Aluminium, bisphénol A, parabens, phtalates, pesticides..., les substances toxiques se multiplient. Avez-vous modifié votre consommation ?
Article publié le 15 juin 2009
Pour oser un autre monde, la Fondation Nicolas Hulot à lancé samedi aprés-midi, à la Cité des Sciences de la Villette, EVOLUTION : CHAPITRE 2.
Depuis 2005, plus de 850 000
personnes ont manifesté leur soutient auprès de la Fondation Nicolas
Hulot en relevant le Défi pour la Terre ou en signant le
Pacte écologique.
Aujourd’hui, la FNH (Fondation Nicolas Hulot) veut aller plus loin
et amplifier l’action engagée vers la définition d’un autre modèle
de société, compatible avec les capacités de régénération de la planète
et qui participe à l’épanouissement humain.
Un nouveau
chapitre est à écrire. Pour apporter sa contribution, la Fondation
Nicolas Hulot lance EVOLUTION : CHAPITRE 2. Il s’agit d’une
nouvelle dynamique qui va désormais guider l’ensemble de sa démarche.
Dès lors, elle enrichira son approche écologiste d’une approche
humaniste dans l’ensemble de ses actions...
Vers une autre vision du progrès
Tantôt
économique, financière ou sociale ; tantôt écologique, énergétique,
alimentaire ou sanitaire...« les crises » rythment l’actualité du
monde. Multiples facettes d’un seul et même cycle infernal, elles
se combinent, s’alimentent et révèlent un système au bord du point de
rupture. Une crise systémique qui indique clairement que notre modèle
de développement actuel n’est plus tenable, ni pour la planète ni pour
l’homme.
Des raisons d’espérer...
Pour
Edgar Morin (sociologue et philosophe), invité à la table ronde animée
par Audrey Pulvar, et en présence de Patrick Viveret (philosophe et
essayiste altermondialiste), il y a principalement trois raisons
d’espérer. L’imprévu, qui fait que quand les
situations atteignent un point extrème, bien souvent, quelque chose
d’imprévu vient boulverser l’ordre des choses. Ensuite, la capacité inexploitée de notre cerveau.
On le sait, nous n’utilisons qu’une partie infime de nos possibilités.
On peut miser sur le fait que notre évolution va nous permettre d’aller
plus loin dans nos réflexions. Enfin, les possibilités créatrices.
Encore une fois, nous sommes de formidables machines à créer. Et nous
pouvons surement compter sur cette capacité pour inventer les solutions
de demain.
"Si ces 3 conditions sont réunies, alors, ça sera la résurection de l’Espérance. Et rien ne se fait sans espérance...".
Ce Chapitre 2 s’inscrit ainsi dans la conscience partagée que :
> L’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de ceux des autres êtres vivants.
>
Notre Planète a des ressources limitées et, sans dogmatisme mais avec
pragmatisme, notre modèle de développement, basé sur l’épuisement des
ressources naturelles, nous conduit dès lors dans une impasse
planétaire.
> Il est possible, individuellement et collectivement, de changer de cap dans un esprit de modération et de partage.
>
Il est nécessaire de se repositionner sur l’essentiel :
que quelques-uns se privent du superflu, pour que d’autres n’aient
pas à se priver de l’essentiel.
> Les enjeux écologiques et sociaux sont étroitement liés et ne peuvent plus être traités de manière différenciée.
>
La mise en place des politiques et des économies doit se réorienter
vers « le mieux-être », plutôt que vers « le plus-avoir ».
>
Le capital financier doit redevenir un moyen pour assurer le bien-être
des hommes et dans le respect de la nature et non pas être une finalité
en soi.
> Économiser et partager sont les mots clés
d’une vision renouvelée du progrès qui place le bien-être de tous les
hommes comme critère premier.
> La conscience et la liberté de choix doivent être partout, chacun ayant sa part de responsabilité à assumer.
> La solidarité doit être un leitmotiv, ici et ailleurs, avec l’ensemble du vivant et avec les générations futures.
> L’Homme a une capacité de créativité inégalée.
Les principaux axes proposés :
>
Le maintien de la paix devient un objectif partagé de l’humanité. Le
système économique a été réformé afin de répondre à ces nouvelles
priorités.
> Les changements de l’organisation des
sociétés ont été suivis d’une évolution dans la perception du monde.
Les hommes sont conscients de leur interdépendance avec les
autres organismes vivants. > L’économie est
devenue un outil au service de la paix. Elle est passée du plus au
mieux, du quantitatif au qualitatif. Une économie de protection et de
partage au seul service du bien-être de l’homme et compatible avec les
facteurs physiques limitatifs de la Terre. Les régulations ont dès lors
basculé. Au lieu de porter sur le travail et le capital, elles portent
sur les consommations de nature.
> L’appréciation des
nouveaux modes de vie : le maître mot n’est plus consommation
mais économie, sobriété, « abondance frugale ». Cette évolution des
modes de vie consécutives à l’évolution des régulations a,
progressivement, provoqué un déplacement de nos rêves et de nos
projections.
Earth 2 : Une campagne décalée...
Il
y a quelques jours, vous aviez vu cette pub sur The Green PostBox.com.
Révélation, c’était bien dans le cadre de la campagne liée au CHAPITRE
2 de la FNH. Parce que évidemment, il va falloir trouver autre chose
que de construire une deuxième Terre pour régler nos problèmes et
assurer l’avenir de notre vis sur Terre.
Nouveau chapitre, nouveau site web, nouvelle identité...
C’est aussi l’occasion pour la Fondation de lancer un tout nouveau site Internet,
en adéquation avec le concept de l’Evolution. En effet, le site se
déroulle à l’horizontale... comme une progression dans le temps. Un
site métamorphosé sur le fond et la forme grâce au soutien de Accenture
et Publicis Modem.
La
nouvelle identité visuelle s’est construite autour d’une idée forte :
le temps des discours est révolu, il faut désormais passer à l’acte et
agir concrètement. Pour traduire cela, le parti pris a été de
s’orienter vers un retour à l’essentiel et à l’épure avec untraitement
trés typographique.
En conclusion, quoi de mieux qu’une citation de Nicolas Hulot :
«
Nous pouvons changer le cours des choses si chacun accepte sa
propre responsabilité et de conduire son propre changement. La société
est le fait de chacun. Il nous appartient donc collectivement de
revoir l’ambition du projet humain. »