Article publié le 18 juillet 2008
Les
vitamines végétales n’ont pas pour rôle originel de fournir un bénéfice
à l’homme qui va les dévorer. Non. L’évolution et la nature ont prévu
d’autres tâches pour elles. Par exemple, la vitamine C est destinée à
protéger la plante.
Les pigments vitaminiques comme les
caroténoïdes ont un pouvoir antioxydant très important : ils sont là,
proches des structures de la cellule végétale qui est touchée par les
rayons lumineux. Ces rayons fournissent les photons indispensables à la
synthèse chlorophyllienne, bien sûr, mais ils sont aussi délétères. Et
les pigments sont là, tout proches, pour capter les radicaux libres
ainsi générés.
Ainsi, en mangeant des pigments vitaminiques,
l’homme ingère des antioxydants que son corps va utiliser à son profit,
parfois même de façon très directe. L’exemple le plus parlant est sans
doute la rétine de l’homme : elle est là pour déceler les rayons
lumineux de différentes longueurs d’ondes, pour percevoir l’entourage.
Or, un des pigments végétaux – la lutéine – va se placer directement
dans la rétine, afin de capter les radicaux libres générés par les
rayons. Du végétal au fond des yeux !
La vitamine E protège de l’oxydation les bonnes graisses contenues dans les réservés élaborées par la plante pour ses graines. Elle va protéger ces nutriments-clés pour le futur embryon. Quand l’homme mangera la vitamine E, celle-ci pourra protéger les structures lipidiques constitutives des cellules. Ainsi, les vitamines végétales sont bonnes pour les plantes et l’homme, au fil de l’évolution, a su s’approprier ces bénéfices pour lui-même à travers la consommation qu’il en fait. Rien ne se perd.
Certaines souches bactériennes hébergées dans notre flore intestinale nous synthétisent de la vitamine B12. Aussi, cette vitamine n’est plus tout à fait indispensable. Une belle façon d’exploiter le monde bactérien à son profit. Développer une usine biologique en interne et lui sous-traiter une partie de la production, ça, c’est du génie !
La vitamine C est la vitamine star, la plus connue des Français. Nos besoins sont estimés à environ 60 mg par jour pour un adulte, même si certains prétendent qu’il nous en faudrait trois fois plus. En consultant les publications de l’OMS, ou les recommandations émises par les différents pays, nous voyons que les besoins quotidiens recommandés aux populations sont de l’ordre de la centaine de milligrammes. Comment font alors les Inuits, vivant sur leur tapis quasi annuel de neige ? Comment font les Touaregs au cœur du Sahara ? 5 par jour pour eux aussi ? Non bien sûr !
Les besoins nutritionnels des populations sont
directement liés au passé alimentaire, à la génétique, à l’histoire
culturelle et à l’environnement.
Ainsi, les nutritionnistes Français
ont déterminé que 60 mg environ de vitamine C convenaient pour la
population générale. Mais ils savent aussi que certains groupes ont des
besoins supérieurs à ça.
Ainsi, les Inuits ont su développer au
cours de leur évolution, une adaptation à leur environnement hors du
commun. Leur flore intestinale héberge des souches bactériennes qui
sont capables de leur fournir la vitamine C dont ils ont besoin tous
les jours. Et en plus, ils ont de tradition au printemps de se délecter
de panse de jeune renne, bourré de lichens qu’ils broutent sur les
troncs d’arbre. Ces lichens sont des symbioses entre un champignon et
des algues, le tout est très riche en vitamine C. Avec
ce régime, les Inuits couvrent parfaitement leurs besoins en vitamine
C. Mais comment vont réagir leur corps à la consommation régulière
d’aliments enrichis ?
Il ne faut donc pas considérer les besoins
nutritionnels de l’homme comme universel. Loin s’en faut. Nous sommes
tous différents : les peuples sont différents, leur environnement est
différent, et l’évolution a permis à chacun de s’adapter au mieux.
En
plus, à l’intérieur d’une même population, une grande variabilité
permet d’affirmer qu’il n’y a pas deux individus semblables. Ce qui
sera bon pour l’un ne le sera pas pour l’autre. Et les recommandations
concernant une population moyenne, mais jamais un individu.
Il en
est de même des méthodes pour mincir : le régime qui a fait merveille
pour l’un saura faire des dégâts irréversibles sur l’autre.
Thèmes
ENFIN , enfin...vous écrivez très bien et expliquez très bien l’imbécilité de nos responsables médicaux et pharmaceutiques. J’en suis arrivé à dire que les diplômes existent pour pérenniser les erreurs . Il faudrait chercher les profiteurs comme il fut fait pour la recherche contre le cancer avec ce Monsieur qui a mis exprès les chercheurs sur de mauvaises pistes puisque c’était lui qui payait grâce à son organisme , l’ancien arc. Mais, ce fut vrai aussi pour les nationalisations et leur nouvelle façon de gérer qui était enseignée dans les plus grandes écoles Française, ceci a entrainé ’ l’égarement’ de nos plus belles entreprises comme ELF, Sanofi, le Crédit Lyonnais et même ’mon’ usinor qui enrichi tellement son nouveau propriétaire en Inde ( mais il a tourné le dos à ces conneries de gestion enseignée dans nos fac. et grandes écoles !) Pour l’indispensable utilité des microbes dans les intestins, on trouve des renseignements du coté de la fac. de Liège en Belgique.











