Article publié le 12 juin 2007
Pour qu’un dispositif expérimental soit considéré comme le modèle du phénomène que l’on désire étudier, les réactions observées en laboratoire doivent être identiques à celles du phénomène naturel ou s’en approcher selon des lois connues. Par exemple, un modèle réduit de sous-marin à échelle de celui que l’on veut construire, avec les mêmes matériaux, pourra être utilisé pour étudier les propriétés hydrodynamiques ou autres et, éventuellement améliorer la forme ou la résistance des matériaux avant de lancer la construction du grand sous-marin. En ce qui concerne l’expérimentation animale, il semble évident, déjà de façon intuitive, qu’aucune espèce ne ressemble suffisamment aux autres pour servir de modèle. Chacune occupe une niche écologique particulière, ce qui veut dire que chacune a des habitudes uniques en ce qui concerne son alimentation, son rythme d’activité et de repos, sa période de rut, son temps de gestation, etc. Toutes ces différences sont déterminées physiologiquement par la capacité digestive, par les hormones qui régulent les rythmes biologiques, etc. Placés dans la même situation, que ce soit une épreuve stressante ou l’absorption d’une substance chimique, rien ne permet donc d’affirmer que deux espèces animales différentes auront la même réaction. De vagues notions anatomiques et physiologiques ont pu être étudiées sur certains animaux et généralisées à tous, du temps où l’on ignorait encore jusqu’à la fonction des organes mais, de nos jours, les connaissances que nous recherchons sont trop précises et ne concernent que l’espèce étudiée.
En fait, d�s les d�buts de l’exp�rimentation animale, dans l’Antiquit�, les physiologistes en herbe se sont vite aper�us des limites de leurs pr�tendus mod�les et ils ont tent� d’exp�rimenter sur les humains. A Alexandrie, sous le r�gne des Ptol�m�es et gr�ce � l’appui de ceux-ci, H�rophile et Erasistrate, deux des p�res de la physiologie, exp�rimentaient sur des humains condamn�s � mort. Au XIXe si�cle, Claude Bernard, le physiologiste qui a g�n�ralis� la pratique de la vivisection, affirmait que les exp�riences sur les humains sont les plus concluantes et n’�tudiait les animaux que parce que la loi et la morale d�fendaient d’exp�rimenter sur les humains, ainsi qu’il l’explique dans son "Introduction � l’�tude de la m�decine exp�rimentale".
Par obligation l�gale, tous les m�dicaments sont test�s sur les animaux avant d’�tre autoris�s � la vente. Or, les effets secondaires de m�dicaments sont parmi les principales causes de mortalit� dans les pays d�velopp�s. Alors qu’il �tait ministre de la Sant�, Bernard Kouchner r�v�lait le nombre de victimes en France : pr�s de vingt mille morts et 1,3 millions d’hospitalis�s par an (Le Monde, 13 novembre 1997). Si l’animal �tait r�ellement le mod�le de l’homme, les effets mortels des m�dicaments n’auraient-ils pas �t� d�cel�s ? Si l’animal �tait le mod�le de l’homme, n’aurait-on pas d�j� trouv� le moyen de gu�rir le cancer, depuis les d�cennies que l’on finance g�n�reusement la recherche sur les animaux dans ce domaine ?
Antidote Europe d�montre, par un raisonnement simple, qu’aucune esp�ce animale n’est le mod�le biologique d’une autre.
Le premier point de ce raisonnement est qu’une esp�ce se d�finit par son isolement reproductif. C’est-�-dire que les individus ne peuvent pas se reproduire avec des individus d’une autre esp�ce, sauf exception g�n�ralement st�rile. Ceci est d� au fait que pour former l’oeuf duquel sera issu le nouvel individu, le mat�riel g�n�tique de l’ovule et celui du spermatozo�de doivent s’apparier, ce qui n’est possible que quand les deux cellules parentales proviennent de la m�me esp�ce. Les g�nes de deux esp�ces diff�rentes peuvent ne pas �tre dispos�s aux m�mes endroits, ne pas avoir la m�me composition, de sorte que l’appariement ne se fera pas. Deux esp�ces animales diff�rentes ont un patrimoine g�n�tique diff�rent.
Le deuxi�me point du raisonnement est que les fonctions biologiques sont d�termin�es par les g�nes. Cette notion est tr�s populaire de nos jours o� l’on cherche une pr�disposition g�n�tique � de nombreuses maladies et m�me � des traits de caract�re ! Les fonctions biologiques, en effet, sont assur�es, pour la plupart, par des prot�ines : les enzymes, qui sont des prot�ines, dig�rent les aliments ou transforment les substances chimiques ; le muscle se contracte gr�ce � des prot�ines qui glissent les unes par rapport aux autres ; le sang transporte l’oxyg�ne gr�ce � une prot�ine, l’h�moglobine ; etc. Toutes ces prot�ines diff�rent les unes des autres et, pour �tre efficace, chacune d’elles a une composition et une conformation qui lui est propre. Or, cette composition d�pend du g�ne qui contient les instructions pour sa synth�se. Deux g�nes qui contiendraient des variations minimes peuvent g�n�rer des prot�ines radicalement diff�rentes.
R�sumons-nous. Premier point, chaque esp�ce animale a un patrimoine g�n�tique unique. Deuxi�me point, le patrimoine g�n�tique d�termine la structure des prot�ines qui assurent les fonctions biologiques. Troisi�me point et conclusion : deux esp�ces diff�rentes auront des prot�ines diff�rentes, donc, des fonctions biologiques modifi�es.
Cons�quences
La r�action face � un produit chimique constitue un bon exemple de ces diff�rences. Toute substance de synth�se, d�s qu’elle p�n�tre dans le sang, est amen�e dans le foie o� elle peut subir des modifications. Or, ces modifications d�pendent du type d’enzymes que l’individu poss�de. Ainsi, une m�me substance sera toxique pour un individu et ne le sera pas pour un autre, selon le type d’enzymes que l’individu poss�de, dans son foie, pour modifier cette substance. De grandes diff�rences sont constat�es parmi les individus d’une m�me esp�ce. A plus forte raison d’une esp�ce � l’autre ! Nous savons, par exemple, que l’arsenic est beaucoup plus toxique pour les humains que pour les moutons, que le formald�hyde est plus canc�rig�ne pour les rats que pour les souris, etc. Mais comme toute cette connaissance est empirique, m�me si nous savons quel est l’effet d’une substance donn�e sur un animal, rien ne nous permet de pr�dire quel en sera l’effet sur un animal d’une esp�ce diff�rente.
Les animaux ne sont pas de meilleurs mod�les pour l’�tude des maladies humaines et la recherche de th�rapies. Dans le domaine du cancer, par exemple, il y a peu de choses en commun entre la tumeur et les m�tastases qui se d�veloppent chez l’homme et les processus de canc�risation que l’on inflige aux animaux. L’origine et le d�veloppement de la maladie �tant tr�s diff�rents, il y a peu de chances pour que de r�elles avanc�es viennent des �tudes faites sur les animaux. Quand on sait que le cancer d�bute par un d�r�glement cellulaire, il y aurait tout int�r�t � reporter les cr�dits sur la recherche en biologie cellulaire et mol�culaire humaines.
Enfin, dernier exemple dans le domaine des maladies infectieuses. On sait que, apr�s inoculation du virus du sida � un chimpanz�, ce dernier ne d�veloppe pas la maladie ; apr�s inoculation du virus de l’h�patite B, le chimpanz� aura une maladie b�nigne tandis que ce m�me virus peut entra�ner, chez un humain, une cirrhose et un cancer du foie ; apr�s infection par le virus Ebola, chimpanz�s et humains meurent de fi�vre h�morragique. Encore une fois, les r�sultats ne sont connus qu’apr�s observation chez l’une et l’autre esp�ce. L’organisme du chimpanz�, l’animal le plus semblable � nous, a des r�actions diff�rentes des n�tres. Un traitement mis au point sur le chimpanz� et qui serait efficace pour lui, ne le serait pas n�cessairement pour nous.
Toutes ces observations confirment ce que l’on peut d�duire par le raisonnement : aucune esp�ce animale n’est le mod�le biologique d’une autre. De nombreux chercheurs et m�decins partagent ce point de vue et s’expriment au sein d’associations telles que AFMA (Americans For Medical Advancement), DLRM (Doctors and Lawyers for Responsible Medicine), EMP (Europeans for Medical Progress), PCRM (Physicians Committee for Responsible Medicine), etc. Un r�cent sondage d’EMP a montr� que plus de 80% des m�decins g�n�ralistes britanniques pensent que l’exp�rimentation animale peut induire en erreur et soutiendraient une �valuation ind�pendante de cette pratique.
L’exp�rimentation animale est le moyen le plus simple et le plus rapide pour qui veut faire carri�re et pour les industriels qui voudraient faire croire � l’innocuit� de leurs produits. Mais son int�r�t scientifique a, de tout temps, �t� limit�. Ces m�thodes sont tout � fait obsol�tes aujourd’hui et les moyens financiers qui leur sont encore consacr�s font d�faut � la recherche biom�dicale moderne, centr�e sur la physiologie humaine et d’o� pourraient venir les r�elles avanc�es th�rapeutiques.
Se documenter :
cet article est tres interessant et ajoute de l’eau au moulin de ceux qui pensent qu’on ne devrait pas passer son temps a faire des choses ignobles aux animaux en esperant trouver un quelconque remede dont les humains pourraient beneficier ..
peut-on en rajouter une couche en évoquant aussi ce qu’on fait subir aux animaux en laboratoire uniquement pour le domaine cosmetique qui laisse franchement a desirer d’apres les dernieres études (par exemple sur la modification de l ADN de la peau qu’induisent certaines cremes de jour et j’en passe) ...
les filles , soyez sympas, vous etes le plus souvent plus jolies au naturel, arretez de cautionner ces massacres, sans parler des différents traffics que cela occasionne dans le monde :-((
merci à l’auteur d’éclairer ainsi notre lanterne
En ce qui concerne les cosmétiques, il existe désormais des labels, des marques qui certifient que leurs produits ne sont pas testés sur les animaux. Aussi plutot que de conseiller le "zero" maquillage, je conseillerais volontiers le maquillage "éthique" avec lecture attentive des étiquettes produits avant achat et sélection des marques ne pratiquant pas de tests sur les animaux (en même temps, essayez de bannir parabens et autres ... !).
Sinon cet article est vraiment très intéressant ; il est à noter que la France est très en retard par rapport à d’autres pays européens en matière de tests menés sur des animaux dits de laboratoire et qu’elle s’est opposée dernièrement à la mise en place d’une règlementation beaucoup plus contraignante relative à la délivrance des autorisations permettant de mener des expériences sur des animaux vivants. Le lobby pro-vivisection (éleveurs agrées et autres professionnels d’une part, chercheurs et universitaires de l’autre)est encore très puissant en France malheureusement !
Selon Gandhi, le degré d’évolution d’une société se mesure à la façon dont elle traite les animaux ; cela en dit long sur notre degré d’"humanité" !!
bravo pour ce débat j’en ajoute un élément :
ATTENTION, VOIR CETTE VIDEO RISQUE DE VOUS RENDRE PLUS INTELLIGENT ! cliquer ou http://animal-tv.org/html/english/m...
@ Century, Merci de ne pas confondre recherche médicale dont le but est de sauver des vies et la pseudo-recherche des compagnies l’oréal et cpnie dont le seul but est de faire du fric...Vos propos sont limite diffamatoires, mais je les associerai à une ignorance de votre part du monde de la recherche...
@ l’auteur, les neurotransmetteurs (substances qui permettent à vos neurones de communiquer) ainsi que la majorité des structures du cerveau observées chez l’homme sont présentes chez la majorité des mammifères...
Alors soit on continu sur le rat et la souris, soit vous nous trouvez des volontaires (en Chine ca marche pas trop mal de ce point de vue là, je parle des essais sur les patients paraplégiques, de chirurgies "expérimentales")...
Je vais vous poser une question simple, que l’on pose à tous les étudiants en début de cursus universitaire...
Si vous deviez étudier le fonctionnement d’un moteur de formule 1 (le cerveau humain) alors que vous n’y connaissez rien ou très peu en mécanique (ce qui est notre cas du cerveau humain), ne pensez vous pas qu’il serait intéressant dans un premier temps d’étudier un "moteur" plus simple (l’image de la 2 Chevaux est souvent utilisée) pour comprendre les bases d’un moteur de voiture puis tenter de l’extrapoler au moteur de la F1...
Et bien malheureusement pour vous c’est le même problème en biologie, l’homme est trop complexe pour l’étudier directement et des "modèles" animaux plus simples sont nécessaires pour comprendre les lois qui régissent les mammifères, car ces lois sont en grande partie communes...on fait des rats Parkinsoniens, paraplégiques, etc...
Le but d’un modèle animal n’est pas mimer parfaitement le système humain mais de s’en rapprocher suffisamment pour pouvoir extrapoler...Les chercheurs travaillent sur les Invertébrés (mollusques, etc...), Vertébrés inférieurs (Lamproie, etc...) et Mammifères (rat, souris,homme, ...) et on observe chez l’ensemble de ces espèces des traits communs qui nous permettent de comprendre l’homme...
illustration d’un modèle simple qui permet de mieux appréhender le fonctionnement d’un petit réseau de neurones : Les vers nématodes ne possèdent pas plus de quelques centaines de neurones dans tout leur système nerveux, quand l’être humain en possède environ 20 milliards dans le néocortex source : (http://fr.wikipedia.org/wiki/Cerveau)
PS : attention il peut y avoir des erreurs sur ce site, mais il est en général très bien écrit...
Là où çà coince qd ^m avec les modèles animaux, c’est justement pour étudier les facultés spécifiques de notre humanité. Ce qui ne veut pas dire pour autant que je cautionnerais n’importe quoi à ce niveau ds les expérimentations humaines.
Votre image de la voiture est cependant intéressante et Jean Gagnepain n’a pas manqué de l’utiliser : ds la panne de voiture, tt ne tombe pas en panne en ^m tps ! Il suffit donc de changer de modèle de scientificité pour s’adapter à l’objet étudié.
Qu’est-ce qui se passe ds le neurotunnel, entre notre ’bio’ qui n’est pas ’zoé’, et l’effet phénomènologiquement observable de nos facultés ?
L’hypothèse raisonnable est ici déjà de dire que les syndromes sont moins nbreux que les symptômes. L’astuce consiste ensuite à montrer, ds un ^m chp, que les effets constatables d’une faculté partiellement perdue chez un patient sont strictement opposables au plan structural chez un autre ayant perdu la partie complémentaire, mais conservé ce qui manque au premier. Logique ! Non ?
Bon ! Et si en plus çà coïncide avec des aires du cerveau observable sous IRM ou autre, bingo ! Plus besoin d’aller farfouiller directement ds la matière première ! Je dirais ^m plus, çà permet aux biologistes de savoir quoi chercher sous leurs amplificateurs ; car il bien connu que ss théorie de la relativité personne n’aurait eu l’idée de constater les courbures de l’espace-temps via une éclipse de soleil par la lune. Je vous laisse faire les analogies. Sans théorie, nos explications sont mythiques et nos observations aveugles, ce qui est qd ^m un comble.
Je vous laisse aussi imaginer la petite révolution culturelle et scientifique que celà suppose et permet. C’est un chgt ttl de paradigme scientifique. Mais comme c’était déjà pas très clair pour bon nbre ; disons, puisque vous évoquiez les Chinois, que c’est La Révolution Culturelle, ds la mesure où le jeu des modèles analogiques simultanément nécessaires est en train doucement de boulverser ttes les sciences et l’idée qu’on se faisait de l’homme, surtout chez les philosophes tjs en retard d’un train sur les scientifiques.
Comme il n’y a qu’une ref. ds mon bla-bla,un bon ’moteur’ vs élargira les horizons. Je dis "les" parce que le langage lui-^m par exemple n’est déjà plus ’un’ objet mais quatre, suivant les autres facultés avec lesquelles il interfère. Bon courage.
Je ne suis pas biologiste donc mon avis n’a rien de scientifique mais je crois savoir que certaines experimentations sur des animaux ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de l’etre humain, ont permis de mieux comprendre des maladies, de developper des medicaments, de sauver des vies. Et personnellement entre rendre la vue a des gamins en Afrique et le bien etre des lapins j’ai chosis mon camp.
Bien sur ca n’empeche nullement de reglementer la chose, de cadrer ces experimentations, d’interdire celles qui sont manifestements inutiles etc...
Et je dois dire que dans ce debat pas toujours rationnel la vue des extremistes ecolo-anti-experimentations aux US et en UK me donne des frissons. Comment justifier la mort ou la mutilation d’un etre humain pour sauver des animaux ? ca me depasse.
Encore un article parlant uniquement des differences et non... des ressemblances tres nombreuses. L’experimentation animale a ses limites bien entendu mais sont utilite egalement. Je ne m’etendrasi pas la-dessus, l’ayant deja fait sur Agoravox, voir l’article suivant :
http://www.agoravox.fr/article.php3...
L’experimentation animale est utile, il faut vraiment etre aveugle et fanatique pour ne pas le voir. La vrai question est plus philosophique : doit-on ce permettre d’utiliser l’animan pour notre propre utilite ?
Un bel article de critique pure. Mais je ne vois pas de solution alternative proposee... Il est evident que la validite des modeles animaux est tres limitee et les chercheurs seront les premiers a vous le dire. Mais comment faire autrement ? pratiquement 9 molecules sur 10 testees sur l’animal seraient fatales pour l’homme. Donc meme si l’on utilisait les condamnes a mort comme suggere plus haut il n’y aurait bientot plus de prisoniers dans les prisons. Quelles autres options sont possibles ? Ne plus chercher a trouver de nouveaux medicaments. Se contenter de ceux qui existent deja. Ou alors tester directement chez des volontaires humains (de preference a tendance suicidaire car le taux de survie sera tres faible). A notre niveau de comprehension extremement limite du fonctionnement du corps humain seul le modele animal peut nous guider un peu pour tester la toxicite d’une nouvelle molecule. Peut-etre qu’un jour tous ces tests pourront etre simule sur ordinateur ou en eprouvette mais ce n’est pas pour aujourd’hui ni meme pour demain helas...
"pratiquement 9 molecules sur 10 testees sur l’animal seraient fatales pour l’homme."
Hein ?? Vous avez des sources, des references ? Ce que vous racontez est totalement absurde. Referez-vous a des criteres objectifs avant d’avancer des aneries.
Bien a vous,
"Vous avez des sources, des references ? Ce que vous racontez est totalement ABSURDE. Referez-vous a des criteres objectifs avant d’avancer des ANERIES."
Parceque vous avez peut etre fournis la moindre reference pour tout ce dont vous avez parle...
J’aimerais par ailleurs que vous restiez correct car j’aurais pu moi aussi utiliser un autre language pour qualifier votre article partisant.
Pour ce qui est de ma remarque sur le taux d’attrition des nouvelles molecules au niveau preclinique (test sur l’animal avant passage en phase 1 sur l’homme). Voici deux references parmis tant d’autres : http://www.billamag.net/focus-docum... (milieu de page : 99.9% des molecules sont rejetees en preclinique)
http://www.scripps.edu/services/sof... (moins de 1% des molecules passent en phase 1)
Il y a deux raisons principales au taux d’attrition : la toxicite et l’inneficacite du produit dans le "modele" animal.
C’est pour cela que si ces produits passaient directement en phase 1, les volontaires subiraient de tres tres graves effets secondaires qui pourraient entrainer la mort.
Mea culpa !!
Je devrais reapprendre a lire !! Je n’avais pas compris cela mais que vous disiez que 9 molecules sur dix passant les tests sur l’animale sont fatales pour l’homme...
D’ou, je m’en excuse fortement, mon agressivite : je croyais juste que vous abondiez dans le sens de ce torchon qu’est "l’article" (trompe par le debut de votre commentaire) a l’aide d’arguments fallacieux.
Oui vous avez tout a fait raison, c’est exactement ce que j’explique dans un article paru precedemment dans Agoraovox. Nonobstant le fait que tester sur un condamne a mort est deontologiquement delirant (mais bon, un certain nombre de personnes n’ont pas ete choquees par le nazisme), les gens n’imagine pas le filtre necessaire entre la synthese de la molecule et sa mise en circulation
Veuillez bien m’excuser.
En tant que pro-écolo, vegetarien (donc dangereux extremiste), anti-experimentation etc ... j’aurais tendance à abonder dans le sens de l’auteur.
Toutefois si l’experimentation animale peut dans certain cas faire avancer la medecine humaine il ne faut pas non plus l’abandonner. Elle devrait etre extremement encadrée, authorisée que dans des cas bien précis, et prendre grand soin du bien etre des cobayes.
De toutes facons l’experimentation n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de mort et souffrance que l’humanité inflige à l’animalité par perversité.
@hume, ton texte sur Agoravox est tres intéressant, merci de t’être plié à cet exercice...cependant je crains que les "sauveurs" des petits animaux restent prisonniers de leur dogme...
Dans ton texte tu parles de la stimulation cérébrale profonde, concernant Parkinson, et tu cites le Dr AL Benabid...ce n’est pas "l’inventeur" de cette technique, elle provient d’un autre laboratoire francais...Le Dr al benabid n’a fait que la transposer chez l’homme avec l’aide d’un post-doc "transfuge"...
Desole si j’ai employe le mot "d’inventeur" mais je ne crois pas ou en tout cas ce n’est pas ce que je voulais dire.
C’est plutot l’application humaine dans cette maladie dont il a le merite en effet.
Cordialement,
@Hume,
Ne te méprend pas sur mon dernier commentaire, j’ai vraiment beaucoup apprécié ton texte.
Mais je trouve le comportement Dr al benabid exécrable, interviews télé ou il s’approprie l’idée de la stim, etc...
Il a tendance a s’approprier toute la gloire de cette découverte en oubliant les travaux faits chez le rat et le singe (et ou son nom n’apparaît pas).
Continue @ publier...
Pas de souci, j’avais bien compris ! Merci pour tes encouragements.
C’est quoi, "l’animal" ? Je veux dire par là : si l’on commence avec une vision du vivant qui dichotomise l’homme et "l’animal", on est sûr de dire des bêtises…
Hum... mais si on fait l’hypothèse de la continuité çà risque d’être pire encore.
Où est le seuil différentiel ?
Sur quoi porte-t-il ?
Le langage ?
Notre faculté tecnologique ?
Notre émergence au sens de l’histoire, bref notre socialité qui n’est pas une grégarité ?
Notre faculté d’abstinence ou de modération de nos pulsions ?
Sauf par abus de langage, on n’a js vu d’animaux névrosés, aphasiques, psychotiques ou psychopathes, j’en passe et des meilleures ou des pires selon le point de vue...
Bonjour Antidote,
Bon article. J’aurai bientôt un article qui prouvera que sans bouger à l’intégrité de l’animal, l’homme pourrait en tirer beaucoup d’intérêt pour sa propre existence. Mais c’est une extention, mal venue ici. ;-)











