De nouvelles façons de concevoir les espaces urbains permettraient de réduire notre empreinte sur l’environnement.
Engadget présente une proposition originale de design de pont écologique. Crée par Francesco Colarossi, Giovanna Saracino, et Luisa Saracino à l’occasion d’un concours italien de design, ce pont marie l’énergie solaire et éolienne dans une même architecture. Les designers y ont intégré 26 éoliennes et des séries de cellules photovoltaïques, la structure serait alors capable de produire de l’énergie pour 15 000 foyers. De plus, ce design particulier permet de recréer une « promenade verte » qui longerait la route et permettrait de cultiver des fruits et des légumes.
Un autre concept imaginé pour l’aménagement des routes est la mise en place de turbines le long des voies pour récupérer l’énergie des déplacements d’air. L’idée est de placer, par exemple, ces turbines sur les voies ferrées, près des lignes de train à haute vitesse, ou dans les tunnels. Selon Auto-buzz, grâce au mouvement d’air causé par la circulation des véhicules, le système tourne en continue et permet la création d’électricité.
Il est prouvé que l’exposition aux rayons du soleil est vitale pour l’être humain. Pourtant dans des villes de plus en plus denses, l’augmentation exponentielle des immeubles et des gratte-ciels réduit considérablement notre exposition à la lumière naturelle. C’est pourquoi Treehugger présente la nouvelle architecture du campus international de l’université de Boston, à Sydney. Designé par l’entreprise Tony Owen Partners, ce campus, grâce à de grands ouvertures sur la façade des bâtiments, permet la pénétration optimale du soleil à tous les étages, créant ainsi un environnement sain et agréable.
Même les établissements bancaires commencent à surfer sur la vague de l’architecture écologique. Par exemple, selon Constructiondigital, le groupe américain TD Bank a annoncé la construction de la première banque zéro émission du pays. En combinant l’utilisation d’énergies renouvelables et des pratiques économes en énergie, la banque sera capable de produire 100 000 kWh d’électricité chaque année. Une production supérieure à ses besoins de fonctionnement, ce qui pourrait lui valoir la certification LEED Platinium.
Le Canada sensible à la protection de l’environnement ?
Le premier ministre Harper et le Président Obama ont reçu un premier rapport d’étude dans le cadre du dialogue Etats-Unis – Canada sur l’énergie propre (DEP). Selon Pm.gc, ce programme vise à accroître la collaboration entre le Canada et les États-Unis en matière de développement des technologies d’énergie propre pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la lutte contre les changements climatiques. Cette collaboration repose sur les efforts de trois groupes de travail conjoints axés sur : la progression de la recherche et du développement en matière d’énergie propre ; la promotion du développement et de la mise en œuvre de technologies d’énergie propre, notamment en ce qui concerne le captage et le stockage du carbone et la création d’un réseau d’électricité plus efficace fondé sur l’énergie propre et renouvelable.
Au quotidien, les Canadiens disposent de différentes règlementations originales pour aider la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, Innovcity rapporte que de nombreuses collectivités comme Montréal ou Vancouver prévoient des amendes pour les automobilistes laissant leur moteur tourner pendant plus de trois minutes lorsque leur voiture est immobilisée. En effet, enlever la clé du contact lorsqu’on est à l’arrêt permettrait d’après le site Idlefreebc, de diminuer ses dépenses d’essence de 20 % par an.
Cependant, la politique canadienne en matière d’écologie comprend certaines ambiguïtés. Selon Greencarcongress, la région de l’Alberta vient d’approuver un projet d’extraction pétrolière à partir de sables bitumineux. Cette concession, accordée à Total, prévoit la production de 101 000 barils d’hydrocarbure par jour d’ici 2017. Cela augmente de 7 % les zones exploitables en sable bitumineux de l’Alberta. Même si des conditions contractuelles sont imposées à Total, le processus d’extraction est dénoncé par de nombreuses ONG comme étant extrêmement polluant.
L’augmentation continue de la consommation d’énergie inquiète
Une étude réalisée par le cabinet Frost & Sulliva et parue sur Timeslive montre que la consommation d’énergie devrait augmenter de 44 % d’ici 2030. Le rapport envisage les conséquences économiques qu’implique l’électrification du monde et particulièrement celle des pays en développement. L’article souligne également le rôle que vont jouer les technologies Smart Grid, technologies représentant déjà plusieurs milliards de dollars aux Etats-Unis et qui tendent à se propager en Europe. Ainsi, les pistes de développement les plus probables ne consistent pas en une limitation de la consommation d’énergie mais bien en une meilleure gestion de celle-ci.
C’est justement en vue de rendre les réseaux énergétiquement plus efficients que la norme IEEE 802.3az a été officialisée fin 2010. Greenit explique que ce nouveau standard à pour objectif de standardiser le réseau Ethernet. Plus précisément, il s’agit d’une standardisation des couches physiques du protocole Ethernet. Le principe est d’intégrer des mécanismes permettant aux ordinateurs d’économiser automatiquement l’énergie en passant rapidement du mode veille au mode normal. Cette norme peut paraître très spécifique mais c’est une brique supplémentaire dans la construction de réseaux plus intelligents.
Enfin, Comverge, une entreprise Smart Grid américaine est sur le point d’annoncer la sortie d’un nouveau logiciel permettant de réguler la consommation d’électricité de vastes zones urbaines. Cnet explique que le logiciel permet de synchroniser l’offre et la demande d’électricité. Si la demande est trop forte le logiciel peut par exemple jouer sur les systèmes de climatisations en diminuant les thermostats et ainsi faire baisser la demande.








