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"Les" différents types de sommeil

Article publié le 17 juin 2013

"Les" différents types de sommeil

Les performances des skippers de voiliers qui font des traversées de l'Artlantique en solitaire m'ont toujours interpellées Je me suis toujours demandé, en particulier comment ils arrivaient à tenir sans dormir sur une mer face à laquelle, même par temps calme, la moindre erreur peut vous envoyer par le fond.

En fait le suivi par des chercheurs et des medecins du sommeil de ces skippers a permis de mieux comprendre les phénomènes du sommeil et de trouver les moyens de maîtriser le "sommeil fragmenté" qui est le mode de fonctionnement de ces champions dans ces circonstances. Alors que va partir d'içi quelques jours un tour du monde en solitaire, il n'est pas inintéressant de s'intéresser à cette question.

Rappelons tout d'abord, que nous, terriens, pratiquons un sommeil dit monophasique qui dure de 7 à 8hrs d'une seule traite. Ce sommeil est néanmoins constitué de différents cycles et modes de sommeil.On commence par un cycle de 1h30 à 2hrs de sommeil superficiel, le sommeil léger de début de nuit, qui se transforme ensuite en sommeil lent profond , la phase la plus réparatrice pendant lequel on est vraiment coupé du monde environnant. Il existe enfin un sommeil dit paradoxal, celui des rèves qui a été découvert dans les années cinquante et qui permet de diminuer son stress. Une bonne nuit se compose de 25 pct de sommeil profond, de 15 pct de sommeil paradoxal et donc de 60 pct de sommeil superficiel. Incidemment on n'a pas encore découvert à quoi nous sert ce sommeil superficiel !

Le marin, hélas pour lui, ne peut dormir sur ce mode là. Il est forcé de passer dans un mode de sommeil polyphasique dans lequel il profite de périodes courtes de sommeil aussi réparateur que possible. Les chercheurs ont mis au point des dispositifs aussi peu intrusif que possible pour detecter leurs différentes phases de sommeil. C'est ainsi que l'on considère qu'une fois habitué à son nouvel environnement ce qui peut prendre de un à trois jours, le skipper passe alors à un rythme de quatre à cinq épisodes de sommeil de 1hr environ par 24 hrs composé de sommeil profond et de sommeil paradoxal.S'y ajoutent deux siestes brèves d'une quinzaine de minutes et des sommeils flash de quelques secondes à quelques minutes, en général en restant à la barre du bateau.C'est le même type de sommeil que celui des nourissons et de beaucoup de mammifères.

Reste que la difficulté quand vous êtes à la barre est d'identifier le moment propîce à un endormissement rapide.En fait,la journée est une succession de périodes de 90 minutes environ favorables à la vigilance puis à la somnolence qui dépend aussi de l'alimentation. Les aliments sucrés induisent le sommeil tandis que les aliments protéidiques incitent à la vigilance.Il faut donc que le skipper se connaisse parfaitement bien et définisse lui même le rythme et le régime alimentaire qui lui convient le mieux.Moyennant quoi, il vous permet de répondre sur le moyen terme aux besoins de la conduite permanente que requiert la pratique du bateau en solitaire 

Attention néanmoins à réserver ce type de sommeil polyphasique à des périodes aussi limitées dans le temps que possible et dans des conditions qui autorisent l'absence de vigilance pendant 1h/1h30. La route est exclu par exemple et il n'est pas souhaitable de vouloir conserver ce cycle de sommeil de manière permanente pour gagner du temps de travail ! On a constaté en effet que ce type de sommeil tenu de manière permanente peut se traduire par un effondrement des défenses immunitaires et chez certains par des états dépressifs. Le sommeil est en effet une période pendant laquelle se produisent des multiplications cellulaires et des productions d'hormones ou de composés chimiques comme l'adrénaline, la sérotonine ou la noradrénaline dont on ne peut se passer en permanence.

Après un période de sommeil polyphasique, il faut plusieurs semaines pour reprendre le sommeil monophasique traditionnel 

Source image : http://www.inserm.fr

Thèmes

Sommeil

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commentaires
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(IP:xxx.xx9.234.52) le 20 juin 2013 à 16H44

Et bien, si ces faits sont prouvés et bien prouvés, il va falloir ENFIN en tirer les conclusions LOGIQUES.

On peut ajouter toutes les expériences déjà réalisées dont celle qui consiste à enregistrer l’électroencéphalogramme durant un trajet Paris-Bordeaux par un pilote confirmé...où il dort plus d’un quart d’heure je crois me souvenir....ALORS pour les autres conducteurs très attentifs et respectant le 130...MAIS cela nous indique bien que l’étude des cerveaux est sur une fausse piste. Surtout si l’on ajoute les conclusions du CNRS concernant un certain accident sur une autoroute où une dame a réussi à traverser, sans trop de chocs, une grande partie de l’accident pendant que les voitures virevoltaient et s’entrechoquaient.....

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(IP:xxx.xx7.78.121) le 13 septembre 2013 à 17H05

"... qui consiste à enregistrer l’électroencéphalogramme durant un trajet Paris-Bordeaux par un pilote confirmé...où il dort plus d’un quart d’heure je crois me souvenir...."

Il dort pendant 15 minutes en tout sur la totalité du trajet par fractions de temps très courtes chacune mais pas 15 minutes à la suite......

"ALORS pour les autres conducteurs très attentifs et respectant le 130..."

Lui aussi a respecté les limites de vitesse (c’est précisé dans le rapport de l’étude)... !!"

MAIS cela nous indique bien que l’étude des cerveaux est sur une fausse piste.

Je ne vois pas en quoi cette étude particulière démontre que l’étude du cerveau en général est sur une fausse piste ! Ce travail étudie un aspect de la physiologie cérébrale en relation avec la physiologie du sommeil dans des conditions particulières.

"Surtout si l’on ajoute les conclusions du CNRS concernant un certain accident sur une autoroute où une dame a réussi à traverser, sans trop de chocs, une grande partie de l’accident pendant que les voitures virevoltaient et s’entrechoquaient....."

Je ne vois pas le rapport qu’il y a entre cet accident de la circulation et les circonstances (que l’on ne connaît pas d’ailleurs ou en tout cas que vous ne mentionnez pas) dans lesquelles il s’est déroulé et l’étude dont il est question ici....

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