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Bananes, pesticides et cancers sous le soleil des Antilles

Article publié le 18 septembre 2007

L’homme par qui le scandale arrive a un nom : Dominique Belpomme. Il aura fallut attendre le rapport de ce cancérologue réputé, commandé par le Parlement, pour que soit révélé ce qui est d’ores et déjà qualifié de désastre sanitaire pour les Antilles Française. A l’origine, l’utilisation massive pendant des décennies de pesticides dans les bananeraies. Aujourd’hui omniprésents dans les sols et l’eau, ils sont mis en cause dans l’explosion du nombre de cancers de la prostate.

Bananes, pesticides et cancers sous le soleil des Antilles

Le verdict de l’auteur du rapport, le cancérologue, Dominique Belpomme, est sans appel : la Martinique et la Guadeloupe sont “empoisonnées”. Dans Le Parisien, le médecin va jusqu’à déclarer que cette affaire se révèle beaucoup plus grave que celle du sang contaminé, estimant que toutes les femmes enceintes et tous les enfants sont contaminés . Ces propos sont étayés par son étude qui sera rendue publique le 18 septembre à l’Assemblée nationale.

Selon le cancérologue, qui a conduit récemment une mission scientifique dans ces deux départements d’outre-mer, “l’empoisonnement concerne le sol et l’eau”. En fait, toute la chaîne alimentaire est touchée. On retrouve les pesticides dans les légumes et dans la viande. Les produits incriminés sont notamment le chlordécone, que la France a interdit en 1990 sur son territoire, sauf aux Antilles jusqu’en 1993, le paraquat mais aussi plusieurs dizaines d’autres pesticides, employés dans “des conditions très opaques”. Comble de malheur, ces substances nocives ont une durée de vie de plusieurs siècles.

Le retrait du paraquat du marché français fait suite à l’arrêt de Cour de Justice Européenne du 11 juillet 2007 annulant la directive qui autorisait l’herbicide paraquat. Des études de toxigénomique réalisées par le groupe de recherche de Claude Reiss (CNRS) avaient permis de confirmer que ce produit altère l’expression de très nombreux gènes mais qu’en plus, il se fixe dans les argiles du sol, ce qui tend à les rendre infertiles. Il serait de ce fait plus dangereux encore que le chlordécone.

Côté Ministère de la santé, R. Bachelot tempère assurant qu’une étude épidémiologique est nécessaire avant de confirmer le taux anormalement élevé de cancers de la prostate sur les deux îles, le second mondial, selon Dominique Belpomme.

Approche différente au ministère de l’agriculture où Michel Barnier a reconnu que la situation est très grave et que l’usage de ces produits nocifs a des conséquences sur “la qualité des terres”. Il ne semble pas pourtant, à la lecture de ses déclarations, appréhender totalement l’ampleur de la catastrophe : “On a une opportunité de faire autrement à partir de maintenant, puisque les bananeraies ont été détruites par le cyclone Dean en août dernier. Au moment où l’on va replanter, on a l’occasion d’utiliser peu ou pas de pesticides.”

Un simple arrêt de l’usage n’est qu’une mesure d’urgence évidente. Elle doit être complétée par un processus de décontamination des terres et des eaux douces dont pourtant personne n’est pour l’instant en capacité d’évaluer le coût, ce qui relativise la promesse de Michel Barnier de mettre en place des aides financières à la dépollution.

Quoi qu’on dise les DOM ce n’est pas tout a fait la France. Comment expliquer sinon, qu’à des milliers de kilomètres de la métropole, on ait pu autoriser l’utilisation immodérée de ces produits, dont l’épandage se faisait le plus souvent par avion, sans jamais s’interroger sur leurs conséquences sanitaires alors que leur dangerosité était établie depuis les années 70 ?

Certes, la culture de la banane est essentielle pour la survie économique de ces îles où l’agriculture joue un rôle important. On peut toutefois douter qu’une telle permissivité, pour ne pas dire une telle cécité, aurait été admise ou même envisageable sur le territoire métropolitain alors que de 1997 à 2003 pas moins de 7 rapports circonstanciés alertaient déjà sur la situation dramatique environnementale des Antilles françaises. On peut également s’interroger sur les soucis judiciaires que rencontre l’avocat Guadeloupéen Harry DURIMEL en pointe dans le combat pour dénoncer les carences de l’Etat dans la problématique liée à la commercialisation illicite du Clordécone et à l’empoisonnement qui s’en est suivi. C’est à son initiative et sous son impulsion qu’une plainte avec constitution de partie civile avait été déposée en mars 2006.

Dépassant ce dramatique cas d’espèce, le Professeur Belpomme, toujours lui (!), a réagi dans les colonnes du quotidien 20 minutes au rapport sur les causes du cancer en France qui sera présenté jeudi matin à l’Académie de médecine. Pour le cancérologue, la part de la pollution environnementale est largement sous-estimée. “je ne suis pas d’accord avec ses positions sur la pollution : affirmer qu’elle n’entre en compte que pour 0,5% des cancers est un leurre. Nous reviendrions ainsi à un taux inférieur à celui avancé en 1981 par des chercheurs américains qui soutenaient que la pollution était directement responsable de 1% des cancers diagnostiqués, et ce alors que la pollution n’a cessé d’augmenter depuis 25 ans ? De très nombreuses études établissent un lien de causalité entre pollution et cancer”... “Il est urgent d’apporter des réponses à la pollution environnementale pour que cessent les rejets de substances cancérigènes, qui finissent par se retrouver dans nos organismes”.

L’exemple de la banane antillaise en est malheureusement la parfaite illustration.

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commentaires
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par Forest Ent (IP:xxx.xx0.45.205) le 18 septembre 2007 à 10H17

Je ne comprends pas bien pourquoi parler si spécifiquement des Antilles alors que les produits concernés ont été aussi utilisés largement en métropole. Ne serait-ce pas parce que leurs effets sont plus visibles sur un écosystème plus réduit, et plus dilués dans une épidémiologie plus vaste ?

J’ai bien peur que nous ne soyons destinés à en apprendre un jour un peu plus sur les pesticides et la santé, partout ...

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 10H41

Oui, Forest, mais on en apprendra un peu plus le jour où les filières de fabrication auront été amorties, et le stocks écoulés...pourquoi pas dans les pays pauvres !

En attendant : motus et bouches cousues, et les "institutions" bétonnent : écouter la réaction de la ministre de la "santé" suite à l’info du Pr. Belpomme !

« Les inquiétudes du Pr Belpomme, que je partage, ont besoin d’être confirmées par des études scientifiques de haute qualité ».

Conclusion en attendant de mettre en marche des "études de haute qualité" (au passage Belpomme est une bille) et les comités théodules bien à la mode du temps, ont aura gagné 3 ou 4 ans, le temps que les "investisseurs" aient regagné leur fric. Ensuite, comme pour l’amiante, la Sécu se débrouillera comme elle pourra...

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par Forest Ent (IP:xxx.xx6.8.145) le 18 septembre 2007 à 12H32

Tout à fait d’accord.

Le terme "haute qualité" est effectivement assez insultant. Quand on dit des trucs qui dérangent, on n’est pas apprécié ...Il y a en France un déficit colossal d’épidémiologie publique indépendante. Si M Belpomme veut prendre le créneau, il est libre, mais il faut les reins solides. Face à l’industrie chimique, il faut au moins un kevlar.

J’ai eu l’occasion de remarquer cela dans ma vie professionnelle, ayant été en général directeur technique des boîtes où j’ai exercé. A chaque fois qu’il y avait une réunion avec des financiers, des politiques, ou ce genre de types, dès que quelqu’un disait : "abordons l’aspect technique", je savais qu’il fallait que je la ferme parce que ça pouvait se reformuler en "essayons de trouver des arguments imbaisables pour couvrir les magouilles que nous allons faire". C’est parfois un apostolat de garder son job.

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par JL (IP:xxx.xx9.113.55) le 18 septembre 2007 à 10H41

Article qui reprend en l’approfondissant bien une info assez largement diffusée dans les médias.

N’est-on pas là en présence d’une inversion de phase d’une pompe à fric, version "je pollue, tu dépollues, et on partage"

Ici : "je pollue, puis je dépollue, je fais du profit dans un sens, puis dans l’autre".

Qui va dépolluer ? Plus exactement, qui va payer, qui va faire du chiffre d’affaire ? On prend les mêmes et on recommence, parce que l’on n’imagine tout de même pas que ce sont les industries agroalimentaires qui vont payer, ni que ce sont les victimes qui vont s’enrichir, hein ?

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 18 septembre 2007 à 11H01

on n’a pas fini d’avoir des scandales et des scandales avec ces insectides -pesticides -fongicides qui finiront par faire un génocide à petit feu de l’espèce humaine, qui finira stérile et imbibée de substances toxique et finira par s’éteindre .

Autant que possible , mangez bio ! :-/

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 14H09

Mon pauvre Minet : voilà encore une affaire allant contre notre développement du râble !

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 11H07

Merci à M. Moreigne d’avoir relayé sur AV. cette affaire qui arrive ENFIN sur la une des médias métropolitains, mais pour combien de temps ?

Pour info, il apparaît que la nocivité du clordecone est avérée depuis les années 70 et que le produit a été interdit aux US dès 1976 ! Mais que les procédés de fabrications ont été rachetés par des industriels français pour continuer de le commercialiser...avec la bénédiction des pouvoirs publics et toutes les agences de veilles sanitaires de l’hexagone !

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par seigneur_canard (IP:xxx.xx2.40.133) le 18 septembre 2007 à 12H08

Ayant longtemps vécu aux Antilles, j’ai entendu pendant des années des "bruits" quand à l’usage immodéré de produits nocifs dans l’agriculture. Mais, difficile pour le citoyen lambda d’en savoir plus. Quelques fois, on a eu des rivières vomissant des tonnes de poissons morts (dans la plaine du Lamentin il y a encore quelques années) et personne pour donner une explication à ces phénomènes. Personne n’a, à ma connaissance, été par la suite inquiété. Il savoir que la consigne pour les autorités nationales est grosso-modo de "ne pas faire de vagues". On laisse donc trainé, entre les mains d’hommes politiques locaux, à la compétence parfois discutable, des dossiers importants qui mettent des décennies a être réglé. Sans compter les copinages divers et variés.

A cela s’ajoute la chape de plomb représenté par l’omnipotence de l’oligarchie Béké dans quasiment touts les domaines de l’économie. (De l’agriculture de plantation, à la grande distribution en passant par l’industrie des carrières). Ils tiennent le pays. Bien sur il existe des petits agriculteurs mais ceux ci ne font pas vraiment le poid et beaucoup ne sont pas vraiment des lumières utilisant les produits phytosanitaires en dépit du bon sens. (Ça changera peut être avec les jeunes génération d’agriculteurs mieux formés).

Autre composante, la culture du dénie. Les catastrophes arrivent, mais, "c’est le destin", "la volonté de Dieu" etc. La faute a personne. Et donc, on continue a faire les même bêtises. Jusqu’à la prochaine fois. De toutes façons, c’est "le pays du bon Dieu". Rien de ce qui est "local" ou "traditionnel" ne peut être mauvais. Alors on continue. Comme grand papa... Et si ça merde trop, la France épongera à coup de millions d’Euros.

Enfin, il ne faut pas oublier le poids énorme des syndicats agricoles et de l’agriculture dans l’économie locale. Modifier les méthodes de travail coute cher et face à la concurrence des compagnies US on passe sur beaucoup de choses pour ne pas plomber l’exportation de la banane déjà subventionnée. De toutes façons, si on met trop le nez dans les affaires des planteurs les syndicats bloquent le port, l’autoroute ou l’aéroport avec leurs tracteurs. Et souvent leurs petits copains routiers et dockers viennent leur donner un coup de main pour foutre le souk. Le tout pour le plus grand bénéfice finale des gros propriétaires. Assez marrant d’ailleurs de voir des syndicats classés à l’extrême gauche bosser plus ou moins consciemment pour les intérêts de la caste au sommet de l’économie. Donc, tout va bien. On met le couvercle sur la cocotte. Jusqu’au moment ou ça pète.

J’espère que suite à ce scandale la population locale va enfin se réveiller et réagir contre ceux qui les ont sciemment empoisonné et ceux qui ont laissé faire...

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 18 septembre 2007 à 13H40

une question me taraude

ces pesticides sont interdits depuis 1990 en France ,la Martinique et la Guadeloupe ne seraient donc pas Francaises ?

d’autre part 17 ans d’utilisation intensive supplementaire suffisent à expliquer les ravages !!!

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(IP:xxx.xx9.100.40) le 18 septembre 2007 à 13H56

A cause du pognon et des actionnaires de multinationales l’avenir de l’homme c’est malheureusement cela :

http://www.photosaga.com/curios/ima...

Qu’es-ce que l’on attend pour tout faire péter !

@+ P@py

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par Luciole (IP:xxx.xx8.211.178) le 18 septembre 2007 à 14H32

Merci pour cet article.

Je suis d’accord avec le Chat et j’insiste sur nos devoirs de citoyens : à chaque fois que nous NE mangeons PAS bio, nous contribuons à empoisonner nos semblables, les autres animaux, les plantes et à rendre la terre stérile.

Bon appêtit !

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 15H15

D’accord avec vous, Luciole, et je trouve même chez mon magasin Bio préféré, des bananes Bio (produites généralement en Colombie, mais pas seulement...) : la preuve qu’on peut faire de la culture de qualité sans empoisonner la planète.

Hélas, en ce qui concerne les Antilles, la culture Bio, ça semble compromis pour un bout de temps si j’en crois l’annonce que la durée de rémanence serait de 100 à 200 ans avant de retrouver des terres exemptes de saloperies...

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par Luciole (IP:xxx.xx8.211.178) le 18 septembre 2007 à 16H05

@ Alberto

L’irréversibilité des bêtises faites au nom de la science et du progrès est effectivement révoltante.

Je pense également à toutes les personnes qui trouvent que la nourriture bio est chère, mais ne râlent jamais contre le prix de leur téléphone portable et mangent de la viande à tous les repas, voire prennent l’avion dès qu’ils partent en vacances.

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par Polemikvixtor (IP:xxx.xx6.188.213) le 18 septembre 2007 à 15H11

Il devient urgent d’étudier des Bananes OGM pour eviter ce genre de problemes

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 15H26

Polemikvixtor : tu peux te gaver de nourritures issues de cultures OGM si tu aimes ça, ton problème commencera quand leur nocivité sera avérée et que le retour en arrière vers les cultures traditionelles sera problèmatique !

Pour le moment, nul besoin de forcer tes voisins à en consommer.

Bien à toi.

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par Polemikvictor (IP:xxx.xx6.188.213) le 18 septembre 2007 à 19H53

Je ne trouve rien y compris sur le site de Greenpeace contre les Bananes OGM

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par ZEN (IP:xxx.xx4.85.47) le 18 septembre 2007 à 15H37

On n’a pas d’étude, malheureusement, sur les pays grands producteurs de babanes , comme le Costa-Rica, domaine réservé de l’United Fruit Company, où l’épandage par avion des produits toxiques, se fait pendant le travail des ouvriers, qui sont sensés porter un masque...

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par seigneur_canard (IP:xxx.xx2.40.133) le 18 septembre 2007 à 15H40

Oui, manger bio, c’est très bien... Si on a le budget. Et, quoi qu’on en dise, ce n’est pas à la porté de toutes les bourses, loin de là. Après, l’utilisation ABUSIVE de pesticide et d’engrais est dangereuse, mais, c’est grâce au développement des engrais chimiques au XIXe siècle que les les famines et les disettes ont disparue du monde occidental et de bon nombre de pays en développement. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Avec une culture exclusivement BIO, quelles superficie de terres devraient être dévouée à la culture de subsistance rien qu’en France pour nourrir 60/65 millions de personnes ? Il faut trouver une balance. Un juste milieu entre le tout engrais/pesticide et le 100% bio. Quand aux OGM estampillés Monsanto ou autre non merci. Leur dangerosité est double. Tant sur le plan de leur nature même et des risques sur l’environnement, que sur leur condition d’utilisation (brevet et contrats d’utilisation iniques).

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par Luciole (IP:xxx.xx8.211.178) le 18 septembre 2007 à 16H12

@ Seigneur Canard

2/3 des terres agricoles sont aujourd’hui vouées à nourrir les animaux d’élevage. Ce qu’il y a de plus coûteux dans la nourriture, c’est la viande.

La solution de l’équation prix + SAU est donc très simple : il suffit de réduire sa consommation de viande, voire de devenir végétarien.

Pour le reste, voire ma réponse à Alberto sur les gens qui se plaignent du prix du bio mais ne dédaignent pas de prendre l’avion pour partir en voyage... Un billet d’avion, cela paye beaucoup de fruits et légumes bio.

Je tiens également à signaler que le pain et le lait bio ne sont pas plus cher que leurs homologues aux pesticides.

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par Emmanuel (IP:xxx.xx5.135.250) le 18 septembre 2007 à 16H30

"Oui, manger bio, c’est très bien... Si on a le budget."

Si les externalités négatives de la bouffe merdique étaient intégrées à son prix, elle serait plus chère que la bouffe bio...

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par alberto (IP:xxx.xx5.200.185) le 18 septembre 2007 à 17H12

Emmanuel : Très bonne remarque ! voir le "trou" de la sécu !

Luciole : Ils partent en avions mais tous ne reviennent pas...

Seigneur-Canard : les disettes en Europe ont aussi et surtout été stoppées par l’invention de la Nouille, le développement de la culture de la Patate, et l’invention de la Conserve de Nicolas Appert.

Zen : j’ai connu des exploitations de pommiers en Normandie où le turn-over des employés agricoles était effrayant : un simple petit foulard autour du pif pendant que les camions leur passaient au ras en aspergeant... le "produit" !

Nous et la Sécu n’en avons pas fini avec ces problèmes...

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par seigneur_canard (IP:xxx.xx2.40.133) le 18 septembre 2007 à 21H45

Je crois, chère Luciole, que vous vous trompez un peu en disant en gros "qu’on a qu’a faire des économies sur autre chose". Le cerveau humain il ne marche pas comme ça.

le budget "bouffe" et le budget "voyage" sont deux choses très distincts chez quasiment tout nos concitoyens. On est plus facilement prêt à se nourrir de "junk food" pendant quelques temps que de renoncer à autre chose (loisir, voiture neuve etc...). Pourquoi ? Tout simplement parce que le plaisir associé a une telle dépense est plus important que celui procuré par une saine nourriture. On se souvient du voyage au maroc, pas de son dernier steack frite salade.

Et de toutes façon, ce raisonnement ne tient que pour les gens ayant un budget suffisant pour avoir des secteurs pouvant faire office de "vase communiquant". En gros les pauvres, ne peuvent pas manger autre chose que des saloperies. Quand on tire le diable par la queue on ne peut pas se dire qu’on va manger de la bouffe bio en se privant d’autre chose. Tout simplement parce que ce "autre chose" n’existe pas.

Autre chose, si l’introduction de la culture de la pomme de terre, de la conserve et l’utilisation du blé sous forme de "pasta" a certes contribué a amélioré la nutrition (en terme de quantité d’énergie absorbée"), c’est bien le développement des engrais et autres pesticides chimiques qui ont permis d’augmenter de façon significatives les rendements agricoles. Il fallait bien les remplir de quelque chose les conserves ;-) . C’était sans doute un "mal nécessaire" à l’époque. Aujourd’hui, il serait temps de passer a autre chose. Mais quoi ?

Devenir tous végétarien ? Hors de question ! Nous sommes des omnivores après tout. Et cela déplacerait le problème. Il faudrait cultiver certaines plantes de manière intensive pour palier aux carences en protéines. Et franchement, soja matin, midi et soir... Très peu pour moi.

Il faut sans doute revoir les techniques d’élevage. Eviter la surproduction de viande en prévoyant équilibrant mieux l’offre et la demande. Pour éviter que des milliers de bêtes soient élevées et partent à l’abattoir pour rien. Car, je ne pense pas qu’on puisse changer de façon radicale notre mode vie. Il vaut mieux effectuer les adaptations par petites touches. D’ailleurs je suis toujours amusé de voir les gens discourir sur le fait de "devenir végétarien pour sauver la planète" en s’avalant une bouché de viande au passage.

Proposer des solutions "extrêmes" ça ne sert pas à grand chose. Les gens ne changent leurs habitudes que progressivement ou parce qu’ils n’ont pas le choix...

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par christian (IP:xxx.xx7.207.250) le 19 septembre 2007 à 12H20

L’agriculture biologique peut nourrir la population mondiale comme l’agriculture chimique..... sans les dangereuses nuisances dues aux multinationales de l’agrochimie. Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire (3/5 Mai 2007) organisée par la FAO à Rome. Cet organisme peut difficilement être accusé d’être à la solde du lobby écolo-gaucho-anti progrès. Vous pouvez taper sur votre moteur de recherche : agriculture biologique fao. Vous aurez toutes les précisions. Ce mode d’agriculture est même le seul à pouvoir nourrir l’humanité dans le futur, car il maintient et même reconstitue les sols épuisés par les techniques productivistes. (Voir, par exemple, la baisse catatrophique du taux de matière organique du sol de la Beauce).

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par Luciole (IP:xxx.xx3.118.103) le 19 septembre 2007 à 21H17

@ Seigneur Canard

Je suis devenue végétarienne parce que depuis que j’ai pris conscience de la crise mondiale du marché des céréales, j’avais l’impression de manger un gosse africain à chaque fois que j’avalais une bouchée de steak.

C’est facile de taxer de snobisme mes scrupules et de trouver que je m’oppose au bonheur des gens... Oui, je m’oppose à la satisfaction des ogres parce que j’ai mal pour leurs victimes.

Et je ne réglerais jamais mon sens moral sur la forme de mes canines.

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par Philippe VIGNEAU (IP:xxx.xx3.82.128) le 18 septembre 2007 à 17H31

moi ce qui m’etonne le plus c’est que cette etude sorte enfin... avec toutes les consequences economiques qui ne vont pas manquer de se produire (qui va acheter de la banane martiniquaise maintenant ?), on aurait pu croire que ce scandale resterait cache comme bien d’autres... et bien tant mieux...

en esperant maintenant que ce scandale prenne l’ampleur qu’il merite !

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 18 septembre 2007 à 17H39

les bananes certifiées "Ecocert" que j’achète viennent de la Republique dominicaine ! c’est à coté de la Martinique et je n’ai jamais compris pourquoi on ne faisait pas pareil !!

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par Justine Clément (IP:xxx.xx2.205.89) le 18 septembre 2007 à 17H52

A Philippe Vigneau : l’information tombe avec un à-propos remarquable au moment où nous n’aurons plus de bananes martiniquaises sur nos étals pendant plusieurs mois, suite au passage de Dean...

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(IP:xxx.xx3.188.25) le 18 septembre 2007 à 18H30

En France depuis qqs années est reconnu comme Maladie professionnele chez les vignerons un cancer du cerveau.

Ce produit est il aussi cancérigène chez les mangeurs de raisins et les buveurs de vin ?

Nos bananes sont déjà tres sélectionnées et l’application des produits phytosanitaires a hyperselectionné les maladies et les insectes ;

La banane n’est pas un fruit ce n’est que de l’amidon. On peut s’en passer.

BOYCOTTONS CHIQUITA

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 18 septembre 2007 à 19H06

"Au moment où l’on va replanter, on a l’occasion d’utiliser peu ou pas de pesticides."

je savais pas que l’usage des pesticides concernait principalement la plantaison, heureusement que notre ministre nous a éclairé la dessus, je me coucherai moins con.

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par herbe (IP:xxx.xx5.154.79) le 18 septembre 2007 à 20H22

Je redonne ce lien :

http://www.bondamanjak.com/content/...

Déjà donné sur un article connexe d’Agoravox :

http://www.agoravox.fr/article.php3...

En clair ce "feu" qui couve depuis très longtemps a enfin (?) une certaine couverture médiatique.

A suivre... Certains "pompiers" désignés d’urgence sont déjà à l’oeuvre...

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par herbe (IP:xxx.xx5.154.79) le 18 septembre 2007 à 20H28

Que penser du droit de réponse qui figure la fin de l’article d’agoravox cité précédemment ?

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par palombier (IP:xxx.xx7.73.134) le 18 septembre 2007 à 21H52

Le 13/09/2007 les médias énonçaient les résultats d’un rapport présenté en 3 versions faisant corps traitant de la cause des cancers en France Évolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000 220 p., Dépôt légal : septembre 2002, Edité le 5/08/2003, Les causes du cancer en France Rapport version abrégée, 48 p., non daté, Les causes du cancer en France nouvelles données scientifiques dossier de presse, 13 p. non daté. Les experts nous précisent que l’on ne peut imputer de pouvoir cancérigène aux pesticides, selon l’argumentation reproduite ci-après. << Plusieurs pesticides ont été accusés de causer des cancers chez l’homme, mais aucun des pesticides utilisés actuellement n’est cancérogène chez l’animal ou chez l’homme (Siemiatycki et al, 2004). Quelques études cas-témoins montrant une association entre l’exposition et des cancers ont été publiées, mais ces résultats sont sans doute dus à plusieurs facteurs : i) en raison du grand nombre d’études effectuées, il est normal que certaines études soient positives à cause des fluctuations statistiques ; ii) à des biais de mémoire, les sujets atteints de cancer ayant davantage tendance à se rappeler des expositions que les sujets bien portants ont oublié (Shuz et al, 2005). Un exemple de tels biais est donné par les résultats faussement positifs rapportés pour les catabolites du DDT. Les premières études publiées étaient très positives. Les études ultérieures n’ont pas retrouvé ces résultats et l’analyse conjointe de l’ensemble des données a permis de l’exclure. (figure B10.1). En conclusion, le lien putatif entre pesticides et cancer ne repose sur aucune donnée solide. >> Sur le plan scientifique, la consultation des publications citées ci-dessus infirment ces allégations : 1) Siemiatycki J. dans “ Dépistage des cancérogènes en milieu de travail ” Université de Montréal, 2005, répertorie selon la terminologie du CIRC, - 2 pesticides cancérigènes certains - 3 pesticides probables - 17 possibles ; responsables de leucémies, cancer du système nerveux et des poumons, responsables de lymphomes non hodgkinien. 2) Shuz J. en 2001 met en évidence le risque des pesticides utilisés dans le traitement du bois, son étude est rapportée par Sténuit J. & Van Hammée M. L. dans “Aperçu sur l’épidémiologie des pesticides” qui concluent “Combien d’études va-t-on encore devoir faire avant d’interdire les pesticides soupçonnés d’induire des malformations congénitales ou des cancers chez les enfants ? Combien d’enfants payeront-ils de leur vie les atermoiements des responsables toujours en attente d’une preuve irréfutable ? ” Sur le plan administratif “le lien putatif entre pesticides et cancers” est consolidé. En effet, la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) est prélevée sur les pesticides classés Cancérigènes, Mutagènes et Reprotoxiques (CMR). Attendu que le rapport des experts écarte la cause des pesticides, nous serions incités à croire que la TGAP est objet d’une perception indue. Mais leur rapport désuet est contredit par les documents suivants : 1) Le plan interministériel de réduction des pesticides du 28 juin 2006 dresse la liste des 47 produits toxiques dotés d’un pouvoir aggravé Cancérigène Mutagène et Reprotoxique. 2) L’index phytosanitaire ACTA 2007 se réfère au risque cancérigène suspecté depuis le 31 juillet 2004 ; et aux risques suivants : R 40 = effet cancérogène R 45 = Peut causer le cancer R 46 = peut causer des altérations génétiques héréditaires R 49 = Peut causer le cancer par inhalation. R 60 R 61 R 62 R 63 concernent la fertilité, la reproduction et les malformations congénitales. 3) La directive 91/414/CEE qui traite de la mise sur le marché des produits phyto-pharmaceutiques fut modifiée le 12 septembre 2007. Il y est soutenu l’interdiction des substances génotoxiques, carcinogènes, toxiques pour la reproduction ou exerçant des perturbations endocriniennes, il y est proposé d’y ajouter les substances neurotoxiques et immunotoxiques. 
 Il s’agit de ne prendre aucun risque qui pourrait se révéler, à terme dangereux pour la santé d’autrui.

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par Colombier répond à Palombier (IP:xxx.xx7.73.134) le 18 septembre 2007 à 21H58

Les chiffres annoncés par les médias font état du rapport sur l’évolution de l’incidence des cancers en France entre 1978 et 2000. Ce sont des données réchauffées du rapport publié en 2002 qui alimentent les médias. On annonce essentiellement que les causes sont imputables au risque comportemental : le tabac, l’alcool, les hormones. (TSH) D’autres risques sont aussi répartis de façon discutable (ensembles et sous-ensembles non cohérents)... On peut lire : << Un résultat est qualifié de significatif s’il a moins de cinq chances sur cent d’être observé sous l’effet du hasard. Il faut donc s’attendre en l’absence d’effet à ce qu’une étude sur vingt paraisse significative simplement du fait des fluctuations statistiques. Il existe au cours de la cancérogenèse de nombreuses interactions entre différents agents  (tabac-alcool, tabac-radon, virus hépatite B et aflatoxine, etc...). Il en existe aussi entre agents exogènes et endogènes. Plusieurs agents cancérogènes qui isolés ont peu d’efficacité pourraient avoir un effet quand ils sont administrés à certaines périodes de la vie ou conjugués à d’autres .... facteurs épigénétiques ou génétiques peuvent accroître la fréquence de certains cancers. Facteurs de sous-estimation : le rapport n’a pas pris en compte quelques produits dont la cancérogénicité est suspectée mais non scientifiquement établie tels que les gaz d’échappement des moteurs diesel (pour les chauffeurs ou les mécaniciens), certains solvants, etc.... Il n’existe, en France, pas de registre national, mais on dispose d’une dizaine de registres du cancer couvrant environ 15% de la population française. Les données de mortalité sont disponibles pour l’ensemble de la France à partir de l’analyse des certificats de décès. >> Le dossier de presse accompagnant le rapport, est édifiant : Le tableau comparatif des causes ne présente que les causes avérées (tronqué il élude les causes non avérées 75 %) Ce qui permet d’écrire " les pourcentages annoncés ne s’additionnent pas " En effet les chiffres ne sont représentatifs que 22 % du total pour les hommes et 27 % pour les femmes. Quand à la cause chimique ( inclue dans risques "professionnels" et dans "polluants") elle ne peut se retrouver que dans les causes non avérées. Une calculette permet de déduire que les risques non avérés représentent 75 % des cancers. On retombe les chiffres de D. Belpomme qui dit risque environnemental 75 % chimique 55 %. Il faudrait en finir avec les distributions incongrues. Les risques se répartissent en premier chef selon leur nature intrinsèque : - Physique ( radiations, irritations, UV ...) - Chimiques ( molécules .. ) - Biologiques ( Bactéries, virus et génome...) on peut les distribuer ensuite selon un critère anthropomorphique - comportemental - environnemental ou selon leur implication  - endogène  - exogène Il est alors possible de les distribuer de façon plus précise : ex : amiante : risque physique environnemental  pesticide : risque chimique environnemental alcool : risque chimique comportemental (Un risque peut cumuler plusieurs connotations environnementale et comportementale...) Les notions endogènes et exogènes servent surtout à écarter les responsabilités. La littérature montre qu’à chaque fois que ces termes sont utilisés, c’est pour dégager une responsabilité individuelle que l’on mute en risque comportemental. Je note que ce rapport a été publié le 5 août 2003 et il n’a suscité de réactions des média qu’après  le discours de Monsieur Sarkosy au salon SPACE à Rennes le 1 septembre 2007 : << ll est indispensable de définir un nouveau plan de réduction des engrais et pesticides, afin de préserver la santé de leurs utilisateurs. Je voudrais d’ailleurs dire à l’ensemble de la communauté internationale que les agriculteurs sont les premières victimes et non pas les premiers coupables...>>

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 20 septembre 2007 à 13H23

J’ai lu le rapport de l’Academie sur les causes des cancers-version en anglais et resume en Francais. Je le trouve excellent et honnete. En particulier, il donne d’excellents resulats sur les dangers auxquels on peut s’exposer et sur les progres qui se font.

Ma seule critique est qu’ils ont un mauvais secretariat, et que les unites de certaines de leurs figures disparaissent sur l’exemplaire .pdf que je me suis procure de leur rapport resume en Francais. On ne peut demander a de respectables academiciens d’etre des experts en informatique et d’empecher que lors du passage de word a pdf leurs figures ne soient pas degradees...Mais ca fait pas serieux !

Il me semble que la critique essentielle qu’en font certains, c’est d’affirmer que la pollution generale (hors tabagisme et exposition professionnelle, mais aussi hors solaire : 1% des cancers !) ne peut guere etre cause que de 0.5 % des cancers, du moins en l’etat des connaissances actuelles.

Cela se combine au reproche qu’ils ne trouvent d’explication qu’a a peu pres 25% des cancers. Ca parait a certains difficile d’imaginer que si demain ils developpent un cancers, on n’aura pas de cause a leur donner ! C’est d’evidence un probleme aujourd’hui : si on developpe un cancer, on cherche une cause, et on cherche un remede, et cela n’importe ou : ne dit-on pas que Mitterrand est alle chercher des faiseurs de miracle fumeux pour echapper a son funeste sort ?

Malheureusement, on ne connait pas bien les causes des cancers, malgre des progres tres remarquables : le fait qu’on ait compris qu’une bacterie etait impliquee dans l’ulcere de l’estomac a a la fois diminue le nombre de cancers de l’estomac et le nombre de clients des psychanalistes qui amenaient une explication fausse de la cause des ulceres...

Les explications simplistes de Belpomme sont du meme modele : comment peut-on se pretendre scientifique et aller raconter qu’il faut se tenir a distance des lignes a haute tension, ou autres balivernes ? De meme, il a fallu un courrier des medecins specialistes aux malades de la thyroide pour degonfler la rumeur cherchant l’explication dans Tchernobyl ! Ceux-ci se retrouvaient pris en otage par les sectes antinucleaires.

Pour le cancer, on peut etre desole, mais il y a beaucoup de variations individuelles, et il y a encore beaucoup de choses qu’on ne sait pas. Mais mettre tout sur le dos de la "pollution generale" ou particuliere, c’est chercher l’explication dans le fleau de Dieu du moyen age ! Ce qu’on sait aussi, c’est que le cafe, les champs electromagnetiques, et bien d’autres choses ne semblent pas avoir d’effet, malgre de nombreuses etudes et les affirmations des faiseurs d’opinion.

La science ne repond pas a tout, mais je pense devoir reagir quand on raconte n’importe quoi !

Karva

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par Bevilacqua from Guadeloupe (IP:xxx.xx8.166.216) le 18 septembre 2007 à 22H27

En attendant on peut manger des bananes, elles restent excellentes, par contre les légumes en terre (ignames, patates douces, ...) peuvent présenter des risques si les terrains n’ont pas été testés.

L’eau a également longtemps été polluée aux organo-chlorés, avant la "révélation" de 2000 et la mise en place des filtres à charbons actifs sur les principales sources.

Ma prostate va bien, merci, mais je ne suis ni ouvrier agricole, ni gros consommateur des produits traditionnels de l’agriculture ...

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 19 septembre 2007 à 09H50

Je pense que le docteur Belpomme est avant tout un faiseur qui se pare d’arguments scientifiques pour lancer des theories fumeuses. Savez-vous qu’il recommande de vivre loin d’une ligne a haute tension pour eviter le Cancer.

Concernant ses annonces mediatiques, l’institut de Veille sanitaire a du se fendre d’un communique pour contrer les informations fantaisistes de Belpomme qui s’etalient complaisamment dans les journaux :

J’en donne le texte ci-dessous. Je veux insister en tant que scientifique sur le caractere irresponsable de ce genre de personne qui ne cherche que le succes mediatique en jouant de maniere gratuite sur les peurs que toute personne peut avoir pour sa sante.

"Communiqué de presse Pesticides organochlorés et santé publique aux Antilles françaises

(18 septembre 2007)

L’utilisation des pesticides de la famille des organochlorés (dont le chlordécone) a été intense aux Antilles françaises, en lien avec la culture de la banane. Les risques potentiels pour la santé de ces produits, ainsi que leur grande rémanence dans l’environnement ont entrainé des restrictions d’emploi à partir de 1969, puis leur retrait définitif. Le chlordécone a été définitivement interdit aux Antilles en septembre 1993 (avec un délai dérogatoire de trois ans après l’interdiction en métropole, suite aux dommages entrainés dans les bananeraies par deux cyclones).

Du fait de leur rémanence, ces produits sont toujours présents dans les sols et les habitants des Antilles peuvent être exposés par voie alimentaire principalement. Ceci a conduit l’Institut de veille sanitaire à s’intéresser à ce problème depuis plusieurs années. Ainsi, un rapport faisant le point des connaissances sur les dangers et les valeurs toxicologiques de référence des insecticides organochlorés utilisés aux Antilles a été publié en 2004. Deux numéros du bulletin d’Alertes et de Surveillance Antilles Guyane (BASAG) ont également été consacrés à cette question en juin 2005 et juillet 2006. Ces documents sont publics et disponibles sur les sites internet de l’InVS www.invs.sante.fr et de la Cire Antilles-Guyane http://www.martinique.sante.gouv.fr....

Les résultats des recherches effectuées chez l’animal, mais aussi, dans le cas du chlordécone, chez l’homme dans une cohorte de personnes exposées massivement à la suite d’un accident industriel survenu aux Etats-Unis, ont révélé une toxicité principalement hépatique, neurologique et sur la reproduction. Ces effets ont été observés pour des expositions beaucoup plus importantes que celles enregistrées aux Antilles. A ce jour, aucun lien n’a été démontré entre l’exposition aux pesticides aux Antilles et les observations sanitaires qui y ont été effectuées : la plus grande fréquence absolue du cancer de la prostate aux Antilles par rapport à la métropole peut être expliquée par l’origine ethnique de la population (facteur de risque bien documenté aux Etats-Unis). La diminution du nombre d’enfants par femme est également non spécifique et relève de bien d’autres causes que d’un impact sanitaire sur la biologie de la reproduction.

Toutefois, plusieurs études sont actuellement en cours pour améliorer les connaissances, et, le cas échéant, orienter les mesures préventives. Il s’agit notamment des études Ti Moun et Karuprostate conduites par l’unité 625 de l’Inserm, s’intéressant pour la première aux pathologies de la grossesse, à la croissance intra-utérine, à la fonction thyroïdienne et au développement neurologique, pour la seconde aux facteurs de risque du cancer de la prostate, ainsi qu’une étude de la répartition spatio-temporelle des cancers en Martinique conduite par la Cire Antilles-Guyane et l’association martiniquaise pour la recherche épidémiologique sur le cancer. L’institut de veille sanitaire maintient et renforce la surveillance aux Antilles pour détecter toute conséquence sanitaire potentiellement liée à la présence des pesticides organochlorés."

Fin du communique. JE CRAINS QUE LE MAL SOIT DEJA FAIT : le syndrome "on nous cache tout" va encore faire des ravages. Je suis desole du nombre de scientifiques qui se servent de leur position pour raconter n’importe quoi ! Qui va lire ce communique quand il a ete matraque par la radio ?

Pour moi, il y a un probleme de deontologie !

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 19 septembre 2007 à 10H55

Non, le pretendu "rapport Belpomme" n’a pas ete commande par le Parlement, mais par une association locale, du nom de "puma". Je trouve scandaleux qu’on fasse tant de bruit sur du vent. Une information serieuse ne peut se contenter de repercuter les assersion fantaisistes d’un individu mediatique !

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par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx0.104.45) le 19 septembre 2007 à 12H03

A propos des mêmes qui peuvent polluer puis dépolluer...

Je me demande si on ne devrait pas réflèchir à des moyens AUTRES de soigner notre terre.

De même qu’il existe des médecines alternatives, il existe des agricultures alternatives avec des méthodes de soins différentes. je pense en particulier à ’lagrodynamie... mais on peut peut-être aller plus loin : qui aurait des infos à ce sujet ?

Même des pistes vraiment alternatives : par exemple énergétiques (j’ai une fois entendu parler de pratiques d’une sorte "d’acupuncture" du sol, avec des pierres placées à des endroits particuliers... qu’en est-il d’une sorte de feng shui de terrain ou autres dynamisations ?

Si notre organiseme a des moyens de régénération quasi illimités (sauf par nos croyances ;-) !), je soupçonne qu’il pourrait en être de même pour la terre... non ?

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par cza93 (IP:xxx.xx6.68.220) le 19 septembre 2007 à 15H27

... moins fantaisiste, ... renseignez vous sur le non labour NATUREL selon Masanobu Fukuoka !

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 20 septembre 2007 à 15H21

C’est une blague ?

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par van (IP:xxx.xx7.212.217) le 19 septembre 2007 à 18H34

Malheureusement, je ne suis pas vraiment convaincu par le bio. Outre le prix prohibitif auquel sont vendu ces produit, leur culture se fait sur le terrain voisin d’un agriculteur qui lui, utilisera des pesticide sur son champ, donc la terre dans laquel pousse le produit bio est poluée, l’autoroute qui passe à côté du champ dégorge les hydrocarbures dans cette même terre, l’avion qui passe au dessus rejette lui aussi un poluant , les insectes polénisateur ne sont pas non plus neutre dans cette histoire, car eux ne font pas de différance entre bio et pas bio, et contaminent via le polène et autre substances sécrétés par une agriculture intensive. Bref, parler de bio dans ces conditions là relève à mon avis d’une forme de naiveté. Je suis autant scandalisé que vous sur les procédés employés par les groupes industriels pour développer ces cultures poluante et meurtrières, mais force est de se rendre à l’évidence ... le combat est perdu d’avance !!!

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par Luciole (IP:xxx.xx3.118.103) le 19 septembre 2007 à 21H21

@ Van

"Le combat est perdu d’avance".

C’est ce que pouvais dire les français sous Vichy comme alibi pour ne pas résister à l’ordre nazi. Ce sont les veaux qui plient de cette façon.

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par van (IP:xxx.xx5.71.120) le 24 septembre 2007 à 22H06

droit de réponse du "veau" :

Par pitié un peut d’intelligence et de recul !! Je serais curieux de savoir si tu te sent prête à abandonner tout le petit confort de ta vie !!! Ton lit, ta façon de te laver, de te déplacer, de communiquer, de te cultiver, de manger, de t’habiller ... etc etc Serais tu prêtes à l’imposer au reste du monde. Parce qu’il faut aller vite si on veut inverser la vapeur et limiter les stigmates de la présence humaine. Serais tu prête a dire à un paysan brésilien de stopper la déforestation de l’Amazonie alors que lui n’y vois que le seul moyen de nourrir sa famille ? Serais tu prêtes a dire à l’ouvrier chinois que tu ferme l’usine dans laquelle il bosse parce qu’elle rejette trop de CO2 et que maintenant, si il veut un travail il faudra qu’il soit plus regardant sur la pollution qu’il engendre ? Si tu est prêtes à ça, je te trouve un peut légère pour me donner des leçons sur Vichy et le totalitarisme nazi !!!

Bref avant de m’insulter et de sortir un argument aussi vide de sens, sans apporter d’élément + constructif, tourne ton index 7 fois au dessus le la souris et surtout profites en pour "réfléchir" et comprendre que ces problèmes n’impliquent pas uniquement notre société, et son écologie. Le problème devra se régler avant tout sur un plan social et économique à l’échelle mondiale !! Aux vues du respect des traités (Kyoto par exemple), des lois qui limitent les implantations d’éoliennes en France, l’apologie du nucléaire et de la consommation de masse faite par nos dirigeants (plébiscités par 52% d’entre nous je te le rappel et ils ne sont pas les seuls), savoir si il faut, oui ou non, manger bio et rouler en vélo me parait bien jolie voir "gentillais".

à bonne entendeur !!!

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par zinzan (IP:xxx.xx1.57.17) le 19 septembre 2007 à 18H41

Merci a karva de recadrer le débat en rappelant que le dr Belpomme est aussi et surtout un expert des plateaux télé... ce rapport met à jour des éléments qui ne datent pas d’aujourd’hui, et surtout sans aucune demonstration de la corrélation pollution/cancer avancé par le docteur.

La prudence est de mise et tout bon scientifique se garderait de faire des conclusions hatives, une étude épidémiologique est donc nécessaire pour en savoir plus.

Seulement la reprise à outrance de cet info dans les medias de grande écoute equivaut a une accaptation de ce nouveau scandale par le public...

Comme les OGM et bien d’autres dossiers, on ne cherche pas vraiment à comprendre et c’est bien dommage...

Quant à ceux qui voit dans le bio la solution miracle, je respecte leur choix, j’espère seulement qu’ils comprennent que la terre n’est pas peuplée de 6 milliards de bobo...

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par Bobby (IP:xxx.xx6.195.98) le 20 septembre 2007 à 15H59

Bonjour,

Bon article, je suis assez d’accord avez luciole... Pour ce qui concerne les OGM... la communauté européenne vient d’accepter jusqu’a 0,99 % d’OGM dans les produits dits "bio", au delà, il faut le mentionner ! ...

Une remarque au sujet des ondes électromagnétiques évoquées plus haut par Karva, les études menées en Espagne ont montré une incidence directe des lignes hautes tensions en terrain découvert sur la faune jusqu’à une distance de 300 mètres de celle-ci... on attend toujours les résultats dans d’autres pays !

... On peut toujours perdre un combat à l’avance, il est donc un peu plus logique de ne pas baisser les bras avant !

Conserver une certaine qualité de vie me paraît bien sûr de plus en plus difficile... et risque bien de s’aggraver prochainement si j’en crois mes perceptions, raison non suffisante pour crier ’je me rends’ au contraire !

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par 35330 (IP:xxx.xx0.79.81) le 23 septembre 2007 à 10H30

l’union europene à passé beaucoup de tepmps de réunion en réunion pour savoir si la longeurde la banane etait de 15cm devais etre de 20cm ronde ou carré ? comme pour la production du lait et de la viande (veau) pas de veau pas de lait donc veau du lait donc un robinet a chaque tétine au pis de la vache vive les apprentis sorciers depuis 1954 le clordecon à été ommologués au usa et interdit queques années plus tard sauf la france il liquider les stoks mais quele stocts si l’on ne connait pas la production du dit produit un peu comme le sang contminé encore une auto-amnistie en vue bra nous avons des élues petit four caviar et 30 personnes endormie pour voter un projet de loi et au petit matin et c’est la catastophe des élus seulement la pour la bonne retraite et le sénat une maison de retraite de lux pour la plus part des ratés en endormi pauvre France avec des élues comme cela l’on va droit dans le mur ces chercheurs qui cherche quoi ??? qui dise quoi ?? qui font des rapports que personne ne regarde voila comment l’on fait des absurdités aussi grave bravo encore et c’est loin de la métropole alors on sen fout


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