NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Lorsque le bois « vert » devient celui que l'on privilégie !

Article publié le 31 août 2007

Il faut désormais se le tenir pour dit : nous devons dès à présent rechercher les formes d’énergie qui sont respectueuses de notre environnement. Les amoureux de la nature, qui adoraient leur petit chalet dans le nord et s’y réchauffaient en y faisant brûler deux ou trois bûches, sont dorénavant en contradiction : en brûlant ainsi les arbres de nos fôrets, ils sont en partie responsables des coupes à blancs et leur consommation contribue à augmenter les émissions de polluants dans l’air que nous respirons tous. La solution de l’avenir ? Les bûches écologiques !

Lorsque le bois « vert » devient celui que l'on privilégie !

Eh oui ! Nos bûches auront dorénavant une allure différente. Elles seront probablement moins esthétiques, mais ne menaceront pas nos forêts et la couche d’ozone de notre atmosphère. Pour les irréductibles de la bonne odeur d’érable qui se dégageait naguère de leur chaleureux feu de cheminée, bien sûr, on doit admettre que le bois dit « écologique » ou bois « vert », ne répand pas le même parfum de forêt que nos bonnes vieilles et rustiques bûches d’érable, de bouleau ou de merisier. Mais il faut parfois faire contre mauvaise fortune bon cœur et penser à plus long terme, c’est-à-dire à la qualité de l’environnement que nous, citoyens d’aujourd’hui, léguerons à nos enfants et petits-enfants, demain. Et en ce sens, il s’avère que le tournage vert s’applique aussi à notre façon de nous chauffer.

Pour le néophyte en la matière, le nouvel univers du bois écologique peut sembler déroutant. Et pour cause ! Il peut sembler difficile, au départ, de s’y retrouver à travers toutes ces appellations et ces techniques différentes les unes des autres. Ainsi, certaines entreprises offrent leur matériau sous forme de bûches conventionnelles façonnées à partir de résidus compactés (sciures et copeaux de bois franc), d’autres, sous la forme de plaquettes rectangulaires, carrées ou octogonales et certaines, sous la forme de granules.

Puisque, pour la plupart, ces modèles de bûches écologiques proviennent de résidus de bois récupérés de scieries ou d’entreprises de fabrication de planchers et meubles en bois franc, ils ne nécessitent pas la coupe de nouveaux arbres. Ainsi, ils contribuent à protéger nos forêts. De plus, leur faible émission de créosote fait en sorte qu’ils deviennent un produit de choix pour voir à la réduction de la pollution globale de nos énergies, tous genres confondus. En effet, ces matériaux sont exempts d’écorce, le principal responsable du taux élevé d’émissions toxiques de nos bûches conventionnelles.

Autre avantage incontournable de cette nouvelle technologie de la chaleur : ces produits peuvent procurer une chaleur plus intense, plus continue et plus rentable que nos bûches naturelles, toutes essences de bois confondues.

Bon, d’accord, il faut d’abord apprendre à s’y retrouver. Il y a des modèles pour « partir » le feu, d’autres, d’ambiance, des variétés de chaleur moyenne et même, des produits appelés « bûches de nuit ». Il s’agit de bien déterminer ses besoins, selon le moment du jour, notre type de foyer et le temps de l’année. Pour le reste, c’est comme en toute chose : on apprend à bien maîtriser tout élément, avec le temps, même le bois vert !

Bookmark and Share
75 votes

commentaires
votez :
par jef88 (IP:xxx.xx9.14.73) le 31 août 2007 à 14H30

AH LA BELLE ARNAQUE !!!

Quand on utilise de vraies buches, on "consomme" l’essence de la tronçonneuse, de la scie qui les a coupé à longueur et le fuel du transport....

Avec le bois "vert" on consomme en plus l’énergie du broyeur la presse pour comprimer et peut être un peu de chimie pour agglomérer tout cela !!!

Ou est l’écologie ?->

votez :
par Carmela (IP:xxx.xx7.175.69) le 31 août 2007 à 15H36

Où est l’écologie ? Si on considère que ces bûches écologiques rejettent jusqu’à 50% moins de particules polluantes dans l’air que les bûches conventionnelles avec écorce, il me semble qu’il s’agit d’un "plus" pour l’environnement.Ce n’est pas plus écologique, ça ? Quant aux additifs dont vous faites mention, sachez que pour la plupart, ces bûches écologiques n’en contiennent pas. (http://www.ecologcanada.com/fr-avan...). Vous savez, mon article ne se voulait qu’une présentation de ce qui existe, comme autres possibilités d’énergie de chauffage, sur le marché. Je ne crois pas qu’il existe d’énergie parfaite, mais si on désire chauffer au bois, il me semble important de faire le tour de tout ce qui s’offre en la matière. Si, en récupérant les matières rejetées par l’industrie du bois, ces entreprises permettent aux individus de se chauffer sans procéder à de nouvelles coupes d’arbres, à mon avis, elles sont écologiques, dans la mesure où elles protègent nos forêts, en plus de réduire la pollution de l’air. Il me semble que tout cela mérite qu’on s’y arrête un peu. Ceci dit, vous demeurez libre de vous chauffer comme bon vous semble, encore aujourd’hui.

votez :
par Entalpie (IP:xxx.xx2.145.207) le 31 août 2007 à 16H40

Vraiment pas d’accord avec cet article. Comme le dit le précèdent commentaire, le "bois vert" que je nommerai buche de bois compressé n’apportent rien en terme d’écologie...

En effet il y a plus "d’énergie grise" dans une buche reconstituée que dans une buche en "bois d’arbre coupé dans la foret". Sans compter que ces buches reconstitué sont souvent vendu dans des sacs...

Et ce n’est pas dit qu’une buche reconstituée arrive à restituer au moins autant d’énergie qu’il en a fallu pour la produire. De plus ces buches reconstituées n’augmentent pas le confort...Il faut toujours se les "trimballer" jusqu’à la cheminée et hop cela brule et on crève de chaud... puis de froid et hop faut remettre des buches...

Tant qu’a récupérer la sciures des industries de 1ère transformation du bois, tant qu’a en faire des granulés qui grâce aux chaudière à granulé apporte un véritable plus d’un point de vue confort puisque cela marche tout seul comme une chaudière à gaz ou au fioul...

votez :
par Forrest (IP:xxx.xx8.124.230) le 31 août 2007 à 22H05

"Ainsi, ils contribuent à protéger nos forêts", je suppose que vous évoquez le Brésil, Ceylan, etc., la déforestation de bois exotique et des essences rares (pour bobos). En France ce n’est pas le cas. La forêt a considérablement gagné de terrain depuis un siècle. Et connaissez vous les pratiques de l’affouage dans les petites communes rurales ? = du bois pour presque rien, pour une année de chauffage, et le Maire de la commune vous dira merci.

votez :
par masuyer (IP:xxx.xx6.128.32) le 31 août 2007 à 22H40

Carmela, je suis désolé mais je vais devoir vous contredire et tenter de vous faire remarquer que vous êtes ici victime du marketing, même s’il est déguisé en vert.

1/ Pour ce qui est des particules polluantes rejetées dans l’atmosphère, ce n’est ici pas dû à la qualité de cet ersatz de bois, mais à la conception des chaudières ou poêles utilisés pour le brûler.

2/ pour produire ces fameuses "bûches écologiques",ces plaquettes forestières, ou ces granulés, deux solutions : soit utiliser des connexes de scierie (la sciure, les "redosses", l’écorce, parfois de la palette broyée), soit exploiter du bois d’éclaircie qui sera broyé.

3/ L’utilisation de bois de chauffage, en tout cas dans les pays industrialisés, ne participe pas à la déforestation. Cette déforestation n’existe pas en France, mais il est vrai que chez vous, au Canada, la forêt boréale souffre énormément de l’exploitation forestière (pas pour le chauffage, mais pour la production de pâte à papier, on peut citer la puissante Tembec entre autre"). Pour ce qui est des pays non industrialisés, c’est rarement l’usage domestique du bois qui cause la déforestation (sauf évidemment dans des zones très peu boisées comme le Sahel ou l’Himalaya), mais la conquête de nouvelles terres agricoles (Ca a été le cas en France notamment au moyen-âge, période d’importants défrichements).

4/L’utilisation de bois de chauffage offre un débouché aux bois d’éclaircies, qui permet ainsi une amélioration qualitative de la forêt, afin de produire du bois d’oeuvre. S’il n’y avait plus de débouché pour ces bois d’éclaircies, la tentation serait grande de planter des forêts à densité définitive (populiculture par exemple), ce qui est dommageable à la bio-diversité.

Si vous voulez mieux comprendre les mécanismes de la gestion forestière, je vous invite à lire les 3 articles suivants, qui vulgarisent un peu le sujet :

- http://www.agoravox.fr/article.php3...

- http://www.agoravox.fr/article.php3...

- http://www.agoravox.fr/article.php3...

Je suis ouvert à toutes questions que vous souhaiteriez poser.

Cordialement

Yoann Masuyer

votez :
par lisa SION (IP:xxx.xx1.18.166) le 2 septembre 2007 à 10H16

Je ne suis pas foncièrement contre si ce n’est que je vois là, la porte ouverte à un nouveau marché...Je vois venir gros comme une maison le jour où il deviendra INTERDIT de brûler le bois de son jardin, voire tout bois naturel.

Evidemment, il faut encourager les scieries à recycler leurs déchets et vendre leur sciures pour chaudières, plutôt que les brûler bètement...ce que l’on peut voir encore tous les jours.

Il serait étonnant que l’on prenne des dispositions de sauvegarde de nos forêts...quand on sait comme on se moque du reste du monde entier !

votez :
par masuyer (IP:xxx.xx3.57.34) le 2 septembre 2007 à 17H13

"Evidemment, il faut encourager les scieries à recycler leurs déchets et vendre leur sciures pour chaudières, plutôt que les brûler bètement...ce que l’on peut voir encore tous les jours."

Il n’y a pas besoin d’encourager les scieries à recycler leurs déchets, puisque ce qu’on appelle les "connexes" sont un réel problème pour celles-ci. Ils prennent en effet une place très importante. Le commerce des écorces pour le jardin, l’alimentation des séchoirs et le chauffage sont des moyens pour les scieries d’éliminer ces connexes tout en améliorant sensiblement leurs marges, ce qui est pour beaucoup d’entre elles bienvenus.

votez :
par jide (IP:xxx.xx8.47.105) le 6 septembre 2007 à 11H03

Dans mon chalet, je me chauffe au bois, celui que je coupe ou que j’achète a mes voisins paysans. Mais il est clair que cette solution est valable uniquement localement, a la campagne, sous "nos" latitudes boisées. Mais c’est aussi le cas pour le bois reconstitué. Un meilleurs rendement peut etre atteind avec une chaudiere a pellets, mais on est encore loin de l’idéal (zéro émissions / zéro nuisances / top confort). Quoi qu’il en soit, dans les 2 cas, c’est moins pire que les énergies fossiles.

Jide


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deÉnergies
Sylvie Simon - 40 articles
Mijo - 29 articles
Elie KHOURY - 2 articles
rcoutouly - 47 articles
çaDérange - 283 articles
Edouard33 - 1 articles
Biosphère Blog - 44 articles
J. Yster - 5 articles