Article publié le 30 avril 2009
Les leaders mondiaux de la construction, réunis en début de semaine à Paris, se sont engagés à réduire la consommation énergétique des bâtiments de 60 % d’ici 2050.
Le secteur du bâtiment consomme 40 %
de l’énergie mondiale et rejette dans le même temps 9 milliards de
tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Plus polluant que le transport, il
contribue donc largement au réchauffement climatique...
De
bonnes habitudes de construction et d’habitation peuvent pourtant
considérablement réduire l’impact énergétique des bâtiments. Le Conseil
mondial des entreprises pour le développement durable (World Business
Council for Substainable Development, WBCSD),
regroupant 200 sociétés, s’est même fixé comme objectif de réduire de
60 % les consommations énergétiques des bâtiments d’ici 2050.
Le WBCSD recommande par exemple de créer des normes plus transparentes,
de favoriser les investissements en matière d’efficacité énergétique ou
de mobiliser la population autour de la culture de développement
durable.
« Le marché ne pourra pas à lui seul
introduire les changements nécessaires. La plupart des propriétaires et
occupants d’immeubles ne sont pas assez informés sur la consommation
d’énergie et ne s’en soucient pas suffisamment, intervient Björn
Stigson, président du WBCSD. L’engagement de tous les acteurs est donc
nécessaire. » Mais la complexité même du secteur de la construction
rend les choses difficiles. C’est un milieu très fragmenté où il est
compliqué de faire agir d’une même voix les dirigeants, les ingénieurs,
les promoteurs, les architectes, les ouvriers et les occupants.
Les
mentalités commencent néanmoins à évoluer. En France, les conclusions
du Grenelle de l’environnement le prouvent. L’Hexagone a ainsi marqué
sa volonté d’agir pour l’environnement et de combler le retard accumulé
par rapport aux pays nordiques, à l’Allemagne ou la Suisse.
Source : France Soir.fr
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