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L'augmentation des troubles bipolaires chez les enfants.

Article publié le 9 novembre 2011

Aux États-Unis, le nombre d’enfants diagnostiqués comme ayant des troubles bipolaires aurait été multiplié par 40 depuis dix ans.

L'augmentation des troubles bipolaires chez les enfants.
 

Il est évident que cette augmentation de 4 000 % n’est pas crédible et démontre bien que les dépistages à tout va sont dangereux. Nombre de psychiatres révisent leurs diagnostics, inquiets de milliers d’enfants arbitrairement soignés pour une maladie dont ils étaient indemnes, et tout cela à cause d’un système de santé non fiable et de la publicité outrancière des compagnies pharmaceutiques.

Le 23 juin 2011, le Star Tribune signalait : « La volte-face de la profession pourrait aider les générations futures, mais elle soulève des questions au sujet du mal fait à des enfants qui n’auraient jamais dû entendre un tel diagnostic, ni recevoir les médicaments utilisés pour les soigner. »

Commentaires du Dr Mercola le 30 juillet 2011 : « De pareils articles prouvent bien que la terrifiante pratique routinière de prescrire des drogues antipsychotiques à des enfants est, dans la majorité des cas, une arnaque mal inspirée par l’industrie du médicament. Dans ce cas, une violente réaction contre ce diagnostic chez les enfants est sans doute la meilleure chose qui puisse survenir. » D’après lui, ce diagnostic ridiculement établi vient de plusieurs causes : des médecins trop zélés, des parents désorientés, le système d’assurance-maladie qui réclame un diagnostic précis et codé d’une maladie établie et enfin le marketing agressif et même parfois illégal de Big Pharma. Ces facteurs contribuent à créer ce que le Dr Stephen Setterberg, fameux psychiatre américain pour enfants, qualifie de « diagnostic à la mode », mais, pour le Dr Mercola, cette « mode » à la capacité de détruire des vies.

3814147215_8a443d52c1.jpgLa violente réaction contre ce diagnostic a conduit la profession des psychiatres à reconsidérer les critères du diagnostic et surtout à changer son nom par « Disruptive Mood Dysregulation Disorder », qu’on pourrait traduire par troubles de l'humeur par dérèglement de l’activité mentale, qui s’appliquera aux enfants sujets à de fréquentes colères et irritables en périodes normales. Cependant, si l’on ne change pas radicalement la façon de traiter ces enfants, ce changement de nom ne servira pas à grand-chose.

Bien qu’on ne recommande pas impunément des sirops pour la toux ou des antibiotiques aux enfants, avec la prise de drogues psychiatriques qui peuvent altérer le cerveau, on joue un jeu bien plus dramatique encore et souvent irréversible, d’autant que la moyenne des enfants traités ainsi augmente bien plus rapidement que celle des adultes.

En outre, la tendance à donner plusieurs médicaments à la fois croît également et les enfants recoivent plusieurs drogues pour traiter un ensemble de symptômes dont certains sont des effets secondaires d’autres produits. Ainsi, le Dr Carrie Borchardt, psychiatre des Hôpitaux et cliniques pour enfants du Minnesota, a constaté : « Lorsque vous supprimez ces médicaments chez un nombre important d’enfants, les symptômes disparaissent et, alors, ils n’ont plus de problèmes bipolaires et n’ont eu que des problèmes médicamenteux. »

Pour la médecine officielle, le trouble bipolaire pédiatrique n'est pas rare mais difficile à diagnostiquer. Les symptômes les plus fréquents sont : l'hyperactivité, l'irritabilité, l'agressivité, la difficulté de concentration. En cas de doute, on médicalise.

Le Dr Joseph Biederman, psychiatre renommée de la Harvard Medical School, porte une large part de responsabilité dans l’explosion de ces drogues antipsychotiques chez les enfants cette situation. Entre 2000 et 2007, il a gagné plus de 1,6 million de dollars comme consultant chez les laboratoires sans déclarer une large part de ces revenus aux dirigeants des universités. D’après le Star Tribune, il aurait promis des études positives à un certain laboratoire fabricant de médicaments antipsychotiques avant même d’avoir entrepris ses recherches. Comme de très nombreux confrères, il a bien rempli sa promesse. Malheureusement, dans certains cas, les parents ont été accusés de mauvais traitement lorsqu’ils ont refusé de droguer ainsi leurs enfants et certains en ont perdu la garde.

En revanche, il semblerait que le pourcentage de véritables problèmes émotionnels ou mentaux soit en augmentation chez les enfants. Toutefois, non seulement les solutions proposées n’aident pas à résoudre ces problèmes, mais les médicaments prescrits menacent la santé de ces enfants.

En France, comme ailleurs, le problème est pratiquement identique. Depuis près de vingt ans, un important changement est intervenu en psychiatrie avec l'arrivée massive de drogues psychiatriques et particulièrement dans le cas des enfants et adolescents. Nous n’avons pas chez nous de Dr Joseph Biederman, mais ses émules sont pléthore et l’on sait bien que la chimie est devenue la nouvelle panacée, mais pour un enfant à problèmes, il serait préférable de le confier à un pédopsychiatre plutôt que traiter tous ses maux par la chimie qui fait à présent partie de notre vie quotidienne.

Nous allons bien voir, avec le changement annoncé de l’Afssaps qui a déjà changé de nom à défaut de comportement, si la pression des firmes pharmaceutiques va persister ou si la nouvelle Agence va enfin interdire le Zyprexa®, médicament dont l’efficacité est contestable, les effets secondaires indiscutables et le prix exorbitant, et dont la renommée est basée sur des mensonges. La boite de 28 comprimés de 10 mg coûte 116,94 euros et elle est remboursée à 65 %. Quant à la Ritaline®, à moins d’un nouveau scandale, elle a encore de beaux jours devant elle, puisque d’après une expertise faite en 2003 par l’Inserm sans enquête épidémiologique, un enfant sur 8 souffrirait de trouble mental et 5,9 % des jeunes de 15 ans seraient atteints de « troubles de conduite ». Et pour soigner les troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité chez les enfants de plus de six ans officiellement et de bien moins généralement, on leur administre cette amphétamine, dont les effets sont comparables à ceux de la cocaïne et qui correspond à la définition des drogues illégales. Aussi, il est évident qu’elle génère une accoutumance, forme de toxicomanie infantile.

Tout cela se produit avec la bénédiction de l’Agence régulatrice, quel que soit le nom qu’elle porte, qui semble ignorer que le fabricant lui-même avoue clairement ne pas pouvoir garantir la sécurité d’emploi du produit, ni même son efficacité, qu’il ignore exactement son action sur l’homme, son risque hépatique carcinogène et son potentiel tératogène. Et si le laboratoire fabricant n’a pas poussé ses travaux assez loin, qui le fera ? Pas l’Agence en tout cas, ni les médecins qui osent affirmer que la Ritaline® est un « médicament très sûr ».

3557791151_885f645d7e.jpgAussi, au lieu de mettre ces enfants sous haute surveillance au lieu d’y mettre des médicaments qui le méritent bien plus, il serait plus sain de parler avec eux, d’étudier les facteurs sociaux, d’essayer de comprendre leur angoisse. Notre société devrait se poser les bonnes questions : Les normes que nous leur imposons sont-elles compatibles avec la vie actuelle ? sont-elles valables dans notre société qui va à vau-l’eau ? notre civilisation moderne est-elle un bon exemple de bonheur sur notre planète bien malade ? Et l’avenir pour le moins incertain que nous leur préparons est-il un signe d’évolution de notre société et de notre conscience ou bien une preuve flagrante de notre déchéance ?

En outre, il est certain que nos intestins sont notre second cerveau et que notre nourriture affecte ainsi notre comportement. Or, étant donné que nous apprenons chaque jour davantage à quel point notre alimentation est empoisonnée, bourrées de produits chimiques, de colorants artificiels, de conservateurs, d’exhausteurs de goût, et autres cochonneries - que les cochons me pardonnent -, comment des enfants qui ingurgitent ce poison quotidien pourraient-ils se comporter sainement ?

 

Source image : http://fr.medipedia.be

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Médicaments Maladie Afsapps Politique sanitaire

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8 votes

commentaires
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par Pascal (IP:xxx.xx1.7.130) le 9 novembre 2011 à 20H50

Merci Mme Simon,

on imagine peu que la partie finale sur l’alimentation ait autant d’importance.

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par peudo (IP:xxx.xx7.226.172) le 9 novembre 2011 à 22H07

Les antibiotiques, les anxiolytiques, la Ritaline sont de très bons médicaments. C’est leur utilisation qui parfois ou souvent, et de toute façon trop souvent, est mauvaise.

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par pauline (IP:xxx.xx8.5.240) le 10 novembre 2011 à 11H21

Vous avez raison de parler de l’alimentation comme danger pour la santé, aussi bien physique que mentale. Une grande dame se bat contre les additifs alimentaires, l’huile de palme, le soja et tout autre poison : Corinne Gouget. Son livre, Les "additifs alimentaires" des éditions du Chariot d’Or, est facilement trouvable et très enrichissant ! Comme elle le dirait elle-même : bonne santé !

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par claire29 (IP:xxx.xx0.213.223) le 10 novembre 2011 à 14H23

Même après le scandale du Médiator on ne peut pas dire que ces dérives de l’industrie pharmaceutiques suscitent beaucoup de polémiques,d’enquêtes,d’émissions(à part sur ARTE qui a aprésenté il y a deux jours un documentaire sur "le Médiator,histoire d’une dérive"et un film"Maladies à vendre" intéressants)dans les médias et du côté des pouvoirs publics. De quelles complicités et connivences bénéficient cette industrie pour que le scandale soit à ce point étouffé ?

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par Vincent Verschoore (IP:xxx.xx4.248.45) le 10 novembre 2011 à 15H12

Petite contribution au débat : http://rhubarbe.net/blog/2011/11/08...

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par Francis (IP:xxx.xx7.203.131) le 10 novembre 2011 à 15H47

Bonjour,

Une émission récente sur Arte "Maladies à vendre", mardi dernier, expliquait très bien la stratégie des labos pharmaceutiques qui consiste à inventer de "nouvelles" maladies, parfois même avec de nouveaux noms, afin de vendre des médicaments. Concernant les maladies "bipolaires", les labos, avec la bénédiction du DSM IV a fait dériver le sens diagnostic de la psychose maniaco-dépressive pour "inventer" 3 ou 4 niveaux de "bipolarité", du niveau le plus grave (l’ancienne PMD) au niveau le plus banal et naturel (un léger changement d’humeur au cours de la journée). Mais dans tous les cas, il s’agit pour les labos de "troubles bipolaires" qui doivent être soignés par le médicament !

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par Luc-Laurent Salvador (IP:xxx.xx8.149.110) le 11 novembre 2011 à 17H41

Merci pour cet article qui alerte sur l’effroyable dangerosité sociale et individuelle de Big Pharma.

Pour enrichir le tableau, je recommande l’article très documenté de Mikkel Borch-Jacobsen :

http://www.espoirarmor.org/insertio...

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par tousensemble (IP:xxx.xx1.149.135) le 15 novembre 2011 à 10H23

il ne faut pas s’étonner qu’1 enfant sur 2 soit perturbé avec un couple monoparental sur 2.........

et la vie de dingue des parents qui travaillent...surtout a Paris......GARDERIES...CRECHES ...les enfants font des journées de 12 heures des 2 ans...il est temps de penser au statut de mere de famille nombreuse...rémunéré..tiers temps ou mi temps selon le nombre d’enfants...au lieu d’aider les riches a rouler le fisc...

PENDANT QUE NOS ELUS S ENGRAISSENT !!!!!!!!!!!!

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(IP:xxx.xx9.4.157) le 15 novembre 2011 à 11H49

par tousensemble (IP:xxx.xx1.149.135) le 15 novembre 2011 à 10H23

Allez, Mélanchon, retire ton masque, on t’a reconnu.

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(IP:xxx.xx3.205.18) le 21 novembre 2011 à 09H03

Et bien, ce matin, après lecture de article sur ’Slate’ "Publié le 01/09/2010 et Mis à jour le 06/09/2010 à 10h38" je me dis que le mensonge est bien entré dans notre société sans en épargner un seul domaine.

Il ne reste que l’observation des conséquences comme ’" L’augmentation vraie des troubles bipolaires chez les enfants. ’" pour essayer de commencer à ’nous’ reprendre. Ce sont bien ces médecins sélectionnés, éduqués et enseignés par un système éducatif des plus défaillants et qui se vantaient d’être ’rationnels et cartésiens’, qui depuis plus de 30 ans nous ont écarté du bon chemin de vérité. Pour une fois, on ne peut accuser Madame Simon puisque ces propos viennent d’eux mêmes et de ce qu’ils nomment l’élite...les grands professeurs ! Au passage, leurs conjoints avaient bien raison quand elles affirmaient dans les repas ce qu’elles pensaient de leurs maris....

Par contre, que dire, que conclure, de nos pauvres médecins punis par nos tribunaux à cause d’arguments mensongers venant de ces "instances" qui essaient maintenant de se disculper eux-mêmes de leur grande ignorance.

Ma conclusion : Avec 4000% d’augmentation j’aurai pu guérir par mes soins combien de bien portants ? Dans mon esprit, ce n’est pas une boutade mais une question car nous ne pouvons plus nous contenter de ces "diagnostiqueux’ pour rectifier des déviances de notre industrie qui doit réussir à nourrir 7 milliards d’humains... La fiabilité de la médecine s’écroulant un énorme repère s’écroule et bien sûr les ’requins’ de l’industrie vont s’approcher. Nos chers amis Chinois doivent, par exemple, faire face au lait des enfants et autres pièges à fric.

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par Diogène (IP:xxx.xx7.24.254) le 23 novembre 2011 à 14H14

Petit article sur Agoravox datant du 25 mars 2009 http://www.agoravox.fr/actualites/s...

Mais crier dans le désert ne semble pas servir a grand-chose ! Aucune statistiques sur les victimes du ZYPREXA (morts subites par allongement à l’ECG de l’espace QT, diabètes, obésite atteignant + 30 kgs, idées suicidaires augmentées avec passages à l’acte réel plus fréquents, etc....

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(IP:xxx.xx1.129.81) le 30 novembre 2011 à 19H09

Alors voici ce que certains de nos grands amis nous proposent pour faire un vrai diagnostique...Ce serait écrit dans cet article sur le blog santenature.over-blog.com

Alors qu’en disent nos médecins ? Il existerait des enseignements après les diplômes, alors peut être notre santé publique pourrait enfin être améliorée ?

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(IP:xxx.xx9.7.98) le 1er décembre 2011 à 16H33

(IP:xxx.xx1.129.81) le 30 novembre 2011 à 19H09

"...Alors qu’en disent nos médecins ? Il existerait des enseignements après les diplômes..."

En effet ! Et çà s’appelle "enseignement post-universitaire" !! Vous venez de faire une grande découverte mon brave.

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(IP:xxx.xx1.147.82) le 6 décembre 2011 à 09H48

@(IP:xxx.xx9.7.98) le 1er décembre 2011 à 16H33 : Et dans les EPU, qui est à l’origine de ce qu’il est ’indispensable’ d’y enseigner ?...........et dans d’autres pays, d’autres enseignants enseignent autre chose sur les mêmes maladies ?

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