Expertise, pseudo expertise et manipulations... Méfions-nous de ceux qui savent tout !
Article publié le 8 février 2008
L’expert est par définition omniscient : il ne sait évidemment pas tout mais il se doit de paraître tout savoir ! En cela, il participe à la "tyrannie du toujours plus", au mythe du surhomme, aux manipulations ambiantes. L’expert a remplacé le philosophe et le sage dans le coeur des médias mais l’expert nous entraîne souvent bien loin de la sagesse antique : "Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien" disait Socrate. Lui s’y connaissait en expertise !
Il y a quelque temps, un sportif célèbre vantait dans une publicité les vertus des biscottes, responsables selon lui de sa forme : « parce qu’elles contiennent 92% de céréales, c’est mon énergie pour bien démarrer la journée » clamait-il. Le magazine Science et Avenir a eu la justesse d’esprit de demander à un vrai expert, médecin militaire et auteur de nombreux travaux sur les aliments de l’effort ce qu’il en pensait : « Les biscottes ont un index glycémique élevé […] ça ne me paraît pas un aliment de l’effort idéal. En tout cas, il ne me viendrait pas à l’idée de manger des biscottes avant de faire du sport ! » rectifiait-il. [1]
Qu’est-ce donc de nos jours qu’un expert ? Est-ce quelqu’un qui sait, quelqu’un qui croit savoir et qui le communique efficacement (le cas existe aussi d’experts qui savent mais qui communiquent sciemment le contraire !) ou quelqu’un de fort bien payé pour distiller un savoir spécifique ? Tous les experts ne sont évidemment pas corrompus (notamment parce que tout sujet d’étude n’est pas forcément rentable), mais tous les lobbyistes essayent de se faire passer pour des experts ou font appel à leurs services. Or, 18 000 lobbyistes feraient en permanence le siège de la Commission européenne de Bruxelles...
Face à cette force de frappe, il est logique que certains préjugés se mettent en place. Prenons par exemple le cas du lait. Il est bien connu que le lait est bon pour la solidité des os, n’est-ce pas ? Et bien non : plusieurs études indépendantes (indépendantes des lobbies laitiers) démontrent que le lait n’a aucune action sur le prévention de l’ostéoporose ! Ce serait même le contraire : selon une étude, les femmes qui consommaient le plus de laitage présentaient deux fois plus de risques de fractures que les femmes qui en consommaient peu. [2] « Tous les gros buveurs de lait sont ostéoporotiques ! » résume Pratiques de Santé. [3]
- Pourquoi continuons-nous alors à promouvoir le lait en tant qu’aliment de première nécessité ? Nous apprenons dans le livre de Thierry Souccar et Isabelle Robard, Santé, mensonges et propagandes : arrêtons d’avaler n’importe quoi !, qu’un expert de l’industrie laitière était également haut responsable de la santé publique. La rédaction de recommandations nutritionnelles officielles est ainsi souvent confiée en France à des chercheurs proches de l’industrie agro-alimentaire…[4] « Le poids des lobbies est colossal et l’indépendance de la recherche difficile. On ne compte plus les études scientifiques financées par les industriels du secteur phyto-sanitaire » regrette aussi un chercheur. [5]
- Le sucre est-il responsable du phénomène de l’obésité ? » Non, répond une nutritionniste ayant pignon sur web : « Plusieurs études ont été réalisées pour corroborer ce fait... en vain. » L’Aspartame et le light sont-ils recommandables ? Bien sûr, ces produits sont même une très bonne option puisque « très festifs, mais acalorique. Vous êtes gagnants sur tous les fronts ». Les produits bio sont-ils de qualité supérieur ? Absolument pas et d’ailleurs « L’Agriculture biologique n’est pas durable ! » Afin de préserver la bonne conscience des industriels, on comprendra qu’il soit "prudent" en effet de nier la validité des nombreuses études sur ces sujets… [6] Pour ne rien voir, le mieux est encore de fermer les yeux ! Mais comment expliquer de tels propos de la part d’une "experte" en nutrition ?
Un nutritionniste est normalement un médecin (bac+8) spécialisé en nutrition dont le rôle est de conseiller sur les problèmes de surpoids, de maigreur, de diabète, etc. [7] Il travaillera en milieu hospitalier ou en cabinet, voire sur le terrain dans les pays frappés de malnutrition. A moins d’être sacrément hypocrite, on le voit donc mal servir la soupe aux industriels…
La vérité est donc ailleurs : le terme de nutritionniste est galvaudé et beaucoup ne seraient pas médecins ! Quoi de plus logique après tout puisque cette discipline n’est pas reconnue par le Conseil de l’ordre : la spécialité "nutrition" n’a aucune existence légale en France et la formation n’est pas uniforme à l’échelon national. Bref, en matière de nutrition, chacun fait et dit plus ou moins ce qu’il veut , pour le plus grand malheur de la profession !
C’est ainsi qu’après « enquête » (sic !) notre nutritionniste découvrait fin 2007 que les produits 0% n’étaient pas sans calorie ni moins caloriques que la version « non 0% ». Et la nutritionniste de préciser « Vous voilà bien trompés... » Bien trompés en effet ! Une nutritionniste avouait avoir confondu matières grasses et calories, zéro calorie et zéro sucre ! [8]
Cela prêterait à rire, si les lecteurs de son blog ne prenaient pas ses conseils pour argent comptant et ne réagissaient au quart de tour devant la contradiction portée à leur Sainte Experte. Car un expert ne peut par définition avoir tort et tout contradicteur d’un expert ne saurait donc être qu’un imbécile ou un « fasciste » qu’il conviendra à tout prix de décrédibiliser. Les apparences, qui n’ont pas de prix, seront préservées à coup d’insulte ou de dérision…
Et voilà bien le danger des notions d’expert ou d’expertise utilisées à tort et à travers : nous faire perdre notre esprit critique, nous en remettre entièrement, par confort ou facilité, à un jugement extérieur. « Douter de tout ou tout croire, ce sont les deux solutions également commodes qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir » écrivait Henri Poincaré. En matière de nutrition, nous serions bien avisés de redevenir actif si nous voulons éviter le gavage industriel : la foi grasse, c’est la spécialité des oies !
Confronté à un expert, la première chose à faire serait donc de nous interroger sur son pedigree, ses motivations et ses éventuels conflits d’intérêt. Les diplômes sont l’un des éléments à prendre en considération mais la véritable expertise s’acquiert en terrain neutre : un bon expert sera compétent mais aussi indépendant ! Une experte « très attachée à l’éthique » qui est directrice d’un cabinet de marketing et nutritionniste conseil d’un groupe agro-alimentaire, cela laisse un goût amer ! Un rapport d’expertise sur le danger des portables dont les experts sont rémunérés par les acteurs de la téléphonie, cela sonne faux ! [9] Un « expert en bien-être » dont l’objectif est de faire du chiffre, cela induit du mal-être ! Tous les professionnels ne sont évidemment pas malhonnête mais l’argent est la première source de corruption et il en coule davantage chez l’industriel que chez le petit artisan ou le magasin bio !
Au contraire, quel pourrait être l’intérêt pour un ancien directeur d’un fabricant de tabac de révéler les pratiques de cette industrie, à part celui de perdre sa famille ? [10] Quel intérêt pour un chercheur de dénoncer le danger des pesticides, à part celui d’être calomnié et de limiter ses sources de financement ? [11] Quelle motivation pour un naturopathe de soigner au naturel, à part le risque de se retrouver traduit en justice ? [12] Tous les « petits » ne sont évidemment pas désintéressés mais il faut toujours du courage pour oser sortir du dogme ou de la pensée unique. Une raison suffisante, selon moi, pour prêter l’oreille à leurs propos et réveiller de temps en temps ses neurones…
Le Mendiant
Le pire n’est pas une fatalité. Parlez-en autour de vous !
PS : ce texte, extrait de mon livre Le choix de la consomm’action et de l’aliment’action, me vaudra certainement quelques remarques déplaisantes. Réfléchir à la notion d’experts est un sujet oh combien délicat... et on me fera justement remarquer que je n’en suis pas un ! En effet et je le revendique !
Cet article n’a donc pas vocation à distiller la vérité mais à faire prendre conscience que parole d’expert n’est pas parole d’évangile et qu’un expert ne saurait nous dispenser de réfléchir... Le seul expert de ma vie, après tout, c’est moi !
[1] Docteur Charles-Yannick Guezennec, propos recueillis par Thierry Souccar, « La vérité si je mange », Sciences et Avenir, Juillet 2003
[2] Selon d’autres études le lait serait même un facteur de diabète, de risque cardio-vasculaire et de cancer ! L’Institut américain pour la recherche sur le cancer (AICR) a ainsi estimé en février 2002 que les laitages devraient être consommés « en faible quantité ». « Il y a plus de raisons de ne pas boire de grande quantités de lait qu’il y a d’en boire. Je ne recommande pas le lait comme boisson de l’adulte, et je crois que vous devez penser au lait comme un aliment optionnel, et non pas comme une exigence à satisfaire trois fois par jour » déclare le professeur Walter Willett. (Santé, mensonges et propagandes, Seuil, 2004, p. 335) Vous aimez le lait ? Et bien continuez donc à l’aimer ! Seuls 30% des adultes européens ont après tout du mal à digérer le lait de vache, optimisé pour faire passer en six mois un veau de 35 à 250 kilos… Tout le monde ne peut pas non plus remplacer le calcium du lait (assimilé à 32% seulement par l’organisme) par des légumes crucifères (les choux), des amandes ou des eaux minérales… Tout le monde ne souhaite pas non plus remplacer sa vache par une brebis ou une chèvre (dont le lait est plus adapté à la physiologie humaine) De même, il ne faudrait pas confondre lait et produits laitiers : les yaourts et les fromages, dépourvus de lactose, posent par exemple moins de problèmes d’intolérance et demeurent une source appréciable de calcium. Il y aurait aussi la solution du lait cru. Selon le docteur Maria Enig, « c’est le fait de pasteuriser les matières grasses du lait » qui serait problématique (Sat’Info N°75, 30 août 2004) Une chose est avérée : il est bien meilleur !
[3] Pratiques de Santé N°56, 23 septembre 2006, p. 7
[4] Thierry Souccar démontre ainsi que le programme de nutrition lancé en janvier 2001 par le ministère de la santé (PNNS) arrange bien les industriels (op. cit., p. 328) Voir aussi http://www.lanutrition.fr/ et le livre de Thierry Souccar Lait, mensonges et propagande (2007)
[5] Pr. Charles Sultan (Inserm, Montpellier), à propos des risques des polluants industriels, cité par Sciences et Avenir, Octobre 2004, p. 61
[6] A court d’arguments, la meilleure méthode (industrielle) est de semer le doute à coups d’experts grassement rémunérés ou de personnalités en mal de publicités : « Non, nous ne savons pas... », « Non ma brave dame, il n’est pas prouvé que l’homme soit responsable du changement climatique », « Non, l’amiante n’est pas dangereux pour la santé »,etc. Et cela marche ! Pour preuve, la première réaction à l’article sur l’obésité : « Ah bon ? Alors je peux laisser mes enfants en paix avec leur verre de coca hebdomadaire ? » Voilà, c’est gagné, l’expert a réussi à semer le doute !
[7] Le diététicien (niveau Bac +2) veille quant à lui à la qualité et à l’équilibre alimentaire en composant notamment des menus adaptés.
[8] Sur un emballage, le terme 0% fait en effet généralement référence aux matières grasses, permettant ainsi à une marque de sucette 100% sucre d’afficher fièrement sur son packaging « 0% de matières grasses » ! Les seuls "aliments" acaloriques sont l’eau, le thé et le café (sans sucre).
[9] Une enquête de l’Igas, Inspection générale des affaires sociales, la police des police en matière de santé, met ainsi en cause les méthodes de l’Afsse, Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement. L’Igas critique notamment « les liens trop étroits entre expertise et industries (les opérateurs de téléphonie) » L’expert en chef mandaté pour mener de façon indépendante le rapport sur les dangers des portables remis en 2003 était payé par Bouygues Télécom à titre permanent, comme faisant partie du conseil scientifique ! Ce rapport est resté enterré huit mois chez les deux ministres, Xavier Bertrand et Nelly Olin, et n’a été rendu public que sous la pression de deux associations, Agir pour l’environnement et Priartem (Le Parisien, 13 septembre 2006) Voir aussi http://www.robindestoits.org
[10] Voir le film Révélations de Michael Mann avec Al Pacino et Russel Crowe, inspiré d’une histoire vraie.
[11] C’est par exemple le Pr. Dominique Belpomme, accusé d’instiller le « business de la peur » ou David Servant-Schreiber, transformé en « baratineur du cancer » dans l’article Les imposteurs du magazine Marianne (6 octobre 2007). Ce journal, qui se vante à longueur de colonnes d’être « indépendant et différent » reprenait ainsi à son compte les plus fumeuses manipulations industrielles…
[12] Qu’un naturopathe (non médecin) prescrive des plantes et le voilà assigné devant les tribunaux ! Qu’un médecin préfère soigner au naturel, ne serait-ce qu’avec l’accord de ses patients, et le voilà traîné devant le Conseil de l’Ordre ! C’est ce qui est arrivé au Docteur Martine Gardenal, présidente de la Société des médecins homéopathes spécialistes, dénoncée par la Sécu au prétexte qu’elle n’obligeait pas ses patients à pratiquer contre leur libre choix un traitement allopathique… « Sur toute la France, nombre de médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires ou pharmaciens qui utilisent pour parfaire leur art des médecines non conventionnelles, qui ne coûtent pas un centime à la Sécurité Sociale, sont poursuivis. Des dizaines de dossiers sont en cours » dénonce Sylvie Simon (Biocontact, Mai 2006, p. 24)
Les manipulations vous révoltent ? Participez à l’opération Lib’airté !
Comment
convaincre que le pire n’est pas une fatalité, que « la pollution n’est
pas un gros problème mais six milliards de petits problèmes » (Hubert
Reeves) et que nous pouvons tous, individuellement, faire une sacrée
différence ?
Infantiliser sur l’air du « polluer, c’est pas bien » n’est pas la solution.
Autre
approche : démontrer à quel point le système est manipulateur et
responsabiliser le citoyen en le plaçant au cœur de sa propre réflexion.
Tel est le pari de l’opération Lib’airté !
Nous vous invitons à y participer, naturellement :
Acte 1 : Découvrez le conte à rebours De l’air dans sa nouvelle version enrichie (B1) !
Que
se passerait-il si l’air venait à être exploité comme une vulgaire
nappe de pétrole ? Trouverions-nous alors les moyens de limiter nos
sources de pollution ? Remettrions-nous en cause notre système
déconnecté des valeurs de l’homme ? Serions-nous solidaires face à
cette monstrueuse menace ? Et si tout cela était déjà en train de se
produire ? Et si nous étions d’ores et déjà manipulés ?
Le petit fichier pdf est disponible gratuitement via email : delair[at]lemendiant.fr (en précisant « Naturavox »)
Acte 2 : Diffusez le conte et le concept de Lib’airté.
Comme
vous le savez, c’est l’information et la communication qui feront la
différence ! Si chaque lecteur transmet le conte à son entourage, la
réflexion sera enclenchée et le système aura du souci à se faire…
« La démocratie est l’organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun » disait Marc Sangnier. Merci de nous aider, via cette opération, à rétablir une démocratie digne de ce nom !
Extraits et information sur le site http://www.lemendiant.fr
Thèmes
Sciences Bien-être Alimentation Vie Nutrition Conseils Diététique Aspartam Agro-alimentaire Réflexion Art de vivre Philosophie Lobby
Petite précision : il va de soi que la nutritionniste en question ne dit pas que des conneries et certains de ses articles posent même d’excellentes questions.
Le problème est que le statut d’expert monte vite à la tête et rend souvent imperméable à la contradiction. Un expert pourra-t-il reconnaître s’être trompé ? Il lui sera plus facile de dire, par exemple, que son interlocuteur "ne sait pas lire"...
Voilà je crois un autre critère de la vraie expertise : l’humilité face à ses connaissances et la volonté d’en apprendre toujours davantage. Le dogmatisme est contradictoire avec l’expertise !
Cordialement,
Le Mendiant
Ceux qui sont vraiment compétents sur un aspect vous diront toujours qu’ils sont "spécialiste". Jamais "expert". Ni ne mettront en avant leurs titres/diplômes : si vous voulez connaître leur références il faudra leur demander.
« la pollution n’est pas un gros problème mais six milliards de petits problèmes » (Hubert Reeves)
Hubert Reeves, astrophysicien de renom a "découvert" l’écologie comme fond de commerce il y a quelques années seulement (sa biographie le démontre et montre que son expérience et ses activités dans ce dernier domaine se réduisent à de la phraséologie sur le sujet et à des prestations rémunérées dans tous les médias complaisants) est l’exemple même de l’expert auto proclamé, asseyant sa nouvelle "expertise" sur une réputation (indiscutable) obtenue dans un tout autre domaine. C’est le type même de l’expert dont vous faites le procès à charge uniquement.
oui et non pour le coup de l’expert autoproclamé. Ou alors les notions d’autodidacte, de valeurs personnelles ne vous disent rien. Je me considère également dans le cas décrit : je suis mis en avant par ma boite comme spécialiste sur mon domaine de formation (bac+8 +qq années d’expérience sur le cet aspect quand même, je pense pas usurper mon poste), mais je me considère également autant sinon plus solide dans un domaine qui n’a rien à voir (performance thermique des bâtiments en l’occurrence), sur lequel j’ai passé une grande majorité de mon temps libre. Et je comprend tout à fait qu’on puisse avoir une solidité technique sur un autre domaine que celui du travail.
La façon dont il utilise cette compétence affichée, ça ne regarde que lui (et vous, puisque vous émettez un avis et que je ne suis pas au fait du dossier donc je me garderai bien). Mais dire "c’est pas sa formation ni son métier donc aucune légitimité", c’est un raisonnement que je baptise de "anté-internet" (ça a pas attendu internet pour exister, mais ça a bien décollé avec internet) voire de diffamatoire (vu que ça ne porte pas sur la compétence même de la personne mais sur des aspects complètement périphériques).
Avec toutes mes excuses , mais je n’ai pu lire plus loin que le titre . Je vous en fais part car deux fois j’ai eu des experts autour de moi . La première fois suite à une explosion d’un fil électrique sous mon trottoir qui fut bouleversé avec les murs ...l’expert envoyé a déduit qu’il ne s"était rien passé ! et n’a même pas fait éloigner le nouveau fil de la conduite de gaz toute proche qui est si importante que l’explosion pourrait dévaster tout le quartier . La seconde est beaucoup plus dramatique puiqu’il s’agit de celle d’Outreau près de Boulogne sur mer.Depuis, je ne peux plus voir ce mot ...trop de morts et de drames vont avec ce mot .
"...à une explosion d’un fil électrique sous mon trottoir qui fut bouleversé avec les murs ..."
Pas claire votre affaire. Un fil électrique qui "explose" ???
Un trottoir "bouleversé" et "avec les murs" en plus. Bouleversé par l’émotion ? A cause de l’explosion d’un fil électrique ??
C’est sûr que dans ces conditions bouleversantes, l’avis d’un expert c’est utile. Il aurait mieux valu faire appel à un psychologue spécialisé les émotions bouleversantes des trottoirs surtout suite à l’explosion d’un fil électrique !!
C’est juste pour sourire un peu.....
@zygomar : Vous n’étes pas électricien mais tout le monde sait que si l’on met un fil électrique dans la terre, il doit être parfaitement isolé. Heureusement, les employés d’edf cherchaient la cause de la panne. EDF est tout à fait au courant de ceci . Il s’agit d’un cable qui était gros comme mon bras et il passait dans un poche d’eau m’a fait remarqué un réparateur. Je peux vous promettre que plus un pavé du trottoir n’était en place ; maintenant, moi aussi je SAIS que les fils électriques peuvent exploser. Et pour les experts...rien ne change dans mon avis. Vous en étes un ?
oh !! Bah voilà un beau livre que je volerai sans hésitation pour le lire tranquillement dans mon coin eh eh !! Et il sort quand ce bouquin ?? Je ne peux dire que bravo , les problèmes d’expertisent sont tout à fait bien exposer , d’ailleurs on dirait un vrai expert qui parle lool !! Si seulement tout ceci pouvait enfin réveiller les consciences . Mais bon je ne rêve pas trop hein ! , quand on sait que le nerf de la guerre c’est justement l’Information (voir cf : http://babylon-burning.blogspot.com... ) Et pis tant bien que même on soit au courant toi moi , pourrions nous arrêter tout cela ?? Sur la nutrition certainement ! Mais sur d’autres problèmes que je considèrerai comme totalement physique dans le sens propre du terme , cela devient extrêmement plus complexe !! Aller pour finir mon auto dialogue : je dirai que l’on doit bien être capable de défaire tout ce que l’on a créer n’est ce pas ??!! Et merci bien pour cette article ça fait plaisir !
Pour aller dans votre sens lire mon article du 6 février intitulé "Les experts et la santé publique" à :












