Le "Grenelle" de la mer s’est terminé mercredi par une dernière table ronde sur la relation entre Terre et Mer. Au final le Grenelle marin, salué par toutes les organisations environnementales, a déclaré la guerre dans les eaux françaises aux déchets, pollutions et salissures qui dégradent le milieu marin.
"Il faut faire prendre conscience que
les rejets principaux prennent leur origine très en amont : ce qu’on
retrouve en haute mer a souvent pris naissance à 500 km à l’intérieur
des terres", a précisé Jean-Louis Borloo en présentant les principales
mesures arrêtées.
Voici les principales mesures qui ressortent des différents groupes de travail :
> Les énergies marines
L’Etat
devrait lancer un plan "Energies Bleues" de développement des énergies
marines avec pour objectif d’arriver avant 2020 à une capacité de
production de 6.000 MW d’énergies utilisant la houle, les marées, les
courants, les différences de température entre la surface et le fond.
> Transport maritime
Il
est prévu la création d’une filière française de démantèlement et de
déconstruction des navires civils ou militaires en fin de vie.
Une
étude va être lancée concernant le concept de port offshore pour 2015
afin d’éviter les dragages trop importants pour l’accès de gros navires
au littoral.
> Ressources
La
France proposera le classement du thon rouge parmi les espèces
protégées de la Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Fin de la pêche au requin taupe par le non renouvellement des licences des pêche.
Interdiction du "finning" qui consiste à découper les ailerons des requins vivants qui sont ensuite rejetés à la mer.
Une
mission d’étude est confiée à l’ancien ministre de la Mer Louis Le
Pensec, concernant la pêche au chalutage des espèces en eau profonde,
une technique qui dilapide la diversité de la vie sous marine, selon
les défenseurs de l’environnement.
Extension des aires
marines protégées, notamment en Polynésie française, qui devront
représenter 20% des zones économiques exclusives (200 milles au delà
des côtes) d’ici 2020 (contre moins de 2% actuellement).
Pollutions et déchets
Réduction
des sources de pollution d’origine terrestre : moins 40% d’ici 2012/2014
sur les nitrates et phosphates, qui favorisent les algues vertes et
phytoplanctons toxiques ; L’ objectif "Zéro rejet urbain non traité en
2030" à été retenu.
La situation est particulièrement
alarmante Outre-mer, où 30% en moyenne des eaux usées filent dans les
vagues sans traitement, assure l’expert marin Christian Buchet,
représentant de la Fondation Nicolas Hulot. Elle est carrément
dramatique à Mayotte, où résident 200.000 personnes, sans une seule
station d’épuration. "Le lagon est en situation de très grand danger",
insiste M. Borloo, qui évalue à près de 500 millions d’euros le coût
pour remédier à la situation.
Proposition d’ un objectif mondial de réduction des gaz à effet de serre du transport maritime
Contre
les dégazages, le marquage des hydrocarbures, notamment par ADN, sera
testé en 2009 par le Centre de documentation, de recherche et
d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre)
pour des résultats attendus en 2010.
Une stratégie
maritime, qui sera formalisée dans un "livre bleu" et validée par un
comité interministériel de la mer d’ici à la fin de l’année... En
attendant, cet été si vous partez en bord de mer... pensez-y !
En savoir + sur le Grenelle de la mer
GC.
@TheGreenPostBox.com
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