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Le cancer, maladie de l'environnement

Article publié le 15 novembre 2007

Selon l’OMS, le cancer, avec 7 millions de morts par an dans le monde, pourrait bientôt devenir la première cause de mortalité dans les 25 prochaines années. Quelles sont les causes et la part de l’environnement dans ces décès ?

En France, le cancer provoque chaque année 150 000 morts tandis que 280 000 nouveaux cas apparaissent. Il est la première cause de mortalité avant 65 ans et touche aussi sévèrement les enfants pour lesquels on compte 1% de nouveaux cas chaque année.

Les causes les plus souvent avancées pour expliquer la maladie sont principalement le tabagisme, l’alcoolisme et le vieillissement. Cependant, de nombreux experts, dont le Professeur Dominique Belpomme, fondateur de l’association ARTAC[1], tentent d’avertir l’opinion publique depuis plusieurs années sur ses causes environnementales. Il considère que ce sont au moins 75%[2] des cancers qui sont causés par la dégradation de l’environnement, tandis qu’un quart serait lié au tabagisme et à l’alcoolisme, ceux-ci étant en régression depuis une trentaine d’années. L’argument qui impute la maladie à la vieillesse n’est pas plus recevable. L’augmentation de fréquence des cancers concerne la plupart des tranches d’âges y compris les plus jeunes et en particulier les enfants de moins de 3 ans. Enfin, l’inégalité sociale est forte face à cette maladie : un ouvrier a quatre fois plus de risques d’en mourir entre 45 et 54 ans qu’un cadre supérieur.

Les « maladies environnementales »

Le cancer apparaît de plus en plus comme une maladie de civilisation. Longtemps oublié par la médecine contemporaine, le rôle de l’environnement dans l’apparition de maladies est le champ de recherche principal de l’ARTAC. La génétique n’expliquant pas tout, il est nécessaire de prendre en compte le rôle de l’écosystème dans et par lequel nous vivons : l’air que nous respirons, les aliments que nous ingérons, les rayonnements que notre peau absorbe, déterminent notre état de santé. La pollution, à laquelle notre corps est perméable, peut, à terme, altérer nos cellules et certains de nos gènes. Selon les estimations du professeur Belpomme, 50% des cancers seraient causés par la seule pollution chimique. Car « ce n’est pas la dose qui fait le poison mais sa répétition », selon sa formule, signifiant par là que la durée d’exposition aux facteurs de risque augmente la probabilité de développer un cancer.

Les lobbies industriels nient pourtant l’existence d’une contamination de l’environnement par leurs produits. Malgré des avancées scientifiques et quelques victoires au niveau juridique qui ont vu la reconnaissance de certains cas de cancers comme maladies professionnelles liées à l’exposition de pesticides ou d’amiante, il est toujours difficile de prouver un lien associatif entre tel polluant et tel effet sur les individus. D’une part, il faut parfois des décennies pour que la maladie se manifeste. D’autre part les agents chimiques, nombreux et variés, se retrouvent partout : dans les fruits et légumes, l’air… Si des substances cancérigènes se retrouvent dans la composition de certains pesticides en dessous du seuil légal de dangerosité, il est fortement probable qu’une longue exposition aux facteurs de risques, ainsi que « l’effet cocktail » du mélange de plusieurs agents, soient réellement dangereux pour la santé.

N’est-il alors pas hypocrite de la part des pouvoirs publics de rejeter toute la responsabilité du cancer sur l’individu en mettant en cause son hygiène de vie ?


[1] Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse

[2] Belpomme, Avant qu’il ne soit trop tard, p. 150.

ARTAC 

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commentaires
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par zygomar (IP:xxx.xx9.219.239) le 6 décembre 2007 à 19H16

"Dominique Belpomme, L’argument qui impute la maladie à la vieillesse n’est pas plus recevable. "

Demandez donc à belpomme combien d’études de cancérogénèse expérimentale il a réalisées dans sa carrière ? Combien de rats, de souris et de hamsters il a vu dans sa carrière ?

Laissez donc un groupe de 100 ou 200 rats, souris etc... dans une animalerie dans laquelle l’air est filtré pour évité les polluants, nourris avec une alimentation tout ce qu’il y a de plus stérile, équilibré et débarrassé de tous "polluants" potentiellement cancérigènes ou toxiques, avec des cycles de lumière réguliers (12 heures nuit/12 heures jour), température et humidité constantes, animalerie isolée pour éviter tout stress dû au bruit, à l’agitation, etc... avec des animaliers douchés, aseptisés, déguisés en cosmonautes pour éviter les infections extérieures, etc, etc....

Au bout de 18 mois vous commencerez à voir la mortalité par maladies dégénératives et tumeurs malignes apparaître, mortalité qui va s’accélérer avec l’incidence croissante des lésions séniles et cancéreuses. Le plus intéressant dans l’histoire, c’est que le type de tumeurs observé et leur incidence sont très variables d’une souche de rat ou souris à l’autre !! Ca serait comme qui dirait qu’il y aurait comme une sorte de "programmation" génétique différente d’une souche à l’autre. Etonnant non ? Et çà serait différent pour cette race de mammifère qu’est l’homme ??

belpomme ne sait pas de quoi il parle, c’est çà l’évidence.

Autre exemple:l’histoire du chlordecone aux Antilles. belpomme a trouvé que ce produit (qui par ailleurs est une saloperie) était responsable de l’augmentation de l’incidence des cancers de la prostate dans la population antillaisse. belpomme ne lit pas la littérature se rapportant à ce sujet. Il y a environ une bonne vingtaine d’années que les américains ont mis en évidence cette incidence plus élevée du cancer de la prostate dans leur population noire par rapport à leur population blanche ("caucasienne" et latino). Et ce même en l’absence d’exposition au chlordecone. La population antillaise étant de la même origine que la population noire américaine, il n’y a rien de surprenant à cce que les incidences de certains cancers soient les mêmes. Etonnant non ? Et cette relation serait due à des causes génétiques que çà ne serait pas autrement surprenant. Ca n’est même pas venu à l’esprit de notre cancérologue national !! Mais évidemment, les causes génétiques étant ce qu’elles sont, c’est moins sensationnel et çà se vend moins bien que la pollution, les pesticides, les multinationnales voraces, l’environnement, etc...

D’ailleurs le belpomme a dû revenir sur ses déclarations fracassantes, c’est dire s’il s’était planté le sinistre pître.

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par pame (IP:xxx.xx8.232.77) le 8 février 2008 à 16H56

Si certaines souches de souris font plus de cancers que d’autres en l’absence d’environnement nocif pour toutes les souches c’est la preuve qu’il y a des facteurs genetiques. Mais ca ne montre pas que l’environnement nocif n’est pas un facteur. Il faudrait dans les memes conditions de non toxicite environnementale observer ces souris sur une centaine d’annees et voir si elles font plus de cancers avec le temps.


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