Article publié le 9 octobre 2008
A l’occasion du Salon de l’Auto, la pression monte pour promouvoir ce qu’on baptise la voiture Zéro émission. Pour l’industrie automobile et pour les médias, il s’agit de la voiture tout électrique qui se branche sur votre prise électrique et dont l’émergence est liée à la mise au point de batteries enfin plus légères et moins couteuses. Des technologies de batterie que chaque constructeur prétend maitriser dorénavant comme les batteries Lithium-Ion de Nissan Renault ou de nouveaux entrants comme Bolloré. Ce peut être aussi la voiture à hydrogène qui est plus lointaine mais dont on vous parle beaucoup sans en signaler éventuellement les énormes obstacles qu’elle devra surmonter. L’avenir et la bataille industrielle nous dira quelle technologie émergera finalement et s’imposera sur le marché.
La voiture tout électrique est le porte drapeau de ceux qui veulent nous faire croire que la voiture et l’industrie automobile ont enfin atteint l’innocuité énergétique, une condition sine qua non pour que cette industrie puisse survivre aux exigences écologiques nouvelles de notre monde. Par contre, celle que l’on essaye de nous vendre ce sera plutôt pour l’instant la voiture hybride, celle que Toyota a popularisée avec la Prius( dont ça va être la troisième version, bravo les concurrents !), que Honda présente au salon et que les autres constructeurs nous annoncent à tous les salons en en repoussant de salon en salon la commercialisation. L’hybride est un mélange de moteur classique, essence ou Diesel, de moteurs électriques et de batteries qui émet moins de CO2 mais qui en émet tout de même.
Ceci dit quand on parle de voiture Zéro émission, on parle d’absence d’émission là où circule la dite voiture en ville ou sur les routes. Mais globalement il n’y a pas de miracle, il faut bien que l’énergie vienne de quelque part. Au-delà de la prise électrique à laquelle vous allez brancher votre voiture, il y a un réseau électrique et tout au bout une centrale électrique qui peut être sans émission de CO2 elle-même, comme les centrales nucléaires, les fermes éoliennes ou photovoltaïques ou au contraire tout autant émettrices de CO2 que votre voiture si c’est une centrale à Gaz ou pire au charbon.
L’argumentaire de la voiture zéro émission est donc une semi-vérité (certains diraient carrément une escroquerie intellectuelle) puisque tout dépendra du mix d’énergies utilisé dans le pays pour produire l’électricité. En France où nous sommes nucléarisés à 80 %, ce sera largement vrai. Ça le sera nettement moins dans les pays à structure de production électrique faiblement ou pas nucléarisée.
Par ailleurs l’électricité réchauffe les câbles électriques dans lesquels elle circule. C’est ce que l’on appelle l’effet Joule. Il y a donc une déperdition en ligne qui n’est pas négligeable. Personne parmi les promoteurs du tout électrique ne vous présente un bilan énergétique global de la centrale à la voiture. Derrière le simplisme de l’argumentaire de la "voiture Zéro émission" qui servira à vous la vendre, se cache une réalité technique complexe qui ne vous assure pas que votre geste de bon citoyen soucieux de l’environnement va se traduire dans la réalité par des émissions de CO2 moindre.
Autre élément à prendre en compte. Au fur et à mesure que les constructeurs convertiront le parc automobile au tout électrique/sans émission( de CO2), ils reporteront sur l’industrie électrique la charge de la production de l’énergie primaire qui se substituera au pétrole. Si l’on veut que ce transfert soit bénéfique du point de vue des émissions de CO2, il est impératif que le surcroit d’électricité à produire se fasse par des techniques non productrices de CO2 et donc pour une large part via le développement du nucléaire. Car la recharge des batteries se produisant de nuit, c’est le moment de la journée où le nucléaire dispose de capacité de productions inutilisées !
Il est vraisemblable que, du fait de ces transferts et de l’accroissement normal des besoins en électricité, la demande électrique globale dans les décennies à venir augmentera significativement. Or à 10/12 ans minimum, le temps nécessaire pour bâtir une centrale nucléaire, il faudrait d’ores et déjà bâtir un plan Marshall de construction de centrales nucléaires. C’est ce qui semble se préparer partout dans le monde avec des plans de construction de centrales impressionnants. En France, c’est le calme plat en dehors de la poursuite de la construction de l’EPR de Flamanville et de ballons d’essais de nos politiques pour "tâter" l’opinion sur une deuxième centrale, un sujet éminemment polémique et sensible. C’est peut être la raison d’ailleurs pour laquelle EDF se prépare à investir dans le nucléaire partout dans le monde plutôt qu’en France et en particulier dans des pays où les pouvoirs publics ont d’ores et déjà pris une position claire en faveur du nucléaire, les Etats-Unis, l’Angleterre ou la Chine. Nous avons été les premiers à investir massivement dans le nucléaire. Nous risquons maintenant de voir notre savoir-faire profiter aux autres pays.
Dans les choses anecdotiques, dans tout l’habitat collectif, il n’existe pas de prise électrique dans les parkings des immeubles pour cause de partage des charges collectives. Il faudra donc envisager une conversion lente de nos boxes et parkings pour pouvoir accéder à l’électricité en passant par votre compteur personnel. Ça sera forcement compliqué.
A suivre
NB : L’argument de la SNCF à un fonctionnement de ses trains sans émissions de C02, repose également exclusivement sur le mix énergétique actuel de la production électrique en France.
Thèmes
Voila un article qui est intéressant...
Article très intéressant qui résume bien la problématique, mais qui est peut-être un peu trop critique, en tout cas qui ne propose pas de solution claire en ce qui concerne le futur véhicule propre.
1- Cet engouement soudain des pouvoirs publics pour le véhicule propre dissimule en fait une recherche de "la société sans pétrole" car le pétrole financièrement accessible va faire défaut beaucoup plus vite que prévu. (voir l’article dans Les Echos d’aujourd’hui qui donne tous les détails). Oui, le pétrole va remonter rapidement vers 150 $ le baril ( crise ou pas crise) et sera à 200 $ dans 4 ans, c’est inéluctable compte tenu de nombreux facteurs bien connus.
http://www.lesechos.fr/info/energie...
2 - Compte tenu des problèmes globaux d’énergie, la "dépétrolisation" des véhicules doit donc s’accompagner en plus d’une déconsommation énergétique brute des véhicules (allègement, simplification, nouveaux procédés comme le "start and stop"). A titre d’exemple, Citroên va sortir dans 2 ans une "nouvelle 2CV", roulant à 130 km/H maxi et comportant 10 fois moins de pièces qu’un véhicule standard d’aujourd’hui… Quand on parle de baisse de la consommation de CO2, ne cherche t-on pas a dissimuler ce problème de la fin du pétrole bon marché qui arrive à grands pas… ? On peut se poser la question.
3- D’autre part, on néglige trop, par obsession du CO2, le problème de la pollution de proximité et les énormes dégâts en ville de l’automobile en terme de santé publique, par émission de benzène, Nox, particules fine et bruit. Le CO2 des voitures est dangereux pour la planète, mais sans danger pour l’humain. Donc, tous les véhicules dont la production de pollution (à niveau de pollution constante) est délocalisée dans des lieux de faible densité humaine est un progrès écologique, même si ce n’est pas globalement un idéal "parfaitement parfait". Ce problème concret de la pollution de proximité est beaucoup trop négligé dans les analyses, y compris chez les écologistes.
4- Enfin, le concept de la voiture de ville est complètement à revoir. Il ne fait pas se contenter d’électrifier les voitures actuelles, mais inventer de nouveaux concepts (triporteur, véhicules 2 places avec le passager assis derrière le conducteur etc. De nombreux projets de ce type sont en préparation dans le monde. Une chose est absolument certaine : nous allons connaître de grands changements dans nos petites habitudes.
En ce qui concerne les prises dans les parkings privatifs, il est très facile d’installer des prises avec compteur intégré (et même programmateurs pour les tarifs heures creuses ou déclenchement par technique de courant porteur en ligne) sur une seule ligne. Ou des systèmes avec cartes prépayées. On trouve actuellement des prises qui mesurent le courant consommé par l’appareil qui y est branché au pris de 20 € (ou environ). Quand vous voudrez brancher votre voiture électrique (ou à air comprimé) chez des amis, vous pourrez payer votre consommation… ( ce qui est le meilleur moyen pour qu’on vous autorise à le faire…).
Il n’y a pas d’alternative ?? que est arrivé et a tout détruit et interdit ? cette voiture se trouve en Amérique bien cachée.Dans les années 50 un état Américain a eu un fabricant de voitures électriques et en a construit 35.000. toutes les stations de cet état était équipées et tout fonctionnait tellement bien que là aussi il a fallu tout détruire y compris 15.000 voitures neuves qui étaient vendues. Tout ceci a été diffusé a la tv avec la vue de la destruction des 15.000 voitures. Alors qu’en pensez-vous ? est-ce que toutes ces réunions ou l’on fait que de parler et non d’agir sont utiles ? Ah ! j’oubliais que les fabricants de voitures ont tous des actions dans le pétrole. avec mon amitié.
Veuillez excuser le raccourci de mon article qui a été coupé, je ne sais par qui ? je citais en début d’article que en l’an 1900 l’ingénieur Allemand Tesla avait fabriqué une voiture électrique qui roulait aux énergies libres et qu’elle se trouve aux Amériques. Un richissime Américain avait commancé des travaux sérieux qui ont été totalement détruit par l’état.
Une vidéo à voir à propos de Tesla
J’ai entendu aux infos de ce jour qu’il y avait un très fort engouement à Londres pour des voitures tout électrique construites en Inde et commercialisées en GB qui permettent aux londoniens d’éviter les taxes de circulation et de stationnement.
Il ne fait aucun doute pour moi que c’est seulement la volonté des lobbies et non pas un retard de mise au point technique qui empêche l’émergence dès aujourd’hui de voitures électriques qui seraient la panacée au moins en milieu urbain.
Spéculation et manipulation de l’opinion sont des fléaux à combattre plus que jamais. La crise financière aura peut être le mérite de l’avoir montré aux incrédules. Même en ces temps de baisses importantes les spécialistes gagnent encore beaucoup d’argent en spéculant, sur le dos des contribuables qui auront finalement à payer l’addition. Il est urgent d’empêcher les spéculateurs de ruiner, sans le moindre scrupule, ceux qui travaillent pour eux.
Bonjour,
J’apprécie les idées de "Ca dérange", mais il ne connait définitivement pas bien la technique. Je vais donner mes estimations de l’efficacité de la voiture électrique (VE) :
Entre une centrale électrique et l’arrivée, par transport haute tension et dans les transformateurs, on perd en France autour de 8% : soit donc 92% d’efficacité.
Entre la prise (alternatif) et le courant continu régulé, on perd moins de 10% dans les alimentations à découpage modernes : soit 90% d’efficacité.
Dans la batterie au Lithium, on perd moins de 5% à faible charge et de l’ordre de 10% (à cause de la résistance interne) à courant un peu fort, soit encore 90%.
Les moteurs électriques modernes (type "brushless" à sonde hall) ont aussi une efficacité de l’ordre de 90%.
Comme avec ces moteurs, on n’a pas besoin de changement de vitesse, le rendement global est autour des 2/3.
Pour la consommation, une voiture de poids raisonnable (moins de 1400 Kg) et à vitesse raisonnable (moins de 120Km/h) a besoin de l’ordre de 10KWh pour faire 100Km (énergie dégagée par un litre d’essence : ça n’est pas la consommation, parce qu’un moteur thermique a un mauvais rendement).
Les Français font de l’ordre de 400 milliards de Km/an, et en admettant ce rendement de 2/3, on arrive à 60 TWh électrique pour le parc de voitures français. Ca ne fait que 12% de la consommation annuelle, et cet effort, étalé sur une vingtaine d’années n’est pas très important (5 EPR à construire).
Par ailleurs, des progrès considérables ont été accomplis sur la fiabilité et le prix des batteries : une batterie de 10KWh, qui permet de faire 100KM sans recharge pèse 60-100Kg, tient (LiFePO4) 2000 cycles de charge-décharge et coûte moins de 5000$ en Chine.
Il y a une bêtise comique faite par Hervé Kempf, du journal "Le Monde" : cet ignare a annoncé un manque de Lithium pour faire des batteries. Or il faut autour de un kilo de Lithium dans une telle batterie, et on estime les réserves mondiales en millions de tonnes. Il a même réussi à ajouter que le prix du Lithium était très élevé : 3000 Dollars par tonne. Comme il faut un Kilo, ça fait 3 dollars dans une batterie qui coûte autour de 5000$ !
Tout cela est dicté évidemment par les a-prioris rétrogrades de Kempf !
Donc Sarkosi a raison : si la France produit de l’électricité avec très peu d’émissions de CO2, la VE représente le moyen d’économiser l’énergie (grâce au rendement thermique amélioré) et surtout de diminuer les émissions de CO2 : on calcule que les voitures émettent 80 millions de tonnes de CO2 par an en France. Mais il faut se presser, car les Chinois risquent d’inonder le monde de ces voitures (électrique ou hybrides) !
C’est beaucoup plus efficace en termes d’investissements que de faire des éoliennes !
Je trouve scandaleuse la protestation de Greenpeace (GP) à ce sujet : ils montrent qu’ils mettent la lutte contre le nucléaire au dessus de la lutte contre les GES.
Karva
je n’aprécie pas du tout les idées de çadérange,
mais que pensez-vous de la voiture "pneumatique".
Y-auraît-il besoin d’EPR ou de lithium pour ça ?
pourquoi vouloir absolument construire ou utiliser des trucs chers ?
Ce genre de propositions est généralement énarquable...
Pour un marché de niche, le véhicule électrique est séduisant. Mais cela est impossible à généraliser à toute la planète, avec son milliard de véhicules à ce jour. Pas seulement des voitures particulières, mais aussi des camions de toutes tailles parcourant de longues distances, des autocars et autres véhicules routiers. Encore faudrait-il ne pas oublier les cargos et autres bateaux de toutes sortes, ni les avions qui consomment une quantité appréciable de pétrole.
Une petite étude documentée montre quelle serait la quantité d’énergie électrique à produire pour remplacer le pétrole dans les seuls transports routiers avec des véhicules électrique ou pire, avec des véhicules à hydrogène obtenu par électrolyse basés sur des piles à combustible.
Des centaines et même quelques milliers de réacteurs nucléaires standards (1000 MW) utilisés de façon exclusive et en permanence à cet usage seraient nécessaires à travers le monde.
D’autre part, il suffit de voir le petit nombre de réacteurs nucléaires mis en construction chaque année pour perdre toute illusion de ce côté. Car le rythme de construction ne peut être que très modeste, avec le manque de moyens humains, industriels et financiers.
D’autant plus qu’un grand nombre de réacteurs seront mis hors service d’ici une vingtaine d’années, près des trois quarts, et qu’il faudra d’abord les remplacer avant que leur nombre et leur puissance cumulée ne commence à augmenter.
Sans doute faudra-t-il oublier la voiture et les transports routiers à mesure que la production de pétrole diminuera. C’est pour bientôt.
Bonjour,
en lisant mon intervention ci-dessus, vous verrez qu’il est tout à fait raisonnable de passer l’essentiel des consommations des voitures particulières sur l’électrique. Je pense qu’on aura bien un milliard de VE dans une vingtaine d’années. Tout à fait d’accord sur un point : les camions ne sont pas concernés, mais en France, les voitures consomment 50% d’essence en plus que les camions. Piste : le ferroutage, probablement ?
Par ailleurs, le rythme de construction des réacteurs nucléaires semble faible. Pensez-vous néanmoins que cela va durer ? Je vous rappelle que le programme français a été essentiellement mené à bien en 20 ans (il avait été certes préparé auparavant par des recherches). Je vous invite en particulier à étudier l’exemple chinois : ils auront une cinquantaine de centrales en service autour de 2020. Certes cela ne fera que 6% de leur consommation électrique. Mais je suggère que l’on regarde à quel rythme ils en construiront alors, car leur industrie tournera à pleine puissance..
Karva
Le milliard de véhicules, c’est maintenant, pas dans 20 ans.
Voir le compte sur Carfree France qui en est à un milliard soixante millions et des poussières. Un site assez intéressant d’ailleurs.
"Plus de 40% de la capacité de production électrique des USA opère en régime réduit durant la nuit et ce sont durant ces heures que les batteries des véhicules électriques "branchables" (PHEV) seront rechargées. Des études récentes indiquent que si les PHEV constituaient la moitié du parc automobile US de 2050, une hausse de seulement 8% de la génération électrique (4% en puissance installée) serait suffisante"
Electric Power Research Institute, 2008 www.my.epri.com
PSA est "prêt" avec son hybride HDI-electrique 1,6l 110cv consommant 3,4l/100 de GO en moyenne.
Annoncée en 2006, pour 2010 çà fait long, pourquoi ce délai ? Pour amortir les investissements dans les modèles diesel classiques et en vendre un max ? Ce serait mesquin...
Mais si, autour de cette motorisation réduite à 70-80 cv, serait construite une auto de 700 kg (moitié moins que la 308) sa consommation irait vers 2l/100, O en ville, avec une autonomie forte et un moindre coût de batterie.
On peut le faire "de suite" ou pas loin. Non ?
Bonsoir,
merci pour ces précisions sur le rendement énergétique. Mais ne faut-il pas raisonner le rendement énergétique sur la base de l’énergie primaire mobilisée, ce qui inclut de prendre en compte le rendement de production de l’électricité, en plus des rendements successifs que vous avez cités ?
Dans ce cas, la comparaison avec les rendements des carburants pétroliers est plus cohérente, mais aussi avec les filières électriques au gaz ou au charbon. Ainsi, comme le moteur thermique réalise sous le même capot la conversion d’énergie primaire en énergie finale, son rendement n’est plus si mauvais par rapport au rendement global du système électrique.
Je réagis à la question sur l’énergie primaire.
Le rendement d’une centrale nucléaire est de 33%. Donc si le rendement centrale-roue est de 67%, alors le rendement global est de 22%. L’intérêt dans ce cas est que l’énergie a une origine très différente : elle n’émet pas de CO2, ne consomme pas de pétrole. Mais elle suscite l’hostilité des antinucléaires. Il faudra bien passer sur leurs phobies...
Par ailleurs, les centrales au charbon ont un rendement de l’ordre de 40% (dans un pays développé), ce qui donne au global 23%, les centrales au gaz arrivent à 60%. Mais je ne pense pas qu’il faille mettre sur le même plan toutes les énergies : je préfère celles qui n’émettent pas de CO2.
Karva
Je me réjouis de voir que des personnes soulèvent des faits, mettent le doigts sur des problème et posent des questions (ici liées à l’environnement, indissociable à notre avenir). De plus, je dis bravo à celles qui proposent des solutions.
Fort à parier que la majorité des gens vont trouver ça "génial". La voiture à Zero émission. A première vue, moi qui ne suis pas automobiliste, je suis pour. Mais, comme le souligne l’auteur, on a besoin d’une autre source d’énergie et cela peut évidemment passer par le nucléaire, centrale à gaz etc... Ne tombons pas dans le panneau.
Il y a maintenant plusieurs mois, des politicards forts peu documentés nous vantaient les mérites du biocarburant. "bio" et "carburant". Faites rouler vos moteurs à l’or vert ! Moins d’émissions (de CO2) certes. Le biocarburant, ou comment affamer les plus pauvres pour permettre au plus modestes de rouler en voiture.
Autre point, comme l’a si bien affirmé un commentateur, on néglige trop souvent les autres polluants, le plus souvent nocifs pour la santé (je n’ai pas de chiffre, mais serais curieux de connaître l’évolution des maladies respiratoires en ville ces dernières dizaines d’années). Seul exemple : le biocarburant = moins de CO2. Oui mais plus d’ozone (O3), mauvais pour la santé.
Un parc de véhicules à Zéro emission... Pourquoi pas. Mais qu’on nous montre (sans langue de bois) le gain écologique.
Pour finir, simple intérrogation : que faire de toutes ces performantes batteries une fois inutilisables ?
Karva écrit :"Tout à fait d’accord sur un point : les camions ne sont pas concernés, mais en France, les voitures consomment 50% d’essence en plus que les camions. Piste : le ferroutage, probablement ?" Les camions sont évidemment concernés et par ailleurs, il est plus facile d’électrifier un camion qu’une voiture. Les parisiens se souviennent encore que durant plusieurs décennies les seuls véhicules électriques qu’on pouvait voir dans les rues étaient les bennes à ordures. En Allemagne durant plusieurs décennies également roulaient des autorails électriques à accumulateurs :il est plus facile de loger les batteries sur de gros véhicules. Pour en revenir aux camions, le critère de décision des entrepreneurs sera évidemment "qu’est ce que j’y gagne ?". si le camion électrique revient moins cher le camion diesel ira directement au musée, dans le cas contraire il aura encore de beaux jours devant lui...
Bien entendu, on peut faire des bennes a ordures électriques, de même que les utilitaires.
Mais je pense aux transports routiers, qui font mille kilomètres dans la journée. Là les batteries ne peuvent suivre. Pour ceux là, la mise sur wagons serait utile, mais il faudrait une très grosse infrastructure...Quand on voit les problèmes de la SNCF pour organiser ses équipes de transport de marchandises, ce n’est pas demain que les VF concurrenceront la route !












