Article publié le 5 décembre 2007
Léon Guéguen, directeur de recherches à l’INRA , nous donne son éclairage sur une question sensible qui fait réagir violemment tous les internautes pacifistes...
Les méthodes dites biodynamiques excluent les engrais chimiques et produits phytosanitaires de synthèse, mais ont aussi recours à des procédés faisant appel aux « forces cosmiques, vitales et vibratoires ». À titre d’exemples : l’utilisation de dilutions de purin d’ortie pour fertiliser et régénérer le sol et la pulvérisation à doses homéopathiques d’un mélange d’humus et de silice pilée. Ainsi, dans une recette préconisée par un gourou à des viticulteurs bourguignons dans un récent reportage télévisé, est-il précisé de « pulvériser, en accord avec les conjonctions astrales, à raison de 4 g par hectare (0,4 mg par m2 !), un mélange d’humus ayant subi une maturation pendant un an sous terre dans une corne de vache et de silice pilée dynamisée par agitation ». Même si cette méthode avait, soi-disant, été approuvée par un ingénieur chimiste, elle peut laisser perplexe ! À défaut d’être homologuées comme tous les autres produits utilisés en agriculture, ces préparations bénéficient en général de l’indulgence du législateur. Ainsi, les préparations à base du fameux purin d’ortie n’ont plus besoin d’apporter la preuve de leur efficacité et sont dispensées d’homologation !
La théorie sur les transmutations biologiques (ou à faible énergie), relevant de la fusion froide en biologie, a connu sa période faste entre 1970 et 1980, propagée par les ouvrages de C.L. Kervran dont les « pseudo-preuves » de transmutations avaient pourtant été démantelées scientifiquement.
L’interdiction des engrais minéraux solubles demeure dogmatique pour l’essentiel car tout fertilisant doit être mis en solution avant son absorption par la racine. Pourquoi interdire les nitrates de synthèse et autoriser les nitrates du Chili de même nature et aussi solubles, parce qu’il s’agit de guano naturel ? Sachant que la fixation symbiotique de l’azote de l’air par les nodosités des racines n’est possible que chez les légumineuses, (sauf peut-être un jour grâce à la transgénèse ?), comment pourrait-on se passer, pour toutes les autres espèces végétales, des nitrates de synthèse fabriqués à partir de l’azote atmosphérique, inépuisable et peu coûteux ?
En fait, le terme « naturel » ouvre les portes, par exemple aux phosphates naturels broyés autorisés sans les transformations destinées à les purifier (fluor, cadmium…) et à les rendre plus assimilables par la plante ou l’animal (sous les formes de phosphates bi- ou monocalcique), ou à la sylvinite, minerai potassique, au lieu du chlorure de potassium, etc.
Pour le reste, liez cet article :
Cet
article a été publié dans le n° 276 de Science et pseudo-sciences,
revue de l’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS)
: http://pseudo-sciences.org/spip.php?article692
Renseignements
— sur l’association : http://pseudo-sciences.org/spip.php?rubrique35
— sur la revue : http://pseudo-sciences.org/spip.php?rubrique15
Thèmes
Je pense que les scientifiques de l’afis (pseudo-sciences dot org) seraient mieux employés à dénoncer l’agriculture intensive ainsi que les dégâts à moyens et long terme des pesticides et des engrais chimiques, car le danger des productions monsantaises me semble bien plus important que celui d’un purin d’ortie fait à la lune montante dans le capricorne.
Intituler "Les bases de L’agriculture biologique..." en ne se référant qu’à UNE forme d’agriculture biologique constitue un acte de tromperie manifeste.
Bien entendu cette tromperie n’abusera pas des personnes qui savent qu’il existe différentes formes d’agriculture plus ou moins "biologique" car on trouve dans ce domaine une grande variété de pratiques.
Mais toute personne un peu moins informée pourra être tentée de qualifier l’agriculture biologique de "foutaise astro-mystique" ou équivalent (et je m’abstiendrai de tout qualificatif personnel).
Je n’ai pas le temps d’examiner de plus près la littérature de votre cher Léon, mais choisir cet angle d’attaque afin de décrédibiliser l’agriculture biologique ne me semble pas de la plus grande finesse tant il sera aisé de démontrer que la vision absurdement étroite de cette l’agriculture qu’il choisit ne reflète en rien la réalité.
Afin que l’on sache que l’agriculture biologique n’est pas réductible à la biodynamie je ne proposerai qu’un lien vers un un institut de recherche suisse en agriculture biologique qui existe depuis plus de 20 ans et compte à son actif des milliers de publications...
vous pratiquez bien cette nouvelle "com générationnelle" .
cette écriture binaire qui semble dater un peu .
POURQUOI ne pas prendre le meilleur de ce qui nous est offert ?
pourquoi le bio parce que l’agriculture classique a exagéré . les produits proposés ne sont plus gouteux ( au sens de la papille ), étonnement dans l’article de l’afis il n’y a pas un mot sur ce sens .
le bio dans les cantines scolaires plait aux enfants justement parce qu’il a plus de gout .
et ce ne sont pas des scientifiques , loin de là .
goûteux et naturel pour un aliment biologique .
évidemment c’est mieux comme cela .
A mon avis, la corne de vache c’est au même niveau de crédibilité que "pesticides + intrants + OGM" qu’ils défendent pourtant sans avoir le moindre recul. (enfin si, le recul on en a pas mal sur les deux premiers maintenant, ce qui n’empèche pas l’INRA de les nier).
On remarquera d’ailleurs que justement ceux qui cherchent à baptiser de facto avec les tampons à la mode ( "naturel", écologique", "vert", "bio", ...) c’est bien souvent ceux qui cherchent à faire du fric plutôt qu’à atteindre une éthique. Bref, comme partout il y a des gens honnètes et des escrots, aux gens de faire le tri sur la base de leur renseignements.
Ce qui est durable c’est la connerie humaine les poisons et autres joyeusetés des agrobusinesmen. Ils sont financés par nos impôts pour s’en mettre plein les fouilles et polluer toutjours un peu plus l’eau, l’air et la terre.
Mais je sais que vous êtes trop rensignée pour manger leurs produits... quand à ceux qui vous croient il croient à tellement d’âneries, une de plus ou ne de moins...
Certes, la biodynamie manque de recul pour être qualifiée de scientifique mais au moins elle ne risque pas d’être mortifère comme l’agrochimie.
D’autre part, la certification agriculture biologique est nécessaire mais pas suffisante, on peut faire du bio de façon dégueulasse, par exemple de la tomate sous d’immenses serres au Maroc pour le marché d’hiver où l’on va piller loin des ressources comme la paille de coco ou le guano.
Moi je sais pas comment on va faire pour survivre sans intrants de synthèse, mais je sais qu’on a réussi à survivre sans pendant quelques millénaires.
Je me sens un peu bête : je ne sais pas si ces préparations bizarres avec des cornes de vache marchent, mais je vois pas pourquoi on devrait les interdire. Surtout si on n’essaie pas de le vendre.
Je sais qu’il y a plein de théories vachement savantes qui expliquent pourquoi ça marche, et je sais qu’il y a des gens peut-être plus savants qui prouvent que ces théories sont fausses. Mais j’ai pas besoin de théories pour constater que ça marche.
Je ne suis pas très intelligent, mais je sais pourquoi je m’intéresse aux produits dits naturels. Du coup, je suis capable de choisir ce que je crois bon pour moi, même s’il n’y a pas l’étiquette "naturel" dessus, ou si celle-ci me paraît abusée.
Enfin, Mme de Reynal, M. Guéguen, je ne sais pas à quel point vous avez approfondi vos études sur le sujet, mais je crois que vous n’avez pas assez travaillé sur le terrain.
J’ai cherché à savoir qui vous êtes, Béatrice de Reynal, pour écrire de tels articles (vous en produisiez un hier d’un niveau comparable à celui-ci).
Ce qui vous pousse est-il un avis personnel indépendant de tout intérêt ou peut-on soupçonner que certaines de vos activités vous motiverait à soutenir certaines pratiques en tentant éventuellement d’en dénigrer d’autres, concurrentes ?
Les moteurs de recherche parlent et m’apprennent que vous seriez "nutritionniste conseil officiel du groupe Andros" (Le Figaro du 26/03/2007.
Le groupe ANDROS est propriétaire des marques Andros, Bonne-Maman, Fruival, Pierrot Gourmand. Il est également propriétaire de NOVANDIE qui se décline sous les marques Mamie Nova ou Générale Ultra Frais.
Je peux en déduire que vos articles pourraient être téléguidés par les intérêts que défend ce groupe pour lequel vous travaillez, ou qu’il pourrait y avoir des communautés de vues entre ce groupe et vous.
Comme le faisait remarquer ci-dessus "Siek" : "le bio dans les cantines scolaires plait aux enfants justement parce qu’il a plus de gout .", et je dois avoir conservé quelque-chose d’un enfant...
Soupçonnant maintenant le groupe Andros, dont vous pourriez être une porte parole, d’avoir quelques griefs contre l’agriculture biologique croyez bien que je m’abstiendrai d’acheter tout produit portant une de leurs marques afin de préserver un peu ma santé.
Car par exemple je souhaite dans la mesure du possible consommer des confitures aussi exemptes que possibles de pesticides, et vous devez savoir comme moi que de nombreux fruits en contiennent : Des résidus de pesticides toxiques, en nombre et au-delà des seuils légaux, dans les fruits des eurodéputés !, et se retrouveraient donc d’autant plus dans les confitures de ce groupe "Andros" qu’il serait "allergique" à l’agriculture biologique.
Une agriculture biologique qui pourrait peut-être par ailleurs, outre nous éviter de contracter certaines maladies graves, nous permettre de nous soigner : Des fruits biologiques contre le cancer ?.
Mais, nutritionniste, vous devez savoir cela ?
Et toi, jcm, qui es tu ? Courageux internaute qui ne dit pas son nom ni son adresse ? Tu es vendu par qui, toi ? Tu manges quoi tous les jours, et sur le dos de qui ?
JCM, j´aime beaucoup vos sites impartiaux... Le rapport de la FAO est tres douteux, il n y avait que des pro-bios lors de son ecriture, et c´est curieux de passer de pro OGM et engrais synthetiques a pro bio, et qui plus est en un seul rapport...
En plus ils ne considerent pas les agrocarburants, l´augmentation de la population, et le temps de conversion au bio. Ils ne parle pas non plus du rechauffement et du developement des parasites. On lutte comment contre les sauterelles en bio ?
Mais bon, vu que le bio c´est naturelle c´est forcement mieux.
Pour le gout des aliments bio, si il y a difference ce n´est pas a cause des produits synthetique, mais de la methode de croissance : periode de ecolte, temps de maturation...
Pour finir, le bio n´est pas moins toxique que le conventionnel, desole.
Comment on lutte contre les sauterelles ? En employant des méthodes agricoles qui ne déséquilibreent pas les écosystèmes, tout simplement.
J’ai lu attentivement l’article que vous citez :
http://pseudo-sciences.org/spip.php...
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne brille pas par son exemplarité. L’AFIS affirme chercher à promouvoir l’information scientifique et l’esprit et les méthodes scientifiques. Or, la moitié des propos qui s’y trouvent contiennent soit des contre-vérités, soit des informations partielles, soit des sophismes, soit des assertions non argurmentées. Il assimile par endroits l’agriculture biologique à la biodynamie. Il taxe certains comportements sociaux d’irrationnels sans davantage d’analyse, ce qui est bien pratique. Par alleurs, l’auteur dénigre l’objectivité d’un rapport scientifique auquel il a lui-même participé, et feint ensuite de s’étonner de la méfiance "irraisonnée" de certains envers ce genre de rapports. Il ajoute en conclusion des éléments qu’il n’a pas du tout abordé dans le corps de l’article. Je ne cite ici que les points qui m’ont le plus choqué, mais, pour ceux que cela intéresse, je tiens une liste exacte de toutes les libertés que s’est accordé l’auteur.
J’ignore si tous les articles de l’AFIS sont de ce niveau là, mais l’AFIS ne peut pas être fière d’une telle publication.
Mon cher Boumboum les choses évoluent, ne vous en êtes-vous pas aperçu ?
"Le rapport de la FAO est tres douteux, il n y avait que des pro-bios lors de son ecriture..." : il semble évident que des "anti-bio viscéraux" n’auraient pas écrit cela.
Maintenant demandez-vous pourquoi ce revirement a eu lieu.
La raison est simple : la FAO ne s’est pas contentée de suivre de vieilles "croyances" et de répéter d’anciens "acquis" mais elle étudie de près tout ce qui peut se faire en agriculture de par le monde.
Et elle tire les conclusions de ce qu’elle constate, quitte à revenir sur ses avis précédents jusqu’à les invalider.
C’est ce que j’appelle "l’objectivité".
"Mais bon, vu que le bio c´est naturelle c´est forcement mieux." : j’ignore ce que peut être le "naturel".
Une source d’eau claire et fraîche "c’est naturel", sauf que si l’on boit l’eau de certaines sources on s’empoisonne vite fait, il y en a dans le Massif Central au taux d’arsenic assez dangereux : c’est parfaitement "naturel".
De grâce ne soyez pas à ce point simpliste...
Vous fonctionner d´extreme en extreme. Le conventionnel a fait des betises, donc on interdit toute substance de syntheses ! C´est ridicule !
Le principe du bio c´est : pas de synthetique ! Ce n´est pas : faire le mieux pour la nature !
Exemple : OGM interdit, pourquoi ? parceque ce n´est pas naturel. Acide propionic autorise, mais propcorn interdit, alors que c´est moins dangereux ! Bouillie Bordelaise autorise, alors que ca envoie des metaux lourds dans les vignes ! La Rhetonone est toxique, le guano est importe et n´est pas inepuisable. Qui plus est a cause de tout ca, besoin de labourer plus les champs, donc erosion et utilisation de carburant, ainsi que plus de passage au tracteur pour traite, avec par exmple du Bt ou autre pesticides "naturels" non purifier et non biodegradables. Sans parler des agents de controlle biologique qui detruisent un ecosysteme...
Et les probleme sanitaire qui existe depuis des millenaire, le FHB ca parle a quelqu´un ? L´ergot du seigle, ca existe ? Les mycotoxines dans tout ca ? Vous savez au moins qu´il y a des periodes avec et des periodes sans, et que lorsque c´est avec, ca fait tres tres mal...
Pour les criquets, vous semblez detenir la solution, allez vite leur dire, parceque ils ont vraiment du mal.
A oui, bonne nouvelle, les grandes entreprises que vous detestez font des recherche pour des pesticides "bio" pour cette "niche" qu ´est le bio, vous aller etre servit :-)
Il y a un point où je suis d’accord avec boumboum, et j’en suis le premier étonné : ce n’est pas parce que la bouillie bordelaise, le Bt, et les autres sont "naturels" qu’ils sont mieux que les produits synthétiques. Si un label bio permet que ces produits soient employé de la même manière que les synthétiques, c’est une hypocrisie. Il peuvent être tout aussi néfastes, voire bien plus.
Enfin bon, ça me rassure, pour le reste, je ne suis pas d’accord : on n’a pas forcément besoin de labourer, et en tout cas, pas plus. Certaines méthodes interdisent même le labours. Les problèmes sanitaires peuvent être limités de manière bien plus écologique, et d’ailleurs, les pesticides ne les limiteront pas bien longtemps.
Concernant les pays touchés par les criquets, il faut être aveugle pour ne pas voir l’influence du colonialisme moderne sur leur situation : je ne suis pas sûr que beaucoup de paysans africains soient heureux de produire le coton et le cacao des occidentaux et de toucher en même temps une aide alimentaire.
@boum -boum !!!
le correcteur orthographique c’est du nanan pour l’écologie de l’expression .
cordialement
seik
EXtreme contre extreme ? Pourquoi tant de haine vous voulez mangez du pesticide synthetique allez y moi je prefere un arome naturel de vanille.
Eh ! Moi aussi, je connais un directeur de recherche de l’INRA, mais beaucoup plus intéressant ( honnête ? ) que le vôtre : Jean Pierre Berlan. Il a même écrit un ( des ? ) livres. Et lui va sur le terrain. Au Pays Basque intérieur, faire une conférence pour des paysans bios et.... non bios. Et, bien que directeur de recherche à l’INRA, je n’ai pas l’impression qu’il soit tout à fait d’accord avec ce que vous écrivez. Lui, par contre, n’a pas peur d’être mis au placard ( "à mon âge, où je suis , je m’en fous" ). Si l’Agriculture Biologique c’est si ringard, je ne comprends pas pourquoi l’INRA débloque des fonds pour travailler dessus, notre President veut tripler les surfaces d’ici 2012, les décupler d’ici 2020 pour arriver au niveau de ce qui existe déjà actuellement dans d’autres pays européens. D’ailleurs, l’INRA de Toulouse nous a contacté pour mener une expérimentation de plusieurs années sur les semences de population ( anciennes, non brevetées ) en prairies ( graminées- légumineuses ). Heureusement, même à l’INRA, il y a des gens qui savent que la vraie recherce en agriculture ne se fait pas ( seulement ? ) dans les laboratoires, ni même sur une parcelle d’essai. A long terme, c’est même la seule agriculture capable d’être durable. Préservation des sols, rotations longues, engrais organiques, utilisable même par les paysans pauvres contrairement à l’agrochimie. Parce que les engrais, pesticides et autres OGMs coûtent chers, très chers. C’est même ça leur principale utilité !!!
Les bases de l’agriculture biologique restent-elles dogmatiques ou irrationnelles ? (IP:xxx.x2.109.12) le 6 décembre 2007 à 12H07
Comment on lutte contre les sauterelles ? En employant des méthodes agricoles qui ne déséquilibreent pas les écosystèmes, tout simplement.
===>> "Tout simplement". Vous pourriez être un peu plus précis, çà m’intéresse les méthodes agricoles auxquelles vous faites seuelemnt allusion. Merci d’avance.
En dehors des preuves scientifiques servant à rassurer votre petit esprit cartésien étroit et étriqué, vous vous intéressez à quoi dans la vie Zygomar ?!











