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Quand l'écologie devient anti-sociale

Article publié le 16 mai 2008

Quand l'écologie devient anti-sociale

En mars 2003, le groupe Metaleurop liquidait sa filiale Metaleurop-Nord, qui exploitait une fonderie de plomb et de zinc à Noyelles-Godault, près de Lens. L’opération laissait 830 ouvriers sur le carreau et abandonnait à la collectivité un des sites les plus pollués de France. Prétextant la concurrence chinoise, Metaleurop, qui voulait à tout prix fermer cette fonderie, entreprit de déstructurer peu à peu son activité. L’arrêt du site marqua la fin d’un véritable coulage, organisé pour mener à bien un projet de délocalisation. Comme pour venir à bout d’un service public, il est facile de rendre inefficace une structure privée, en décidant par exemple d’une logistique aberrante ou en laissant le matériel se dégrader. Dans le cas de Metaleurop-Nord, le groupe n’hésita pas non plus à jouer d’un argument terriblement efficace : celui de l’écologie. La pollution sur des dizaines de kilomètres carrés, dont les dirigeant s’étaient toujours parfaitement accommodés, allait devenir un argument pour justifier la fermeture. On fit venir des élus Verts, pour constater les dégâts. Ces derniers iront s’épancher dans les médias en assurant que, effectivement, le site de Noyelles-Godault devait stopper son activité. Les salariés en lutte s’en souviendront longtemps, et peu d’entre eux seront encore susceptibles de voter écologiste un jour. Pourtant, loin de constituer un triste souvenir du temps où les industriels ne parlaient pas encore de « croissance verte », cet exemple terrible en annonce bien d’autres.

Aujourd’hui, la pression environnementale s’est largement accrue avec la question du changement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les entreprises européennes sont soumises depuis 2005 à un système de quotas de GES échangeables, souvent appelé « marché de droits à polluer ». Pour la période 2008-2012 durant laquelle s’appliquera le Protocole de Kyoto, le volume global de quotas délivré aux industriels par les gouvernements de l’Union européenne sera réduit par rapport à la période 2005-2007, et le principe du marché des GES s’étendra aux autres Etats signataires. Mais comme souvent, les firmes tentent par tous les moyens d’échapper à la contrainte, notamment grâce au « Mécanisme de Développement Propre » (MDP). En réalisant des projets faiblement émetteurs de GES dans les pays en développement, les industriels peuvent en effet obtenir des quotas supplémentaires utilisables en Europe. Les coûts d’investissement étant sensiblement plus faibles en Chine ou en Inde, chaque réduction des volumes de quotas délivrés par les pays occidentaux à leurs installations résidentes constituera donc une nouvelle incitation à délocaliser. En dépit des bonnes intentions climatiques, voici à quoi mène une mondialisation libérale qui organise le libre-échange entre des pays aux normes sociales et environnementales diamétralement opposées. C’est dans ce cadre que des groupes comme Arcelor-Mittal procèdent déjà à un chantage aux délocalisations à mots à peine couverts, réclamant à corps et à cris des quotas supplémentaires pour continuer à émettre des GES comme ils l’entendent.

Si les salariés occidentaux risquent de subir de plein fouet les conséquences d’une approche libérale de l’écologie, les citoyens ne seront pas épargnés, bien au contraire. D’une part, il est une question taboue qui mérite pourtant d’être posée : comment éviter que la contrainte environnementale, qui impose à la production des coûts supplémentaires, ne soit répercutée sur les prix de vente par les industriels ? De la même manière, comment éviter que les aides publiques aux particuliers ne génèrent une inflation aboutissant à faire de l’écologie un privilège réservé aux familles aisées ? Depuis des années, les aides publiques accordées aux particuliers pour l’accès aux énergies renouvelables n’ont fait que transiter par les ménages. A cause d’une augmentation ahurissante des marges sur le matériel, elles alimentent en fait les caisses des entreprises. Or, dans le « Grenelle » voulu par Nicolas Sarkozy, ces deux sujets sont encore une fois soigneusement éludés. Mais il y a encore plus grave. Par les temps qui courent, où le climat focalise toutes les attentions, le comble de l’écologie anti-sociale se retrouve dans un projet qui ressemble à une mauvaise blague : celui des quotas individuels de GES. Le gouvernement britannique envisage très sérieusement d’allouer un volume annuel de quotas à chaque citoyen majeur. Crédité sur une carte à puce, ce volume serait débité à chaque paiement d’une facture d’électricité, lors du remplissage d’une cuve de gaz ou de fuel, ou à chaque plein d’essence, proportionnellement aux émissions de GES générées. Si le compte est vidé avant la fin de l’année, le citoyen devra racheter des quotas supplémentaires en bourse. Ainsi, le smicard qui parcourt 40 kilomètres par jour dans une vieille voiture pour aller travailler et qui loue un logement mal isolé dans une région froide sera laminé au nom de la crise écologique. Ce qui n’empêche pas des environnementalistes comme Mme Dominique Voynet d’approuver ce système.

En réponse à des logiques aussi mortifères, il est urgent d’impulser un mouvement aux ambitions radicalement différentes. Sur la base d’une écologie sociale et solidaire, nous devons porter des propositions concrètes dont la mise en œuvre puisse se faire sans attendre. En premier lieu, l’Etat doit reprendre un contrôle réel sur les activités économiques afin d’orienter à la fois la production et la consommation. Au niveau national, cette re-politisation de l’économie passe d’abord par le conditionnement ferme des 65 milliards d’aides publiques accordées chaque année aux entreprises et par le renforcement des exigences sociales et environnementales dans la commande publique, qui pèse 234 milliards. Ensuite, le durcissement de la réglementation sur les émissions de polluants doit être défini comme une priorité absolue, en particulier pour les 200 sites qui pèsent 86% des quotas de GES délivrés en France. Il doit se doubler d’un système de taxation, en particulier d’une taxe carbone/énergie, qui produise dans des délais très courts de profondes mutations technologiques. Mais comme cette taxe seule possèdera toujours les deux mêmes effets pervers, à savoir la répercussion sur les prix et l’incitation aux délocalisations, il est indispensable d’aller plus loin. Il ne faut l’envisager qu’avec deux corollaires : la mise en place de nouveaux droits de douane sur la base de critères sociaux et environnementaux et une nouvelle politique d’administration des prix par les gouvernements. La première mesure, qui revient à remettre enfin en cause le libre-échange, est sans doute la seule à même de mettre un coup d’arrêt aux mouvements de délocalisation. La seconde serait un moyen d’éviter que les entreprises ne fassent payer le coût de la protection de l’environnement aux citoyens. Si nous n’ouvrons pas rapidement le débat public sur ces questions, nous risquons encore longtemps de laisser le champ libre à une écologie de plus en plus libérale.

 
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commentaires
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par ap (IP:xxx.xx3.198.129) le 16 mai 2008 à 11H20

Ce billet est quand même incroyablement malhonnête ! Ca fait des années que les Verts disent qu’on ne peut pas opposer l’écologie et le social et qu’ils se battent pour ça et dans ce billet on nous ressert encore la même soupe, c’est grave. Les propositions des verts :
- réorienter les aides agricoles pour du bio pour tous et pas cher,
- plan d’isolation des logements, pour réduire la facture des plus démunis,
- plus de transports en commun et moins cher, auto partage dans les entreprises, pour économiser sur l’essence sans détruire la planète etc, etc, etc...

Surtout, Voynet est justement la personne qui incarne cette alliance : écolo, sociale, de gauche.

Révisez avant d’écrire des bêtises.

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par abernier (IP:xxx.xx1.149.224) le 16 mai 2008 à 18H25

Bonjour,

On peut être en désaccord et rester aimable, il me semble.

D’autre part, vous ne répondez à aucun des arguments de l’article.

Si l’on parle de lier l’écologie et le social, la question fondamentale est celle du libre-échange, qui permet aux entreprises d’aller chercher ailleurs les pires réglementations pour installer leurs sites de production et de commercer n’importe où sur la planète.

Les raisons des délocalisations permises par le libre-échangisme sont à la fois fiscales, sociales et environnementales. Or, le mouvement écologiste dans son ensemble reste trop discret sur la question.

Certains se fourvoient en réclamant un système de quotas individuels de gaz à effet de serre plutôt que de faire le bilan des choix opérés en matière de commerce international et de les critiquer radicalement.

C’est une position respectable, mais qui mérite au moins d’en débattre, non ?

Cordialement,

Aurélien BERNIER

http://abernier.vefblog.net/

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par Loïc (IP:xxx.xx4.108.182) le 16 mai 2008 à 11H55

Premièrement la plupart des comportements écologiques coutent moins chers tout simplement parce que préserver les ressources naturelles non renouvelables signifie consommer drastiquement moins et donc dépenser drastiquement moins. Le coup de la vieille voiture est particulièrement énervant : les voitures les moins chères et les moins couteuses en entretien et assurances sont aussi les plus petites et les plus économes, donc les plus écologiques ! (et certaines vieilles petites voitures n’ont pas grand chose à envier aux actuelles en termes d’économies).

Deuxièmement, une vraie politique écologique signifierait pour ces usimes les maintenir près des lieues de consommation mais leur apporter toutes les modifications nécessaires pour les rendre moins polluantes. Inutile de préciser que ces aménagements seraient créateurs d’emplois…

Pour conclure cet article est l’archétype du raisonnement archéo-marxiste et productiviste, que l’on trouve par exemple chez les élus PC de Bourgogne qui soutiennent l’ouverture de mines de charbon ou dans certaines publications d’extrême gauche (Monde diplo et Politis exclus).

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par abernier (IP:xxx.xx6.190.164) le 26 mai 2008 à 19H31

Bonjour,

Vous écivez : « la plupart des comportements écologiques coutent moins chers tout simplement parce que préserver les ressources naturelles non renouvelables signifie consommer drastiquement moins et donc dépenser drastiquement moins »

Dans un monde idéal, oui. Mais dans notre réalité sociale, « consommer drastiquement moins » n’est possible que pour une très petite minorité. Je ne parle même pas du « consommer drastiquement mieux » qui est inaccessible à une bonne partie de la population. Vous faites comme si les richesses étaient également réparties et comme si chacun pouvait investir maintenant en espérant faire des économies sur le long terme. Mais ça ne fonctionne que pour les personnes relativement aisées. Ainsi, certaines Régions en viennent à développer le micro-crédit pour installer des énergies renouvelables, car les foyers n’ont pas les moyens d’avancer l’argent en attendant le crédit d’impôt ! Tout ça, alors que les prix des équipements ont grimpé proportionnellement aux aides publiques. On marche sur la tête. L’écologie restera politiquement minoritaire (ce que je ne souhaite pas, contrairement à ce que vous semblez croire) tant qu’elle niera la réalité sociale.

« une vraie politique écologique signifierait pour ces usines les maintenir près des lieues de consommation mais leur apporter toutes les modifications nécessaires pour les rendre moins polluantes. Inutile de préciser que ces aménagements seraient créateurs d’emplois… »

Vous avez totalement raison. Pour cela, il faut arrêter les politiques libre-échangistes afin de restaurer un contrôle politique sur les entreprises. Sinon, votre proposition restera un voeu pieu, et c’est bien ce que je tente d’expliquer dans le texte.

Pour ce qui est du raisonnement archéo-marxiste et productiviste, je pense que vous avez imaginé des choses que je n’ai pas écrites. A moins que vous ne puissiez citer des passages précis, auquel cas nous pourrons en discuter.

Cordialement,

Aurélien Bernier

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par aurelien (IP:xxx.xx0.87.49) le 16 mai 2008 à 14H52

Oui, les effets de la dictature écologiste actuelle sont dévastateurs. Les français ont voulu un écolo au pouvoir, ils étaient dans leur droit, et Sarkozy avait de loin le meilleur profil. Mais ses mesures ne se sont pas fait attendre avec la réalisation du Grenelle de l’Environnement. Le fanatisme vert de Nicolas Sarkozy, incarné par l’idéologie du développement durable, a dès lors pris toute son ampleur en accélérant le délitement social sur le territoire.

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par Archimédron (IP:xxx.xx6.133.10) le 16 mai 2008 à 19H23

Sarko écolo ???????

HA HA HA HA HA on lit vraiment n’importe quoi !

Il n’y a pas plus anti-écolo que Sarko : pro-nucléaire, pro-OGM, que vous faut-il de plus ?

Utilisez vos neurones, ça les dégrippera !

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par Loïc (IP:xxx.xx4.108.182) le 19 mai 2008 à 08H42

Effectivement, elle est bien bonne !

Regardez simplement la note que l’alliance pour la planète avait attribué à Sarkozy pendant la campagne des présidentielle 2007 ; (je n’ai plus le chiffre en tête mais c’était inférieur à la moyenne et notamment moins que sa principale rivale)

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par Archimédron (IP:xxx.xx6.133.10) le 16 mai 2008 à 19H29

@ l’auteur

Désolé de trouver votre article nul et inutile.

Vraiment NaturaVox devient une poubelle…

Si vous trouvez normal qu’on puisse "gagner honnêtement sa vie" en polluant, éh bien pas moi !

Question de choix de vie mais je pense qu’il vaut mieux être chômeur que pollueur. En créant des métiers détruisant l’environnement on a fait mentir le proverbe selon lequel "il n’y aurait pas de sots métiers"…

Eh bien non il y a des métiers qui méritent de disparaître et vite : fabricant d’armes, de pesticides, d’OGM, éleveurs, bouchers, charcutiers, marchand de tabac et de drogue, etc.

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par l’écolo (IP:xxx.xx8.53.218) le 17 mai 2008 à 11H51

Il est pourtant évident que le fait d’imposer à nos entreprises une concurrence venant de pays qui, en dépit de leurs références politiques, ne respectent aucune contrainte en matière d’écologie, de salaires, d’hygiène, de sécurité, de protection sociale provoque les délocalisation, les fermetures d’usines et la fuite des capitaux.

Changer de régime politique n’apportera rien.

Il me semble, comme à l’auteur de l’article, que seule la protection au moyen de taxes douanières contre ces pays, que l’on peut qualifier de voyous, s’avérera efficace, si elle n’est pas mise en place trop tardivement.

Raisonner sur l’écologie avec l’idéologie d’un taliban n’a, jusqu’à présent, servi qu’a provoquer des catastrophes, la dernière étant le scandale des prétendus "bio-carburants".

Mais le politiquement correct est là : dès qu’un lobby de faux écologistes (mais excellents polémistes) déclare que quelque chose est "bio" son utilisation devient obligatoire et la réflexion est interdite.

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par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 21 mai 2008 à 17H30

Bien sûr qu’il y a une partie des gens sensibles à l’environnement qui ne poussent pas le raisonnement à fond sur les causes des destructions. L’exemple même étant madame Lepage qui a de très bonnes analyses écologiques mais se trompe sur la partie économique.

Mais vouloir enfermer tous les écologistes dans ce cadre n’est pas sérieux.

En tant qu’ancien dirigeant d’Attac, vous savez très bien que les principaux partenaires d’Attac au niveau européen pour lutter contre l’OMC, contre certaines décisions de la Commission, contre les Traités de Libre Echange, sont des groupes écologistes.

La première conférence de presse en France pour dénoncer l’AMI - l’Accord Multilatéral sur l’Investissement - a été tenu par des écologistes plusieurs mois avant que le Monde Diplomatique ou Politis ne publient des articles sur ce thème.

Les écologistes ont largement contribué à l’échec du sommet de Seattle.

Je pourrais continuer et vous citer un des meilleurs livres écrit sur l’Europe et les rapports entre la Commission et les milieux d’affaires, écrit par des écologistes...

Lorsque vous parlez des smicards qui ne pourront plus se déplacer, je me rapelle d’une soirée avec Bernard Cassen, ancien président d’Attac France. Il a fallu que des écologistes lui fassent comprendre qu’il n’y avait pas de mondialisation sans infrastrutures et que les luttes locales contre de nouveaux autoroutes étaient aussi des luttes globales.

A quoi cela servirait de délocaliser si on ne pouvait rapatrier les marchandises... ? Aujourd’hui qui s’opposent à tous ces projets qui n’ont pour but que la mondialisation des échanges et de permettre à des minorités aisées de se déplacer rapidement ? Qui demande des réseaux de transports en commun, au lieu des TGV, A380, rocades et autres autoroutes ? Avant tout des écologistes.

En fin de compte, votre texte comprend des élément d’analyse intéressants mais aussi malheureusement trop de poncifs éculés sur les écolos ...

Que le discours écologiste puisse être récupéré pour favoriser les affaires, c’est une évidence. Confondre l’écologie avec ce dévoiement, ce n’est plus de l’analyse, c’est du parti pris politique...

MH

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par abernier (IP:xxx.xx6.190.164) le 26 mai 2008 à 19H30

Bonjour,

Ce serait formidable si vous évitiez de m’attribuer des choses que je n’ai jamais écrites... "Vouloir enfermer tous les écologistes dans ce cadre n’est pas sérieux". Totalement d’accord ! Je n’ai jamais prétendu que tous les écologistes se fourvoyaient, mais simplement qu’une certaine approche de l’écologie pouvait être anti-sociale et que cette tendance se développait, notamment chez ceux qui refusent de remettre en cause les principes néolibéraux. Relisez le texte et vous verrez que je n’ai rien prétendu d’autre. En toute rigueur, vos reproches sont donc infondés.

Bien cordialement,

Aurélien Bernier


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