des laboratoires, ils cherchent, dans leur coin, des traitements efficaces. Peu leur importe qu’ils puissent ensuite permettre d’engranger des millions. Leur objectif est humble : guérir. Ainsi, pour des cancers difficiles comme la leucémie et les gliomes du tronc cérébral (pour ces derniers, inopérables, il n’existe à ce jour aucun traitement, uniquement des solutions palliatives), certains chercheurs creusent l’approche liée à l’immunothérapie. Kesako ? Il s’agit d’un traitement qui consiste à administrer au patient des substances qui vont stimuler les défenses immunitaires de son organisme, afin de lutter contre les cellules cancéreuses, et si possible les éradiquer. Cette stratégie de vaccination thérapeutique consiste à prélever, à mettre en culture et à manipuler au laboratoire les cellules tumorales ou les cellules immunitaires du malade avant de les lui réinjecter. De nombreuses études montrent l’espoir que suscite cette approche thérapeutique, notamment dans le traitement des leucémies. De plus, elle n’entraîne pas les effets secondaires importants de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Alors, pourquoi n’est-elle pas proposée aux petits patients (l’utilisation de l’immunothérapie s’avère très, très timide. La quasi-totalité des services d’oncologie continuent à suivre un protocole de chimiothérapie). Pourquoi la recherche ne se focalise-t-elle pas sur l’immunothérapie ? Une fois de plus, la réponse tient en un mot : Argent.

 

 

Le milieu associatif se mobilise pour faire bouger les choses

 Le cancer pédiatrique n’est pas sectaire : il touche au hasard, tel une maladie terroriste, dans toutes les couches sociales, toutes les régions. Doucement mais sûrement, il progresse de 1 à 2% chaque année, depuis trente ans. Le cancer est aujourd’hui la première cause de mortalité médicale chez les enfants !!!. Quand sera-t-il pris au sérieux par les pouvoirs publics ? Faut-il attendre que l’enfant d’un puissant soit touché ?

Heureusement, des associations se sont récemment créées pour mener ce combat : Le Défi de Fortunée, Eva pour la vie... Toujours créées par des parents endeuillés, elles poursuivent le même but : interpeller les décideurs politiques (François Hollande, Marisol Touraine, les députés...) afin que le cancer des enfants devienne « grande cause nationale » et, par extension, qu'une loi soit votée afin de contraindre les laboratoires à financer une recherche indépendante liée aux cancers pédiatriques. Ceci pourrait se faire par le biais d’une taxe (mineure) prélevée sur la vente des médicaments, et par celui d'une loi comparable au "Creating Hope Act", signée par Barack Obama en juillet 2012, qui "oblige" l'industrie pharmaceutique à développer des médicaments contre les cancers des enfants.

Afin de donner du poids à cette action et de se faire entendre, l'association Eva pour la vie fait actuellement tourner une pétition sur internet, afin de récolter un nombre record de signatures.

En dix jours, elle a déjà récolté près de 3 000 signatures. C'est peu, face au nombre de Français qui aiment les enfants et se sentent concernés par le cancer : demain, ce peut être leur enfant qui sera touché...

www.evapourlavie.com

Thèmes

Cancer

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3 votes

commentaires
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(IP:xxx.xx8.143.89) le 29 novembre 2012 à 17H17

Il y a le professeur Beljanski qui avait fait des découvertes prometteuse, mais il a été muselé et les asso anti cancer ne veulent pas en entendre parler :

http://www.carevox.fr/medicaments-s...

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(IP:xxx.xx1.21.207) le 30 novembre 2012 à 09H36

J’espère que ce message n’est pas le fidèle voeu de cette association...""une loi soit votée afin de contraindre les laboratoires à financer une recherche indépendante liée aux cancers pédiatriques."" !

Comment penser contraindre des chercheurs qui ne sont pas sur ’la’ bonne voie ? Il est expliqué plus haut :"La donne n’étant pas la même, un traitement avéré efficace sur l’adulte ne l’est pas forcément (et rarement) chez l’enfant.".

Si ces chercheurs n’ont encore rien découvert, il va commencer à être temps de laisser ouvrir d’autres portes d’investigations...Quitte à trouver honteusement des traitements très peu couteux et donc non rentables pour les laboratoires. QUI ALORS EST PRET A LES REMBOURSER ???

Voilà notre blocage !

QUI ALORS EST PRET A LES REMBOURSER ??? Personne n’accepte de mettre son argent des vacances, des loisirs, de la voiture pour aider la vraie recherche. Il fallait même entendre les partisans d’un certain parti politique dans les années 1980 . Ils conspuaient l’industrie pharmaceutique Française. ...

La recherche dans d’autres pays émergents débute et va nous aider si elle trouve un traitement, mais à quel prix ? Avec quoi allons -nous les payer pour soigner nos enfants puisque la place de notre pays dégringole avec son PIB d’année en année ???

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par Marie (IP:xxx.xx3.176.60) le 30 novembre 2012 à 13H25

Cette asso ne souhaite pas "contraindre les chercheurs..." mais les "grands groupes pharmaceutiques" à financer une vraie recherche, pour le traitement mais aussi la prévention. Indispensable en effet !!!

Quand à vos remarques sur l’argent, la recherche représente l’équivalent de quelques centimes d’euro PAR AN pour chaque contribuable. Quand aux traitements, ben marcher par priorité, je ne sais pas si vous avez lu mais ça concerne des enfants quoi !!!

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(IP:xxx.xx1.21.207) le 2 décembre 2012 à 18H36

@par Marie (IP:xxx.xx3.176.60) le 30 novembre 2012 à 13H25 : Mais en 1973, on nous promettait la guérison du cancer pour 1985.

La France a donné plus que de raison depuis...et la maladie est toujours là et incomprise en 2012.

Pourquoi donnerais-je encore à des chercheurs qui n’ont pas su vérifier qu’ils cherchaient "à coté" comme nous l’a tristement appris notre justice vers les années 2000 dans le procès du responsable de la recherche sur le cancer ? J’ai été très choqué par le traitement du cancer des ovaires qui dès 2003 ou 2004 s’est mis à être efficace. Les dames vivaient et grace à un vieux traitement peu couteux ; alors que quelques mois avant elles partaient en trois semaines !

Nous sommes en 2012 et par les laboratoires nous payons des sommes qui étranglent notre beau pays et leurs habitants sans qu’aucun progrès notable n’arrive. D’autres pays sont en train d’émerger, leurs centres de recherche leur permet déjà de dépasser la France en découvertes et ils travaillent très dur, eux... Logiquement, ils remplaceront notre recherche égarée et obsolette et trouveront la voie de recherche qui nous permettra d’effacer cette saloperie de maladie. Mais, ils ont besoin de "matière grise" et de peu de moyens car ils doivent d’abord remettre en question nombre de nos certitudes.

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par Marie (IP:xxx.xx3.176.60) le 30 novembre 2012 à 13H19

J’ai lu l’article et la pétition. C’est très censé. 1 chiffre : 0,1% du C.A des grands groupes pharmaceutiques suffirait à financer la recherche contre les cancers des enfants.

0,1% de 50 milliards d’euros = 50 millions d’euros.

En clair, cette asso a tout compris, il faut demander l’argetn là où il se trouve ! Bravo !

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(IP:xxx.xx7.79.248) le 3 décembre 2012 à 17H21

@ Marie (IP:xxx.xx3.176.60) le 30 novembre 2012 à 13H19

0,1% du C.A des grands groupes pharmaceutiques suffirait à financer la recherche contre les cancers des enfants.

0,1% de 50 milliards d’euros = 50 millions d’euros.

===> Vous n’avez pas l’air d’avoir une idée bien claire de ce que coûte la recherche médicale/pharmaceutique !! Avec 50 millions d’euros, vous n’irez pas bien loin dans la echerche, la découverte, la mise au point, le développement et la mise sur le marché d’UNE nouvelle molécule de chimiothérapie....

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(IP:xxx.xx5.50.78) le 3 décembre 2012 à 18H40

Vous trouvez qu’avec 50 millions d’euros, la recherche n’ira pas loin ?
- Mais c’est déjà énorme, vu qu’elle part de peu en matière de fonds dédiés à la recherche sur les cancers pédiatriques...
- A vous lire, les molécules de chimio seraient l’unique option... C’est loin d’être vrai... surtout sur les tumeurs pédiatriques... Quid de l’immunothérapie ? Cette voie, d’après les publications que j’ai lues récemment, semble la plus prometteuse... De plus, elle coûterait bien moins cher si elle entre dans des protocoles, par rapport à la chimio...

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(IP:xxx.xx7.79.248) le 4 décembre 2012 à 17H03

@(IP:xxx.xx5.50.78)

Vous trouvez qu’avec 50 millions d’euros, la recherche n’ira pas loin ?

= Oui, absolument ! Renseignez-vous sur le coût de la recherche de nouvelles molécules.

A vous lire, les molécules de chimio seraient l’unique option... C’est loin d’être vrai... surtout sur les tumeurs pédiatriques... Quid de l’immunothérapie ?

= Pour l’instant, l’immunothérapie des cancers pédiatriques (effectivement prometteuse, mais il faudra confirmer à l’udsage sur une grande échelle, ce qui n’est pas encore le cas actuellement) n’est utilisée qu’en association avec ou à la suite d’une chimiothérapie classique. Donc il faudra quand même trouver des molécules de chimio plus adptées à l’utilisation pédiatrique.

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(IP:xxx.xx7.200.138) le 30 novembre 2012 à 17H17

Dommage que ce texte ne soit étayé par aucunes références permettant de faire quelques vérifications des données chiffrées et des nombreuses affirmations puissent être faites afin de ne pas être contraint de tout prendre pour argent comptant.

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par Stéphane (IP:xxx.xx5.50.78) le 2 décembre 2012 à 18H51

Pour les références liées aux chiffres et affirmations, si vous cherchez un peu c’est assez simple. J’ai eu la curiosité de chercher, et j’ai trouvé les dites infos sur les sites suivants (évidemment, il faut chercher pour trouver, car les infos font parties de rapports "complets" donc il faut être motivé) :

- INCA (institut national du cancer)
- Ligue contre le cancer
- Centre International de Recherche contre le cancer
- PUBMED pour les données médicales (en anglais)
- + sur les sites des scientifiques et établissements cités

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(IP:xxx.xx7.79.248) le 3 décembre 2012 à 11H11

Stéphane

"Pour les références liées aux chiffres et affirmations, si vous cherchez un peu c’est assez simple."

=== La pratique habituelle (sans même parler de la courtoisie vis a vis de ses lecteurs) s’appliquant aux articles scientifiques et notamment aux articles de revues analytiques d’un sujet donné, veut que les références des articles cités dans le corps du "papier" soient rappelées en détail (afin que le lecteur intéressé puisse y avoir accès facilement sans perdre son temps à refaire toutes les recherches. Ce qui n’est pas le cas ici et ce qui a motivé l’expression de mes regrets à ce sujet.

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(IP:xxx.xx7.79.248) le 4 décembre 2012 à 16H50

"Mais savez-vous qu’un patient est considéré guéri quand il survit trois ans à son cancer (après la fin du « traitement » ) ?"

C’est faux ! On ne dit pas que le patient "est guéri", on dit qu’il "est en rémission". Les oncologues sérieux ne disent pas qu’un patient cancéreux est "guéri" car ils savent très bien malheureusement que même après 10 ans et plus un cancer peut toujours récidiver ! Il n’y a que les charlatans qui prétendent "guérir" le cancer.

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(IP:xxx.xx5.50.78) le 4 décembre 2012 à 16H56

Pourtant c’est bien le terme "guéri" qui est employé par de nombreux oncologues... Je suis bien placée pour le savoir... Idem pour les campagnes de sensibilisation... Mais vous avez raison, on devrait bel et bien entendre "en rémission"... Car le cancer ne fait bien souvent que sommeiller...

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 5 décembre 2012 à 18H52

Nous n’assistons pas à un mépris des jeunes malades, mais à un mépris des jeunes tout court. Au profit des gens nés avant 1955, dont je fais partie. Ces enfants gâtés qui constituent malheureusement un électorat puissant.

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(IP:xxx.xx3.217.9) le 9 décembre 2012 à 16H38

@ (IP:xxx.xx3.65.100)

"Nous n’assistons pas à un mépris des jeunes malades, mais à un mépris des jeunes tout court. Au profit des gens nés avant 1955, dont je fais partie"

Et pourtant vous en avez bien profité quand même non ? Vous n’avez pas craché dans la soupe pendant toute cette période.

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(IP:xxx.xx1.130.202) le 10 décembre 2012 à 09H42

@(IP:xxx.xx3.217.9) le 9 décembre 2012 à 16H38 : Je suis touché par cette remarque pour @ (IP:xxx.xx3.65.100).

Je pense qu’il s’agit d’un problème de niveau de conscience. Des lois ont même été votées, contre la survie nos personnes ,en imposant la retraite obligatoire à 65 ans malgré les courbes statistiques de la mortalité juste à cet âge de la retraite. Cette retraite fluctue pourtant selon les professions. Il y a eu inconscience complète dans les années 1980, comme nos stupides lois sociales qui sont rejetées avec dédain par des très nombreux pays. Quand on ne sait pas nourrir et protéger ses semblables, on peut essayer de trouver des solutions.

Bon, on peut essayer d’expliquer ces errements, en passant par la chair à canon que nous étions jusqu’en 1989. Les guerres et conflits dans nos colonies et contre l’URSS en avaient bien besoin. Ou bien, on peut "passer", de toute façon, la vie continue et les habitants de nos pays vivent en paix si l’on excepte la saloperie de guerre des stupéfiants dans nos villes qui aggrave les conséquences du chômage.

Une autre société est à créer. La crise au sein même de nos partis politiques entre partisans du ’tout pour moi, rien qu’à moi’ donc du "se servir et même asservir les autres" et ceux qui se dévouent pour "Servir" semble bien présente si l’on comprend les informations au sujet de nos partis politiques et donc le prouve. La recherche sur l’origine et la guérison du cancer des jeunes semble être abordée par un autre biais dans les pays Asiatiques. POURQUOI ne met-on pas en commun nos compétences ? Est-on si nul intellectuellement pour ne pas comprendre ces propositions ??? Si nous avions une bonne voie de recherche, depuis les années 1970, nous aurions assisté à l’éradication de cette maladie annoncée dès les années 1972 ou 1973 pour 1985.

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par Pr P. (IP:xxx.xx2.65.131) le 9 décembre 2012 à 18H33

Après vérification auprès de l’INCA, j’affirme également que l’on est très loin d’allouer une telle somme à la recherche contre les cancers pédiatriques à ce jour (voir en détails le plan cancer 2009 - 2013).

Un fond dédié de 50 millions d’euros/an serait bien plus que ce qui est fait aujourd’hui, dons associatifs etc... inclus.

Les besoins initiaux - pour "rattraper" le retard énorme pris dans la recherche contre les cancers pédiatriques - est en effet supérieur à 50 millions d’euros/an. Cela pourrait être compensé par une surtaxe temporaire. Mais par la suite, 0,1% suffiraient effectivement pour la recherche seule (il ne faut pas confondre recherche et coût du traitement, de l’hospitalisation etc... les coûts affichés sont parfois biaisés).

Je précise que je n’inclue dans mon raisonnement que les cancers pédiatriques "incurables" (plus de 400 enfants en décèdent chaque année, cf chiffres INCA).

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(IP:xxx.xx1.18.71) le 29 décembre 2012 à 21H41

Mais soigner n’est pas l’idéal me semble -t-il.

Il faudrait comprendre la raison qui fait que ces pauvres 400 enfants sont atteints par un cancer TOUS LES ANS. Ainsi nous pourrions certainement éviter aux autres de faire parti de ces bien tristes statistiques. Il n’y aurait donc plus à les soigner. (Sauf pour les maladies de la pauvreté et de la malnutrition en cette horrible période de crise bien sûr.)

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par cheap air jordans for sale (IP:xxx.xx5.90.52) le 16 août 2013 à 21H13

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