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Omission radioactive

Article publié le 15 juillet 2011

Les rayonnements, dont on ne constate de leur existence que leurs effets ou leurs défauts, sont absolument effrayants pour les populations. Et puis après l'expérience collective de Tchernobyl, rien d'étonnant à ce que le monde ait tremblé (ne tremble plus ? Merci les médias qui fouettent d'autres chats car il n'y a plus assez d'extraordinaire dans ce sujet là, alors qu'il brûle de plus en plus !!!).

Que les Américains se soient précipités sur les comprimés d'iode n'est pas risible. AU contraire : nous devrions tous pleurer : si un comprimé reste notre seule arme contre la contamination radioactive, vous voyez bien que notre cas est bien désespéré !?

Des années avant ce désastre de Fukushima Daiichi, le gouvernement US a démarré sur les chapeaux de roue un programme lourd de recherche pour des molécules pouvant combattre les irradiations fortes... contre les cancers ainsi induits, contre les effondrements immunitaires...

Les expositions léthales sont sans doute les plus délicates à traiter : le contact avec des isotopes radioactifs portés par l'air ou par la nourriture (dont l'iode 131, le strontium 90 ou le plutonium) provoquent plus ou moins rapidement des cancers multiple. Ceux qui sont irradiés violemment par proximité au générateur par exemple, outre les brûlures de la peau, souffrent de dommages graves intestinaux, avec infection, et peuvent décéder en quelques jours ou quelques mois. Le système osseux est également touché, ainsi que les globules blancs ou rouges, les plaquettes... Les patients sont alors sensibles à de nombreuses infections, à des hémorragies.... 

Les antibiotiques peuvent limiter les dégâts, les transfusions également.

Il est proposé une thérapie nommée filgrastim (vendu sous le nom de Neupogen) basée sur un facteur de stimulation de granulocyte (G-CSF). Il incite la moelle à produire plus de globules blancs.

Andrei Gudkov, directeur du Cleveland BioLabs propose une molécule nommée CBLB502, qui semble pouvoir protéger les primates d'une exposition aïgue 48 après.

Ex-RAD (de Onconova Therapeutics) est également en cours de mise au point et semble protéger les souris irradiées dès le lendemain de l'exposition aïgue.

Et ainsi, plusieurs autres pistes thérapeutiques sont aujourd'hui en cours de développement dans les labo de recherche privée....

Jusqu'à ce que nous soyons fins prêts pour le désastre !

pompier

Quoi qu'il arrive, ces solutions thérapeutiques devront pouvoir être proposées aux populations, en mode "aïgu", c'est-à-dire qu'elles doivent pouvoir être mises à disposition 24 ou 48 h après l'accident, à raison de millions de doses... Et ça, c'est une plus grande difficulté encore que de savoir mettre au point un traitement.

 

Thèmes

Nucléaire Radioactivité

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commentaires
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(IP:xxx.xx3.210.73) le 17 juillet 2011 à 06H44

Merci de votre article qui nous prouve bien que la mise à disposition de l’humanité de la puissance radioactive ne méritait pas qu’elle tombe dans les mains de nos esprits rationnels et cartésiens qui ne savent que faire des dettes dans les pays. Il y a très certainement une autre manière d’utiliser l’atome....

"". Le système osseux est également touché, ainsi que les globules blancs ou rouges, les plaquettes..."" Alors, si "Le système osseux est également touché," ce n’est pas un comprimé qui remplacera le strontium et autre saloperies qui se mettent à la place du calcium dans les os et qui "radioactive" toute la région. Comment expliquer autrement ’ces épidémies’ de systèmes osseux qui se désagrègent ? Surtout qu’il parait qu’on refait entièrement son corps tous les sept ans. Il y aurait donc comme un turnover régulier de nos atomes de calcium dans nos os. J’ai regarder la colonne Béryllium du tableau des éléments pour écrire ceci, et j’ai vu que le strontium que vous évoquez est sous le calcium...

"Les expositions léthales sont sans doute les plus délicates à traiter" Oui, une DL100 comme ils disent,est mortelle à 100% . Je me permets donc de trouver étrange qu’un pays en ruine financière qui ne sait pas s’il va passer le 2 Aout 2011 puisse payer des gens à remettre une évidence en cause. Pourquoi ne pas chercher alors un autre comprimé pour sauver les victimes de attentats et nos pauvres soldats des balles ?

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(IP:xxx.xx3.88.10) le 17 juillet 2011 à 11H12

"....la puissance radioactive ne méritait pas qu’elle tombe dans les mains de nos esprits rationnels et cartésiens..."

- Il valait mieux évidemment qu’elle tombe dans les mains d’esprits empiriques, irrationnels, confus , embrouillés, n’est-ce pas ? C’est vraiment du n’importe quoi !

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par mouch (IP:xxx.xx4.32.34) le 17 juillet 2011 à 22H35

Il vaut mieux arrêter ce cataclysme que nous préparons pour notre malheur. Il est grand temps de revenir du nucléaire. Après ce sera trop tard !!! Déjà deux centrales en feux et aucune solution à l’horizon. Comment cela finira t il si nous continuons à jouer avec ce feu ?

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(IP:xxx.xx3.210.73) le 17 juillet 2011 à 18H49

@(IP:xxx.xx3.88.10) le 17 juillet 2011 à 11H12 : Excusez moi beaucoup mais je maintiens que le danger vient de l’incompétence des êtres actuels qui gèrent la radioactivité.

Les épreuves traversées par certains d’entre nous sont bien là pour en témoigner malheureusement.

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par Hervé (IP:xxx.xx7.228.17) le 27 juillet 2011 à 21H15

Il faut quand même préciser trois points

1) Les doses létales ne concernent essentiellement que les gens très proches de la source ou ceux qui sont obligées d’y travailler au péril de leur vie. ça a été le cas pour les pompiers à Tchernobyl, ou dans d’autres catastrophes mais à priori pas encore à Fukushima ou la crise est gérée "au mieux" (enfin si on peut dire ça !). Comme dans beaucoup d’activités, (pompier, policier, soldat mais aussi couvreur, maçon, agriculteur, chauffeur .......) ça fait partie du risques du métier. Il en meurt chaque année beaucoup et ce n’est certainement pas dans le nucléaire que c’est le plus risqué. C’est triste mais c’est comme ça. Les populations ont très peu de chances d’être exposées à ce type de dose si la crise est bien gérée. (Ce qui ne semble pas avoir été le cas à Tchernobyl mais semble l’être à Fukushima) Peu de chances de mourir, mais par contre, pour certaines, elles doivent être évacuées et perdent tout leurs biens, ce qui est déjà beaucoup.

2) Les faibles doses "significatives" sont le principal ennui des populations habitant autour de la centrale (dans les 30 à 2000 Kms). Elles ne sont pas toxiques en masse mais peuvent présenter des dangers. Les experts écologistes ne sont pas d’accord avec les spécialistes en radioprotection sur les risques réels mais après lecture des arguments de chacun, je penche plutôt pour les médecins spécialistes. A chacun de se faire une opinion. Lisez, c’est très intéressant...

3) Pour ceux qui habitent loin, les doses reçues de Fukushima sont tellement faibles par rapport aux doses reçues naturellement qu’on ne risque rien pour cette catastrophe. On peut prendre des cachets d’iode mais ça ne sert à rien. Si vous voulez vraiement faire quelque chose, buvez du vin rouge (pas trop quand même), parait qu’il y a des antioxydants, c’est bon pour réparer les dégats de la radiactivité . (Si vous êtes exposés à de fortes doses, n’y comptez pas trop quand même).

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