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L'homme est-il bon par nature ?

Article publié le 10 juillet 2007

J’affirmais dans un précédent article que je croyais profondément que l’être humain était bon, et je précisais que je détaillerai ce point de vue dans un prochain article. C’est donc le sujet du jour :

L’homme est-il bon par nature ?

En interrogeant google, on s’aperçoit que cette question en taraude plus d’un. Je n’ai certes pas la prétention d’apporter une réponse définitive à cette question, j’ai juste envie de partager ma conviction. Car c’est une conviction ! Si je n’en étais pas convaincu, ce blog n’aurait certainement jamais vu le jour.

Inconsciemment, même si nous ne le disons pas, lorsque nous disons que l’homme est bon ou mauvais, cela sous-entend toujours bon ou mauvais envers les autres êtres vivants qu’ils soient humains ou animal. Quelqu’un qui ne fait de mal à personne est d’office qualifié de bon. A l’inverse, dès que l’on nuit à autrui sous quelques formes que ce soit, il devient difficile d’être rangé du côté du bien. Être bon ou mauvais relève donc de notre relation aux autres.

Il est vrai que lorsqu’on regarde le monde dans lequel on vit, il est difficile de croire en la bonté de l’homme. Tant de guerre, tant de conflits entre nous. Pourtant je n’arrive pas à croire que l’homme soit fondamentalement mauvais. Chacun de nous ne cherche qu’une chose, être heureux, et tant qu’à faire éviter la souffrance. Comment imaginer que faire souffrir les autres puisse être dans notre nature quand nous sommes tous préoccuper par cette même envie de bonheur ? Si l’on part du principe que la bonté est naturelle, alors c’est que quelque chose est à l’origine de nos comportements de haine envers les autres. quelque chose vient masquer cette bonté naturelle. A l’image d’un couteau qui est un ustensile bien pratique pour éplucher un fruit, ou une arme redoutable lorsqu’on l’utilise contre un être vivant, nous avons la possibilité d’être bon ou mauvais. La différence réside dans la motivation avec laquelle nous agissons.

Alors qu’est-ce qui nous motive à agir avec de la haine ?

Là encore, les réponses ne sont pas simples et je pense que chacun d’entre vous à ses propres réponses. En tout cas, le constat que je fais, c’est que nous passons notre temps à nous diviser, nous classer dans des catégories, des groupes. On pourrait simplement tous se considérer comme des êtres humains, mais on préfère se diviser en race, en nationalité, en groupe avec une quelconque spécificité comme la religion, la culture, les choix politiques ou simplement les goûts ou l’orientation sexuelle.

De ces divisions naissent les tensions entre nous. Nous ne voyons plus l’autre comme un semblable, quelqu’un qui pourrait nous sauver la vie par le don de son sang ou d’un organe, mais voyons l’autre comme un rival. Rivalité que nous entretenons par une compétition journalière que notre société nous impose. Il faut toujours se comparer aux autres et plus encore les dépasser. Il ne faut pas être heureux, il faut être plus heureux que les autres, il ne faut pas être à l’aise, mais plus riche que les autres. Si l’autre est meilleur, nous ne savons pas être content pour lui, nous préférons la jalousie. L’autre nous permet de nous situer, et c’est un paradoxe, nous avons besoin de l’autre, mais nous le voulons moins fort, moins riche, moins heureux. Nous nous focalisons sur notre bien-être et notre bonheur, en faisant total abstraction de ce que peut ressentir l’autre. Sa souffrance n’a pas de réalité particulière, seul compte notre douleur, nos frustrations qu’il faut absolument faire disparaître.

A l’inverse, lorsque nous voyons les autres comme des semblables, des autres « nous », nos comportements deviennent plus altruistes, nous prenons conscience naturellement de la souffrance de l’autre, car il y a de fortes chances que la souffrance de l’autre soit la même que la notre. A partir de là, nous ne sommes plus en compétition, mais en collaboration, l’autre n’est plus notre rival mais notre partenaire, nous ne cherchons plus à obtenir le meilleur pour nous-mêmes mais le meilleur pour le plus grand nombre. En prenant conscience de l’autre, l’homme devient naturellement bon.

Voilà pourquoi je pense que l’homme est naturellement bon, car lorsqu’il met de côté son égoïsme et s’ouvre à l’autre, sa bonté se révèle naturellement. L’homme n’a pas besoin de devenir bon, mais a juste besoin d’arrêter d’être mauvais.

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commentaires
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par mjmb (IP:xxx.xx4.199.178) le 11 juillet 2007 à 00H00

Le tres beau texte de Pikipoki sur "le piège des inférences" est certainement une réponse à 80 % sur ce sujet.

Amicalement

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par Elo (IP:xxx.xx4.44.46) le 4 décembre 2007 à 23H51

Bonjour, Le sujet que vous avez développé m’interpelle et j’ai trouvé votre manière de le traiter fort sensée et pleine de justesse. En ce qui me concerne, j’ai trouvé une réponse très précise à cette question dans un livre, La Dianétique, et depuis de nombreuses années je l’utilise avec succès. Ce livre est si pertinent sur le sujet, au dela de tout ce qu’on a pu en dire, que je me devais de vous conseiller de le lire. Merci pour votre article qui apporte un peu de vérité dans ce mic-mac de questions existentielles.


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