Article publié le 23 mai 2007
L’empreinte écologique fait tache d’huile. Utilisée comme moyen de sensibilisation individuel, cette méthode gagne les faveurs des décideurs. Plusieurs gouvernements (Australie, Pays de Galle, Suisse, Japon, Finlande) et une centaine d’autorités locales dans le monde ont ou sont en passe d’adopter l’empreinte afin d’évaluer l’impact environnemental de leurs politiques. À l’image de Barcelone, Lyon où du grand Londres…
Et en Belgique ? Les choses sont plus complexes. Le concept ne fait pas l’unanimité. Le Bureau du plan lui préfére des indicateurs de développement durable peu accessibles.
« L’empreinte écologique demeure le meilleur indicateur environnemental susceptible de contrebalancer de manière efficace la notion de PIB (NDLR : produit intérieur brut) utilisée par les responsables politiques, note Geoffroy De Schutter, chef de projet au WWF. C’est en Flandre que le concept semble accrocher les responsables politiques. »
Sept communes pilotes ont de fait choisi d’évaluer leur empreinte et de suivre dans le temps différents paramètres environnementaux (1). Cette expérience devrait être étendue à l’ensemble des communes flamandes en septembre.
De son côté, l’agence Bruxelles- Environnement semble encore réticente et aucune décision politique régionale n’a été prise en ce sens. En Région wallonne, on a privilégié d’autres indicateurs de développement durable pour les communes. « Les demandes sont en attente des deux cotés, dit-on au WWF. L’empreinte embête davantage car elle chiffre concrètement les impacts et impose une contrainte manifeste en termes de résultats. »
Alors, un modèle à suivre ? Les partis francophones répondront à cette question ce jeudi, lors du débat public relatif au pacte écologique soumis par le monde associatif. Qui revendique le recours à l’empreinte…
(1) Bierbeek, Herselt, Genk, Saint-Trond, Tremelo, Riemst, Zwijndrecht
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