NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Sortez la voiture !

Article publié le 14 novembre 2007

En cette grande journée de grève nationale, il semble un brin provocateur de parler de trouver des alternatives à la voiture. Et pourtant, dans les villes notamment, il faudra bien se poser la question de la place qu’on veut lui accorder dans notre vie quotidienne.

Sortez la voiture !

Commençons par rappeler quelques chiffres (Tirés de l’Atlas de l’Environnement, page78, source Ademe, 2007). En milieu urbain, 82% des déplacements sont faits dans des véhicules particuliers. 12% pour les transports collectifs, 3% en deux-roues motorisés et 3% à vélo. Plus intéressant encore, penchons nous sur l’efficacité énergétique, c’est à dire le nombre total de kilomètres parcourus par l’ensemble des voyageurs, divisé par l’énergie totale consommée en kilogramme équivalent pétrole (kep). Pour une voiture de particulier, elle est de 18 voyageurs/km/Kep.... à comparer avec 193, 139, 135 respectivement pour le RER, les trains de banlieue et le métro parisien. Un rapport impressionnant ! Le RER est environ 10 fois plus efficace que la voiture... ça laisse rêveur !

Ne nous faisons pas d’illusions, la société sans voiture n’est pas pour demain et il n’en est pas question pour le moment. L’urgence est avant tout de diminuer notre dépendance. Si les voitures d’aujourd’hui consomment beaucoup moins qu’hier, l’usage que nous en faisons n’a cessé d’augmenter. On appelle ça "l’effet rebond"  : le gain réalisé sur l’amélioration des moteurs et des carburants est contre balancé par l’augmentation des trajets (en nombre et en distance) et notamment des trajets urbains. En clair, une voiture moderne émet moins de gaz mais roule plus : au final, elle pollue plus.

L’augmentation du baril de pétrole n’est pas la seule variable à prendre en considération. Les nuisances de la voitures influent de plus en plus fortement sur la santé des gens. Odeurs, pollution, bruit, stress, accidents... les effets néfastes sont connus et la tendance n’est pas à l’amélioration. Les congestions liées à la saturation des réseaux routiers terminent de faire de la voiture un moyen de transport coûteux en temps et donc de moins en moins efficace. Faites le calcul vous même !

Il ne faut donc pas attendre que le poids financier et sanitaire de la voiture devienne trop lourd pour se "désintoxiquer". La solution la plus performante, ce sont les offres alternatives. Des solutions qui impliquent quoiqu’il arrive des politiques d’urbanisme construites autour de deux axes : les transports collectifs et la réorganisation du tissu urbain.

01ac863e2b0f62ecce33db3d7f08b174.jpg Le collectif d’abord : plus de bus, plus de métros, plus trains... Il faut une offre qui soit pratique et économique. En terme de service rendu à la communauté, les transports collectifs apportent beaucoup plus que leur coût "réels". En matière d’externalités négatives, le gain sur la voiture est majeur. Dans cette perspective, la gratuité totale de tous les transports collectifs apparaît comme une évidence. L’apport en terme de qualité de vie, de qualité d’environnement va bien au delà de la valeur "financière" souvent seule prise en compte dans leur évaluation.

Le tissu urbain. Il faut concevoir la ville en réseau où les besoins du quotidien pourraient tous être satisfaits dans un rayon de proximité. Il faut donc pousser au regroupement des lieux de travail, de vie et d’habitat. C’est dans cette approche que le vélo et la marche pourraient reprendre leurs droits.

Pour sortir la voiture des villes, la volonté politique se doit d’être inflexible et courageuse : financer et favoriser les projets de transport collectifs sur le réseau routier, renforcer le coût de stationnement, instaurer un péage urbain, interdire les gros véhicules (style 4x4) aux particuliers. Il faut surtout rééquilibrer l’usage de la voie publique au profit du collectif, des deux roues et des piétons aux dépends du motorisé...

e646bc6336423b6afcb5ff604f6c3ce8.jpg Pour autant, le particulier n’est pas dénué de moyens. En cette journée de blocage massif, combien vont avoir recours au co-voiturage  ? Une solution tout de suite accessible. A conditions exceptionnelles, comportement exceptionnel. Certes. Cela prouve en tous cas que c’est possible. C’est ce type de système D qui va devenir de plus en plus monnaie courante. Qu’on ne s’y trompe pas, les entreprises qui se voudront attractives demain seront celles qui auront compris qu’elles ont une responsabilité dans le transport de leurs employés et qui sauront offrir les solutions les plus adéquates, pratiques et écologiques.

Sites utiles :
http://covoiturage.fr/
http://www.caisse-commune.com
Bookmark and Share
99 votes

commentaires
votez :
par miniTAX (IP:xxx.xx0.27.11) le 14 novembre 2007 à 11H28

_

"la gratuité totale de tous les transports collectifs apparaît comme une évidence"

C’est tellement évident qu’on se demande pourquoi NULLE PART au monde on ne la pratique. Typique de ce qu’on appelle une fausse bonne idée.

votez :
(IP:xxx.xx2.129.79) le 14 novembre 2007 à 14H27

"C’est tellement évident qu’on se demande pourquoi NULLE PART au monde on ne la pratique. Typique de ce qu’on appelle une fausse bonne idée"

Nulle part au monde ??? Non seulement ça existe (et même en France), mais ça a l’air de plutôt bien marcher : http://www.novethic.fr/novethic/sit...

votez :
par bigre (IP:xxx.xx0.35.39) le 19 novembre 2007 à 06H42

Les transports en commun sont quasi gratuit pour les retraités en Belgique. Quasi ... les montants sont symboliques, pour forcer les gens à acheter des billets et permettre un comptage, une analyse de la fréquentation.

Et les retraités voyagent plus, avec nettement moins de risques d’accidents.

Je pense qu’il y a une restriction sur les heures de pointe.

Cout réel pour la société ? Occuper des places vides dans un train qui circule de toutes façons ... Marginal !

votez :
par Croissance Verte (IP:xxx.xx3.205.222) le 14 novembre 2007 à 12H23

Personne ne le fait ou ne l’a jamais fait... c’est donc une idée qui ne marche pas ??????? Ayons tort tous ensemble alors ...

Il faudrait des arguments plus solides avant de qualifier l’idée de "fausse bonne idée".

Clairement, dans un monde où tout est évalué à l’aune de la rentabilité financière, la gratuité paraît être saugrenue et malvenue.

Dans un monde où la vérité écologique serait intégrée dans les prix, on s’apercevrait qu’on paye nos transports en commun très peu cher en regard de la richesse qu’ils apportent.

L’environnement est le problème de tous. Le bénéfice des transports étant collectif. Je trouve donc normal que la collectivité prenne en charge le coût d’un secteur qui pèse pour plus du tiers de nos emmissions de Gaz à effet de serre.

Bien sûr, il n’a jamais été dit que ce serait facile. Mais là, c’est un autre débat.

votez :
par Ragowoh (IP:xxx.xx4.156.14) le 14 novembre 2007 à 13H51

Je ne comprends pas l’intérêt d’une gratuité totale des transports en commun. D’abord, en réalité rien n’est gratuit. Si on ne le paye pas chaque fois qu’on l’utilise, on le paye par les impôts, mais on le finance de toute façon.

Et puis, de quel droit ne devrait-on rien payer pour s’octroyer la possibilité de se déplacer plus vite que notre seule capacité motrice nous le permet ? Ca ne choque personne de donner de l’argent pour obtenir une voiture, et de l’essence, mais pour utiliser le service de bus, tramway, métro, on en serait exonéré ?

Ce qui compte pour que les transports en commun remplacent la voiture dans les comportements, c’est qu’ils soient pratiques pour tous, et suffisamment moins chers que l’automobile. Une gratuité -fictive- n’y apporterait rien.

Je suis d’accord avec le reste de l’article, sinon, sur le fait qu’il faut conjuguer développement des transports en commun ET réaménagement en profondeur du tissu urbain.

votez :
par Rayves (IP:xxx.xx7.243.4) le 14 novembre 2007 à 12H31

Très bon article.

« ...interdire les gros véhicules (style 4x4) aux particuliers ». Pourquoi ne pas parler plutôt de véhicules gros consommateurs, ce qui inclut aussi les voitures de sport, les voitures de luxe, les motos ultra-puissantes, etc ?

Un économiste a calculé, pour une voiture particulière effectuant un nombre moyen de km par an, la vitesse moyenne en incluant dans le paramètre durée le temps passé à travailler pour payer le véhicule, son entretien, le carburant ... il est arrivé à la vitesse de 12 km/h, soit moitié moins qu’une bicyclette !!!

votez :
par lolo (IP:xxx.xx5.176.2) le 14 novembre 2007 à 18H58

Ne parlons pas des myriades de 40 tonnes qui consomment bien plus que les véhicules particuliers et souvent pour rien.....

votez :
par foudebassan (IP:xxx.xx8.211.251) le 14 novembre 2007 à 12H47

Le développement du réseau de transport en commun (TC) est indispensable, mais pas suffisant. A la différence de Paris où tout est organisé en fonction des TC, à Lyon par exemple, les usagés sont majoritairement des étudiants et des femmes. En âge de passer le permis, combien d’étudiant abandonne les TC ?

Pour beaucoup de personnes, un cadre d’entreprise ne doit pas venir en bus à son travail. Les entreprises n’indiquent que rarement comment se rendre à leur siège. Les écoles sont également des lieux de trafic très important. Combien de parents déposent leurs gamins en voiture alors qu’ils habitent à moins d’un km de l’école. Combien d’enseignants en font autant ?

Il y a donc un énorme travail d’éducation et de sensibilisation.

votez :
par maxim (IP:xxx.xx3.25.140) le 14 novembre 2007 à 13H26

c’est bien joli tout ça,mais ceux qui habitent à la campagne à plus de 20km de leur travail,villages non desservis où il n’y a aucun moyen de transport que la voiture..... la mère de famille qui sortant de son travail doit faire les courses et récuperer ses gosses chez une nourrice ou à l’école ,les personnes âgées qui ne peuvent se déplacer qu’en voiture ,les infirmes qui ont des véhicules aménagés .... l’insécurité des transports publics qui forcent les parents à venir chercher leurs enfants en voiture ,les maris qui viennent récupérer leurs femmes terminant tard pour les mêmes raisons d’insécurité pour une femme ...je ne suis pas fan de S .Royal mais souvenez vous ce qu’elle avait proposé à ce sujet .....

sans compter les professions où une voiture est indispensable ..... les exemples sont légion ,et ce n’est pas en utilisant des arguments contestables de supprimer la voiture que l’on résoudra les problèmes .....

j’utilise le vélo le plus possible pour me déplacer,mais lorsque la nuit tombe ,qu’il pleut ,qu’il n’y a pas d’éclairage sur la plupart de ces vélos,que les risques d’accident sont multipliés par X en ville ,que l’on risque de se faire renverser ( ça m’est arrivé avec hospitalisation),croyez vous donc que ce soit la panacée pour circuler ?????

quand toutes les structures indispensables pour un transport optimal à tous seront prêtes,on pourra en reparler ,mais il y a loin de la coupe aux lèvres ,et la voiture a encore de beaux jours devant elle .....

votez :
par slide (IP:xxx.xx1.243.192) le 14 novembre 2007 à 14H03

Problème typique du serpent qui se mord la queue, on utilise la voiture parce que la majorité utilise la voiture, faisant porter une menace sur le reste.

Côté campagne, cela restera effectivement un endroit d’utilisation de la voiture. Et pour à priori longtemps. Mais si les utilisations de la voiture en viennent à se limiter aux usages où on ne sait pas réellement la remplacer on a déjà fait un grand pas.

Reste que dans un premier temps on devra peut-être passer par une adaptation des véhicules à de nouvelles perceptions, insuffler de nouvelles moeurs, avant d’aller vers le Nirvana. Par exemple à Tokyo, aller en centre-ville nécessite soit d’être 3 dans le véhicule, soit d’être dans un véhicule dûment homologué (moins de 3,74m, mois de 700cm3 de cylindrée). Un exemple que l’on pourra reprendre.

votez :
par lerma (IP:xxx.xx1.158.69) le 14 novembre 2007 à 14H50

La réthorique que développe l’auteur de l’article exprime bien la radicalité d’un ancien gauchiste reconverti dans une "écologie extrémiste".

Des chiffres qui ne veulent rien dire

Dans une société moderne,se développe sur ses infrastructures (routes,autoroutes,transports en commun,train)

Dans la mesure ou la gestion PS-VERT de la Mairie de Paris à bloquer tout pour empêcher les gens de circuler,de se garer ,nous obtenons l’abération que nous avons sous nos yeux chaques jours sur Paris

Le reste est une dérive fascisance d’un discours sur l’écologie

votez :
par velocopeau (IP:xxx.xx4.243.1) le 15 novembre 2007 à 12H11

De lerma : "La réthorique que développe l’auteur de l’article exprime bien la radicalité d’un ancien gauchiste reconverti dans une "écologie extrémiste". Le reste est une dérive fascisance d’un discours sur l’écologie"

Avoir les pieds sur terre et poser les problèmes à plat amène souvent à se faire stigmatiser. Dès qu’on parle de changer de comportements, on se fait taxer de fascistes. Et si on s’écoutait, plutôt ?

de Lerma : "Dans la mesure ou la gestion PS-VERT de la Mairie de Paris à bloquer tout pour empêcher les gens de circuler,de se garer ,nous obtenons l’abération que nous avons sous nos yeux chaques jours sur Paris"

Quelle aberration : moins de pollution et une meilleure qualité de vie ? Le problème à Paris est simple : la majorité des parisiens n’a pas de voiture du fait de la qualité des transports en commun. Ils votent donc pour ceux qui vont leur éviter les nuisances de la voiture. Ceux qui viennent de l’extérieur veulent vivre en périphérie tout en ayant un accès facile en voiture à Paris. On ne peut pas tout avoir ! Le choix est simple : à Paris sans voiture (ou avec de fortes contraintes de stationnement) ou à l’extérieur avec une voiture mais du coup un accès difficiel à Paris.

votez :
par Manu (IP:xxx.xx6.57.138) le 15 novembre 2007 à 17H12

Bonjour, J’habite loin de mon lieu de travail (environ 80km). Un collegue habite sur mon parcours. Nous nous sommes arrangés pour faire du covoiturage. Où est le problème ?

votez :
par lisa SION (IP:xxx.xx1.0.79) le 16 novembre 2007 à 13H22

Bonjour,

Aujourd’hui, une caméra coûte quinze euros, et le lecteur enregistreur en boucle, vingt. En équipant des fanions verts" certaines cabines de bus, et ainsi protégées et surveillées, les sorties de villes peuvent devenir des " points stop " favorisant ainsi le co-voiturage.

le plus navrant, en conscience, est de se rendre compte que l’on déplace plus d’une tonne de tôle et de plastique juste pour ses fesses.

L’entretien des transports en commun étant payé par l’impôt, exactement comme devaient finir les autoroutes, ils seraient devenus saturés de passagers, et afficheraient une constante expansion.

votez :
par helios (IP:xxx.xx4.71.243) le 18 novembre 2007 à 00H16

Ce qui est terrible, quand on lit ce type d’article c’est le glissement entre ce qui parait evident, naturel de bon sens et l’integrisme qui surgit toujours.

L’auteur part de constatations serieuses et presente des idées respectables, mais il ne peut s’empecher de stigmatiser tout de suite un point qui demontre son blocage mental. Pourquoi faut il interdire les 4x4 cher "croissance verte" ? il existe un grand nombre de voiture "bien sous tout rapport" qui ont des moteurs aussi gros, un poids aussi imposant mais n’ont pas la boite de vitesse qui entraine les 4 roues. Pire, si je vous lis bien il faut INTERDIRE... quelle dictature !

cela dit, tous les discours qu’on entends aujourd’hui sont parfaitement construit pour les habitants des tres grandes villes. A paris il n’y a pas de problème pour utiliser les transport en commun... sauf si vous desirez aller dans un supermarché un vrai. Souhaiteriez vous rendre tout le monde prisonnier de son epicier du coin ?

La France helas pour vous n’est pas Paris. De plus de nombreux metiers sont dépendant d’un vehicule... comme votre plombier, le facteur des colis etc un message ci dessus l’a tres bien exprimé.

Enfin s’il n’est pas souhaitable d’avoir des transports en commun vraiment gratuits il faudrait neanmoins se pencher sur le coût des voyages. J’aimerai a dire a tout ceux qui calculent le prix du km de voiture et qui tentent de le comparer a celui des bus ou du train pour demontrer que ces derniers sont plus economiques.

Ils ont simplement oublié que la voiture, une fois achetée va vivre sa vie de voiture et son prix ne rentre plus en compte. Le km ce n’est plus que l’essence et l’entretien. De plus, une voiture de 5 places transporte le conducteur pour son prix au km et les 4 autres personnes gratuitement. est-ce que c’est pareil pour le bus ?

Enfin, il existe une autre bonne raison, c’est la liberté. Que l’état impose des règles d’economie, de vitesse etc, ok, mais n’oubliez pas quel instrument fantastique de liberté. Que vont devenir tous les restaurants, les hotels et toutes les activités qui dependent de ces petits deplacements du week end ainsi que tous ceux qui dependent de la presence ponctuelle de ces voyageurs ?

C’est vrai que les integristes ne sont pas accessibles a l’argument "liberté", evidement.

votez :
par lerikske (IP:xxx.xx1.25.112) le 19 novembre 2007 à 17H49

@ Hélios

Qui a dit que l’usage de la voiture devrait être interdit à tous ???

Je pense que c’est plutôt l’usage qui en est fait au quotidien qui prête à débat. Rien n’empêche d’utiliser un véhicule pour les loisirs

<<<"" les restaurants, les hotels et toutes les activités qui dependent de ces petits deplacements du week end ainsi que tous ceux qui dependent de la presence ponctuelle de ces voyageurs ?"">>> et même en ces moments de loisirs le co-voiturage n’est pas à exclure ( sans qu’il soit obligatoire )

Rallier les grandes villes juste pour bloquer ses voies d’accès le matin et le soir est peut-être un sujet qui fait réfléchir :-/

Entendu sur FI :plus de 40km de bouchon ce matin... ben ça ressemble à ce qui arrivera lorsque le parc automobile aura encore un peu "progressé" dans quelques années. Plus besoin de grêves pour profiter des bouchons dans un futur proche. Les navetteurs les formeront tout les jours, tout seuls, comme des grands.

Et puis, il existe un super moyen de locomotion très pratique pour les distances moyennes, agréable, économe ( vu qu’il ne reste jamais immobile très longtemps ), dé-stressant puisque les retards à l’arrivée sont rares, amusant, sympa... Le deux roues motorisé, scooter ou moto :-)

Rien que la moitié des des voitures remplacées par ces engins rendrait la fluidité du traffic normale... Il suffirait juste d’une politique intelligente pour résoudre le problême des parkings 2 roues qui semblent être une catastrophe à Paris :-/ et de l’usage des couloirs bus. Rien que ça encouragerait plus de gens à préférer le deux roues à la voiture.

C’est à se demander si les institutions " responsables" ne préfèrent pas privilégier l’auto, plus encombrante.

D’accord avec l’amélioration des Transports en commun, mais ce ne sera jamais "la" solution miracle. Plus de transports en commun : oui :-) mais avec plus de 2 roues, motorisés ou non.

A ceux qui traitent les écolos de fascistes.... Vous êtes vraiment rigolos.... :-)) On voit que vous avez jamais connu de près le fascisme. Par contre, la continuation du mode de vie hyper conssumériste tel qu’il existe actuellement et encouragé par une certaine politique y mènera certainement u jour, vu les déséquilibres sociaux qu’il développe.

D’ici là ; bonne route et souriez derrière le volant dans les longues files. Ça fera pas avancer ceux devant, mais ça vous relaxera. ;-)

votez :
par capitainsky (IP:xxx.xx3.183.107) le 21 novembre 2007 à 19H38

Que l’on soit éloigné ou que l’on soit proche,que l’on soit malade ou bien portant ou jeune ou vieux peu importe la voiture entre dans son déclin.Certains s’en réjouissent et parlent de fêter le baril à 100 dollars d’autres qui ont construit leur vie à l’aide de la voiture s’en inquiètent.Une adaptation est nécessaires à la fois de la part des pouvoirs publics et des particuliers.La question est qui va commencer ?

votez :
par Jean-Loup Msika (IP:xxx.xx6.199.133) le 24 novembre 2007 à 09H32

Pour faire reculer la dépendance à la voiture, il faut agir sur la forme urbaine (quartiers de nouvelle urbanisation, mais aussi quartiers existants mais trop peu denses et privés de diversité, à restructurer...)en faisant de la Ville dense, mixte, verte et attrayante, à l’échelle du piéton, du vélo et des transports en commun. Par contre, la poursuite de la vague actuelle de mitage pavillonnaire ne fera que renforcer cette dépendance catastrophique à tous points de vue. C’est le sujet que j’aborde dans mon article sur Naturavox : "Faisons de la Ville Durable et non du mitage pavillonnaire"

votez :
par jo (IP:xxx.xx8.150.127) le 7 décembre 2007 à 17H26

Pour toute histoire de voiture, je pense que l’on prend le problème à l’envers. La voiture est un instrument de liberté, on peut se déplacer où et quand on veut. Grâce à la voiture nous avons gagné en autonomie, nous nous déplaçons plus rapidement. La politique anti-voitures des métropoles est mauvaises, manque de place, abscence de stationnement gratuit, difficulté de circulation. Supprimer les voitures de la vie de chacun est une hérésie et c’est aller contre l’évolution.

Je ne dis pas que les transports en commun doivent disparaître, au contraire ils sont à renforcer presque partout car leur offre est tellement pauvre qu’ils sont souvent utilisé par obligation et non par choix.

Le vrai problème des voitures actuelles et qui ne semblent pas encore résolue, c’est la pollution, le rejet de gaz polluants dut à la combustion du carburant. Il faut trouver des voitures qui arrêtent de polluer, qui utilise des énergies renouvellables et non l’essence. Mais il ne me semble que sur ce point qui est le coeur du problème, il y ait peu d’avancée. Les bus aussi tourne au gasoil ou au bioéthanol, par tête de pipe ils polluent peut être moins mais ils polluent. Que dire de tous les transports en commun qui utilisent l’électricité comme énergie, sachant que l’approvisionnement français en électricité est principalement fourni par l’énergie nucléaire qui reste à l’heure actuelle l’énergie la plus polluante qu’on est trouvé. Le pétrole, le gaz, le charbon, réchauffe la planète, dégage des gaz nocifs, le nucléaire détruit toute forme de vie sur son passage.

Ce n’est donc pas à l’objet voiture en tant que tel qu’il faut s’attaquer, mais à son fonctionnement. Peut être que cela arrange beaucoup de monde que les voitures continuent à fonctionner avec des hydrocarbures plutôt qu’avec des énergies propres, l’utilisation de la voiture n’étant pas prête de s’arrêter.

votez :
par AVEVA (IP:xxx.xx0.201.205) le 30 décembre 2007 à 23H06

Ah la voiture quel objet fascinant !

Mais savez-vous qu’il n’est répandu que depuis ½ siècle et seulement dans les pays « riches » ?

Pouvez-vous imaginer que dans moins de 10 ans le pétrole sera à 500$ le baril ce qui mettra le litre de gas-oil à 4€ ? Pas à la portée de toutes les bourses.

Vivre sans (moins) voiture c’est possible, il faut réinventer un mode de vie « éconologique » voir : www.econologie.com

Le transport gratuit ! Mais non, c’est encore une incitation à la mobilité quotidienne, il faut au contraire faire payer le transport à son vrai coût pour favoriser la recherche d’une activité proche de chez soi.

Au siècle dernier (19ème après J-C) les commerçants habitaient au-dessus de leur magasin, les cultivateurs sur leur exploitation, les ouvriers proche du carreau de la mine ou de l’usine etc.

Difficile d’imaginer un autre mode de vie… plus facile de brandir le poing !

votez :
par MM (IP:xxx.xx4.57.74) le 14 janvier 2008 à 20H45

Pour vos déplacements domicile travail, il y a également le site La Roue Verte :) www.LaRoueVerte.com


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deÉnergies
çaDérange - 277 articles
Biosphère Blog - 37 articles
rcoutouly - 34 articles
Sylvie Simon - 34 articles
Mobilité durable - 156 articles
Eric Lombard - 2 articles
Eric Delhaye - 9 articles
Philippe - 4 articles