Plus qu’une crise financière, nous traversons une crise systémique
Article publié le 19 mars 2009
La crise terrible qui secoue la planète ne se limite pas à une crise financière ni même à une très grave crise économique. Il s’agit bel et bien d’une crise systémique. C’est le fonctionnement même de notre monde que cette crise interroge. L’homme est devenu un animal démesuré et cette démesure commande tout : l’avidité (de savoir, de profit, d’achat, de rencontres, etc.) Quel est le fondement de notre société ? Pourquoi et à quoi travaillons-nous ? Quel est le but de toute société ? Nous sommes au coeur d’une bonne vieille crise de "foi" !
Le capitalisme a gagné la partie. A moins qu’il ne l’aie perdu finalement.
Le maximum de profit a été réalisé, les actionnaires ont battu tous les records de gains. La logique capitaliste est parvenue à son paroxysme. Les ressources fossiles sont en voie d’épuisement, les ouvriers perdent leurs boulots, leurs maison, et le climat est déréglé occasionnant des catastrophes au quatre coins de la planète : sécheresses, innondations, feux de forêts, cyclones, fonte des glaces. Mais les dirigeants politiques, nombre d’économistes et de chef d’entreprise continuent à ne jurer que par la croissance. A quel moment vont-ils remettre en cause le système ?
Le capitalisme est-il une forme de cancer ?
Dans une excellente interview pour le site médecines-douces.tv, Le Pr. Thierry Janssen nous donne une clé pour mieux comprendre cette crise et son ampleur. S’exprimant sur l’attitude des pouvoirs publiques concernant la santé et la cancer en particulier, Janssen pose un regard critique et lucide sur le fonctionnement du monde moderne. Coupé de la réalité du monde, obnubilé par le profit le désir de puissance, l’homme se perçoit comme étranger au monde, animal supérieur et tout puissant. Immortel. Un Dieu aveugle et arrogant. N’est-ce pas une bonne définition de la cellule cancéreuse qui refuse de mourir, se croyant immortelle ?
Mais revenons au cancer, car la manière dont nos sociétés appréhendent cette maladie est éclairant. Nous engageons des milliards dans la recherche, la chirurgie, le dépistage rapide. Cela permet évidemment de mieux lutter contre les ravages de la maladie. Nous faisons de généreuses campagnes publicitaires pour inciter les gens à baisser leur consommation d’alcool, de tabac, pour les pousser à manger moins gras, moins sucré moins salé. Mais dans le même temps, l’Etat touche des taxes provenant de la vente de tabac, des millions d’emplois sont liés à la distribution d’alcool ou d’aliments raffinés dangereux pour la santé. L’industrie pharmaceutique génère des milliards de bénéfices.
N’est-ce pas la dérive capitaliste qui nous rend malade ? Les Etats luttent contre la maladie tout en la favorisant d’une certaine manière. Jamais ils ne s’interrogent sur les raisons qui conduisent à l’apparition de ces maladies (stress, pollution, alimentation).
Cette crise économique-politique-sociale-écologique, comme la maladie pour le malade, est l’occasion de remettre en cause un fonctionnement, c’est une invitation au changement en forme d’ultimatum. Ne pas tenir compte du message, c’est s’exposer à voir la nature nous éjecter.
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N’est-ce pas la dérive capitaliste qui nous rend malade ?
Si, bien sûr !! On en a eu d’ailleurs la preuve pendant les 70 ans du système opposé en URSS et ailleurs et on continue de le voir à Cuba, Corée du Nord. Du temps du communisme, il y avait beaucoup moins de maladies de toutes sortes, surtout de maladies professionnelles, moins de tabagisme, moins d’alcoolisme, moins de stress (peu de suicides par exemple....).












