Les 1ers requins seraient apparus il y a environ 430 millions d’années, bien avant les dinosaures (-240 millions d’années). C’est grâce aux dents qu’ils retrouvent que les scientifiques arrivent à évaluer leur âge. Car le reste du squelette des requins, qui n’est pas fait d’os comme la plupart des poissons mais de cartilages, ne se fossilise pas.

Le mot « requin » viendrait d’une déformation du mot « requiem ». Nom que donnaient les marins au « Squalus Carcharias » -nom commun du requin- pour signifier la mort inévitable de celui qui approchait cette effroyable créature.

On dénombre actuellement près de 550 espèces de requins allant des raies jusqu’au guitares de mer. De récentes découvertes, comme celle en 1997 d’un nouveau spécimen de la famille « Apristurum », laissent penser que de nombreuses autres spécimens sont encore à recenser, notamment dans les abysses.

Difficile d’imaginer un lien de parenté entre le requin baleine, long de 18 mètres, et le requin nain d’une vingtaine de centimètres à peine. A quelques exceptions, la grande majorité des requins ne dépasse pas les 2 mètres.

Le Carcharodon Megalodon, un requin contemporain des dinosaures, est sans doute le plus redoutable prédateur de tous les temps. Il mesurait plus de 16 mètres de long et avait des dents de la taille d’une main humaine. Certains continuent de penser que le monstre vivrait toujours dans les abysses de nos océans.

Des pôles jusqu’à l’équateur, du littoral aux profondeurs sous-marines, les requins ont colonisé la quasi-totalité des mers. Certains peuvent survivre en eau douce comme le requin bouledogue, retrouvé dans le lac Victoria (en Tanzanie).

Les requins sont doués de facultés incroyables qui en font des prédateurs hors-du-commun. Grâce à leurs sens hyper-développés, les requins sont ainsi capables de détecter la moindre proie à plus d’un kilomètre alentour.

Le titre « les Dents de la mer » donné au célèbre film de Steven Spielberg, n’a rien d’anodin. En effet, la mâchoire du requin possède jusqu’à 7 rangées de dents et une puissante phénoménale qui, pour idée, équivaut au poids d’un camion sur un ongle. Pour vous défendre, la lime à ongles ne suffira pas.

La plupart des requins est obligée de nager pour pouvoir respirer. Lorsqu’il est en mouvement, le requin avale de l’eau qui ressort par ses branchies et crée un courant d’eau lui permettant de respirer.

Les requins se nourrissent de tout. Mollusques, crustacés, poissons, tortues, oiseaux, mammifères, ils mangent même les restes de cadavres de poissons ce qui leur a valu le surnom de « poubelles des mers ». Le repas préféré du grand requin blanc reste l’otarie, dont il affectionne la graisse.

20 espèces de requins sont identifiées comme dangereuses pour l’Homme parmi lesquelles le grand requin blanc ou le requin pèlerin. Mais les attaques restent malgré tout relativement faibles, de l’ordre d’une vingtaine par an. Ci-dessous le recensement de toutes les attaques depuis le XVIème siècle. Pour plus de précisions, consultez le site de l’ISAF.

Certaines régions du globe sont particulièrement dangereuses. Malgré les procédures de protection mises en place, des attaques continuent de se produire comme il y a quelques semaines au Mexique. Par précaution, mieux vaut éviter les eaux sales car les déchets aiguisent l’appétit des requins et ne pas de se baigner de nuit, période pendant laquelle ils chassent.

Selon la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 20% des 550 espèces de requins recensées seraient menacées d’extinction. La situation est particulièrement problématique car l’espèce des requins se renouvelle très lentement notamment à cause d’ une maturité sexuelle tardive et d’une faible fécondité.

100 millions de requins sont pêchés chaque année dans le monde. Les principaux fournisseurs de requin sont le Panama, le Costa Rica et l’Espagne. La France n’est pas en reste puisqu’elle représente près de 20% des prises de l’UE.

Outre la pêche, le requin est particulièrement exposé aux pollutions marines car il supporte, en tant qu’ultime prédateur, la pollution accumulée par tous les poissons de la chaîne alimentaire.

Le requin sert d’abord à l’alimentation comme en Asie où ses ailerons sont cuisinés en soupe. Vous en trouverez aussi sur les étals des poissonneries sous des noms déguisés. Ainsi, si vous achetez de la « saumonette », sachez que ce poisson n’est pas un petit saumon mais un requin roussette. De même pour le « veau de mer » qui n’est autre qu’un requin peau-bleu.

Mais le requin a bien d’autres propriétés. L’huile de son foie est utilisée dans l’industrie pharmaceutique ou pour la lubrification des machines, ses cartilages sont transformés en gélatine, ses dents servent de pendentifs, … Des chercheurs ont même étudié les qualités de sa peau pour créer des combinaisons de natation.

Malgré les risques décrits par les organisations mondiales, aucune réglementation contraignante n’existe aujourd’hui pour défendre les requins. Si l’ONU a adopté en 1999 un Plan d’action international pour la conservation et la gestion des requins, celui-ci reste soumis à l’appréciation de chaque pays. Certains Etats ont légiféré sur les pratiques de pêche en interdisant comme l’UE par exemple, la pratique du shark finning.

Bel article de vulgarisation mais comportant tout de même quelques erreurs et manquant parfois de rigueur :
Le nombre d’espèces considérées comme dangereuses pour l’homme est exagéré, habituellement sont cités le grand requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin tigre (Galeocerdo cuvier) et le requin bouledogue (Carcharhinus leucas). En tout cas, une chose est sûre, le requin pèlerin (Cetorhinus maximus)est une espèce TOTALEMENT inoffensive au vu de son régime alimentaire constitué de plancton.
dire que la pression de la mâchoire d’un requin équivaut au poids d’un camion sur un ongle est tout à fait ridicule. Selon le type de requin, la pression sera différente mais on sait que pour un grand requin blanc, la pression équivaut à 3 tonnes au cm²
le genre "apristurus" (et non "apristurum") ne date pas d’hier (on le connaît depuis 1892) et comporte une trentaine d’espèces.
Voilà, je voulais juste rectifier quelques points ...
J’ajouterais que l’espèce commercialisée sous le nom "veau de mer" est le requin mako (Isurus oxyrinchus) appelé aussi requin taupe bleu










