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Biocarburants : On avance !

Article publié le 12 janvier 2012

Biocarburants : On avance !

Passer des produits pétroliers à des substituts à base renouvelable n’est pas une partie de plaisir. D’abord parce que c’est plus ou moins facile en fonction de l’utilisation du produit, à poste fixe ou mobile comme dans le transport. Ensuite parce que les substituts ne sont pas légion et qu’ils sont produit au détriment d’autres productions, et peuvent donc se poser en concurrents des productions à destination de la nourriture humaine. Enfin parce que certaines applications ont des exigences particulières, comme les carburéacteurs, ou très complexes comme les produits chimiques.

Cela n’empêche pas d’avancer néanmoins comme vont vous le prouver les deux exemples suivants :

Air France essaye en ce moment de rendre moins polluant l’un de ses vols sur la ligne Paris Toulouse en utilisant un carburant aviation d’origine végétale ainsi que quelques ajustements aux procédures de vols (trajectoire continue et optimisée, pas de paliers à la montée et à la descente) et à l’appareil lui-même (Sièges, trolleys et chariots allégés),l’objectif étant d’émettre deux fois moins de CO2 qu’un vol classique. C’est le vol 6129 de Orly à Toulouse et retour qui est le cobaye de cette expérience.

C’est KLM qui est la compagnie pionnière de l’utilisation du biokérosène au sein du groupe Air France KLM, qui fournit le carburant pour cette expérience par sa filiale SkyNRG qui essaye de maîtriser la totalité de la filière d’approvisionnement pour ne pas être prisonnière de compagnies pétrolières peu coopérative dans ce domaine. Ce n’est pas, comme on aurait pu s’y attendre, un dérivé de production agricole qui fournit ce biokérosène mais…des huiles usagées à qui l’on trouve ainsi une utilisation utile.

Et ça marche nous dit Air France sans préciser à quel coût ! Avec quelques difficultés tout de même pour qui voudrait en envisager une utilisation étendue. La maigreur de la ressource mais aussi la difficulté logistique car il ne s’agit pas de polluer les circuits d’approvisionnement des avions en carburéacteur classique. Ca a été possible sur l’aéroport de Toulouse et grâce à Airbus,mais ça ne l’aurait pas été sur l’aéroport d’Orly. 

Autre difficulté, les procédures de vol continu sans palier nécessite la mise en place d’un système européen harmonisé de gestion du trafic et des trajectoires, baptisé César, qui ne sera pas disponible avant quelques années et encore, si les contrôleurs aériens lui prêtent vie..

 - La grande difficulté dans la production des biocarburants est l’utilisation de productions agricoles normalement dévolues à l’alimentation humain ou animale et dont la conversion en carburant présente un rendement discutable du fait de l’incapacité technique actuelle de « casser » la molécule de cellulose pour la transformer en carburant. Les chimistes travaillent pour produire des biocarburants dit de 2ème génération, c'est-à-dire à partir de productions agricoles fortement cellulosiques et inutilisables pour l’alimentation comme la paille, les déchets agro-industriels olu des plantes « pauvres » comme le Miscanthus ou herbe à éléphant.

Ces recherches ont conduit à la création d’une unité pilote qui vient d’être inaugurée dans la région de Reims et qui a été baptisée Futurol. Ce sont les céréaliers et sucriers qui ont bien compris l’opportunité que cela représentait pour leur activité qui sont en pointe dans ces recherches et dans le développement des biocarburants.001 En l’occurrence cette unité est basée sur le principe de la fermentation grace à des enzymes spécifiques qui transforment le végétal en sucres simples lesquels sont ensuite transformés en alcool par des levures avant d’être distillés dans des colonnes de distillation.

Cette unité pilote qui a coûté 76 millions d’euros, dont 30 d’argent public, permettra de tester et d’améliorer le procédé pendant 8 ans après quoi il est prévu de passer à une vraie unité industrielle sur un site de Téréos susceptible de produire 3.5 millions de litre d’éthanol par an.

Petit inconvénient, nous avons davantage besoin en France de biodiesel que de bioéthanol du fait que notre outil de raffinage est largement excédentaire en production d’essence et court en gasoil et que donc il aurait mieux valu travailler sur une unité de biodiesel. Comprenne qui pourra. Pour le marché brésilien peut être sur lequel Téréos est très implanté ? 

En tous cas, nous avançons. A suivre

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Agrocarburants

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commentaires
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par Hervé (IP:xxx.xx1.57.113) le 16 janvier 2012 à 19H01

Cette forme d’énergie pourrait effectivement être une solution efficace, surtout du coté des algues car ce serait moins en concurence avec les productions agroalimentaires ou générant de la déforestation.

Mais c’est pas forcément sans risques pour l’environnement. A développer avec prudence.

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par Ibarra (IP:xxx.xx5.4.100) le 27 mai 2012 à 02H33

Excellent billet. C’est avec joie que je vous laisse cette remarque. Je vous encourage à maintenir ce blog. Sincerement.

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