Comment assainir l’air intérieur de sa maison ou de son appartement ?

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Nous passons 14 heures par jour en moyenne à notre domicile. L’air que nous y respirons n’est pas toujours de bonne qualité. En effet, les sources de pollution dans les logements sont nombreuses : tabagisme, moisissures, matériaux de construction, meubles, acariens, produits d’entretien, peintures…

C’est ce que l’on appelle la pollution de l’air intérieur. Si votre logement n’est pas suffisamment aéré, les polluants s’accumulent, en particulier l’hiver, lorsque l’on ouvre moins les fenêtres. Cette pollution peut avoir des effets sur la santé : allergies, irritations des voies respiratoires, maux de tête voire intoxications. Réduire les risques pour la santé est possible. Chacun peut agir pour limiter la pollution de son air intérieur, en adoptant 3 gestes essentiels :

La médecine occidentale dite conventionnelle a fait des progrès extraordinaires en matière de santé. L’avènement de la chimie a du même coup supplanté toutes les méthodes naturelles et ancestrales. Même si la chimie a sauvé des vies et soulagé bien des souffrances, l’actualité nous montre aussi ses limites sur la santé publique. Les scandales de certaines substances, en passant par des vaccins tueurs censés nous protéger, montrent les inconvénients de l’exercice allopathique.

Le comportement de certains patriciens médicaux n’arrange pas l’image d’une médecine en proie aux critiques de plus en plus fortes et aux fréquents procès. On voudrait, il est vrai, que la médecine ne se trompe jamais. Mais c’est oublier un peu vite qu’elle n’est pas une science exacte.

La puissance des laboratoires pharmaceutiques (lobbying, poids économique et financier) ajoutée au pouvoir médical font naître la méfiance au sein d’une population désemparée. L’entente entre l’industrie pharmaceutique et les médecins ne manque pas de soulever questions et suspicions.

Avec le désir vers plus de bio, on note un certain engouement pour les médecines naturelles. Ces médecines ancestrales ont souvent d’aussi bons résultats que notre médecine conventionnelle.

Mais la mise à l’index quasi systématique de ces médecines alternatives par les autorités condamnent ces pratiques à une certaine clandestinité. Aujourd’hui encore, un naturopathe ou un thérapeute n’a pas le droit d’utiliser certains vocables sans risquer d’être trainer devant les tribunaux . Ainsi, le praticien de la santé non médecin n’a pas le droit d’utiliser des mots qui lui sont interdits  : patient, examen, ordonnance, prescription, diagnostic, guérir, soulager, soigner, remède, potion.

Si la philosophie de la loi sur l’exercice illégal de la médecine est avant tout de protéger le patient contre des thérapies hasardeuses voire dangereuses, elle permet d’attaquer aussi très facilement un thérapeute qui exercerait pourtant son métier avec sérieux. C’est l’épée de Damoclès à perpétuité, susceptible de tomber si on fait de l’ombre au médecin du coin.

Cette « non reconnaissance » du métier de praticien de la santé a fait naître deux écueils majeurs :

  1. Elle a permis le développement d’entités sectaires qui ont vu là une occasion de justifier leur commerce (ou trafic serait plus juste) en manipulant de pauvres gens perdus et abandonnés. « l’État nous interdit d’exercer, c’est qu’il a peur de nous et c’est que nous sommes dans la vérité, suivez-nous, on va vous guérir ». Voilà en gros le discours tenu.
  2. En empêchant la reconnaissance officielle, elle empêche du même coup les candidats thérapeutes d’accéder à des formations reconnues par l’État (l’Éducation Nationale) et d’avoir une vraie formation diplomante. Aujourd’hui, les diplômes délivrés par des instituts privés n’ont aucune valeur. Les seules voies diplomantes sont réservées aux docteurs en médecine (acupuncture par exemple).

Privés de cette reconnaissance officielle, les thérapeutes évoluent dans un exercice d’équilibriste permanent et, si cela ne suffisait pas, sont souvent suspectés de dérives sectaires. Ajoutées à cela des tracasseries inquisitoriales de l’Administration et vous obtenez une image assez claire de la situation vécue par des centaines de thérapeutes (je parle des sérieux qui n’ont rien à se reprocher).

Quelles solutions ?

Comme souvent, il faut regarder du côté outre-atlantique pour avoir une bonne idée de la réponse. Les écoles et instituts de médecines douces sont reconnus par les gouvernements fédéraux (États-Unis et Canada), si, bien sûr, ils respectent un cahier des charges rigoureux. Les diplômés sont répertoriés et font partie d’une organisation professionnelle qui est le pendant de notre conseil de l’ordre des médecins. (L’Ordre Nationale des Médecins créé en 1940 par le gouvernement de Vichy est dissous en 1944 puis créé définitivement par ordonnance en 1945). Les consultations et les orientations thérapeutiques qu’ils délivrent sont remboursées par l’assurance santé de l’État au Canada et par nombreuses assurances privées au Canada et aux USA.

En France, nous n’en sommes pas encore là, même si de timides avancées se font sentir. Certains médecins reconnaissent l’utilité des médecines dites « parallèles » et n’hésitent pas parfois à y orienter certains de leurs patients, au risque d’être jetés à la vindicte de leurs confrères.

La médecine intégrative : une réponse pour une médecine du XXIème siècle

Il est évident que médecine conventionnelle et médecines alternatives sont complémentaires. Aux États-Unis cela s’appelle la médecine intégrative. Dans un même centre hospitalier cohabitent des services de médecines conventionnelle et des services de médecines alternatives (yoga, shiatsu, acupuncture, gestion du stress, tai chi, etc.).

Dans un dossier intitulé « les autres médecines qui marchent », le magazine Le Point du 14 octobre 2010 relate l’expérience de l’hôpital de Duke (Caroline du Nord) qui possède un véritable service de médecine intégrative. Le Dr Tracy Gaudet explique « ce n’est pas parce que la science ne reconnaît pas ces thérapies qu’il faut les rejeter. En Asie, l’acupuncture se pratique depuis 2500 ans et on y a recours pour les césariennes ».

Perspectives

Il aura fallu attendre ce début du XXIème siècle pour commencer à ressentir un léger frémissement pour réhabiliter des médecines vieilles de plusieurs millénaires, comme la médecine traditionnelle chinoise ou encore la médecine ayurvédique. Mais rassurez-vous, nombreux sont ceux qui s’emploient encore à les détruire.

Protéger les patients des charlatans doit demeurer une priorité. Les protéger des thérapies dangereuses ou inadaptées ne peut passer que par une formation contrôlée, valorisée et sanctionnée par de réels diplômes reconnus et répertoriés par l’Éducation Nationale. Une réelle réflexion pourrait être mise en œuvre, une réflexion globale sur cette question.

Mais nombreux parlementaires sont médecins. Une médecine intégrative aurait pourtant toute sa place dans le parcours de santé du patient pour qu’il ne soit plus synonyme de parcours du combattant. S’affranchir de ce débat c’est condamner les patients Français au tourisme médical avec tous les risques que cela comporte.

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