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Le nucléaire : une énergie durable ?

Article publié le 11 avril 2007

Le débat autour du nucléaire bat son plein : le réchauffement climatique annoncé amène des pays autrefois peu enthousiastes vis-à-vis du nucléaire, à l’envisager à tout crin, comme la solution idéale à tous les défis que posent le réchauffement climatique et l’augmentation de la demande énergétique. Dans une vingtaine d’années, le nombre de centrales nucléaires devrait doubler. Si certains aspects de la production nucléaire sont abondamment discutés, d’autres le sont beaucoup moins, comme les conditions dans lesquelles sont extraites les ressources nucléaires. Les aspects les plus connus du nucléaire : déchets radioactifs pour des millénaires

Le nucléaire : une énergie durable ?

Le nucléaire serait devenu une énergie durable, à en croire un lobby du nucléaire[1]. La quantité d’uranium (matière première de la fission nucléaire) est limitée, les déchets très actifs sont trimballés vers des sites de retraitement pour ne devenir “que” actifs, et finir enfouis dans nos sols, et l’on ose parler de développement durable ? Sans parler, bien sûr, des risques d’explosions nucléaire, qu’on ne peut jamais totalement évacuer de nos consciences ; le développement durable, c’est pouvoir mettre en oeuvre une politique capable de dépasser le temps de validité des mandats électoraux, et ne pas devoir tout remettre en cause (par exemple) parce que des fuites sont constatées dans une rivière, ou que des tremblements de terre font ressortir des fragments des déchets enfouis, ou qu’un train les transportant se renverse ; l’énumération pourrait être longue.

Lorsqu’on se penche sur le sujet, l’hypocrisie du débat, que les lobbies du nucléaire voudraient pouvoir réduire aux tenants “d’un discours passéiste” aux “gens qui vivent avec leur temps”, a de quoi étonner par son ampleur. En Suisse, le 18 mai 2003, le peuple souverain rejetait en votation populaire un nouveau moratoire de 10 ans sur la construction de toute nouvelle centrale atomique. Un signal fort, accentué par le caractère massif du refus (presque 60%), envers les lobbies et les pouvoirs publics : les Helvètes veulent cette énergie vantée “bon marché, peu polluante et sans risques”. Les politiques en ont pris acte, et prennent les mesures en conséquences : chercher à stocker les tonnes de déchets de cette énergie “peu polluante”, produite déjà par 5 centrales nucléaires (Beznau I et II, Leibstadt, Gösgen et Mühleberg) dans notre montagneux pays.

C’est là que le double discours agace : le nucléaire, c’est très bien, tant que les déchets vont chez les autres. La panique de Tchernobyl semble être passée, mais pas celle de La Hague. La France est au coeur de scandales liés aux trains transportant des quantités invraisemblables de déchets issus de la fission nucléaire, puisqu’elle envoie aux quatre coins de la planète ses polluants détritus, les important, les retraitant et les exportant. Sans parler des déchets qu’elle préfère faire retraiter pour moins cher, comme les portes-avions à l’amiante. Ces décisions, prises par les hauts fonctionnaires, ont été fortement critiqués par les médias et la population hexagonale. En Suisse, les communes, les unes après les autres, refusent d’accueillir sur leur terrain les déchets. Car lorsqu’il s’agit de faire face aux conséquences directes de la production énergétique atomique, en France comme en Suisse, tout le monde préfère pousser sous le tapis les déchets - pour autant qu’il s’agisse du tapis des autres. Ainsi les communes d’Ollon (VD) et surtout Wellenberg (NW) avaient refusé par voie populaire d’accueillir tout ou une partie des 81 000 kg de déchets annuels suisses. Apportons quelques précisions dans le cas de cette dernière commune : les citoyens du canton, qui refuseront par la suite le moratoire à hauteur de 64.2% d’opinions défavorables, s’étaient prononcés le 22 septembre 2002 à 57,5% contre l’idée de devenir la poubelle nucléaire de la Suisse - et ce, pour la deuxième fois. En somme, le canton veut du nucléaire, mais pas faire face à ses conséquences ; pratique comme position, mais pas évidente à défendre.

Indiquons aussi que ces angoisse ont de quoi être alimentées par l’amateurisme des réponses données par la NAGRA (l’organisme suisse chargé des déchets nucléaires, une fois passés par les centres de retraitement), qui veut enfouir les déchets au plus profond des sols helvétiques. Le problème, c’est que les sols ne sont pas stables, que les forces qui l’agitent peuvent briser les maigres protections installées autour des déchets encore radioactifs, et que comme l’explique la géologue Catherine Martinson, car quand bien même des sites sûrs seraient trouvés, “les entrepôts [de stockage de déchets nucléaires] finissent par se dégrader, les eaux [par s]’infiltrer, le béton [par] se désagréger”.

Les déchets c’est pas dangereux (selon les lobbies nucléaires), mais on ne les veut pas chez nous (selon la population) ; soit, ce sujet a déjà amplement été débattu en Helvétie, pas assez en France, et fera l’objet d’une intense polémique ces prochaines années un peu partout dans le monde. Mais si la dangerosité de ce qui est en aval de la centrale est l’aspect le plus abordé du thème, l’amont en est quelque peu négligé ; qu’en est-il de l’approvisionnement en uranium ? Où sont les ressources en matériaux fissibles, dans quelles conditions sont extraites les matières premières ?

Les aspects moins connus du nucléaire :

Les dirigeants d’Areva, la plus grande entreprise au monde travaillant pour l’énergie nucléaire, ne reculent devant rien pour vanter la propreté de leur production énergétique ; le problème, c’est qu’ils ne reculent devant rien non plus pour produire cette énergie. Un rapport sur l’extraction d’uranium au Niger et au Gabon de l’équipe de juriste Sherpa (en collaboration avec Médecins du monde et Criirad) est à ce titre édifiant. Ce rapport, qui fait suite à une enquête similaire menée en 2005 à Arlit, au Niger, dénonce “de graves manquements aux obligations élémentaires de l’entreprise en matière de formation et de prévention des risques propres à l’exploitation de l’uranium”.

L’association Sherpa dit à présent disposer de tous les éléments nécessaires pour engager une action en justice contre AREVA. David contre Goliath, reste à voir si le dénouement heureux se répètera. Mais sans augurer de l’épilogue, cette affaire a le mérite de faire la lumière sur la part méconnue de la production d’uranium. Car si sont abordées dans les médias les conséquences de l’atome sous nos latitudes, il serait bon de tenir compte de l’ensemble du processus lorsqu’on se penche sur le sujet, et pas seulement de ce qu’il se passe sur notre territoire.

Conclusion

Le réchauffement climatique est confirmé par des milliers de scientifiques depuis quelques mois. Voilà trente ans que les écologistes alertent les populations sur ces risques, et il aura fallu tout ce temps pour qu’on accepte leurs thèses comme étant valables. Est-ce que devant l’urgence de prendre des mesures, nos sociétés qui autrefois n’écoutaient pas les chercheurs écologistes, vont commettre l’erreur de n’écouter que la moitié du discours ? Et faudra-t-il attendre 30 autres années pour faire passer l’autre moitié des mises en garde ?

Le nucléaire produit des rejets de CO2, bien que moins qu’une centrale à charbon classique. Mais il en produit quand même. Et si l’on n’est pas sensible au risque d’explosion des centrales (souvent parce qu’on en habite bien loin), le problème des déchets est sans solution à ce jour. Ajoutons à cela que, après avoir enfouis dans l’eau la pollution issue des centrales, on veut aujourd’hui l’enterrer, avec la quantité de risques que cela représente. Ajoutons aussi les dramatiques conditions d’extraction de la matière première des centrales : voulons-nous vraiment nous chauffer au sang des populations africaines ?

Les acteurs de l’énergie nucléaire ne sont ni étouffés par la vérité (une énergie durable ?), ni par les scrupules (conditions de travail des travailleurs). La moralité des professionnels de l’atome est aussi inexistante qu’une solution crédible aux déchets nucléaires. C’est ainsi que le forum nucléaire suisse, chargé de la promotion de l’énergie la moins durable qui soit, a ses bureaux dans une filiale de Burson-Marsteller. Cette entreprise a travaillé à redorer l’image des dictateurs, à celles des troupes étasuniennes en Irak, et autrefois... au dénigrement des tenants du réchauffement climatique[2]. Que ces mêmes individus vantent les mérites de l’énergie nucléaire pour combattre le réchauffement climatique, voilà qui en dit assez sur l’état du secteur énergétique nucléaire et sur la fiabilité, la rigueur et l’objectivité de ses arguments.

Parce que l’écologie, c’est réfléchir de manière globale, il serait bon de ne pas se croire au supermarché, et de choisir seulement les produits selon que l’emballage nous plaise ou non.

Notes :

[1] “Selon des études des deux Ecoles polytechniques fédérales et de l’Institut Paul-Scherrer, l’énergie nucléaire remplit les critères du développement durable”, explique le service de communication de la centrale nucléaire de Gösgen (CH).

[2] Susan Boos, Les tristes légendes du lobby nucléaire ressurgissent in “greenpeace suisse”, janvier 2007, pp. 4-6. Mme Boos est rédactrice à la “Wochenzeitung” et spécialiste de la politique de l’énergie.

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134 votes

commentaires
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par troll (IP:xxx.xx3.82.132) le 11 avril 2007 à 13H18

j’aurais aime trouver aussi dans votre article, un etat des reserves mondiales en uranium et plutonium pour savoir combien de temps il nous reste a avoir du nucleaire et aussi une carte des gisements car le nucleaire ce n’est vraiment pas non plus l’independance energetique....

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.60.231) le 11 avril 2007 à 18H38

Remarque très pertinente, et qui met en lumière ma propre défiance vis-à-vis des experts du sujet.

Il est courant de lire des estimations qui tablent sur un siècle de réserve. Mais je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec les estimations sur le pétrole, régulièrement remises à jour (à la hausse) en fonction des découvertes de nouvelles nappes, des nouvelles technologies de raffinement, d’extraction.

Le sujet est très intéressant, mais j’accorde trop peu de crédit aux "Cassandre" pour oser m’avancer sur ce terrain :-))

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par thirqual (IP:xxx.xx9.158.81) le 11 avril 2007 à 21H04

Réserves de Pu : inexistantes. Réserves d’U : un siècle avec la consommation actuelle, donc vachement moins si on continue à construire des centrales comme des champignons.

Tant que le stade de fusion, par un moyen ou un autre, n’est pas atteint, le nucléaire n’est qu’une autre énergie "fossile" (au sens où les réserves sont limitées). Une fois ce stade atteint, potentiellement l’énergie ne coûte plus rien donc le traitement des déchets idem. J’insiste sur le potentiellement...

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.112.22) le 13 avril 2007 à 08H59

Tout faux : grosses réserves de Pu issu du retraitement et de Pu militaire, et les réacteurs génération IV utiliseront l’U238 et le thorium, auquel on n’a pas encore touché.

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par parkway (IP:xxx.xx7.18.161) le 16 avril 2007 à 14H14

à psykotik,

ceux qui disent que les ressources de la planète, quelles qu’elles soient sont limitées, sont des cassandres ?

vous croyez à l’infinité des ressources mondiales ?

si on continue sur cette lancée,il faudra bien un jour que la consommation terrestre s’arrète...Non ?

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.114.93) le 17 avril 2007 à 12H16

L’utilisation courante du terme "Cassandre" est un contre-sens : la prophétesse Cassandre avait toujours raison, cadeau d’Apollon ; son problème est ce dieu l’avait condamnée à n’être jamais crue, pour son refus de se donner à lui en échange du don de prophétie.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 16H23

Vous avez raison de faire cette demande, car bien des discussions psychédéliques perdent tout sens si l’information a dans un premier temps été correctement rassemblée.Et il est facile de la satisfaire : l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE vient de publier un ouvrage là-dessus intitulé Uranium 2005 : Ressources, production et demande, et je pense que vous pouvez vous le procurer gratuitement en téléphonant à leur service de documentation.Il y a une partie générale et une partie par pays, dont vous pourrez trouvez les principaux producteurs et consommateurs.En ce qui concerne les types de gisements et leur localsation exacte, il existe dans la collection que sais-je des PUF un petit ouvrage fort bien fait de M.Cuney et al., mais qui demande quelques connaissances en géologie et en minéralogie pour être complètement digéré. en bref, la reprise de l’exploration entraînée par la hausse des cours de l’uranium( x6 en 4 ans) a entraîné comme il fallait s’y attendre des réévaluations et des découvertes et d’ores et déjà les réserves sont telles que l’approvisionnement des réacteurs du type actuel peut être assuré jusque vers 2085 en tenant compte de la croissance prévisible du nucléaire dans le monde.On peut penser que de nouvelles découvertes seront encore faites et que ce siècle est assuré mais cela l’OCDE dans sa prudence ne le dit pas. Mais il faut considérer l’avantage que peuvent apporter les surgénérateurs:ceux-ci permettent en principe de multiplier par au moins 50 l’énergie pouvant être tirée de l’uranium, car on a accès grâce à eux à l’uranium 238, 138 fois plus abondant que l’uranium 235 utilisé actuellement.Et nous disposons déjà sur le sol français de grandes quantités d’uranium 238, celui qui n’a pas été utilisé dans nos centrales. Mais la beauté de la chose est qu’il devient alors rentable d’extraire l’uranium de minerais à beaucoup plus basse teneur que maintenant, ce qui mutiplie les réserves. Il est en principe également possible d’utiliser le thorium 232, lui-même 3 fois plus abondant que l’uranium 238. le problème des ressources en uranium, qui se pose peut-être pour ce siècle, ne se pose ni pour ce siècle ni pour les 10 suivants s’il est possible de banaliser les surgénérateurs. Mais il serait bon que cette banalisation ait lieu nettement avant la fin du siècle d’où l’importance du programme Génération IV, qui doit concevoir ces réacteurs.

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par lerma (IP:xxx.xx1.72.26) le 11 avril 2007 à 14H15

N’en déplaise aux éternelles réactionnaires verts qui refusent l’évolution de la société et veulent , par des taxes « écolos » ou des idées obscurantistes, refusés toutes évolutions d’une société moderne,mais le nucléaire français n’est en rien comparable au désastre du communisme qui à vu des constructions de centrales nucléaires sans aucuns contrôles de santé publique pour les Travailleurs ou les populations.

Ils étaient évident que les communismes n’avaient que faire des « ces besoins petits bourgeois de sécurité sanitaire »

Il est d’ailleur curieux de retrouver ces mêmes extrèmistes qui défendaient le maoisme,le communisme,le troskisme….,aujourd’hui dans l’écologie radicale en donneur de leçon de morale.

Et bien il est temps de remettre ces gens à leur vrai place, à coté de leurs amis obscurantistes islamistes intégristes avec lesquels ils manifestaient leur haine des USA et l’évolution d’une société libérale

Oui au nucléaire, car c’est la moins chère et la plus(+) sécurisée du monde

Non aux dépenses de fond public dans des "énergies renouvelables bidons" qui ne menent nul pars

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.60.231) le 11 avril 2007 à 18H32

Comme je l’écrivais, "Lorsqu’on se penche sur le sujet, l’hypocrisie du débat, que les lobbies du nucléaire voudraient pouvoir réduire aux tenants “d’un discours passéiste” aux “gens qui vivent avec leur temps”, a de quoi étonner par son ampleur."

Tu n’avances aucun contre-argument, te contentant de vomir une diatribe anti-communiste. Me suis-je déclaré idolâtre d’un quelconque leader de cette idéologie ? Quel est le rapport au juste avec mon article ?

Il n’est pas anodin de constater que tu combats des prétendues idéologues à coups d’idéologies, et non de faits.

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par Bonobo (IP:xxx.xx5.151.49) le 16 mai 2007 à 02H14

Le cout réel de l’énergie Nucléaire et donc, à postériori du kW/h est toujours très largement sous évalué ! En effet, il ne tient jamais compte des crédits accordés quasi-exclusivement à la recherche Nucléaire depuis 50 ans, (au détriment d’alternatives moins dangereuses et plus créatrices d’emplois, de l’efficacité énergétique) et la gestion des déchets (excusez-moi, la note n’est pas prête...), et enfin et surtout, le cout du démantèlement des centrales Nucléaires ! Là, les contribuables Français sentiront amèrement la douloureuse !

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par fkl... (IP:xxx.xx2.114.2) le 11 avril 2007 à 14H28

Je suis en phase de désintoxication nucléaire. J’ai longtemps pensé que c’était l’énergie la moins sale puisqu’elle ne produit pas de CO2. Mais je me suis ravisé en faisant un calcul simple. Si l’on rénove 250000 logements par an (selon la norme maison passive), il faudra à peine plus de 100 ans pour rénover le parc immobilier français. C’est rien en comparaison à la durée de vie des déchets nucléaires.

Pour les autres domaines comme le transport, l’industrie, l’agriculture. La recherche offre des pistes de solutions chaque jour.

Pire que le nucléaire, je crains le charbon « idéalement » réparti sur la planète, il est facilement accessible et rapidement exploitable.

L’énergie n’est décidément pas un produit comme les autres et doit sortir du marché, pour être traité avec humilité et responsabilité.

Cdt

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.60.231) le 11 avril 2007 à 18H46

Au risque de passer pour un vil communiste radical amateur de Staline et de Mao (ahem...), j’abonde entièrement dans ton sens.

Pour des raisons sécuritaires tout d’abord : l’énergie est un bien beaucoup trop stratégique pour laisser des multinationales amorales (je n’ai pas fait le raccourci "d’immorales") le gérer. Le conflit avec la Russie doit d’ailleurs nous aiguiller dans la direction d’une auto-suffisance accrue en Europe.

D’autre part, les catastrophes énergétiques de la Californie (2001-2002, si ma mémoire est bonne) doivent nous faire comprendre une fois pour toute que le marché est acceptable pour bien des produits, mais que lorsqu’il s’agit de l’intérêt général, personne mieux que l’Etat ne sait y pourvoir. Ou sinon, nous sommes condamnés à voir de nouveaux puits de pétrole s’ouvrir, en raison d’une demande excessive d’énergie. Mal planifiée, ne sachant pas comment couvrir les besoins croissants des Californiens, le cuisant échec de la libéralisation de l’électricité devrait être un signal d’alarme pour l’Europe et le monde.

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par U235 (IP:xxx.xx1.75.157) le 30 avril 2007 à 12H10

Citation "... Ou sinon, nous sommes condamnés à voir de nouveaux puits de pétrole s’ouvrir ..."

Les puits de pétrole sont peut-être plus nombreux à être mis en service, mais c’est à cause de l’épuisement des gisements. Pour une production en diminution des champs géants, le nombre de puits en exploitation a été multiplié par 4-5 en quelques années (puits forés mais gardés en réserve). Alors que le pétrole jaillissait, il faut injecter de l’eau pour faire monter la pression.

Allez donc lire : La fin progressive du pétrole

A partir de l’année prochaine, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus élevé.

Une estimation très optimiste prévoit une décroissance de la production de 2 % par an, conduisant à une production réduite de moitié dans 35 ans. Mais la réalité semble devoir être bien différente. Nous aurions une production de pétrole limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans de celle d’aujourd’hui.

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 8 mai 2007 à 13H45

@uranium 235, rien à redire au sens général de l’article que tu cites sur la fin du pétrole.Il faut cependant avoir conscience que l’estimation des réserves restantes est un exercice difficile et de nature probabiliste:On ne peut qu’estimer une probabilité d’existence des réserves et situer leur montant dans un intervalle de confiance.Bref, les estimations actuelles de l’arrivée du Peak Oil faites par les géologues varient environ de 2010 à 2030 . Les échéances peuvent être retardées si nous prenons des habitudes de sobriété, ce que nous ne ferons que si les prix augmentent encore. Il n’en reste pas moins vrai que l’échéance est proche. La question ne semble avoir aucune incidence sur le problème du nucléaire, puisque l’on ne produit presque plus d’électricité avec du pétrole( 8% quand même). Cependant, le passage aux voitures hybrides , en particulier les rechargeables, déplaceraient la consommation des carburants pétroliers vers la consommation d’électricité. L’avantage de l’électricité nucléaire est qu’elle ne produit pas de gaz à effet de serre.Nous ferions donc d’une pierre deux coups:1 nous éloignerions l’arrivée du peak oil 2 nous diminuerions l’effet de serre dû à l’automobile.

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par alexandre (IP:xxx.xx3.253.38) le 11 avril 2007 à 22H15

Dans écologie, il y a -logie c’est à dire "étude" donc pour parler d’écologie vraiment à fond, il est interessant d’étudier un peu les "chiffres". Personnellement, en tant que sympatisant écologiste (et ayant souvent voté vert) j’étais en train de devenir moi-même un anti-nucleaire, influancé par des anti-nucléaire... et puis je suis tombé sur le site de Jean-Marc Jancovici : "Sans nucléaire on fait comment ?" http://www.manicore.com/documentati... "A propos de quelques objections fréquentes sur le nucléaire civil" http://www.manicore.com/documentati... "Qu’est-ce que l’équation de Kaya ?" http://www.manicore.com/documentati... Un ingenieur qui vous remet les idées en phase avec les chiffres, dans un approche vraiment systémique de notre civilisation. Merci de voir un peu ces liens avant de faire un jugement préconsu. Ce dernier lien ("Qu’est-ce que l’équation de Kaya ?") est vraiment essenciel pour comprendre notre monde comme il fonctionne, et, personnellement, je n’adore pas le nucleaire pour autant, et je serais d’accord avec une l’idée d’un société "décroissante". Mais on ne peut pas dissocier le débat sur la suppression du nucléaire d’un débat sur la décroissance...

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.60.231) le 12 avril 2007 à 01H27

J’ai commencé par attentivement consulter tes liens, pour rapidement les passer.

En effet, la position pro-nucléaire y est clairement posée, en dehors de tout débat idéologique stérile, et de manière assez exhaustive, à ce qu’il m’a semblé.

Malheureusement, rien de bien neuf sous le soleil. Les anti-nucléaire s’alarmeraient trop, même si bon, il faut avouer qu’on ne sait pas quoi faire des déchets au final.

Le problème des déchets est insoluble, et l’extraction d’uranium se fait de manière immorale. C’est pour cela que les entreprises de com’ qui défendent les lobbies du nucléaires sont les plus dégueulasses, engagées dans les batailles les plus condamnables. Les chiens attirent les chiens.

Cela dit, j’aurais voulu voir aussi quelques commentaires sur les conditions d’extraction d’uranium. On peut avoir un débat sur le nucléaire, sa pertinence dans un monde qui consomme toujours plus, mais on ne peut pas évacuer le problème des conditions dans lesquelles travaillent les employés, non ? Ou est-ce que le prix à payer de l’augmentation de la demande énergétique, c’est le sang des Noirs ?

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par Alexandre Flet (IP:xxx.xx2.2.40) le 12 avril 2007 à 12H56

Que tu souleve des questions essencielles sur les dechets nucléaires, sur les conditions d’extractions et sur l’independance energetique, c’est trés important.

Mais que tu sous-entende que ce Jean-Marc Jancovici, l’un des plus grands ingenieurs français du rechaufement climatique, est un toutou pro-nucléaire aprés que tu ais parcouru trois lignes des liens que j’ai posté... Je trouve ça un peu leger et abusif.

Personne ne pretend avoir trouvé la solution aux déchets nucléaires. Mais as-tu trouvé le moyen rapide - c’est à dire pour les quarante prochaines années - pour convaincre toute la population occidentale à l’idéologie de la décroissance ? Jancovici ne fait que démontrer que, sans nucléaire et avec une croissance du PIB qui continue, on ne peut qu’augmenter les emissions de gaz à effets de serre, et que les providentielles "dématerialisation de l’économie" ou "energies renouvelables avec lesquelles on va garder notre niveau énergetique d’aujourd’hui" sont des leurres.

Peut -tu pretendre que le probleme des déchets nucléaires passe plutot avant le probleme du CO2 rejetté dans l’atmosphere ? Rappel : Depuis 700000 ans le CO2 dans L’atmosphere occille entre 200ppm (pendant les eres glaciaires) et 280ppm (pendant les eres non glaciaires, comme par exemple depuis 30000ans). Et Aujourd’hui, en un demi-siécle le CO2 dans L’atmosphere terrestre est passé à 380ppm, et continue d’augmenter de manière exponantiellle... La possibilité d’avoir 15 °C en plus de temperature moyenne sur la terre dans 1 ou 2 siécles n’est exclue d’aucun des vagues modeles de prevision du climat... ceci signirait enlever un ou deux zéro à la surface terrestre des ecosystemes... et donc enlever un ou deux zéro à la population mondiale.

à lire... "Le plein s’il vous plaît !" d’Alain Grandjean et Jean-Marc Jancovici. http://www.manicore.com/documentati... En plus de l’explication du danger climatique, du pic petrolier, et de la seule solution qui vaille, la taxe "carbone", Une intéressante "critique du PIB" est argumentée dans le 5e chapitre de ce magistral essai, qui viens de sortir en version poche (Cet essai a été remis entre les mains de SARKOZY et de ROYAL par YANN ARTHUS-BERTRAND... mais ils n’ont pas l’air de l’avoir lu)

cf mon article sur la "croissance/décroissance" en politique : http://www.agoravox.fr/article.php3...

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx6.167.24) le 14 avril 2007 à 12H52

Le site de jancovici presente des donnees vieilles de 2001, soit 6 ans.

Dans un secteur comme les EnR ou tout change enormement d’une annee sur l’autre, argumenter sur de telles donnees est plus que leger.

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 15 avril 2007 à 14H44

Ce retard de mise à jour est regrettable, mais la réalité des énergies renouvelables autres que le bois et l’hydroélectricité reste malheureusement très faible, leur potentiel ne s’est guère amélioré faute de sauts technologiques, et leur rentabilité repose toujours sur de fortes subventions.

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par jm69 (IP:xxx.xx4.238.147) le 15 avril 2007 à 19H53

Faux, toutes les données du site www.manicore.com ne datent pas de 2001, loin s’en faut !! Il suffit de le parcourir suffisament...

Les mises a jour du site de JM Jancovici se font sur son temps libre, le site est gratuit et sans pub... et ses bouquins sont tres bien documentés. Le mieux : assister a une de ses conférences, il explique tres bien les tenants et aboutissants de l’énergie et du climat.

Concernant son cote pro nucléaire, il me semble que son principal souci (n’est-ce pas le notre ?) est d’éviter le CO2 au maximum.

Evidemment, avec notre consommation actuelle, il ne faut pas trop se soucier du sort des ouvriers de l’extraction du minerai... mais qui se soucie de l’ouvrier qui fabrique nos T shirts en Chine à 1 dollar par jour ? :-/

Personnellement, j’essaie de resister aux produits super bon marché (genre les promos des hard discounters), je fuis les hypermarchés, j’essaie d’acheter les choses à un prix DIGNE... chez les producteurs le plus souvent possible. Pas toujours évident.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 17H00

Vos commentaires sur le "sang des noirs" témoignent d’une saine indignation, mais je ne vois pas pourquoi la réserver au seul nucléaire. Partout dans le monde où il n’y a pas de législation sociale et sanitaire contraignante et les moyens de la faire respecter, on observe les mêmes abus.Un bon exemple est le comportement en France des entreprises utilisant l’amiante ; et ce ne sont pas forcément les grosses compagnies qui ont le comportement le plus critiquable, car certaines d’entre elles ont réalisé l’intérêt que pouvait présenter un comportement exemplaire, par exemple la compagnie pétrolière Chevron en Nouvelle Guinée ( voir à ce sujet le remarquable ouvrage " effondrement" de Jared Diamond). Pensez par exemple à toutes les petites entreprises exclavagistes qui prospèrent actuellement en France sur le dos des immigrés. J’aurais cru qu’Areva faisait partie des entreprises"intelligentes".J’aimerais avoir de votre part un exposé plus précis des faits.

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.148.242) le 7 mai 2007 à 14H04
J’aurais cru qu’Areva faisait partie des entreprises"intelligentes".J’aimer ais avoir de votre part un exposé plus précis des faits.
Cette étude n’étant pas de mon fait, je t’invite à consulter les liens fournis si tu veux plus d’informations.
Vos commentaires sur le "sang des noirs" témoignent d’une saine indignation, mais je ne vois pas pourquoi la réserver au seul nucléaire. Partout dans le monde où il n’y a pas de législation sociale et sanitaire contraignante et les moyens de la faire respecter, on observe les mêmes abus.Un bon exemple est le comportement en France des entreprises utilisant l’amiante ; et ce ne sont pas forcément les grosses compagnies qui ont le comportement le plus critiquable, car certaines d’entre elles ont réalisé l’intérêt que pouvait présenter un comportement exemplaire, par exemple la compagnie pétrolière Chevron en Nouvelle Guinée ( voir à ce sujet le remarquable ouvrage " effondrement" de Jared Diamond). Pensez par exemple à toutes les petites entreprises exclavagistes qui prospèrent actuellement en France sur le dos des immigrés.
Ca sent limite la propagande, là...

Avec ce genre d’arguments, on justifie tout. "Regardez, vous trouvez terrible les conditions de travail aux Etats-Unis, mais avez-vous vraiment connaissance de la situation chinoise ?" La méthode comparative doit rester cantonnée à l’acquisition de connaissances, et non à la mesure de la souffrance. Dire, comme tu le fais, que les actes d’Areva ne sont, après tout, pas si grave, car d’autres font pire, c’est monstrueux.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 7 mai 2007 à 16H05

Un peu de sérieux.Je n’ai pas dit que les abus d’Areva n’étaient pas graves, et s’ils sont exacts( car je commence à me poser des questions étant donné votre réponse),je les condamne.J’ai dit qu’il y avait abus partout où il n’y avait pas de législation suffisante ou de moyens suffisants pour faire respecter les législations existantes, et j’ai cité à ce propos le cas de l’amiante en France, et celui des mines d’or au Mali et au Burkina-Faso, où des noirs font couler le sang des noirs. Cela est d’ailleurs également le cas dans les mines d’uranium du Niger, car ce sont des noirs qui pour l’essentiel les mettent en oeuvre. Vous même, bien que ce soit moins grave , tenez des propos abusifs qui tiennent plus du jésuitisme et de la désinformation que d’une discussion honnête et vous utilisez des arguments de type "émotionnel, " le sang des noirs" (Areva a-t-elle fait couler le sang ?),et non rationnels.Je ne pense pas que vous ayez suivi une "formation" dans une officine spécialisée dans la manipulation de l’information, mais vous êtes mûr pour cela. J’en viens aux dangers de l’exploitation des minerais radioactifs : il y a les dangers qui sont inhérents à toute exploitation minière souterraine, qui peuvent être contenus par une éducation spécifique à la sécurité et par le développement de techniques d’exploitation adéquates, mais qui sont toujours importants. Et il y a les dangers qui sont liés spécifiquement à la substance exploitée.A cet égard,le danger de l’exploitation de l’uranium vient essentiellement de la libération de radon 222,qui est un descendant de l’uranium 238, et des descendants du radon 222, polonium 210 entre autres ; rien donc qui ne soit particulièrement mystérieux et qui puisse faire couler le sang, hormis les blessures dues à des accidents matériels. Dans les mines australiennes ou canadiennes, ces dangers sont maîtrisés autant que faire se peut. Qu’en est-il du Niger, je ne sais pas. Mais rien n’empêche une association de saisir la justice en prétendant que toutes les précautions n’ont pas été prises.La justice le dira si elle est saisie du problème. Dans l’ouvrage de Charpak, de Tchernobyl en Tchernobyls, on touve une évaluation du nombre de cancers dus à l’exploitation de l’uranium dans le monde.Cette évaluation est faite à partir de la méthode de l’extrapolation aux faibles doses,qui n’est qu’un modèle que l’on utilise qu’à titre de précaution, et dont beaucoup de médecins nucléaires pensent qu’elle exagère considérablement les effets des faibles radioactivités. L’évaluation est d’un maximum de 5 à 6 cancers par an et par réacteur en fonctionnement ,soit environ 2500 cancers potentiels par an pour l’approvisionnement des quelques 450 réacteurs en fonctionnement dans le monde, soit environ 150 au Niger en tenant compte de la part de ce pays à l’approvisionnement mondial.Par comparaison, le calcul du nombre de cancers qui serait dus rien qu’à la radioactivité contenue dans les corps humains dans ce pays en appliquant ce modèle des faibles doses serait de l’ordre de 500 par an et le nombre de cancers potentiels dus à la radioactivité naturelle de l’ordre de 10 000 par an. Et je ne suis pas sûr que la mortalité soit inférieure si au lieu d’extraire du l’uranium ils fabriquaient des éoliennes.Par contre, si les principes de sécurité n’ont pas été respectés il est possible que ce pays soit au dessus de la moyenne mondiale.

Une chose dont je suis sûr, c’est que s’ils exploitaient du charbon leur mortalité serait de beaucoup supérieure,non seulement par accident , mais aussi par maladie( silicose entre autres). Pour revenir à Tchernobyl, la mortalité dans les mines d’Ukraine est PAR AN d’environ 300 morts par accident et la mortalité par maladie d’environ 10 fois plus.A cela il faut ajouter la mortalité par maladies pulmonaires dues à l’usage du charbon dans ce pays, encore 10 fois plus.En clair, il y a chaque année 10 fois plus de morts dûment constatées en Ukraine dues au charbon que n’en fera peut-être Tchernobyl en 50 ans en Europe. Mais comme vous semblez être un antinucléaire de profession, je comprends que cela ne vous intéresse pas.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 7 mai 2007 à 16H09

mon bon monsieur, rien ne change énormément d’une année sur l’autre, les EnR pas plus que le reste.Vous pourrez vous en rendre compte en examinant l’évolution de leur contribution à l’approvisionnement énergétique mondial sur www.iea.org .

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 7 mai 2007 à 16H48

Je suis allé lire le rapport de Sherpa sur les mines du Niger.Je ne sais s’il faut en rire ou en pleurer !Faire ainsi passer par amalgame de manière sournoise la tuberculose, l’impuissance et la silicose pour des maladies dues à l’uranium, il fallait le faire.D’une manière générale, il s’agit d’un rapport de type journalistique du genre" nous avons rencontré Monsieur.. qui nous a dit que", un super radio-trottoir en quelque sorte.Et comme le dit le rapport lui-même, les manquements à la sécurité ont surtout eu lieu à une époque où on ne connaissait pas très bien ces dangers, et il en était alors de même en France ; Les Nigériens ont donc été traités comme les Français. Quant aux insuffisances de la médecine du travail et du "management" allez donc voir comment çà se passe dans une entreprise française qui n’est pas étroitement surveillée ! là encore, rien de spécifique au "sang des noirs"et à l’uranium. Un aspect positif de ce rapport, c’est sa conclusion, qui dit que pour éviter ce genre de dérive, il faut un regard extérieur. J’en suis tout à fait d’accord .Eh bien c’est fait, et j’espère que la justice suivra son cours !

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.10.74) le 7 mai 2007 à 19H28

En ce qui me concerne, la discussion avec ta personne ne peut aller plus loin. Je ne vois pas ce que j’ai vraiment à répondre à quelqu’un qui me propose d’aller suivre un stage de progandisme, et qui dans la foulée me noie sous des données d’uranium 238, de radon 222 et polonium 210 pour m’expliquer que le nombre avancé de contaminés est beaucoup trop élevé.

Je crois que ma discussion avec le scientifique que tu es atteint ses limites, moi par l’indignation devant tes réponses absconses, immorales, limite insultantes, et toi par mon manque de connaissances scientifiques.

Etant scientistophobe (et sciençophile) par nature, et étant terrorisé par des gens qui expliquent que des victimes mentent sur leur état car cela est scientifiquement impossible, je te souhaite bon vent (non chargé, cela va de soit). Notre discussion ne pouvant déboucher sur rien de constructif, j’arrête là.

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 7 mai 2007 à 23H44

@ Psychotik : grand, bon et noble Psychotyk, à nouveau quelle saine indignation ; cela fait-il partie de ta méthode pour séparer le bon grain de l’ivraie ? Relis tes interventions ; Peut-être te rendras-tu compte à quel point elles sont souvent injustes et discourtoises pour tes contradicteurs ; Voilà que je t’applique ta méthode et tu te révoltes ?Bon et gentil Psychotik ,pourquoi ne veux-tu-pas que l’on te traite comme tu traites les autres ?! D’autre part, réagir comme tu le fais à ceux qui ne te paraissent pas avoir ta ligne politique est inquiétant et laisse penser effectivement que cela fait partie d’une méthode de combat. J’ai été très surpris que tu aies dans une première réaction condamné les écrits de J-M. Jancovici, sans l’avoir vraiment lu au prétexte qu’il n’était pas antinucléaire.Est-ce que tu as discerné immédiatement que tu n’y trouverais pas immédiatement une approbation pleine et entière de tes positions ? Je suis également surpris que tu rejettes a priori les arguments scientifiques. La démarche scientifique n’est-elle pas pour toi une méthode de connaissance et lui préfères-tu l’introspection. j’ai trouvé des choses intéressantes dans ce que tu racontes.C’est bien dommage que tu aies ce comportement. Es-tu toujours ainsi ?

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.10.74) le 8 mai 2007 à 00H20

@ celui-qui-refuse-de-signer-ses-interventions

Si je souhaitais cesser la discussion, c’est simplement parce que je la prévoyait stérile. Et ta réponse le montre, t’attaquant à ma personne ("grand, bon et noble", "Bon et gentil"), à coup de passages infantilisant qui n’ont pas leur place ici.

Remarque... il y a bien longtemps que je ne me suis pas payé de flamewar. Si j’aime les discussions argumentées, qui volent au-dessus de la ceinture, je ne rechigne pas à casser du blaireau de temps en temps. Respectons juste la règle du pas d’insultes directes, sinon le point godwin survient trop rapidement.

>grand, bon et noble Psychotyk, à nouveau quelle saine indignation ; cela fait-il partie de ta méthode pour séparer le bon grain de l’ivraie ?

Il est sûr que ce que tu as un point commun avec le raisin : celui de mettre en état d’ébriété ton interlocuteur.

>Relis tes interventions ; Peut-être te rendras-tu compte à quel point elles sont souvent injustes et discourtoises pour tes contradicteurs ; Voilà que je t’applique ta méthode et tu te révoltes ?Bon et gentil Psychotik ,pourquoi ne veux-tu-pas que l’on te traite comme tu traites les autres ?!

Encore et toujours une accusation gratuite. Si tes chiffres et tes conclusions sont le fait d’autant de raccourcis vaseux... Je te défie de trouver des attaques gratuites de personnes dans mes interventions ; je ne recherche pas à décrédibiliser mon interlocuteur, me cantonnant à ce qu’il écrit. On ne peut pas en dire autant de toi. Cela me confirme l’intérêt d’interventions que tu refuses obstensiblement de signer, des interventions méprisantes et hautaines, tout cela... parce qu’on est pas d’accord avec toi. Parfait, cela en dit long sur l’approche prétendument scientifique du bonhomme, et de la rigueur de son travail en général.

>D’autre part, réagir comme tu le fais à ceux qui ne te paraissent pas avoir ta ligne politique est inquiétant et laisse penser effectivement que cela fait partie d’une méthode de combat. J’ai été très surpris que tu aies dans une première réaction condamné les écrits de J-M. Jancovici, sans l’avoir vraiment lu au prétexte qu’il n’était pas antinucléaire.Est-ce que tu as discerné immédiatement que tu n’y trouverais pas immédiatement une approbation pleine et entière de tes positions ? Je suis également surpris que tu rejettes a priori les arguments scientifiques. La démarche scientifique n’est-elle pas pour toi une méthode de connaissance et lui préfères-tu l’introspection. j’ai trouvé des choses intéressantes dans ce que tu racontes.C’est bien dommage que tu aies ce comportement. Es-tu toujours ainsi ?

Pfiou, nous voilà passés à la psychologie... puis-je rester assis, durant notre entretien ?

Je pense déjà m’être justifié sur le sujet, et bien que je n’aie pas particulièrement d’estime pour ta personne, je ne te ferai pas l’affront de me répéter encore. Quand ça ne veux pas rentrer, ce n’est pas par la force qu’on y arrive. Entre cette incapacité à lire son interlocuteur, et son besoin obsessionnel de s’attaquer à sa personne, tu ne dois pas avoir l’habitude de l’échange d’arguments, dis-moi ? Si ? Tu ne dois pas apprendre grand chose de tes contradicteurs, alors.

De toute façon, je ne vois pas en quoi quelques présupposés que je suis bien en peine de contredire (je ne suis pas un scientifique) lancés en qualité d’argument d’autorité viennent contredire en quoi que ce soit des interviews, des mesures, des confrontations sur le terrain d’une population en prise avec ce qui est "scientifiquement impossible". Un peu à la manière d’une réalité que ces imbéciles sarkozistes se sont amusés à modifier Wikipédia au lendemain des déclarations sur la catégorisation générationnelle des réacteurs nucléaires, il incombe à la réalité de se plier aux déclarations, c’est bien ça ? Et après, c’est moi qui fait de la propagande... la poutre et la paille, ça marche comment déjà ?

D’autant plus que, pour qu’argument d’autorité il y ait, il convient soit de décliner ses sources, soit de décliner son identité et son pédigrée. T’en sens-tu le courage ?

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 8 mai 2007 à 14H51

@psychotik, belle démonstration de tes méthodes, et de la paranoïa qui te dévores. Quant au calcul des effets de la radioactivité à partir des faibles doses , ce ne sont pas les références qui manquent à ce sujet. Mais que te conseiller à ce sujet, puisque tu dis que tu es incapable d’y comprendre quoi que ce soit.Je t’ai cherché quelque chose de simple.Il existe un site www.sievert-system.org, non marqué par l’idéologie et qui n’est pas mal pour commencer ; lis déjà l’introduction,elle n’est pas très longue.Après tu approfondiras.Il existe là-dessus des textes de l’Académie de Médecine,ce n’est pas très difficile de leur écrire.Peux être pourrais-tu également en dicuter avec un spécialiste de médecine nucléaire, çà ne te ferait de toutes façons aucun mal. J’ai essayé de te faire comprendre que les effets des faibles doses de radioactivité pour la santé étaient beaucoup trop faibles pour que l’on puisse les distinguer par des méthodes statistiques, même si l’on disposait d’études comparatives faites sur des dizaines de milliers de personnes.Même si tu te refuses à l’accepter, il n’en reste pas moins que c’est un fait et qu’il est essentiel de l’avoir en tête avant toute discussion sur les dangers du nucléaire.

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.24.39) le 8 mai 2007 à 19H52

@ celui-qui-refuse-de-signer-ses-interventions

Le type a l’honnêteté d’avouer que n’étant pas scientifique, il n’a pas la possibilité de réfuter tes arguments, et toi tu le traites d’imbécile ? C’est du jamais vu pour moi. Un tel niveau d’egocentrisme, ce doit être la première fois que je le rencontre sur un forum.

Ca en dit long sur le mépris que tu affiches pour les autres. C’est peut-être par mépris aussi que tu refuses obstinément de citer les sources demandées, ou que tu te caches derrière un anonymat si douillet pour lancer tes pétards mouillés.

Si tu crois que lâcher en pâture le nom d’un scientifique (d’ailleurs pas spécialement apprécié par la communauté verte et réfuté par de nombreux scientifiques du CERN) et un lien web te permets d’user d’arguments d’autorité mal placé, c’est confirmer encore une fois le mépris dans lequel tu tiens ton interlocuteur.

Bref, monsieur l’encagoulé, merci pour cette diatribe en forme de florilège du pro-nucléaire. Tu affiches au grand jour l’envie de débat qui t’anime, et je ne crois pas trop m’avancer en te prédisant qu’elle te desservira au possible.

A très bientôt pour d’autres gentillesses ?

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 8 mai 2007 à 22H57

@psykotik, de quel scientifique t’ais-je parlé ? Je t’ai cité l’Académie de Médecine !Et en quoi t’ai-je manifesté du mépris en t’indiquant un site de vulgarisation clair, puisque tu prétends n’avoir pas les connaissances pour réfuter des arguments scientifiques ?Il faudrait savoir ! Je ne vois pas d’ailleurs très bien pourquoi tu veux les réfuter.Est-ce que tu sous-entends que je uis un menteur qui se réfugie derrière des arguments d’autorité ?As-tu seulement pris le temps de parcourir le site que je t’ai indiqué pour vérifier si tel était le cas ? Est-ce que le seul critère que tu aies pour évaluer la compétence ou l’honnêteté d’un scientifique ( serait-ce de Georges Charpak que tu parles ?)est qu’il soit approuvé par ta tribu ? Je me fous pas mal d’Areva,et je ne serais pas étonné qu’il y ait eu du laissez allez car il y en a partout où, comme le dit le rapport, il n’y a pas de regard extérieur.J’ai essayé de te faire comprendre que les effets des faibles doses de radioactivité étaient trop faibles pour être distingués des effets dûs à d’autres causes, et que ce rapport ne fournissait en l’état aucun élément permettant de juger de la situation réelle.Une véritable enquête est nécessaire. C’est pourquoi j’ai trouvé obscène ton montage démagogique consistant à t’appuyer sur un rapport très mal ficelé où l’on met à mot couverts sur le compte de la radioactivité la silicose, la tuberculose et l’impuissance( pourquoi pas le sida tant qu’on y est),rapport que tu as avoué finalement n’être pas capable de comprendre, pour te permettre ensuite de placer ton couplet sur le sang des noirs et sur ton refus de fonder là-dessus ton confort. Mon Dieu que voilà une belle âme ! Certains disent que le confort des Suisses provient pour une bonne part des revenus des capitaux placés chez eux par les dictateurs et les mafieux, qui s’y connaissent eux en sang des autres, et de l’exploitation des immigrés dans les hôtels. Suis-je obligé de les croire pour autant ?

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par Bonobo (IP:xxx.xx5.151.49) le 16 mai 2007 à 02H29

Et le nucléaire, il n’est pas subventionné depuis 50 ans, peut-être ? Je me répète, mais, rajoutes au Nucléaire le prix du stockage des déchets + le prix du démantèlement des centrales...

Les énergies Renouvelables n’auront alors plus à rougir de la comparaison !

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 16H08

Je n’ai pas de réponse pour l’instant, mais cela demande à être étudié avec sérieux.

Selon les chiffres officiels, le nucléaire serait responsable de 1,1 million de morts depuis 1945.

Selon une étude d’experts internationaux de plusieurs pays (Comité européen sur le risque de l’irradiation), le nucléaire serait responsable de 61 millions de morts : EPR inutile, accidents, millions de morts

Avant de vous jeter des arguments à la figure, dans un sens ou l’autre, prenez la peine d’étudier la question.

Nous pourrons en reparler.

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par Bernard (IP:xxx.xx3.245.41) le 11 avril 2007 à 22H37

Connaissez vous la "Z Machine" (récente découverte américaine), Super générateur de rayon X qui produit une température de 2 milliard de degrés ? Hors, à cette température, on serait capable de créer la fusion d’atomes non radioactifs. Nucléaire propre ! je vous invite à lire ce lien qui donne toutes les explications. j’oubliai, cerise sur le gateau, on pourait traiter les déchets actuels. http://www.jp-petit.com/science/Z-m...

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par pierrot4 (IP:xxx.xx1.23.48) le 10 mai 2007 à 16H32

Z machine : il ne suffit pas d’obtenir une température de 2 milliards de degrés Celsius pour faire de la fission nucléaire. Il faut aussi une densité suffisante d’atomes fissiles et une durée adéquate, cela s’appelle les critères dits de Lawson. La z machine est fort loin d’atteindre le phénomène de fussion D/T ou D/D. Cordialement. Pierrot

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.115.96) le 12 avril 2007 à 10H05

Ce n’est pas que le nucléaire ne soit pas dangereux, mais le travail de désinformation mené par des groupuscules envers les médias et l’opinion depuis plus de 30 ans a complètement distordu la perception des risques.

J’ai chez moi de quoi envoyer ad patres des milliers de personnes. Dans la commune, il y a de quoi tuer la France entière, et dans le Midi toute la population de la Terre, et ce de façon parfaitement naturelle : 1 à 2 feuilles de laurier-rose par personne suffit.

On se demande comment la vie peut exister avec la surabondance de poisons végétaux et autres en quantités capables de zigouiller tout ce qui a vécu, vit et vivra !

La réponse est simple : entre la cible et le poison, il faut un vecteur, et c’est là que les choses se compliquent. Comment faire prendre à chaque victime potentielle la bonne dose de déchets nucléaires (p. ex.) ?

Autre distorsion, la focalisation sur certains risques (nucléaire, OGM) en en oubliant de bien plus considérables : après avoir accusé les faibles radioactivités d’être à l’origine d’une augmentation générale des cancers, on commence à s’apercevoir du rôle de la palanquée de produits chimiques balancés un peu partout à tort et à travers.

Côté déchets, je veux bien qu’on s’inquiète des déchets nucléaires, à condition de donner la priorité aux déchets des énergies fossiles que sont les gaz à effet de serre, 10000 fois plus dangereux à terme. Les uns sont localisés, rassemblés, sous forme solide, de faible volume, archi-surveillés et conservés hors d’état de nuire. Les autres, balancés sans vergogne dans l’atmosphère par milliards de tonnes, ont déjà fait largement plus de victimes de Tchernobyl à coup de catastrophes climatiques, sans qu’on voie beaucoup de défilés anti-carbonocrates.

Risque éventuel local d’un côté, risque global certain de l’autre. Comme il est prouvé que l’électronucléaire réduit les émissions de CO2 des pays qui l’utilisent, mon choix est vite fait. L’UE veut 20 % d’électricité d’origine renouvelable en 2020 : très bien, mais avec quoi fait-on les 80 autres % ? Avec du charbon, comme le Danemark ?

Les réacteurs à fission ne constituent évidemment pas une solution durable, bien qu’il y ait bien assez d’uranium pour passer le 21ème siècle (les réserves montent avec les prix), mais c’est une solution-relais indispensable (combinée avec les économies d’énergie et ce qu’on pourra de renouvelables) pour, à la fois, limiter la catastrophe climatique en cours et éviter une crise économique à côté de laquelle celle de 1929 laisserait un souvenir paradisiaque.

Seules les énergies géothermique (issue de la radioactivité tellurique pour les 2/3) et solaire "fraîche" (pas fossile) sous toutes ses formes (solaire thermique, photovoltaïque, hydroélectricité, éolien, énergies marines, biomasse...) peuvent être qualifiées de durables. Sauf miracle technologique, elles ne pourront remplacer fossiles et nucléaire dans les décennies critiques qui viennent.

L’incendie est en cours : il faut faire la part du feu pour sauver l’essentiel de la maison. Il n’y a plus de solution parfaite, il est trop tard pour acheter un extincteur qui "respecte la couche d’ozone".

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx6.167.24) le 14 avril 2007 à 12H54

Desinformation ?!

Okay alors tu tapes ’Blayes’, ’Forsmark’ et ’incident’ et tu regardes qui desinforme.

Tu as entendu parler de ces incidents graves dans la presse ? moi pas !

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx6.167.24) le 14 avril 2007 à 13H07

Quelques themes en vrac :

1/ sur les reserves d’U : celles-ci sont tellement importantes que la livre de combustible est passee de 9.50$ en 2002 a 36.25$ fin 2005 puis 60$ fin 2006 et 113$ cette semaine. Certes le combustible n’entrait que pour 5% du cout de revient du kWh nuke en 2004 (j’ai pas de donnees plus fraiches), ce qui signifie qu’un doublement du prix de l’U rencherit le kWh de 5%. Mais la on est pas loin de tripler et ca n’a pas l’air de vouloir s’arreter.

On s’en rappelera lors de nos futurs debats sur la comparaison du cout du kWh entre l’eolien-solaire-hydro-biomasse-biogaz-houlomoteur et le nuke.

2/ Concernant l’alternative au nuke, il n’est de pire aveugle que celui qui refuse de voire.

J’ai eu l’occasion de publier un article sur le boom eolien et bientot un autre sur le solaire, lisez-les donc en gardant a l’esprit une chose : ces energies sont soit en cours de maturation (PV, biogaz, thalasso-energies) soit atteignent seulement leur maturite (eolien) : leur potentiel est donc enorme.

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.114.36) le 14 avril 2007 à 19H39

Le point important de mon commentaire, auquel vous avez répondu à côté, est la mise en perspective des différents risques.

Bien sûr, si vous multipliez par 1000000 ce qui pourrait vous toucher personnellement et comptez pour rien ce qui frappe les chinois, bengalis et autres populations lointaines, le nucléaire redevient un risque à prendre en compte... si l’on oublie que la fusion du coeur d’un réacteur à TMI n’a fait aucune autre victime que le réacteur lui-même.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 17H19

Il y a un mouvement spéculatif sur l’uranium car la production avait beaucoup décliné ces dernières années faute de prix rémunérateurs et de la mise sur le marché de stocks militaires résultant des accords américano-russes. L’analyse des réserves mondiales vient d’être réactualisée par l’OCDE.Faites l’effort de vous renseigner auprès de cet organisme.

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 16H36

J’ai les prix en dollar par kilogramme d’uranium, ce qui est plus facile à comprendre.

En fait, les prix ont été multipliés par ONZE en un peu plus de 4 ans :
- 22 $ le kg en janvier 2003
- 47 $ le kg en janvier 2005
- 165 $ le kg en janvier 2007
- 249 $ le kg en avril 2007 les prix continuent de monter et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Dans le prix de l’électricité nucléaire, 5% pour l’uranium c’était il y a plus de cinq ans. Les contrats sont pluri-annuels et peu à peu, de l’uranium plus cher entre dans les approvisionnements.

Pour l’uranium acheté actuellement, avec un prix 11 fois plus élevé, cela ne représente plus 5 pour l’uranium et 95 pour le reste, mais 55 pour l’uranium, soit 55/150 (55+95), soit 37%.

Une proportion plus de 7 fois plus grande.

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par Thomas (IP:xxx.xx7.143.5) le 12 avril 2007 à 10H27

Tous ceux qui proposent, même pour d’excellents motifs, de sortir du nucléaire (ou de l’exploitation des hydrocarbures, ou de l’utilisation de pesticides, ou... ou...) devraient avant tout répondre à la question "COMMENT FERA-T-ON SANS ?".

Tout questionnement sur la légitimité, la moralité, la durabilité d’une pratique, d’une technologie ou d’une politique est en effet stérile si dans le même temps on ne propose pas de solution alternative CREDIBLE.

Les millions de tonnes d’hydrocarbures que nos véhicules nous restituent chaque jour sous notre nez sous forme de CO2 et de particules qui finissent dans nos poumons ne devraient-ils pas nous émouvoir autant (et même plus) que les affres du nucléaire ? Les cancers que nous promettent le pétrole et la cigarette (la notre ou celle de nos voisins) dans quelques dizaines d’années ne devraient-ils pas nous impressionner plus que les effets supposés des déchets nucléaires dans des millénaires ?

Des solutions alternatives au nucléaire existent certes. Tout le monde est d’accord pour l’énergie éolienne ou solaire... tant qu’elle ne s’impose pas dans son paysage quotidien ! Et ces énergies, certes prometteuses et à développer, ont actuellement un rendement tel qu’il faudrait reconvertir de très nombreuses surfaces habitables pour remplacer nos centrales nucléaires.

Il n’y a pas d’énergie totalement propre et le choix d’une technologie doit reposer sur le principe du moindre inconvénient.

Personnellement, je préfère une technologie qui nous assure un siècle de visibilité avec des inconvénients différés (et qui plus est l’espoir raisonnable que les progrès de la science leur trouvent entre temps des solutions) à des technologies dont les effets néfastes se manifestent ici, maintenant, tout de suite.

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par Psykotik (IP:xxx.xx3.42.146) le 12 avril 2007 à 16H29

(damned, le moyen de savoir à qui on répond est vraiment limité sous agora/naturaVox)

Ce n’est pas la catastrophe de Tchernobyl qui motive mes choix et mon article sur le nucléaire.

Mais parce que de nombreux messages me semble soutendre que "bon, Tchernobyl c’était pas bô, mais faut pas non plus en faire tout un fromage", je recopie en parti un communiqué de presse d’un comité de surveillance de l’OMS :

Vingt-et-un ans après l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la catastrophe, souffrent de dommages radiologiques. Leurs maladies cardiovasculaires, endocrines, les malformations sont essentiellement provoquées par l’accumulation dans certains de leurs organes (le coeur, les muscles, les os...) de deux composés radioactifs (le césium 137 et le strontium 90), suite à l’ingestion d’aliments contaminés par ces produits. L’incorporation chronique des radionucléides dans l’organisme de millions de personnes, condamnées à se nourrir avec des aliments radioactifs, est un fait absolument nouveau, produit par la catastrophe de Tchernobyl, dont l’humanité n’a aucune expérience.

Les victimes de cette « expérimentation » témoignent de leur abandon au milieu de la radioactivité qui ronge leur vie depuis 21 ans et les tue, eux et leurs enfants, dans l’indifférence générale. Elles ne comprennent pas pourquoi le monde ne les voit pas, ne les entend pas, alors que ce dont elles souffrent menace aujourd’hui tous les habitants de la planète.

C’est un communiqué évidemment partial, bien qu’émis par des professionnels de la branche. Mais à tout ceux qui trouvent que les médias en font trop, c’est un rappel utile, me semble-t-il.

Les chiffres et les conséquences indiquées font froid dans le dos. Et même si certains français restent persuadés que le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière :-) il faudrait ne pas perdre de vue que dans l’optique d’un doublement des centrales nucléaires dans le monde, les risques vont aussi être doublés.

Tchernobly n’était pas un petit accident, même si les 20 années d’écart réduisent notre mémoire collective et l’émotion suscitée par la plus grande catastrophe civile de l’humanité.

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.113.35) le 12 avril 2007 à 19H14

On oubliera tout ça quand les vraies catastrophes climatiques auront commencé. Rien que la canicule de 2003 : 70000 morts en Europe, plus que ce que Tchernobyl a pu faire au pire (les morts futurs éventuels ne le sont pas encore).

Rappelons aussi que ce type de centrale n’existe pas dans nos pays, pour lesquels l’accident de référence est TMI (zéro mort pour une fusion du coeur).

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.27.82) le 12 avril 2007 à 19H46

Je refuse ta position qui consiste à dire qu’en dehors du nucléaire, il n’y a pas d’alternatives.

C’est quand même incroyable, tout le monde semble s’accorder à dire que le nucléaire c’est sale, mais on le veut quand même, parce qu’emprunter d’autres chemins c’est trop difficile ?

Si il y a des conservateurs, ce n’est en tout cas pas parmi les anti-nucléaires.

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par Thomas (IP:xxx.xx7.60.48) le 12 avril 2007 à 20H34

Il est facile d’insister sur les risques du nucléaire (réels bien que souvent exagérés de façon irrationnelle), mais la plupart de ses détracteurs font l’impasse sur les inconvénients des technologies alternatives.

Prôner l’énergie éolienne ou solaire est facile mais d’une part, pas plus que des déchets enterrés, personne ne veut un champ d’hélices ou de panneaux solaires dans son horizon quotidien, d’autre part, ces technologies ne sont pas mûres au point de pouvoir se substituer dès demain au nucléaire. Oui il faut croire à ces énergies, oui il faut faire des recherches pour en améliorer le rendement, mais que fait-on MAINTENANT pour les 20 prochaines années ?

Les besoins de réduction des gaz à effet de serre vont nécessiter l’abandon progressif du recours aux hydrocarbures, abandon qui sera d’autant plus facile et rapide que l’on disposera d’une solution alternative.

Le nucléaire est tout simplement la meilleure solution transitoire dont nous disposons (en tout cas tant qu’on ne maîtrisera que la fission et pas la fusion de l’atome).

PS : pour la petite histoire, le nuage de Tchernobyl ne s’est évidemment pas arrêté à la frontière. Seulement, à l’époque, le seuil de radioactivité imposant une information du public était nettement plus élevé en France que chez ses voisins. Du coup, pas d’obligation = pas de transparence = pas de nuage !

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.27.82) le 12 avril 2007 à 21H54

Excuses-moi d’avance pour ma brutalité, mais combien de poncifs que tu énumères là !

Quel problème se pose au juste avec l’idée de mettre sur tous les toits d’habitations des panneaux solaires ? (en dehors des coûts) Je ne vois absolument pas pourquoi on devrait faire des "champs" de panneaux solaires...

Quant aux éoliennes, je crois que ce type de débat est un peu désuet. Le rendement assuré par les hélices commence à être tellement élevé, que même les plus véreux parmi les compagnies pétrolières investissent à tour de bras. L’industrie du pétrole croit à l’avenir du vent, et pas une personne a priori écolo ? C’est le monde à l’envers.

De manière générale, il ne faut pas voir un affrontement entre énergies traditionnelles vs. alternatives, mais plutôt une coexistence temporaire. Les énergies alternatives peuvent suppléer la demande dans un premier temps, pour éviter la construction de dizaines de centrales nucléaires de par le monde. Puis, au fil des investissements et de l’augmentation de la production subséquente, se substituer aux énergies non renouvelables.

Et les énergies renouvelables sont bien plus nombreuses que ce que tu sembles suggérer. L’hydroélectricité est par exemple une ressource non négligeable. Elle compte pour une énorme part dans la production d’énergie en Suisse. D’accord, mon petit pays a une situation exceptionnelle à ce niveau. Mais prenons autre chose : dans ce petit pays, si on interdisait demain les fonctions de veille sur les appareils électriques, on économise une centrale (sur les 5 que contient le pays). Je répète : en établissant une nouvelle norme sur les appareils domestiques, 20 % de centrales nucléaires en moins.

Je parlerais bien de la biomasse, et des usines qui poussent comme des champignons (non atomiques), mais je connais pas très bien le sujet. Je sais juste que c’est ENCORE une autre possibilité.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le choix à faire n’est pas "le nucléaire ou la bougie". Cessons de poser en ces termes notre avenir, c’est tellement mal renseigné que c’est à la limite de la malhonnêteté.

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par Thomas (IP:xxx.xx7.60.48) le 13 avril 2007 à 00H53

Oui c’est assez dur dans le style en effet, tout ça pour qu’un poncif chasse l’autre.

Nous nous retrouvons tout de même sur l’analyse d’une période de transition énergétique dont l’issue sera la disparition des énergies non renouvelables.

Quant aux compagnies pétrolières, elles sentent en effet "le vent tourner" mais cherchent autant à préparer la fin du pétrole qu’à défendre leurs parts de marché face au nucléaire.

L’impact des mise en veille que vous évoquez est sans doute exagéré car j’avais plutôt en tête une part de 5% de la consommation électrique totale, ce qui ne vous fera pas économiser 20% de centrales.

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.27.82) le 13 avril 2007 à 02H17

Même en France, l’énergie ne tire pas sa source à 100% du nucléaire. Donc, 20% de centrales en moins ne revient pas à 20% d’électricité en moins... Mais bien à réduire, *en Suisse*, d’un cinquième la production *nucléaire*.

Sinon, j’ai déjà cité nombreuses de mes sources, et ne comprends pas en quoi je réponds à tes poncifs par d’autres poncifs.

Et surtout, je ne comprends en quoi nous sommes d’accord : si on parle de transition tous les deux, toi tu acceptes une pérennisation du nucléaire, moi pas. Et j’attends des arguments à l’encontre de tout ce que j’ai exposé ici.

Entre autre, les conditions d’extraction de l’uranium, bon sang. Tout le monde se fiche de savoir que sa cafetière fonctionne grâce à la mort (programmée) de familles entières au Niger ? On continue à discourir sur la nécessité ou non d’utiliser cette ressource, alors que l’on sait comment elle est extraite ? Toute moralité doit-elle être évacuée parce que l’on parle des privilèges acquis par nos sociétés privilégiées ?

Les Sudistes étasuniens, en 1860, ont fait la guerre pour garder leurs privilèges. Et vous-mêmes, messieurs et mesdames les privilégiés, la perdrez tout comme eux. Mais combien devront tomber ?

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par zozo (IP:xxx.xx2.105.17) le 16 avril 2007 à 00H14

à Psykotik,

Si je peux me permettre, l’investissements faits par les pétrolier en Europe sur l’éolien, est purement un investissement de communication...

Le Danemark qui a consacré ses 20 dernières années toutes ses ressources en Recherche & Developpement energétiques dans les solutions renouvellables (et à majorité éoliens en mer)... cela représente aujourd’hui 15% de leurs energies (je crois mais pas sur) et pourtant c’est le premier pays en volume de pollution atmosphérique en Europe (avec Allemagne juste derrière depuis peu)...

Quand au biomasse, n’oublions pas que l’objectif c’est de le bruler... or tout ce qui brule créé du CO2... sans compter la place à lui reserver dans notre agriculture ou gestion de l’espace vert... soit au détriment de la nourriture, soit au détriment du repos de la terre...

Quand a l’un des fond de l’article de départ... sur le "lobby du nucléaire" j’ai écrit un petit message sur un autre article sur naturavox : j’aimerai que l’on m’explique comment une energie qui ne représente que 2 à 7% de l’energie mondiale peut être un vrai lobby... par rapport aux lobbies du pétrole, du gaz, du charbon... sachant que même en France les seuls à défendre le nucléaire (or de la filière professionnelle) ce ne sont que des retraités de cette filière, des professeurs de physique (souvent à la retraite aussi), et des politiciens qui réfléchissent en terme de stratégie energétique. Sinon je n’ai pas vu d’autres personnes se battre pour... par contre quand on est contre... qu’est ce que l’on reçoit comme finance... à croire que c’est plutôt ça le fond du problème.. non ?

OUi, parce que qu’en il y a lobby, c’est qu’il y a enormément d’argent à gagner... mais quand on entend tout le monde anti nucléaire, cela donne à penser que l’état, les politiques et les scientifiques ont investies des sommes pharaoniques sur des projets juste pour ce faire plaisir, ou pour faire bosser des maçons portugais, des menuisiers italiens, des ingénieurs allemands... Je suis un peu étonné...

Jacques, petit informaticien même pas dans la filière nuc !

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par alexandre (IP:xxx.xx4.152.143) le 18 avril 2007 à 18H10

> un communiqué de presse d’un comité de surveillance de l’OMS :

C’est quoi ce "comité de surveillance de l’OMS" tu pourrais etre plus précis ?

> "Vingt-et-un ans après l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, près de > 500.000 enfants du Belarus et d’Ukraine, qui n’étaient pas nés au moment de la > catastrophe, souffrent de dommages radiologiques. (...)"

cela ressemble aux inepties dont parle ce lien... http://www.manicore.com/documentati... Je cite : "Avec le "modèle" (relation linéaire dose-effet, pour ceux qui veulent des précisions) invoqué par les "antinucléaires" pour chiffrer les conséquences de Tchernobyl, et qui suppose que la moindre radioactivité fait des dégâts significatifs si elle est appliquée à une large population, alors les radios médicales (qui irradient un peu vous et moi à chaque fois que nous en passons une) feraient 200.000 morts par an dans le monde, et la radioactivité naturelle quelques millions. Question : où sont-ils ?"

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 17H11

500000 enfants souffrant de maladies radiologiques dans les zones contaminées de Bielorussie ! Diable, connaissez-vous la population totale de ces zones contaminées ?

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 17H33

La fameuse histoire du nuage ! vous paraissez plus sensible à ce déni d’information qu’aux conséquences réelles de cette radioactivité supplémentaire. D’autre part,expliquez nous exactement ce que vous même auriez fait si vous aviez été en responsabilité de ce problème à l’époque, sachant par expérience qu’il est facile dans ce domaine de provoquer la panique même en l’absence de danger ? A titre d’exemple, un grand nombre d’avortements a eu lieu en Europe à l’époque de Tchernobyl sans que la situation le justifie. Un autre exemple est celui de la centrale de Three Mile Island, où les seul dégâts humains ont été ceux provoqués par les accidents de la circulation provoqués par la fuite des riverains.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 18H25

Je constate que vous avez une vision idéaliste des possibilités des énergies renouvelables en France et vous devriez potasser attentivement cette question. Je vous suggère de commencer par faire une lecture très approfondie ( et sans a priori idéologique car cela alors ne vous servirait à rien) des textes du site www.manicore.com de Jean-Marc Jancovici, qui présente des discussions claires sur chacune d’entre elles.C’est un des meilleurs sites actuels pour comprendre les tenants et aboutissants dans ce domaine ; Les estimations mises en avant des possibilités des énergies renouvelables dans notre pays sont souvent marquées par l’idéologie : au lieu d’examiner soigneusement les faits, on commence par un présupposé plus ou moins conscient : on décide avant tout examen qu’elles sont très largement suffisantes à nos besoins ou qu’elles sont très largement insuffisantes et on entreprend ensuite de le démontrer. Ce défaut est toutefois moins marqué chez ceux qui connaissent bien la question que chez ceux qui ne la connaissent pas.C’est pourquoi le site de JMJ est si utile, parce qu’il s’est évertué à préciser au mieux les possibilités. D’autres sites utiles sont ceux des associations "Sauvons le climat" et"Négawatt". Vous trouverez par exemple sur www.sauvonsleclimat.fr une comparaison critique de deux scénarios Négawatt et Négatep qui devraient vous intéresser. Ils sont marqués idéologiquement, mais ils restent dans les limites de la décence parce qu’ils sont réalisés par des sientifiques qui publient leurs résultats et les méthodes utilisées pour les obtenir et qui par là-même acceptent la critique.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 7 mai 2007 à 12H29

@Psycotic:un comité de surveillance de l’OMS,de quoi s’agit-il exactement ? Pourriez-vous indiquer un lien , un contact ou une adresse permettant de le savoir ? Je ne comprends pas très bien en quoi la situation de Tchernobyl est une situation pour laquelle il n’y a aucune référence:1- la radioactivité naturelle qui nous entoure entraîne automatiquement et de manière courante une contamination des sols et des eaux par des éléments radioactifs2-Serait-ce le niveau de contamination ? il a correspondu d’après ce que j’ai compris dans les zones les plus contaminées à un doublement de la radioactivité naturelle,radioactivité qui est du même ordre que ce que l’on observe en France et il a été divisé maintenant par deux.Or l’on a l’expérience de niveaux de radioactivité naturelle de l’ordre de 25 fois la radioactivité observée dans les zones contaminées de Tchernobyl(sans d’ailleurs avoir pu mettre en évidence d’effets indiscutables).3- Serait-ce une particularité du césium 137, le principal contaminant incriminé à Tchernobyl. Mais du point de vue des effets sur la santé,à ces faibles doses ce sont l’intensité des rayonnements et non la nature chimique qui pour un même poids d’élément,distinguent les éléments les uns des autres. De plus, les effets du césium 137 ont déjà été "expérimentés" à l’occasion des essais nucléaires dans l’atmosphère, en particulier en Laponie où les doses reçues par habitant ont été supérieures à celles reçues dans les zones contaminées de Tchernobyl( exception faite de gens ayant vécu directement l’accident et des personnes du voisinage ou étant intervenues sur le site bien sûr). Si ce n’est rien de tout çà, pouvez-vous m’expliquer avec précision l’originalité de Tchernobyl par rapport à ce qui est connu à ce jour, et quel est le trait spécifique qui entraîne des maladies à un niveau aussi énormément élevé par rapport à ce que tout ce que notre expérience nous a appris à ce jour ?

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 9 mai 2007 à 09H54

Le rendement des hélices n’est pas devenu spécialement élevé, il est simplement un peu meilleur, et il y a une limite physique assez basse à ce rendement. L’intérêt des compagnies d’énergie est double:1 se faire passer pour des défenseurs de l’environnement 2- se faire comme les autres capitalistes du fric en utilisant la rémunération avantageuse qu’a entraîné la subvention accordée à l’éolien, aux frais du consommateur. On observe actuellement le développement d’une bulle boursière qui est très significative .

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 17H03

C’est pas beau le nucléaire, c’est dangereux, et en plus cela n’apporte aucune garantie d’avoir de l’électricité en abondance.

Car il y a un grain de sable. Pour tourner (en gaspillant 66% de l’énergie en chaleur) les réacteurs atomiques ont besoin d’uranium. Lequel va manquer dans moins de 10 ans. Les stocks civils et militaires seront épuisés, les mines ne produisent que 60 à 65% de la consommation. Les anciennes mines s’épuisent, les nouvelles ont beaucoup de problèmes.

Quantité de gisements sont connus depuis 20 ou 30 ans, mais pas évident d’en extraire l’uranium. Car même à un prix très élevé, l’argent ne résoud pas les questions techniques.

Alors, le nucléaire risque fort de suivre le même chemin que l’industrie pétrolière. Les réacteurs fantastiques de 4e génération ne seront pas industrialisés avant 2040, pour les premiers exemplaires et si tout se passe comme prévu (ce qui est aléatoire).

Faudra bien apprendre à se passer du nucléaire et se débrouiller autrement, en commençant par réduire sa consommation et éviter tous les gaspillages.

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par Ltd (IP:xxx.xx4.240.117) le 12 avril 2007 à 10H46

Me voilà convaincu, il ne nous reste donc plus qu’à imiter les chinois, remplacons vite tout ca par des bonnes vieilles centrales à charbon.

Soulever les problèmes du nucléaire est indispensable, améliorer l’information des citoyens contre des lobbys trop puissant aussi. C’est clair. Mais basculer dans l’extrémisme inverse est tout aussi irresponsable.

Le nucléaire est là, et suisses, espagnol, anglais ou allemands ont beau jeu de dire qu’ils n’en veulent pas (ca change...), ils l’achètent bien à la France après ! Avec des centrales juste à côté de la frontière, le risque est rigoureusement le même...

En France, faut il arrêter nos 50 centrales ? Ou plutôt profiter de notre avance techonologique pour développer une avantage compétitif ? devenir les meilleurs dans la gestion des problèmes qui y sont liés ? Permettre une information plus claire puisque l’on se veut un des leaders du domaine ? La est le travail... Informer et gérer les problèmes de ce qui est DEJA fait.

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par Ltd (IP:xxx.xx4.240.117) le 12 avril 2007 à 10H49

PS : Bernard 41, l’identité de votre source laisse quelque peu place au doute quand à sa fiabilité.

Quand une énergie propre et nouvelle apparaitra vraiment, il y aura évidemment des résistances au départ, mais vu l’énormités es inconvénients (cités ici pour le nucléaire, mais il en va de même pour le charbon, le pétrole, l’éolien, le solaire, les biocarburants, etc...), je ne vois pas comment elle ne pourrait pas s’imposer d’elle même très rapidement.

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par Psykotik (IP:xxx.xx3.42.146) le 12 avril 2007 à 16H17

J’ai été un peu rapide dans la lecture du site indiqué ? Je le reconnais moi-même. Mais une seconde lecture ne changera pas mon opinion à son égard : sans un parti prit abusif, les propos du site sont toutefois clairement pro-nucléaire. Ce qui, pour un conseiller de Nicolas Hulot, ne m’étonne pas outre mesure.

Trève d’attaque gratuite. J’ai trouvé très bon ton article sur la décroissance. Et concernant quelle sont les propositions, voici le programme énergétique vert suisse : http://www.gruene.ch/f/politik/pp/g...

Pour la France, j’ai parfois tendance à me dire qu’il est trop tard. Mais l’exemple à mon sens reste, tu imagines bien, l’Allemagne. Avec tous les incidents de parcours que leur choix de politique énergétique soulève à moyen et long terme, je ne vois pas comment, avec l’urgence climatique qui est la notre, on peut faire autrement que faire du top-down.

En d’autres termes, je suis un méchant étatiste dans la politique énergétique. Je ne pense pas qu’on puisse se payer le luxe d’attendre que les moeurs évoluent parmi les populations ou au sein des industriels. Des lois contraignantes, des aides subventionnées, des taxe de découragement, je ne connais pas d’autre moyen pour répondre aux échéances qui s’annoncent.

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.113.35) le 12 avril 2007 à 19H09

L’Allemagne, un exemple !!??!!

Blocage de la limitation de puissance des voitures à la conception, pour protéger Mercedes, BMW et Porsche, charbon subventionné, rappels à l’ordre de l’UE sur les émissions de GES qui dépassent de 40% celles de la France ou de la Suisse par habitant... Tout ça planqué derrière qq éoliennes et qq quartiers HQE modèles.

Et vous croyez, naïf que vous êtes, qu’ils vont VRAIMENT arrêter leurs centrales nucléaires si elles sont rentables ?

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.27.82) le 12 avril 2007 à 19H23

Ca m’aurait étonné qu’on ne me reprenne pas sur l’Allemagne !

L’Allemagne a une pratique industrielle héritée de son parcours, un peu comme la France et ses centrales nucléaires. Il est difficile pour les dirigeants de justifier des licenciements en masse auprès d’un groupe aussi puissant qu’IG Metal. Contrairement à la France, les syndicats allemands sont puissants, organisés et soudés.

L’autre problème de nos amis germains, c’est le suivi de la politique. L’équipe Merkel n’est pas du tout celle de Schroëder, qui voyait, au hasard, un type comme Fisher au affaires étrangères. Le gouvernement Schroëder était, n’en déplaise à ses détracteurs, beaucoup plus écolo. Un défi tel qu’il a été lancé, avec l’arrêt total du nucléaire à l’horizon 2025 (2020 ?) serait împossible aujourd’hui.

Le problème du nouveau gouvernement est de suivre un projet très bien perçu par l’opinion publique, au moment même où les rapports de l’IPCC fusent de toute part. Ils sont tenus de se conformer à des décisions que très certainement ils réprouvent, aussi mettent-ils beaucoup, beaucoup plus de temps que nécessaire à se conformer aux précédentes directives.

Je le dis et le maintiens, sans décision étatique forte et à caractère contraignant, le domaine de l’énergie renouvelable ne se fera que lentement, au fil des fonds de pensions.

A noter que les réactions sur ce sujet ont été en général : "le renouvelable n’est pas assez productif". Et pourquoi ne pas investir pour le rendre plus productif ? Est-ce moi qui suis naïf de croire que l’Allemagne est l’exemple à suivre, ou toi, Cassandre, de ne pas voir que les solutions existent, mais nécessitent des investissements plus sérieux ?

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 18H36

Ce n’est pas étonnant que l’on vous reprenne sur l’Allemagne, car ce n’est pas un bon exemple : 60%de leur électricité est faite avec du fossile et leurs voitures consomment en moyenne un litre au 100 de plus que les nôtres !! et la pollution qui en résulte, gaz carbonique mais aussi autres polluants dont le danger n’est pas perçu parce qu’il s’agit d’une pollution au jour le jour en fait un des plus grands pollueurs d’Europe par tête d’habitant ( et comme il y en a beaucoup, c’est un vrai désastre), avec le Danemark dont la politique énergétique est de même nature. En ce qui concerne ce dernier pays, lisez donc sur www.sauvonsleclimat.fr la comparaison fort instructive avec la Suède.

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 7 mai 2007 à 12H34

Si je comprend bien,les arguments d’un pronucléaire doivent être rejetés sans examen parce qu’il s’agit d’un pronucléaire et les arguments d’un antinucléaire doivent être acceptés sans examen parce qu’il s’agit d’un antinucléaire ?

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.148.242) le 7 mai 2007 à 14H25

>Ce n’est pas étonnant que l’on vous reprenne sur l’Allemagne, car ce n’est pas un bon exemple : 60%de leur électricité est faite avec du fossile et leurs voitures consomment en moyenne un litre au 100 de plus que les nôtres !! et la pollution qui en résulte, gaz carbonique mais aussi autres polluants dont le danger n’est pas perçu parce qu’il s’agit d’une pollution au jour le jour en fait un des plus grands pollueurs d’Europe par tête d’habitant ( et comme il y en a beaucoup, c’est un vrai désastre), avec le Danemark dont la politique énergétique est de même nature. En ce qui concerne ce dernier pays, lisez donc sur www.sauvonsleclimat.fr la comparaison fort instructive avec la Suède.


Je ne connais pas les détails de la carte comparée de la consommation allemande et suédoise. Et je ne l’ai pas trouvée sur le site de sauvonsleclimat.org, qui une plaie pour les recherches. De toute manière, il me semble malvenu de comparer des pays aussi différents que l’Allemagne et la Suède. Pourquoi ne pas comparer les défis énergétiques de la France à ceux de la Chine, aussi ?

Mais, si je comprends bien, parce que l’Allemagne a eu une politique critiquable, ces choix pour le futurs n’ont aucune valeur ? Plutôt étonnant, comme position, c’est à la limite de l’idéologisme aveugle.

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.148.242) le 7 mai 2007 à 14H27

purée, Agora/Naturavox est une vrai plaie pour la discussion... j’avais cru avoir suffisamment bien séparé le texte auquel je répondais, et ma réponse, dans la prévisualisation c’était parfais, et au final c’est illisible.

C’est lassant.

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.148.242) le 7 mai 2007 à 14H37

>Si je comprend bien,les arguments d’un pronucléaire doivent être rejetés sans examen parce qu’il s’agit d’un pronucléaire et les arguments d’un antinucléaire doivent être acceptés sans examen parce qu’il s’agit d’un antinucléaire ?

Je ne crois pas avoir rejeté les arguments avant examen, mais bel et bien après.

Si, durant ma lecture, j’ai accéléré exponentiellement celle-ci au fur et à mesure que j’avançais, c’est parce que je lis et relis sans cesse la même chose. En substance, "bande d’idéalistes, on fait comment autrement ?".

Ce à quoi je réponds, comme tous les anti-nucléaire : "ce n’est pas à nous de vous trouver une alternative, mais à vous, les pro-nucléaire, de trouver une solution aux déchets".

Je reste toujours très étonné à quel point les auto-proclamés "écolos pro-nucléaire" refusent d’avoir une approche holistique du problème énergétique. Très peu écolo, tout ça.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Club de Rome, les fondateurs de l’écologie politique, étaient anti-nucléaire. On les utilise à tort et à travers, tout le monde s’en réclame, mais n’oublions pas quelles étaient leurs positions.

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 7 mai 2007 à 19H41

@psychotic, mais non mais non , c’est aussi à vous de démontrer que l’on peut tirer notre énergie exclusivement des énergies renouvelables. D’ailleurs, je suis sûr que tout le monde sur ce site serai d’accord ; mais il y a des gens à qui cela ne paraît pas possible dans l’état actuel des choses et qui s’inquiètent beaucoup des conséquences de l’utilisation des combustibles fossiles sur le climat. A vous de les convaincre

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.10.74) le 7 mai 2007 à 20H12

Encore une fois : non, ce n’est pas aux anti-nucléaires de tout poil de *prouver* qu’il est possible de passer aux énergies alternatives. Tout simplement, parce que cela est IMPOSSIBLE. Personne, de quelque côté de la barrière nucléaire que l’on se trouve, ne peut établir avec certitude de quoi l’avenir sera fait. Raison pour laquelle, d’ailleurs, le principe de précaution s’inscrit dans de nombreux textes fondateurs, voire dans certaines constitutions, dans les pays occidentaux. Mais passons, c’est un autre sujet.

Je récapitule : il est impossible pour les pro-nucléaire, comme pour les anti, de prévoir l’avenir. Il est impossible pour les pro, de trouver une solution acceptable sur les déchets. Il est impossible pour les anti, d’affirmer qu’ils détiennent la panacée au nucléaire.

Passer aux énergies alternatives tient donc du pari sur l’avenir. Si certains combattent depuis 4 décennies le nucléaire, ils le combattaient au même titre que les déchets de CO2 qui provoquent les catastrophes actuelles. CE SONT LES MEMES. Oui, bien qu’on ne veuille écouter qu’une partie du discours des années 60, c’est pour les mêmes raisons (risques pour l’avenir de la planète) que les pères fondateurs de l’écologie politique rejetaient nucléaire et productivisme pollueur.

Ainsi, oublier émissions de CO2 et nucléaire tient du choix politique par excellence. A savoir, décider de faire dans le durable, de s’inscrire avec (et non plus au détriment) de notre environnement. Plus on investit d’argent dans la recherche des énergies alternatives, plus celles-ci se révéleront rentables. A contrario, plus on investit dans le nucléaire, plus celui-ci sera rentable.

Le nucléaire, c’est la solution de facilité. On ne change rien, on fait comme si le réchauffement planétaire était résolu. Après tout, quelques centrales de plus, et tout le monde est content.

Les énergies alternatives, parce qu’elles ont une déficience d’investissement et commencent à peine à être prises au sérieux, demandent qu’en paralèlle le consommateur soit plus qu’un consommateur, mais un acteur, un citoyen de son temps. Cela signifie vraiment de toutes petites choses, mais essentielles : en Suisse, petit pays de 7 millions d’habitants, on pourrait économiser une centrale (sur les 5) en bannissant des appareils électroniques le mode veille. C’est pas extraordinaire, ça ?

Si l’écologie m’intéresse, c’est parce que c’est un tout. Nous ne sommes pas uniquement des consommateurs, mais des individus dotés de conscience. Nous avons le droit de changer nos comportements, et je dirais même le devoir.

Il est évidemment plus facile de vendre à sa population qu’elle n’a rien à craindre, qu’elle peut garder ses habitudes et que la réponse au réchauffement climatique passe par la construction de centrales nucléaires.

Les grands hommes, les grands peuples, ce sont ceux qui ne choisissent pas la voie de la facilité.

NB : L’objet de cet article est de montrer, en plus de tout ce que j’ai exposé (sur l’article lui-même, mais aussi dans mes réponses) que le monde du nucléaire n’est pas vraiment très propre. Les magouilles de ce monde rappellent celles du monde du pétrole, ou du rail d’autrefois. Ces milieux d’affaires ont toujours fait passer leur enrichissement personnel devant un quelconque intérêt général, et pourquoi tant de personnes les défendent comme d’autres défendaient le rail étasunien d’autrefois me dépasse. Les alliances passées en disent long sur les valeurs partagées par les dirigeants du secteur. (euh, rien à voir avec une théorie du complot, hein)

PS : ça serait sympa de signer les messages, je ne sais jamais à qui je m’adresse, et avec le nombre de messages ces derniers jours...

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 8 mai 2007 à 15H28

Très bien ce texte des verts Suisses et merci à Psychotik pour l’avoir signalé.Ils ont eu le courage qui manque à nos antinucléaires français d’accepter le débat sur la base d’un document programme écrit qui les engage, et qui déborde le simple problème du nucléaire.Il devient donc possible de se mettre autour d’une table et d’examiner de manière contradictoire les propositions. Peut-être un document anlogue existe-t-il en France ?

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(IP:xxx.xx9.112.22) le 13 avril 2007 à 09H32

Comme dit Jancovici, la calculette est le pire ennemi de l’utopie.

Sur le site www.sauvonsleclimat.org, à la rubrique "Documents SLC", thème "Consommation et économies d’énergies", lire le scénario "Négatep" et la comparaison des scénarios Négatep et Négawatt. Bien sûr, il s’agit du cas français.

Pour être clair, je n’en ai rien à faire du nucléaire et tirerai volontiers un trait dessus dès qu’il y aura suffisamment de substituts qui, à la fois, préservent le climat et évitent une crise économique mondiale majeure.

Il n’y a pas assez d’argent pour isoler en 20 ans tout le bâti existant, sachant qu’une maison passive coûte le double du standard français actuel, mettre des millions d’éoliennes le long des côtes avec des STEP en pagaille pour passer les anticyclones, multiplier par 5 les km de voie ferrée pour mettre les camions sur des trains etc...

Ne négligez pas l’économie et l’organisation des périodes de transition ! Les politiques français n’ont pas la tache facile, le pays n’est jamais très loin d’une guerre civile, et les réactions psychologiques ont un effet amplificateur redoutable, qui explique probablement les réticences à annoncer clairement les adaptations que le changement climatique va imposer (p. ex. les prix du foncier et de l’immobilier le long de toutes les côtes basses vont s’effondrer au premier signe tangible d’envahissement par la mer, avec répercussions en cascade).

Merci de lire plus attentivement les commentaires et de ne pas ranger les intervenants dans une case dès la 1ère ligne, et déformer ensuite le reste de leur texte pour que ça rentre dans cette case.

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par Psykotik (IP:xxx.xx0.5.221) le 13 avril 2007 à 11H51

Je ne pense pas t’avoir caricaturé, ni qui que ce soit d’autre, si ? Il me semble m’être basé uniquement sur ce que j’ai pu lire de chacun. Si ce n’est pas le cas, je m’en excuse. Mon but recherché est l’échange d’arguments, pas le conflit de personnes.

Le document dont tu parles http://www.sauvonsleclimat.org/docu... est particulièrement intéressant, merci pour l’info. Et il continue à me faire penser que la France hérite d’une telle histoire nucléaire, qu’il lui est aujourd’hui difficile de passer à autre chose. Et pas seulement pour des raisons morales, mais aussi matérielles et techniques.

Cela dit, il reste 2 points dont ne traite pas le document :

1/ Encore une fois, je reviendrai encore et toujours avec mon histoire de traitre négrière pour l’extraction d’uranium. La morale, en l’espèce, se doit de passer avant l’économie. Je refuse, quelles qu’en soient les conséquences, de consommer de l’électricité issue de telles conditions de travail. Je refuse que mon confort repose sur l’exploitation humaine.

Je pensais que sur un tel forum, avec des personnes a priori soucieuse de l’environnement et de l’espèce humaine, cet argument aurait été au moins pris en compte dans les réflexions.

2/ Ensuite, le rapport ne tient pas compte (à juste titre, ce ne sont pas des futurologues) des avancées technologiques. Il se focalise sur l’aspect économie d’énergie, mais ce n’est qu’un côté de la médaille (côté demande) ; quid de l’offre plus abondante ? Il faudrait que je retrouve ma source, mais de mémoire, la productivité de l’énergie photovoltaïque, par exemple, a été multipliée par 10 en un peu plus de 10 ans.

Je suis humaniste. Pas uniquement parce que l’homme est au centre de mes préoccupations, mais aussi parce que je le crois capable de relever n’importe quel défi. Seulement, il faut des incitations. Elle peuvent prendre différentes formes, mais en cas d’urgence, il est nécessaire de concentrer le maximum de ressources pour avancer le plus vite possible. La catastrophique dernière guerre mondiale a vu une quantité d’armes être inventée, dans un laps de temps extrêmement court ; il y a avait urgence.

Il y a urgence, aujourd’hui. Mais la menace est trop diffuse, trop éthérée, pour oser passer à une économie de guerre. Et tu fais à juste titre remarquer que les bouleversements annoncés et les embryons de solutions amorcés ne tiennent pas assez compte, dans leurs formulations, de l’impact social. Des troubles possibles dans la population.

Mais avec ma naïveté que tu me reprochais, je préfère faire face au coût politique dû à des adaptations peu populaires, qu’à celui qui sera conséquent au réchauffement et bouleversement planétaire. Dans un aspect pourtant éminemment pragmatique, je crois le premier plus facile à gérer. Sauf en France bien sûr, où la population est tellement conservatrice aujourd’hui que tout changement est d’office combattu :-)

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.114.134) le 13 avril 2007 à 17H59

Rien à redire, merci pour le ton apaisé.

Juste au sujet de l’éthique : les mines, c’est toujours un problème, souvent ce qu’il y a de plus polluant et de plus fertile en accidents du travail dans quelque filière industrielle que ce soit (les mineurs chinois...). Même derrière une éolienne, il y a une extraction de minerais et une métallurgie : le 100 % éthique, aujourd’hui, ça n’existe pas, il y a seulement du plus ou moins pire. AREVA au Gabon et au Niger, ce n’est pas le pire même si c’est loin de l’idéal (les aquifères fossiles en ont pris un coup).

Les principales réserves à haute teneur en U sont au Canada et en Australie : on peut espérer qu’on y utilisera plus de machines et de salariés à la norme occidentale que d’esclaves.

Autre remarque sur le plan moral : l’Occident a bâti sa prospérité sur des combustibles fossiles dont les effets climatiques vont pénaliser surtout le tiers monde. Il ne serait pas inéquitable que les pays riches prennent le risque (relatif) de plus d’électronucléaire pour moins pénaliser les pays pauvres, et leur réserver autant que possible le pétrole, le gaz et le charbon qui restent (à consommer avec modération et enfouissement du CO2, de préférence).

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(IP:xxx.xx3.94.127) le 6 mai 2007 à 18H47

la productivité de l’énergie photovoltaïque : s’il s’agit du prix du kWh photovoltaïque, il a diminué depuis dix ans, mais il reste de 10 à 20 fois plus élevé que celui du kWH d’origine nucléaire ou fossile.On annonce une division par deux dans les dix ans qui viennent.On verra bien ! S’il s’agit du rendement de la transformation de l’énergie lumineuse en énergie électrique, il a des limites théoriques qui varient en fonction des semiconducteurs utilisés.Les cellules utilisées pour les toîts solaires ont au mieux un rendement de 15 % dans des conditions standards d’éclairement, mais les cellules beaucoup moins coûteuses que l’on veut utiliser maintenant ont un rendement d’environ la moitié.

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par j (IP:xxx.xx8.189.30) le 15 avril 2007 à 00H13

le nucleaire,le charbon,le petrole,sont les aliments qui nous permettent d avancer a la vitesse que nous desirons,mais cette vitesse est grande et meme trop,alors si nous consentons a ralentir ce mouvement a une cadence plus raisonnable de maniere commune et synchronisee,surement que notre demande en energie sera moindre,mais pour ca il faut accepter la decroissance soutenable de nos besoins qui ne sont pas vitaux, le lavage de cerveau que nous inflige la societe de consommation,nous mene a croire que la liberte c est d aller voir ailleur,d avoir un vehicule,de se raser le pubis,de manger toute sorte de grandes marques... la dessensibilisation a notre monde tgv doit se faire. parce qu il y a une alergie a toute ses energies,qu il ne faut plus enfouire,dans les trefonds de notre etat qui devient de plus en plus complexe,et cela fait bien l affaire de ceux qui nous dirigent

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par jolan (IP:xxx.xx8.187.94) le 18 avril 2007 à 04H21

savez vous que dans le monde il y a peut etre 600a700 centrales nucleaires,et que si du jour au lendemain nous decidions de nous servir de l unique energie nucleaire pour tous nos besoins,cela prendrait 6000 centrales. alors la gestion des centrales a l heure actuelle est delicate,imaginez cela a la grandeur de l humanite. 6000 centrales !!!

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 18 avril 2007 à 09H34

QUI propose dans ce fil de tout faire avec de l’électro-nucléaire ? Avez-vous lu tous les commentaires ?

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 7 mai 2007 à 19H23

dans le monde il ya environ 450 réacteurs électronucléaires. Ces réacteurs ne produisent pour l’instant que de l’électricité, pas d’autre forme d’énergie ; il faut donc examiner combien de réacteurs il faudrait ajouter pour remplacer les centrales à combustibles fossiles qui produisent actuellement 64% de l’électricité mondiale : 1350 puisque le nucléaire produit actuellement 16 % de l’électricité mondiale.

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 17H36

A supposer que l’on fasse toute la production d’électricité avec du nucléaire, soit 6,25 fois plus qu’aujourd’hui, il faudrait 450 x 6,25 = 2810 réacteurs, soit 2360 de plus.

En en construisant une par semaine, ce qui est impossible, il faudrait 45 ans. Les premières seraient déjà à démonter avant la construction des dernières.

La construction d’une centrale demande des années d’études et 5 à 6 ans pour la construction proprement dite.

Mais il faut aussi un personnel très spécialisé et très compétent pour les études, l’encadrement de la construction et de la déconstruction, le fonctionnement quotidien, les problèmes + ou - graves à résoudre.

En comparaison, les compétences nécessaires pour la conception, la réalisation, l’installation et l’entretien des sources d’énergies renouvelables sont bien plus faciles à réunir à une grande échelle.

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par Marie M. (IP:xxx.xx3.183.33) le 18 avril 2007 à 15H40

Hum. J’ai rarement l’occasion de lire des trucs intelligents sur le nucléaire, et vous ne dérogez pas à la règle.

C’est super cool d’être anti-nucléaire. Vachement porteur. Tellement IN. Et puis en plus on peut se permettre de dire tout et n’importe quoi et personne n’ose dire le contraire. WAH TROP KEWL !

Il va falloir que vous me décriviez où dans le processus d’un REP (je vous laisse le choix entre le modèle américain ou le modèle européen de REP, les variations étant infimes) il y a production de CO2. Et puis avec des chiffres détaillés pour un tranche en 1300 MWe ok ? Je suis bien curieuse de lire votre réponse. Pour information, le fluide primaire, celui qui est en contact avec le combustible radioactif pour être "chauffé" ne rentre JAMAIS en contact avec l’environnement extérieur, SAUF incident nucléaire. ET un incident de cette nature c’est pas un incident de niveau 1, il me semble qu’il doit être classé niveau 8 ou 9. Soit un arrêt de la centrale. Tain marrant y’en a jamais eu ! WAAAAAAAAAH. Du moins pas en Europe.

Pour le reste, sur les déchets, même les plus pro-nucléaire de la planète reconnaissent et soulignent eux mêmes ce problème croissant.

Ce n’est pas pour rien que tous les pays le pouvant tentent de développer des axes de recherche autour de la fusion, de la transmutation et des RNR genre Superphénix que votre copine Voynet a arrêté au moment où la centrale fonctionnait à plein régime et aurait permi de réduire de 40% les déchets FA produits par nos centrales.

Et que les gens qui se disent écolos commencent par nettoyer dans leur jardin. Si on obligeait tous les foyers français ou copropriétés à s’équiper en panneau solaires / éolienne et autre, les besoins énergétiques seraient limités à des heures de fortes demandes.

La grande popularité des "climatiseurs" fait augmenter la demande, à des périodes où l’hydroélectricité est fortement limitée en raison des années sèches que nous connaissons.

Construire du thermique classique c’est bien, mais le thermique classique lui libère du CO2 dans l’atmosphère.

Bref vous êtes un anti nucléaire qui encore une fois regarde là où il pense que ça va marcher tout seul après l’arrêt du nucléaire ... Marrant que les allemands eux mêmes soient en train de passer commande pour 4 voir 8 tranches EPR. Très marrant de voir que vu la croissance de la demande TOUS les états européens soient en train de faire de même.

Pour ce qui est du prix de l’uranium, il suffit de regarder OU sont les mines d’U dans le monde pour comprendre POURQUOI le prix augmente ... En gros, localisez les dans deux pays : le Canada et L’Afrique du Sud (En plein milieu de magnifique mines de ... diamants). CQFD.

Suis je pro nucléaire ? Même pas. Je veux bien qu’on arrête immédiatement à s’en servir, mais pour remplacer par quoi ? Pour le moment, on n’a rien de moins "polluant".

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 17H45

De l’ignorance, des âneries et des mensonges, les pro-nucléaires sont coutumiers du fait.

Car la construction des centrales (et la déconstruction qu’il faudra bien faire un jour) produit une masse de CO2, vu la taille des installations.

Mais surtout, l’extraction du minerai, avec quoi se fait-elle ? Et le concassage, le transport ... Tout cela repose pour l’essentiel sur le pétrole et produit une quantité de CO2 d’autant plus importante que la teneur en uranium des minerais va diminuer avec le temps.

Comme pour tous les minerais, le meilleur et le plus facile est pris en premier.

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par jolan (IP:xxx.xx8.189.104) le 18 avril 2007 à 17H19

l energie nucleaiaire comme toute le reste des energies,sont durable.mais la consommation de ces dernieres est expotentielle.la raison de cette demande augmentante est que nous acceptons que le restes du monde fonctionne de la maniere que nous autre parce que nous sommes le modele. mais a quand la fin de cette archetype d energivore que nous sommes.bientot je souhaite.

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par U235 (IP:xxx.xx8.107.232) le 30 avril 2007 à 02H07

Voir : Fin de l’uranium, fin du nucléaire

L’uranium est une ressource limitée dont le maximum de production mondiale se situe vers 2020 (hypothèse la plus probable) ou 2025-2030. C’est comme le "peak oil" pour le pétrole vers 2010 (ou un plateau de 2006 à 2010) avant une diminution de la production.

De même pour le gaz naturel et le charbon (2030-2040).

Même les travaux officiels de prospective énergétique indiquent un maximum de la production d’électricité nucléaire vers 2020 en France, puis une diminution à partir de 2030.

Les anciennes centrales vont être arrêtées à partir de 2015-2020 et la puissance totale des nouvelles centrales prévues sera inférieure à celles arrêtées (si ces nouvelles centrales sont construites, ce qui n’est pas certain).

http://www.actuchomage.org/index.php?name=PNphpBB2&file=viewtopic&t=5207

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(IP:xxx.xx1.36.252) le 7 mai 2007 à 19H36

@ uranium 235, intéressant, c’est la première fois que je vois une courbe de ce genre sur l’uranium. Mais article pessimiste, car basé ( volontairement ?) sur des données qui n’avaient pas été réactualisées depuis longtemps ; L’OCDE vient de publier cette réactualisation, qui semble montrer qu’il n’y aura pas de problème majeur avant 2085, sauf bien sûr s’il y a emballement de la consommation, ce qui m’étonnerait ; mais cet article( volontairement ?) ne parle pas des possibilités offertes par les surgénérateurs. pour le sens général de l’article, je n’ai pas bien compris pourquoi faudrait interdire l’EPR sous prétexte que nous aurons un pic de production d’uranium dans 20 ou 30 ans.

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par Amédée G. (IP:xxx.xx1.201.179) le 9 juin 2007 à 18H05

Si vous prenez les réserves "spéculatives" citées par l’OCDE pour référence, tous vos calculs sont faux. Ce sont des réserves qui existent peut-être, dont on suppose qu’elles pourraient peut-être exister, dont on n’a pas encore trouvé la trace par des forages d’exploration.

Déjà que des réserves dites "prouvées" sont abandonnées, car trop difficile à exploiter, ou ne seront jamais exploitées ! Parfois, l’énergie nécessaire pour récupérer l’uranium serait supérieure à l’énergie obtenue à la fin du processus.

Pour mieux comprendre, imaginez que l’on dépense un litre de pétrole, sous diverses formes, pour produire un litre d’agro-carburant. C’est ce qui existe déjà avec une bonne partie de l’éthanol, mais peu importe, les gros agriculteurs ont leurs entrées dans les ministères.

Les surgénérateurs ne seront pas construits de façon industrielle avant 2040 pour les premiers, s’il n’y a pas trop de problèmes. Ensuite, il faut une dizaine d’années par réacteur (études + construction) avant de produire de l’électricité.

Alors, même si le rendement est meilleurs, la moitié des réacteurs classiques seront en panne sèche (pas assez d’uranium) en 2040.

Comment faire entre 2015 (début de la pénurie) et 2040 ou 2050 (le temps de construire assez de nouveaux réacteurs, si l’on persiste dans cette impasse) ?

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 6 juillet 2007 à 09H45

Je pense que la discussion sur les ressources en un minerai, quelqu’il soit, est tres difficile. Au dela du truisme : la terre est limitee, comment peut-on etre tres affirmatif sur l’etendue d’une ressource ?

On nous a annonce depuis 30 ans que le petrole etait fini. Ce qui se produit, c’est surtout que si on veut en avoir encore, il faut payer cher, sans doute en ce moment pour developper la production des sables bitumineux de l’Alberta, Demain, on fera, comme l’Allemagne nazie, du petrole avec du charbon : la on sait que les reserves sont enormes...De meme, on a nnonce ("club de Rome") qu’on allait manquer de Cuivre et d’autres metaux : des qu’on a cherche, on a trouve. Il a fallu payer le prix, inventer de nouvelles techniques...

Donc je ne crois guere aux prevision du genre "peak oil". Reste que si on continue, on va dans le mur du rechauffement climatique !

Pour l’Uranium : on n’en a pas cherche pendant 20 ans : le prix etait trop bas et on pensait, comme le petrole et le gaz etaient peu chers, et que les problemes climatiques semblaient lointains, avoir avec les hydrocarbures une ressource a long terme et bon marche : l’utilisation du nucleaire stagne autour de 1/6 de la production d’electricite depuis une dizaine d’annees. Maintenant on sait que le nucleaire va se developper. Donc il faut de l’Uranium, on investit a nouveau : on rouvre des mines (ex : Namibie) et on se remet a en chercher. On ne peut se limiter aux reserves estimees de 30 ans de consommation annuelle parce qu’en 30 ans, les besoins vont au moins doubler. Les reserves estimees ont ete recalculees, et on pense qu’on a au moins 15 millions de tonnes exploitables (chiffres OCDE). Pourquoi ? D’abord le calcul est different suivant que, comme il y a 5 ans, le Kg d eUranium etait a 20 Dollars ou que, comme maintenant il est a 200 Dollars : les reserves varient d’abord suivant le prix ! Je rappelle qu’a 200 dollars, l’uranium ne represente que 7-8% du prix de l’electricite nucleaire (40 dollars/MWh ?).

J’ai essaye de savoir si ces estimations etaient raisonnables (on en trouve de bien plus "optimistes" dans le livre de Gawin-Charpak "de Tchernobyl en Tchernobyls"), et ca n’est pas bien evident. Il y a une ressource qu’on arrive a estimer, ce sont les phosphates qui contiennent souvent de l’ordre de 1/10000 en poids de Uranium dans leurs minerais. Il y a au moins 100 milliards de tonnes de minerais, et dans ce cas ils contiennent de l’ordre de 10 millions de tonnes de Uranium. Ils etaient exploites aux US, mais ca a ete arrete parce que l’Uranium etait trop bas. A 200 dollars, beaucoup de ces minerais deviennent interessants. Ca veut dire, si on estime que un millier de centrales type EPR sont necessaires a une contribution plus significative a la lutte contre l’effet de serre, qu’on a besoin de 200 mille tonnes de Uranium par an, cad il faut traiter 2 millards de tonnes de Phosphates. Ca peut durer au moins 50 ans, et se rajouter aux autres sources de Uranium existantes. Ca fait beaucoup de minerais, mais la meme production d’electricite avec du charbon-la seule autre methode raisonnablement rentable- necessite pres de 3 milliards de tonnes, qu’il faut transporter, avec des tonnages encore plus importants de "Steriles" (la terre qu’on enleve pour atteindre la couche)...Je pense que c’est moins polluant d’extrare l’Uranium.

Donc il y a de la ressource, meme si j’ai tendance a penser qu’a plus long terme (dans 30-50 ans) on devra se reorienter sur les generation IV, qui seront surgenerateurs.

Voila, ca c’est sur la ressource uranium. Il faut se mefier d’etre trop affirmatif, il y a sans doute beaucoup d’uranium, ca n’est pas un bon arguement pour rejetter le nucleaire.

J’ajouterai d’ailleurs que ce n’est pas la raison pour laquelle il est rejette : nous sommes souvent confrontes au rejet de principe de tout progres (nucleaire, OGM, cellules souches, therapie genique...). Comme chercheur et comme ingenieur, mais aussi pour mes enfants et les generations futures, et pour l’avenir de notre pays, je trouve que c’est dommage. Nous avons ete pendant des siecles a l’avant garde du progres !

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par Psykotik (IP:xxx.xx1.9.246) le 6 juillet 2007 à 18H20

Je suis assez d’accord avec tout ce que tu viens d’exposer, et y trouve beaucoup de bon sens.

Cependant : "J’ajouterai d’ailleurs que ce n’est pas la raison pour laquelle il est rejette : nous sommes souvent confrontes au rejet de principe de tout progres (nucleaire, OGM, cellules souches, therapie genique...). Comme chercheur et comme ingenieur, mais aussi pour mes enfants et les generations futures, et pour l’avenir de notre pays, je trouve que c’est dommage. Nous avons ete pendant des siecles a l’avant garde du progres !"

Au nom du progrès, l’homme n’a cessé de faire des conneries. Les 18ème et 19ème et 20ème siècles en sont parsemés. Donc cessons avec le scientisme : la science doit être au service de l’homme, et non un but en soi.

Parce que je me retrouve parmi ceux que tu décris comme des passéistes, j’aimerais préciser ceci : je ne suis pas contre les OGM, les thérapies géniques par principe. Je souhaite qu’on avance prudemment, en expérimentant à petite échelle, et non que ce soit quelques multinationales qui s’arrogent le droit de faire "avancer" l’humanité comme elles le souhaitent. Ce doit être le politique qui doit décider des directions à suivre, et non le secteur privé.

Ainsi, l’expérimentation autour des OGM doit être effectuée sans aucun risque de contamination. Aux USA, des premiers insectes commencent à subir le résultat de modification hasardeuses des gènes du blé ou d’autres oléagineux. Faut-il attendre quelques décennies, pour regarder en arrière et se dire "mon dieu ce qu’on été stupides", comme à l’accoutumée, ou peut-on, dès maintenant, essayer de le faire dans les meilleures conditions ?

Au titre de "progrès", je refuse que des entreprises comme Monsanto brevètent le vivant et affament les agriculteurs des Amériques et d’Afrique.

Il n’y a pas à être "pour ou contre" la science. De toute manière, si on est contre, elle se fait sans nous. Alors autant qu’elle se fasse avec nous, qu’on en tire le maximum de bénéfices, mais que nous gardions toujours la main sur elle. Ce qui n’est pas le cas, actuellement, sur les domaines que tu as cité.

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par ephémère (IP:xxx.xx2.252.197) le 23 juin 2007 à 18H12

Finalement, ce qu’il y aura de plus durable dans le nucléaire sera la masse de ses déchets, quasiment éternels !

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 6 juillet 2007 à 08H11

Il y a tant de choses dans cet article que je ne me vois pas refuter toute cette avalanche d’arguments non fondes.

Y-a-t-il un "lobby nucleaire" ? Ceux qui defendent le nucleaire, comme moi, sont souvent des scientifiques, ingenieurs ou chercheurs, et ils le font non pas pour defendre leur beefsteak, mais parce qu’ils pensent que c’est la methode la plus ecologique pour avoir une energie qui permette le developepemnt economique de l’Humanite. Reste que cette idee de progres est remise ne cause par beaucoup de gens. Mais ca je ne puis le combattre ici.

Je veux revenir sur le probleme des dechets. Une centrale nucleaire comme l’EPR dont on discute en ce moment a besoin de a peu pres 200t d’uranium pas an pour fonctionner. Elle consomme a peu pres 30t/an d’uranium enrchi a partir de ce minerai. On decharge ce minerai et on le laisse refroidir. Il contient toujours pres de 30 t d’uranium a 1% de 235, 200Kg de Plutonium, des produits de fission (PF) et des transuraniens (Am, Cm..:TU) pour 40Kg. On le retraite et le recycle : l’uranium est reenrichi, le Plutonium recycle sous la forme de MOX, les PF sont a vie assez longue, et il faut les stocker sur un siecle, et on a les 40Kg de TU tres radioactifs et a vie longue (de l’ordre de 10000 ans). Il ne faut pas dire qu’on n’a pas de solution pour eux : il est possible de les enterrer dans des sites stables geologiquement, ils sont en bien moins grande quantite que les nombreux dechets tres toxiques de l’industrie qui eux sont a vie...eternelle ! Il est aussi possible de les "calciner", en particulier dans les surgenerateurs. On n’a pas encore fait de choix (lois "Bataille"), et c’est peut-etre bien, on peut attendre.

Mais l’industrie nucleaire est la seule dont on attend qu’elle ne fasse pas de dechets ! Si on produit de l’electricite avec du charbon, comme le font essentiellement les Chinois, les US et...les Danois, il faut pres de 3 millions de tonnes de charbon pour l’equivalent de l’EPR, ca fait de l’ordre de 7-8 millions de tonnes de CO2 expedies dans l’atomosphere ! Et on entend si peu de protestations qu’on a l’impression que la crainte du nucleaire ressemble a un refus religieux, comme celle des OGM et du clonage, d’ailleurs. Savez-vous qu’on a calcule que,comme le charbon contient pas mal d’uranium, celui-ci emet plus de radioactivite que le nucleaire ? savez-vous que le transport du charbon represente plus de la moitie des transports ferroviaires en Chine : aux US et en Chine, ce sont d’immenses trains qui trasportent des millions de tonnes ! A cote les transports d’elements radioactifs sont ridicules !

J’ai pris le probleme des dechets comme exemple, mais on peut -tres longuement, chaque fois, malheureusement- repondre a cette longue enumeration des reproches qui ressemble de plus en plus a la repetition d’une litanie religieuse.

Moi, chercheur scientifique et ingenieur, je pense que l’energie nucleaire est l’energie ecologique du 21 eme siecle.

Karva

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par Psykotik (IP:xxx.xx3.32.149) le 6 juillet 2007 à 09H06

"Moi, chercheur scientifique et ingenieur, je pense que l’energie nucleaire est l’energie ecologique du 21 eme siecle."

J’ai bien lu une certaine sincérité dans ce message, mais jamais vu un argument d’autorité aussi gonflé.

Tu es scientifique, et alors ? Dois-je te rappeler que les fondateurs de l’opposition aux centrales sont des scientifiques ? Que les plus ardents détracteurs de l’EPR, telle Super-Phénix (à côté de chez moi) n’ont rien de baba-cool, mais sont bel et bien des docteur en physique ? Attaquer les détracteurs en les taxant de "religieux", c’est pas nouveau, mais toujours aussi risible. On se demande qui est mal informé dans l’histoire, et qui fait preuve de mauvaise foi.

Et continuer à renvoyer dos à dos nucléaire et charbon, dont il a déjà été débattu ici, ça continue à être peu ingénieux. Les centrales nucléaires, même si elles étaient construites en masse aujourd’hui, n’auraient aucun impact sur l’effet de serre. Pour la simple raison qu’elle sont une énergie marginale au plan mondiale, et qu’il faudrait une mutation du secteur énergétique immédiate (20-30 ans) et massive (sur le plan financier). C’est impossible, ce qui a pour conséquence pour le nucléaire de le faire rester une énergie marginale, sans réel influence sur l’effet de serre. Si on ne peut obtenir d’effet, pourquoi prendre des risques, produire des déchets, et créer une énergie si chère ?

Le tenants du nucléaire sont, à n’en pas douter, adeptes d’une religion mystique vouée aux lobbies (chacun sa caricature, n’est-ce pas ?). Parce qu’à lire qu’on peut "enterrer dans des sites stables geologiquement" les déchets, je me gausse : c’est exactement ce que l’on disait il y a trente ans, mais pour les océans. 10 ans plus tard, on s’est rendu compte qu’on a contaminé des surfaces gigantesques, et que les fûts qui étaient censés durer 10000 ans ont duré 10 ans : des fuites catastrophiques un peu partout furent le résultat des scientifiques.

Parler de stabilité et de nucléaire dans la même phrase, c’est antinomique...

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 6 juillet 2007 à 10H01

je ne mets pas dos a dos le nucleaire et le charbon : je choisis le nucleaire, et je pense que ce sera le choix raisonne de l’humanite.

Par ailleurs, je suis aussi de la region de Creys, et j’ai bien vu quelques collegues adeptes de idees de Illich se joindre aux obscurantistes modernes, bien sur. Il ne me semble pas abuser de l’arguemnt d’autorite, mais j’aime donner des chiffres parce que je pense que c’est la seule reponse que je puisse donner a des arguments qui me semblent souvent s’apparenter a la repetition de litanies religieuses. J’ai ainsi appris la messe en latin !!! Ca donne de l’esprit critique...

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par Psykotik (IP:xxx.xx1.9.246) le 6 juillet 2007 à 18H11

Des chiffres dis "scientifiques" étaient aussi abondamment données lors de l’immersion des déchets : on a vu les résultats. Les chiffres ne font pas tout, la science fondamentale n’est là que pour être expérimentée. Et il se trouve que, au sujet du nucléaire, on s’est beaucoup trompé. Il suffit de se rappeler des toutes premières théories au sujet de la bombe A, où l’on pensait que toute l’atmosphère allait s’enflammer. C’était aussi chiffré...

Et c’est d’une mauvaise fois incommensurable de dire, après ce que tu as écris, que tu ne renvois pas dos à dos nucléaire et charbon ; n’est-ce pas toi qui a écrit "Savez-vous qu’on a calcule que,comme le charbon contient pas mal d’uranium, celui-ci emet plus de radioactivite que le nucleaire ?" Ah, j’ai dû me tromper.

Le prix du KW/h des énergies renouvelables sera très rapidement beaucoup beaucoup moins cher que celui du nucléaire. Ce dernier est déjà le plus cher qui existe, si l’on ajoute les assurances liés à son exploitation et le montant liés au traitement des déchets. Les conditions d’extraction de l’uranium sont abominables, et la question des déchets est insoluble. Sans compter les risques liés à l’exploitation des centrales, mais ce n’est qu’un demi argument.

Et après ça, on veut nous faire croire que le nucléaire, c’est bon pour la Terre, bon pour nous ? Si c’était le cas, les agences de communication les plus infâmes de la planète ne s’activeraient pas à défendre cette énergie.

Et après ça, on veut faire passer les détracteurs du nucléaire pour des idéalistes, des gens qui ressassent une "une litanie religieuse" ? Excusez-moi du peu, mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité.

L’esprit critique n’est pas toujours là où on le croit.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 19 juillet 2007 à 12H02

Je pense que l’affirmation du type :"les renouvelables seront tres vite moins chers que le nucleaire" est du domaine de la foi, autant que j’aie pu me faire une opinion. Mais comme de toutes facons, il semble qu’on ne puisse se mettre d’accord sur le prix du nucleaire, il y aura de toutes facons probleme...

J’estime le prix du Mwh nucleaire produit aujourd’hui en France, avec des installations en grande partie amorties, a 35 Euros/Mwh. Le moyen -unique- de mettre en doute ces chiffres est le demantelement qui est bien sur difficile a chiffrer. Je rappelle neanmoins que EDF a pour politique de provisionner ce demantelement, et elle a constitue des reserves dans ce but. Ce demantelement est cependant difficile a prevoir : en effet, il depend de si la societe veut faire un gros effort pour detruire l’investissement nucleaire, et ca coute plus cher de demanteler vite, ou si on veut continuer et etendre l’utilisation de l’energie nucleaire : dans ce cas, les sites sont reutilises pour les reacteurs de generation future, et le probleme est different de si on veut tout remttre a "l’etat naturel" Si on invetit dans de nouvelles installations-genre EPR- dont les etudes ne sont pas completement amorties, ca peut augemeter le prix du MWh. Il est evident que de nouvelles installations se font a cote des anciennes, et qu’elles sont destinees a les remplacer.

Mais quel avenir pour les renouvelables ? Je crois avoir chiffre a a peu pres 90 Euros le Mwh le prix de l’eolien "on shore". Cela va-t-il diminuer ? Ca a deje diminue, et depuis 5 ans ca ne diminiue plus. Pourquoi ? La technique est au point. Plus d’ameliorations, donc pas de diminution de prix. J’ai regarde les bilans finaciers sur les 6 dernieres annees d’une entreprise allemande qui construit des eoliennes, et ses prix restent au niveau de 1.4Euros/watt installe sur 5 ans. Donc il n’y a plus de diminution de prix de l’eolien ! C’est ce qu’on appelle une technique mature.

Le photovolatique : j’estime le prix du MWh autour de 200-250 Euros, donc tres eleve. Par contre, ca a une marge de progres, mais impossible a evaluer, car elle depend enormement des progres des techniques de microelectronique. Dans 50 ans, ca sera peut-etre rentable ? Pas avant en tous cas.

Ce que je dis ici est valable pour un pays qui dispose d’energie nucleaire, l’avenir du renouvelable pour moi, c’est l’Afrique et les iles : c’est toujours mieux que le sgroupes electrogenes au fuel ou que les piles...

Bien entendu, l’hydraulique est tres bien, et a plein d’avenir, a condition que les anti-tout ne bloquemt pas les constructions de barrages. De toutes facons, c’est deja presque complet en France.

Pour conclure, je crois que le vrai probleme qui devrait emouvoir les ecologistes, c’est l’enorme developpement de l’utilisation du charbon pour produire de l’electricite, alors qu’on a une methode beaucoup plus ecologique avec le nucleaire. Ca me parait fondamental. Savez-vous qu ;en moins de 10 ans, l’extraction chinoise de cherbon est passee de 1 a deux milliards de tonnes : bien plus que la terre remuee pour extraire de l’uranium ! VOUS VOUS TROMPEZ D’ENNEMI !

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par Jean Vladimir Térémetz (IP:xxx.xx7.36.179) le 18 septembre 2007 à 19H05

L’énergie atomique inoffensive et inépuisable, durable, page 8 du site : www.savoir-ce-qu-est-l-unive...


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