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Bactérie tueuse Eceh

Article publié le 9 juin 2011

Bactérie tueuse Eceh

Les scientifiques ne savent plus à quel saint se vouer.

L’épidémie liée à la bactérie tueuse continue à progresser en Europe, mais personne ne peut expliquer ses origines. La souche de cette bactérie Escherichia coli (Eceh) semble particulièrement agressive et résiste aux antibiotiques. Elle a été identifiée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une forme rare d'une bactérie Escherichia coli, « 0104:H4 ». Cette souche était déjà connue, a affirmé l'organisation mais ce serait la première fois qu'elle est décelée à l'occasion d'une épidémie. 

Elle provoque des hémorragies du système digestif et l’on sait que l'infection se contracte par la consommation d'aliments ou d'eau contaminés. Dans les cas les plus graves, l'infection dégénère en syndrome hémolytique et urémique (SHU), qui entraîne une destruction des cellules sanguines ainsi que des atteintes rénales.

Les bovins ou les ovins peuvent contaminer tout leur environnement avec leurs déjections et les légumes peuvent l'être par irrigation.

Le foyer de l'épidémie est limité à la zone de Hambourg, et les autorités sanitaires allemandes ont tout d’abord identifié des concombres espagnols comme vecteurs de la transmission.

Un vent de panique commença à souffler sur l'Europe, tandis que la vente des concombres tombait en chute libre. Le Premier ministre espagnol s’est alors élevé contre cette mise à l'index et a réclamé des dédommagements pour les préjudices subis.

Après cette accusation erronée, ce fut le tour des germes et des jeunes pousses de soja issus d’une exploitation agricole bio en Allemagne d’être soupçonnés et cette dernière hypothèse a alors réjoui les tenants de l’agriculture intensive, mais les tests réalisés sur des graines de soja de la ferme ont rapidement démenti cette piste. 

En attendant de trouver le coupable de cette épidémie, l’Union Européenne a annoncé dès lundi son intention de proposer des compensations financières pour venir en aide aux producteurs de fruits et légumes dont les ventes ont dramatiquement chuté.

Le concombre espagnol et le soja biologique ayant été acquittés, les scientifiques cherchent toujours la source de la contamination en Allemagne, alors que le professeur français André Picot, toxicologue de renom et directeur honoraire au CNRS, suggère une autre explication, dont il dit lui-même qu'elle est « folle ».

Il se demande si les forages concernant les gaz de schiste qui viennent de commencer en Basse-Saxe n'ont pas quelque chose à voir avec cette épidémie. Il a créé une association (ATC) à la frontière entre toxicologie et chimie et il vient de publier un rapport sur les gaz de schiste, où il explique ce que dégage leur extraction et pourquoi il existe des pluies d'oiseaux morts.

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Le 3 juin 2011, il répondait à des questions posées par le journal Sud Ouest.

 - Croyez-vous que la contamination soit due à un légume, concombre ou autre ? 

« Il n'y a pas que les aliments qui soient toxiques. La bactérie tueuse Eceh est une bactérie commune qui n'est pas pathogène, que l'on trouve partout et qui peuple nos intestins. Elle est d'ailleurs éliminée par eux et se retrouve dans les selles, donc dans le sol et dans l'eau. Et la contamination par le sol et par l'eau est aussi importante que par les légumes et les fruits. De plus, il peut s'agir d'une mutation de la bactérie qui n'a pas été encore détectée et qui multiplie par deux le risque pathogène. La mutation peut être due à la présence d'antibiotiques ou à l'irradiation. »

- Pensez-vous à une autre hypothèse sur l'origine de la contamination ?

« Une théorie folle pour laquelle je n'ai aucune preuve. Le foyer de départ semble être la région de Hambourg. Or l'Allemagne, où Exxon Mobil détient des baux sur 750 000 hectares dans le bassin inférieur de la Saxe (Basse-Saxe), commence à y extraire du gaz de schiste. On sait que ces forages rejettent de grandes quantités d'eau en surface qui, si elle n'est pas traitée convenablement avant de se retrouver dans l'environnement, peut générer des pollutions conduisant à des problèmes sanitaires. Et, contrairement aux Américains, les Allemands n'utilisent pas de biocides, qui sont des pesticides à usage non agricole dont la substance active exerce une action contre les organismes vivants dits “nuisibles” *. Nous avons des collègues qui suivent ce type d'actualité allemande, notamment en Pologne. Nous vivons théoriquement dans un monde très aseptisé. La chaîne du froid fonctionne bien, et les risques de contamination sont limités »

- Qui peut réfléchir et proposer des solutions à ce type de problèmes ?

« Des microbiologistes, pas des chimistes. Si on analyse l'eau issue des fractures, on s'aperçoit qu'elle sort très acide et que, au fur et à mesure qu'elle remonte, des bactéries remontent aussi. Mais on peut aussi les neutraliser. Les plus capables dans ce domaine sont les gens de l'Institut Pasteur et les Américains.

* Il existe une directive communautaire (98/8/CE) sur la mise sur le marché des produits biocides et l'harmonisation de la réglementation des États.

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Cette hypothèse de la pollution due à l'extraction du gaz naturel, si folle soit-elle, ne peut que renforcer, si elle en a encore besoin, la certitude que la fracturation hydraulique est une catastrophe écologique qui doit être écartée définitivement des projets du gouvernement français. 

Thèmes

Alimentation Légumes Santé menacée

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commentaires
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par Patrick (IP:xxx.xx8.65.25) le 9 juin 2011 à 15H09

Bonjour,

ah, un article sur la bactérie ECEH qui interroge sans délirer. Ca fait du bien.

Mais il n’y a pas que les auteurs d’articles qui délirent parfois, il y a aussi les "Autorités sanitaires européennes" qui affirment à chaque changement d’opinion que cette fois, promis, elles détiennent la vérité. Ainsi on a déjà changé d’agent pathogène (même si à chaque fois ça reste une Eschérichia Coli), et plusieurs fois de vecteurs. Mais à chaque fois un produit végétal BIO quand l’ECEH se développe essentiellement dans les produits d’origine bovine...

Et ce sont des spécialistes ! Manifestement les Autorités sont dans un état de panique qui les amènent à produire une rumeur délirante. Il faut faire le diagnostic étiologique et différentiel des recto-colites hémorragiques. Et rappeler qu’Hambourg est un port où transitent des produits du monde entier, et notamment du Japon.

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par Patrick (IP:xxx.xx8.65.25) le 9 juin 2011 à 16H04

Je précise : une bactérie entéro-hémorragique (mais donc décidemment laquelle ?) peut se développer sur des lésions hémorragiques de la muqueuse intestinale.

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(IP:xxx.xx9.2.152) le 12 juin 2011 à 10H22

"par Patrick (IP:xxx.xx8.65.25) le 9 juin 2011 à 16H04 Je précise : une bactérie entéro-hémorragique (mais donc décidemment laquelle ?) peut se développer sur des lésions hémorragiques de la muqueuse intestinale."

- "une bactérie entéro-hémorragique .....peut se développer sur des lésions hémorragiques de la muqueuse intestinale"=> Lésions hémorragiques initiales dont la cause serait ??????Cà ne tient pas de debout ! Cà fait un peut serpent qui se mord la queue non ?

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(IP:xxx.xx9.2.152) le 11 juin 2011 à 11H48

"Mais il n’y a pas que les auteurs d’articles qui délirent parfois, il y a aussi......

.....le professeur français André Picot, toxicologue de renom et directeur honoraire au CNRS, suggère une autre explication, dont il dit lui-même qu’elle est « folle ».

Il se demande si les forages concernant les gaz de schiste qui viennent de commencer en Basse-Saxe n’ont pas quelque chose à voir avec cette épidémie."

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(IP:xxx.xx9.2.152) le 12 juin 2011 à 10H28

"Et rappeler qu’Hambourg est un port où transitent des produits du monde entier, et notamment du Japon."

- Mais également de Chine, grande spécialiste de la falsification, du bricolage clandestin, de l’arnaque organisée, du mensonge institutionalisé,du détournement et du pillage de brevets, etc... Il faut rappeler que, comme par hasard, et nos médias à la botte, sont restés très discrets là-dessus, que ce sont les Chinois qui a priori non concernés, ont été les premiers à identifier, et ce très rapidement (alors que plusieurs labos spécialisés européens se cassaient les dents, la bactérie en question... Etonnant non ?

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par mamouda (IP:xxx.xx7.169.214) le 9 juin 2011 à 17H12

et si c’était une mutation effectuer en labo par génie génétique ?

votez :
par zed (IP:xxx.xx5.237.203) le 9 juin 2011 à 22H50

Piste génétique, lire ceci :

http://www.naturalnews.com/032622_e...

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