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Hydrogène : 5 % de croissance et plein emploi

Article publié le 19 septembre 2007

Comment créer des entreprises, des emplois non délocalisables, exporter plus, diminuer notre dette, assurer à 100 % notre indépendance énergétique et financer notre système social ?

La civilisation de l’Hydrogène est une solution à notre portée.

Hydrogène : 5 % de croissance et plein emploi
De plus, la France peut jouer un rôle clé dans la diminution des gaz à effets de serre anthropiques et le développement durable.

Nous devons essentiellement basculer de la civilisation du pétrole et de l’électricité vers la civilisation de l’hydrogène et de l’électricité.

La France possède les potentiels technologiques clés, capables de résoudre une grande partie du problème du réchauffement climatique.

Ces filières technologiques peuvent assurer une indépendance énergétique quasi-totale et supprimer la majorité des nuisances issues de la pollution atmosphérique et sonore.

D’autre part, elles pourront créer des milliers d’emplois, sur des activités hautement exportables, et assurer une paix et un développement durable au niveau international.

Sans une collaboration active avec les Etats-Unis, de telles filières ne peuvent émerger.

D’après le livre « An Inconvenient Truth » d’Al Gore, les Etats Unis contribuent à 30,3 % du réchauffement climatique mondial et l’Europe à 27,7 %, soit un total de 58 %.

Si les Etats Unis et l’Europe ne montrent pas l’exemple, nul ne le fera.
Au sein de l’Europe, seules la France et l’Allemagne sont le véritable cœur politique, scientifique et industriel.

En 2008, la France doit assurer la présidence de l’Europe, et les Etats-Unis vont élire un nouveau président, peut être plus soucieux des problèmes d’environnement et des relations franco-américaines.

Voilà pourquoi la France, peut jouer un rôle clé dans la résolution du réchauffement climatique anthropique.

  • Les origines du réchauffement climatique :

Les gaz à effets de serre d’origine humaine, responsables du réchauffement climatique anthropique, sont répartis de la manière suivante :

- Dioxyde Carbone (CO2) : 55 %

- Méthane (CH4) : 15 %

- Halocarbures (CFC) : 15 %

- Ozone (O3) : 15 %

Le plus préoccupant est le CO2, car il met 100 ans pour se résorber dans l’atmosphère contre 12 ans pour le méthane.
Pour lutter contre le problème du réchauffement climatique, la priorité est de lutter contre l’émission de CO2 anthropique.

  • Sources de dioxyde de carbone dues à l’activité humaine :

Energie : 43 %
Transport : 24 %
Industrie : 19 %
Chauffage urbain : 14 %

81 % des sources de CO2 qui contribuent au réchauffement climatique anthropique sont issues de la production électrique, du chauffage et des transports.

En effet, 60 % de l’électricité mondiale est produite avec du charbon et du gaz, source de CO2.

La moitié de l’humanité actuelle utilise le bois comme source d’énergie.

L’Agence Internationale de l’Energie prévoit une augmentation de 60 % de la demande d’énergie primaire d’ici à 2030 et de 100 % d’ici à 2050.

Les réserves de pétroles et de gaz déclineront à partir de 2020-2030

Le nucléaire par sa lourdeur de déploiement, par ses déchets et ses problèmes géopolitiques ne peut être la solution unique.

Les barrages hydrauliques perturbent fortement l’écosystème des fleuves et des rivières. De plus, ils perdent en moyenne dans les 10 ans après leur construction, un tiers de leur capacité de production à cause de l’accumulation des alluvions.

L’éolien et le solaire ne peuvent avoir les mêmes rendements qu’une centrale électrique à production au charbon / gaz, nucléaire ou hydraulique.

  • Les filières technologiques clés :

Au stade industriel, la filière technologique du nucléaire est aujourd’hui la seule à contribuer efficacement à la lutte contre le réchauffement climatique : centrales à fission de 3 ème génération et bientôt de 4 ème génération, et après demain des centrales à fusion nucléaire.

Il est essentiel que l’effort en recherche et en investissement dans le nucléaire soit identique à celui dans des filières technologiques alternatives.

Trois filières alternatives semblent être stratégiques :

- La géothermie artificielle haute profondeur ou à haute énergie

Dans le cadre d’un projet de recherche européen, après 20 ans de travail, des scientifiques et des ingénieurs ont mis au point un système de géothermie artificielle haute profondeur.

Le prototype industriel est installé à Soultz en Alsace.

L’idée est simple : en créant un circuit artificiel de géothermie entre 5 et 10 km de profondeur, nous pouvons bénéficier de températures entre 200 °C et 300 °C suffisantes pour produire de l’électricité à la même hauteur qu’une centrale nucléaire.

En effet, n’importe où dans le monde, à 10 km de profondeur, nous pouvons injecter artificiellement de l’eau, et faire remonter de la vapeur d’eau à haute pression, entre 200 C° et 300 C°

Dans une centrale nucléaire, c’est un flux de vapeur d’eau entre 200 et 300 C° qui entraîne des turbines pour produire de l’électricité.

Le principe est le même pour les centrales géothermie à haute énergie, sauf que le forage est moins profond, moins d’un kilomètre pour aller chercher la chaleur de lave, comme la centrale de Bouillante en Guadeloupe.

Des centrales de géothermie pourront être installées presque n’importe où dans le monde, à proximité des zones urbaines fortement consommatrices, sans aucune nuisance possible.

En cas de sur-capacité de production électrique, l’exécédent pourrait être stocké via la production d’hydrogène par électrolyse, et être éventuellement exporté par bateaux.

Il ne faut pas oublier que 60 % de la population mondiale est à moins de 60 km des côtes maritimes.

Pays développés et pays en voie de développement pourront bénéficier d’une énergie renouvelable à forte capacité, préservant l’environnement et la paix internationale.

La filière française d’exploration et de forage pétrolier, une des meilleurs au monde, pourra être aisément reconvertie dans la filière de la géothermie profonde.

Si la France donne une très forte impulsion dans la recherche et l’exploitation de cette nouvelle énergie, elle sera regardée mondialement comme un nouveau modèle.

En effet, à court terme la France saura extraire de l’énergie illimitée du cœur de la Terre, via la géothermie artificielle haute profondeur.

A long terme, la France aura une source d’énergie illimitée analogue au soleil, via la fusion nucléaire.

Vous trouverez ci-joint un article de Science et Vie de juin 2006 sur la géothermie profonde à Soultz.

D’autre part, nous vous conseillons cette vidéo sur le projet de Soultz : Vidéo Géothermie Soultz

Et enfin la consultation de deux sites internets : Géothermie Perspectives du BRGM et Géothermie en Suisse.

- L’ultra condensateur

L’ultra condensateur, ou hypercondensateur, est un nouveau moyen de stockage électrique à base de nanotechnologies

Un chercheur du MIT a fait sa première publication en 2005.

Avec la collaboration active de notre industrie automobile, le cluster de Grenoble par son expertise en nanotechnologies pourrait être en pointe sur ce sujet.

L’ultra condensateur a la même capacité que les plus puissantes batteries.
Il est rechargeable instantanément, insensible au froid et ne génère pas de pollution annexe.
Ce nouveau moyen de stockage peut enfin permettre l’émergence de véhicules électriques couvrant 90 % des besoins : 200 Km d’autonomie à 130 Km/h

Pour rappel, en Europe 50 % des déplacements font moins de 3 km.

Si l’ensemble des véhicules en France étaient convertis à l’électricité, il faudrait augmenter de 50 % le parc des centrales nucléaires, d’où l’utilité d’une filière de production d’électricité à base de géothermie profonde.

Vous trouverez ci-joint un article de Science et Vie de novembre 2006 sur l’ultra condensateur.

- L’hydrogène

Pour les autres moyens de transports comme l’aérien, le ferroviaire et le maritime, la filière hydrogène est la solution.
Si une mesure politique structurante peut être lancée lors du Grenelle de l’Environnement, contributrice en croissance, c’est bien le passage à la civilisation de l’hydrogène.

Pour passer d’une civilisation de l’hydrocarbure à une civilisation de l’hydrogène, une intervention politique forte est nécessaire pour la production et la distribution de l’hydrogène.

Les moyens de production de l’hydrogène peuvent être le charbon avec capture du CO2 à la source, les centrales nucléaires, notamment les centrales de 4 ème génération, les centrale de géothermie, à haute énergies, naturelle ou artificielle, et des bactéries modifiées génétiquement.(cf Articles Science et Vie août 2003 et 2007 ).

Autre piste pour la production d’hydrogène : le fond des océans.

La mission franco-russe Serpentinee a découvert une production naturelle d’hydrogène au sein des sources hydrothermales de l’Atlantique (cf Article du Monde de mai 2007 , après affichage cliquez dessus pour lire le document )

Les industriels, ayant la garantie d’une telle intervention, pourront investir dans les filières utilisant de l’hydrogène : avions, bateaux, trains, camions, voitures, centrales électriques...

Airbus a un projet d’avion à hydrogène : le Cryoplane.

Regardez bien les photos et la forme de l’avion : un Airbus A380 et ses deux ponts superposés sera facilement aménageable.

Nous vous conseillons la visite du site de l’Association Française de l’Hydrogène AFH2.

Et la lecture passionante du mémo AFH2 : Pourquoi l’Hydrogène ?

Je finirais par un extrait d’un discours de John Fitzgeral Kennedy :

« We choose to go to the Moon. We choose to go to the Moon in this decade and do the other things, not because they are easy, but because they are hard, because that goal will serve to organize and measure the best of our energies and skills, because that challenge is one that we are willing to accept, one we are unwilling to postpone, and one which we intend to win, and the others, too. »

Traduction :

« Nous choisissons d’aller sur la Lune. Nous choisissons d’aller sur la Lune dans cette décennie et faire d’autre choses encore, non parce que c’est facile, mais bien parce que c’est difficile, parce que ce but servira à organiser et mesurer le meilleur de nos énergies et de nos connaissances, parce que c’est un défi que nous sommes prêts à relever, que nous ne voulons pas remettre à plus tard, et que nous avons l’intention de gagner, et les autres aussi. »

La civilisation de l’Hydrogène est peut être un de ces grand desseins qui peut remettre la France en marche. Ce dessein motiveras chercheurs, universitaires, entrepreneurs, syndicalistes et politique à travailler de nouveau ensemble, pour le bien commun.

La France pourrait jouer un rôle clé, comme jamais elle a joué dans l’histoire de l’Humanité

Je vous écrirais deux autres notes : le projet Paris Saclay et le projet télécom et éducation , "j’ai la fibre".

Avec tous mes remerciements pour l’attention que vous porterez à cette première suggestion, sachant que tous les suggestions dont je suis la plume, sont en fait le fruit d’une réflexion collective.

Julien IRONDELLE

www.liberationdelacroissance.com
www.grenelle-environnement.fr
www.paris-saclay.fr



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65 votes

commentaires
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par pierrot (IP:xxx.xx1.141.25) le 19 septembre 2007 à 13H15

Bon là il faudra m’expliquer tout de même. Il y’a des moyens de produire de l’hydrogène soit ! Mais, me semble t’il, le plus simple serait à partir de l’eau. Et si c’est cela, je ne vois pas le bénéfice que l’on peu retirer à long terme de l’exploitation forcenée, style pétrole, de l’eau. (sauf pour Nestlé et quelques autres bien sûr).

L’eau est nécessaire à la vie, pas le pétrole. On a vraiment des problèmes de "gros plein de soupe" en bref de "riches" me semble t’il.

Faudrait voir déjà pour commencer à éviter de transporter les tomates espagnoles par camionnage, pendant qu’on exporte des tomates de chez nous en Espagne...non ? Ce n’est qu’un exemple.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 19 septembre 2007 à 14H10

Pour bosser dans la filière H2, mon avis c’est que ça risque pas d’être pour demain et que vous croyez beaucoup trop aux effets d’annonce et de pub de gens/chercheurs en mal de capitaux.

La solution est connue pourtant, mais les gens préfèrent la fuite en avant en évitant de regarder le mur qu’il y a en face...

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(IP:xxx.xx1.141.25) le 19 septembre 2007 à 14H31

Effectivement. La solution est dans la réduction de nos besoins surranés.

Qu’on laisse pour nos vacances Phuket à Phuket, ça évitera de consommer dans la première minutes de décollage une vie entière de consommation d’oxygène d’un homme.

Que l’on redevienne simple. Bordel ! Au lieu d’aller s’occuper du méthane des pets de vache.

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par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 23 septembre 2007 à 21H40

Le jour où nous serons en mal de nous procurer de l’eau et de l’air pur, alors peut être écouterons nous les chercheurs, les universitaires et les entrepreneurs. Mais il sera alors trop tard....

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par Dominique Larchey-Wendling (IP:xxx.xx1.8.124) le 19 septembre 2007 à 15H45

Le problème de l’économie de l’"hydrogène", c’est quelle est la source d’énergie car hélas, on ne trouve pas H2 à l’état naturel et il faut donc le produire soit à partir d’hydrocarbures, le moins couteux en énergie mais pas très rentable par rapport à une consommation directe de hydrocarbures. Et puis, avec la contraction de la production d’hydrocarbure, ce n’est pas une filière d’avenir.

Il y a la filière nucléaire fission, mais elle aussi est menacée par une contraction de la ressource, sans parler de problèmes politiques et stratégiques liés au nucléaire ... voir le "problème" actuel avec l’Iran.

L’auteur propose la géothermie profonde ... c’est nouveau mais est-ce fiable, déployable à grande échelle, sécurisé ?

Beaucoup de questions sans réponses ... Et je ne parle pas de remplacer l’infrastructure pétrolière géante actuelle ...

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par Menelan (IP:xxx.xx1.67.239) le 22 septembre 2007 à 00H30

La question de la production d’hydrogène au moyen de l’énergie atomique a été étudiée ... et le résultat est négatif. Quand c’est l’Agence de l’énergie atomique qui le dit, comme on le voit dans ce dossier : Pénurie et fin progressive de l’uranium ... cela fait réfléchir.

Extrait : " Selon le rapport 2005 sur l’uranium de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), l’utilisation de l’hydrogène pour remplacer le carburant des véhicules à moteur aux Etats-Unis nécessiterait 136 millions de tonnes d’hydrogène chaque année. La production de cet hydrogène par électrolyse, à raison de 52.000 kWh par tonne d’hydrogène, demanderait 7.100 TWh (téra Watt heure, milliards de kWh) chaque année pour les transports. Cela entraînerait une consommation supplémentaire de 145.000 tonnes d’uranium par an, alors que la consommation mondiale actuelle est de 67.000 tonnes et celle des Etats-Unis de 17.600 tonnes.

Cela représente neuf fois la production d’électricité nucléaire aux Etats-Unis (787 TWh en 2006 avec une capacité installée de 99 GWe net). La construction de 900 réacteurs de 1.000 MWe serait nécessaire pour satisfaire cette demande d’hydrogène. Avec une autre technologie, non disponible avant 2030, l’AIEA (IAEA) indique 560 réacteurs spécialisés (procédé thermo-chimique à haute température) pour produire l’hydrogène.

Comme on le voit, sans même parler de l’énergie considérable nécessaire au stockage (compression ou liquéfaction) et à la distribution, cette idée de carburant hydrogène est illusoire, au niveau d’un pays comme au niveau mondial. "

D’autant plus que la production d’uranium déclinera dès 2025, après une période de pénurie commencée en 2015 comme cela est démontré dans l’étude citée.

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par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 23 septembre 2007 à 21H29

dommage que l’articl n’ai pas été lu dans son intégralité...

Dur, dur de lutter contre le réchauffement climatique.

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par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 23 septembre 2007 à 21H31

Dommage que l’article n’ai pas été lu dans intégralité...

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par pascal (IP:xxx.xx6.138.15) le 19 septembre 2007 à 15H50

Faux,la production d’hydrogène nécessite dans l’état actuel des connaissances, une utilisation accrue de l’electricité, donc globalement le problème n’est pas encore résolu

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(IP:xxx.xx1.141.25) le 19 septembre 2007 à 15H57

@ Pascal

C’est exact.

Donc on en revient à ce que je disai plus haut au sujet des tomates : arrêtez de nous bassiner avec des moyens termes ou des solutions à la "hurf".

LA txe sur le CO2 est le plus grand rackett jamais organisé. Il ne s’agit pas réellement de régler certains problèmes, évidemment non, il s’agit d’engranger du pognon. On ne sait pas oû ni pourquoi. Enfin...si :

maintenir un niveau de vie artificiel. ça au moins c’est sûr. Dans les détails ?!?

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par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 23 septembre 2007 à 21H42

bis repetita, dommage que l’article n’ai pas été lu dans son intégralité...

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par dperez (IP:xxx.xx5.217.45) le 19 septembre 2007 à 16H04

L’hydrogène n’est qu’un moyen de stockage. Produire de l’hydrogène à partir du nucléaire est un non-sens sur le plan économique et écologique. Par contre d’ici peu il sera bon marché de produire de l’hydrogène à partir de panneaux photo-voltaïques. Il est intéressant aussi de produire de l’hydrogène à partir de géothermie et d’éoliennes.

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par hamoss (IP:xxx.xx0.54.231) le 19 septembre 2007 à 16H17

keskonatan ?

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 19 septembre 2007 à 17H30

Je suis chercheur, et, bien que peu implique dans les applications, bien interesse par une technique prometteuse. J’ai etudie l’hydrogene et j’en ai deduit que l’hydrogene avait peu d’avenir.

Plutot que de developper en detail les raisons de mon opinion, je voudrais m’attaquer d’abord a cette idee qu’avec de la Volonte et de la Determination, on peut inventer n’importe quoi. Cela est faux. Le plus bel exemple en est nos afficionados qui s’imaginent remplacer le fossile et le nucleaire par du renouvelable : aucune chance ! Le choix sera entre les emetteurs de CO2 et le nucleaire. Le reste, c’est du vent. J’ai ete choque dans la recente campagne presidentielle de voir mme Royal repandre l’illusion qu’il suffisait de dire aux scientifiques ce qu’ils devaient faire-en matiere de renouvelables en particulier- pour que les problemes se resolvent !

Malheureusement, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a ! Et, pour l’hydrogene, il y a en ce moment bien trop de difficultes pour que ca connaisse meme un commencement d’application dans les decennies a venir ! Si on veut voir 2-3 de ces difficultes, il faut p. ex. regarder les travaux de Uli Bossel sur le site :

http://efcf.com/reports/

en particulier le papier "does the hydrogen economy make sense ?". On trouvera une analyse en Francais sur le site de l’association "Sauvons le climat" :

http://sauvonsleclimat.org/lect_opi...

Il y a une longue discussion a mener sur l’interet scientifique, technique, economique et ecologique de l’hydrogene, et je ne pense pas que les obstacles que l’on observe puissent etre vaincus avec des delais raisonnables.

Bien entendu, je ne suis pas un decideur, mais je pense avoir bien reflechi sur le probleme et avoir une bonne expertise :

l’hydrogene, c’est une illusion !

Karva

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 19 septembre 2007 à 21H31

Hum, l’analyse de "sauvons le climat" est vieille et non exhaustive (et surtout il y a des textes chez eux qui relèvent plus du préjugé que de l’analyse). Elle ne permet pas de discuter des leviers les plus intéressants, ni de perspectives possibles, tout comme comme elle n’aborde pas certains points essentiels.

à prendre avec des pincettes géantes. (cf mon commentaire au dessus pour ma position au fait)

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par benka (IP:xxx.xx7.24.174) le 20 septembre 2007 à 12H04

Pour avoir cotoyé une fois l’association "Sauvons le climat" dans un colloque à Dijon, et avoir regardé leur site, je ne leur fais pas confiance. Ils sont notamment sur la ligne " le nucléaire est une solution au CC", et font un bon lobbying pour EDF et AREVA.

Le nucléaire n’est pas prit en compte dans les accords de Kyoto, et les Nations Unies se sont engagées la-dessus, Mme MERKEL l’a encore rappelée lorsque l’Allemagne était à la tête de l’UE.

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par judel.66 (IP:xxx.xx1.243.208) le 19 septembre 2007 à 21H22

karwa—.merci d’etre revenu...

bien sur , ""dans l’immédiat""compte tenu de nos enormes besoins en electricité propre , de notre enorme déficit , de l’impossibilté de touver chez nous d’autres sites hydro ,le nucléaire est la seule solution raisonnable ...

aidez nous a degonfler la baudruche eolien montée par des escrocs internationaux...electricité chère a doses homéopathiques.....

aidez nous a demander davantage d’incitations fiscales pour le solaire et la géothermie individuels ils diminuent la consommation globale ...aidez nous surtout a réclamer des crédits de recherche pour le solaire a concentration et pour la géothermie profonde....

nos centrales nucléaires sont toujours les plus propres et les plus sures du monde , mais , elles ne sont pas eternelles et nos gouvernants ne s’interessent pas a l’avenir ..toutes les voix compétentes ont le devoir de se battre pour secouer leur inertie....

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par karva (IP:xxx.xx3.126.149) le 20 septembre 2007 à 23H31

J’essaie bien, comme beaucoup de gens raisonnables, de degonfler la baudruche eolienne, mais ca n’est pas facile : il y a des shadoks qui pompent pour la remplir de l’autre cote ! En particulier, il semble que les vendeurs-fabricants d’eoliennes se soient organise un "syndicat des energies renouvelables" (SER) fort efficace dans le domaine mediatique. Comme par les temps qui courent, les medias, y a que ca, pas facile ! D’autant qu’il ssont aides par les nombreux anti-nucleaires infiltres dans l’ADEME, qui se parent d’une pretendue objectivite de fonctionnaires pour raconter n’importe quoi.

En resume, je ne crois pas bien qu’il y ait un lobby nucleaire, mais il y a un fameux lobby eolien...Et ca va nous couter cher : j’ai calcule :

- Qu’un watt crete eolein installe coute a peu pres 1.4 Euros.Un watt nucleaire, c’est 2 Euros.

- Q’une eolienne aura un facteur de charge inferieur en moyenne a 20%, au lieu de 80% pour une centrale nucleaire.

- Qu’il faut a peu pres 3000 eoliennes de 2 Megawatt et 150 m de haut pour produire sur une annee l’equivalent de l’EPR (1600 Mw).

- Que quand le vent s’arrete inopinement, il faut demarrer en vitesse une centrale. Comme les centrales nucleaires ne peuvent demarrer inopinement, on devra faire des centrales au gaz emettant du CO2. C’est peut etre pour cela que les antinucleaires aiment tellement les eoliennes : ils esperent qu’elles vont obliger a arreter les peu souples centrales nucleaires. Illusion !

- Que quand le vent souffle, il faut transporter 6000 Mw, au lieu des 1600 de l’EPR, et donc ca fait de sacrees lignes a haute tension ! Les Bretons vont rigoler !

- Que la France est bien petite pour que les eoliennes du midi marchent quand les eoliennes du Nord seront arretees.

- Qu’il sera de toutes facons bien difficile de transporter l’electricite du Nord au Sud : il est difficile de transporter loin (plus de 200km) l’electricite.

- Que le Watt-heure eolien est autour de 2.5 a 3 fois le watt-heure nucleaire.

- Que le watt-heure de l’eolein off-shore sera encore 1.5 fois le prix de l’eolien achete autour de 100 euros/MWh en ce moment.

- Que l’eolien ne peut etre une solution, car il semble difficile de produire plus que 4-8% de la consommation de pays comme la France...

Mais il m’est impossible de dire jusqu’ou on ira dans el delire eolien : ca depend essentiellement de jusqu’ou notre peuple acceptera de remplir ce tonneau sans fond par ses factures d’electricite. La bulle se degonflera quand on se rendra compte que c’est ...

DU VENT !.

Voila, je vous ai satisfait, mais le plus dur est a faire.

amicalement

Karva

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par pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 19 septembre 2007 à 23H29

Bonjour, il n’y a pas de source terrestre d’hydrogène.

Il faut donc le produire à partir de substances hydrogénées telles que l’eau ou des hydrocarbures.

Pour ce qui concerne le cycle : électrolyse de l’eau, stockage sous haute pression puis recombinaison via la pile à combustible hydrogène, les lois de la physique et l’expérimentation montrent que l’on ne récupère pas toute l’énergie qu’il a fallu fournir. 40 % au mieux.

Rien que le stockage d’hydrogène sous haute pression représente environ 40 % de l’énergie du cycle ci-dessus ; idem dans le cas d’entreposage sous forme d’hydrures métalliques.

Ceci est vrai quelque soit le mode de production d’hydrogène (hydrocarbure, photovoltaique, nucléaire de 4 ième génération - vers 2040- etc...).

Les lois de la physique sont immuables telle que soit la quantité et la qualité de la recherche dans ce domaine.

C’est pourquoi, ce type d’énergie a un avenir limité (site isolé, téléphone portables etc...).

Pour ce qui concerne la géothermie il faut signaler que les sites favorables sont rares (Islande, Italie, régions volcaniques, Alsace, Bassin parisien etc.).

C’est intéressant mais coûteux (problème de corrosion, transport limité d’eau chaude ...) et donc restera une énergie relativement marginale (sauf Islande ...) au niveau mondial.

Bonne soirée.

votez :
par pierrot (IP:xxx.xx1.157.220) le 20 septembre 2007 à 08H07

Tô il m’a piqué mon pseudo

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par pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 21 septembre 2007 à 09H18

Bonjour Pierrot

je n’ai pas "piqué ton speudo" je l’utilise depuis longtemps sur le forum.

Cependant ce petit problème est facilement réglable en ajoutant un signe distinctif après "pierrot". Bonne journée. Pierrot

votez :
par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 23 septembre 2007 à 21H46

cf mon article "La mission franco-russe Serpentinee a découvert une production naturelle d’hydrogène au sein des sources hydrothermales de l’Atlantique (cf Article du Monde de mai 2007 , après affichage cliquez dessus pour lire le document )

Désespérant : soit il faut faire de la décroissance, soit il n’y a pas de solution envisageable.

votez :
par léonard (IP:xxx.xx6.177.252) le 20 septembre 2007 à 09H43

Je suis d’accord avec l’article de"pierrot", surtout que je me réfère à ce qu’à écrit Jean -Marc Jancovici( son site est remarquable pour la technique et la pertinence des chiffrages) sur la production d’hydrogène liquide, son stockage,etc... C’est hallucinant comme non-sens de vouloir produire une source d’énergie qui nécessitera une quantité d’énergie considérable. Vraiment y’a plus rien à espèrer

votez :
par Jean-Louis (IP:xxx.xx4.67.11) le 20 septembre 2007 à 11H11

+1

c’est dommage qu’avant d’écrire son article, l’auteur ne se soit pas un peu documenté. Evidemment, c’est de la physique et ça prend un peu de temps, mais ce n’est pas très compliqué.

Pour faire de l’hydrogène, il faut des points de production, qui fonctionneront à moyen terme à partir de grands sites solaires à concentration (et probablement pas photovoltaiques) dans des zones raisonnablement ensoleillées. Et des centrales nucléaires, pendant au moins encore un siècle. Le reste n’est pas probable.

Tout n’est pas possible. Par exemple, décroître ne peut se faire qu’avec l’assentiment des populations, qui ne sont pas précisément d’accord, surtout celles dont un fils a passé un IRM la veille (c’est un exemple). Produire une quantité significative d’électricité éolienne (même si on arrive à décroître un peu) n’est pas imaginable, en rapportant simplement la surface nécessaire à celle disponible. Et pour savoir ce qui est vraiment possible, il faut se faire une idée des tendances lourdes (par exemple bcp de gens, bcp de trucs à fabriquer, bcp de KWH nécessaires ; et combien ça prend en temps de construire une filière énergétique, avec ses pipe-lines, ses camions, ses centrales, ses comportements, les décisions politiques...) pour être un peu réaliste. Sinon, on se contente d’être gentillet et youpi, tiens, demain on va faire de la géothermie puisque c’est dans science et vie.

Le site de jancovici (www.manicore.com) est probablement le meilleur site francophone sur les énergies, les sources qui entrent en pénurie, leurs impacts sur l’environnement, les modes de production irréalistes ou réalistes. Allez-y, passez-y 2 heures, ce qui vous donnera un meilleur aperçu sur ce que peuvent, et ne peuvent pas, nous apporter le nucléaire, le solaire, la géothermie (évidemment marginale) et l’éolien (évidemment non significatif). Et l’hydrogène, qui n’est pas une "énergie" mais un vecteur, intéressant mais lesté d’une inefficacité à la production tout de même lourde : il faut pas mal d’énergie pour produire de l’hydrogène à partir de l’eau, et encore pas mal pour le transporter ; 100 kwh fournis = pas beaucoup de kwh hydrogène exploitables.

Quand à l’avion à H2, des projets existent dans les placards depuis 50 ans. On peut très bien concevoir un avion à H2 qui marche avec des technologies actuelles ou simples à développer. Il sera plutot plus lent que les avions actuels (c’est une aberration de voler à 900 km/h, mais le carburant étant quasiment gratuit depuis 50 ans, pourquoi s’en priver). Et un peu plus cher.

Et, comme il a été dit, on pourra peut-être aller moins souvent passer une semaine à Phuket. Ce qui va entraîner des mouvements sociaux et des révolutions mentales peut-être pas aussi joyeuses que beaucoup semblent le croire. Mais je suis sorti du sujet.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 18 octobre 2007 à 16H59

je n’ai pas trouve d’erreur significative sur le site de Jancovici, et je suis difficile. Il a un tres bon sens de la synthese scientifique. Je ne sais pas si je tirerais toujours les memes conclusions, et ca me parait normal, mais j’encourage tous ceux qui veulent s’informer a aller sur ce site et a considerer son auteur comme un expert fiable.

Savez-vous que les ecologistes purs et durs s’en mefient beaucoup car il est considere comme "pronucleaire" ?

Si vous aimez les sites, regardez aussi celui de l’"association des ecologistes pour le nucleaire". Imaginez combien ils peuvent etre apprecies par les passeistes ! Je devrais y adherer ! Moi, j’aime aussi bien le site de "http://www.sauvonsleclimat.org".

Je recommande aussi le site de la societe francaise de Physique (SFP) qui a une bonne documentation sur l’energie. La SFP a mene une reflexion depuis une dizaine d’annees sur l’energie- c’est normal, ca depend de la Physique, et on nous demandait bien des choses. Donc on a essaye de reflechir a ce qui etait possible ou pas. On en a conclu que la plus belle fille du monde ne pouvait donner que ce qu’elle a..et qu’avec les renouvelables solaire+eolin, on n’irait pas bien loin...Mais ca n’est pas clos !

http://sfp.in2p3.fr/Debat/debat_ene... ....

Karva

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par Daniel B (IP:xxx.xx3.60.106) le 20 septembre 2007 à 12H41

Vous oubliez toujours la surete des moyens de production et de consommation, je n’ose penser au resultat d’un accident d’une voiture a hydrogene, c’est une bombe que l’on transporte, la fugacité de ce gaz, son explosivité sont une source ideale pour les attentats.

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par Jean-Louis (IP:xxx.xx3.247.145) le 20 septembre 2007 à 22H39

En fait, pas tant que ça. L’hydrogène est moins explosif que, par exemple, les vapeurs d’essence. Dans le dirigeable Hindenburg (1) il a brulé sans exploser (2) c’est le vernis de l’enveloppe qui a entretenu le feu (3) il y a eu pas mal de survivants.

Le pb de l’H2, ce n’est pas l’explosion, c’est sa légèreté. Il faut un grand volume pour emporter suffisamment de combustible. Ca fait des gros réservoirs.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 21 septembre 2007 à 14H30

il y a que : 1- dans les espaces fermés (parking souterrains, garages) que ça présente un risque. En espace ouvert c’est moins dangeureux que le GPL. 2- les services de secours (pompiers) doivent savoir qu’une flamme H2 ne se voit pas (le peu de lumière visible étant du à d’autres impuretés prises dans la flamme), car elle émet dans l’UV.

quant au passage ci-dessus (Par exemple, décroître ne peut se faire qu’avec l’assentiment des populations, qui ne sont pas précisément d’accord, surtout celles dont un fils a passé un IRM la veille (c’est un exemple).) : on aura pas le choix de toutefaçon, c’est décroissance volontaire (en douceur) ou brutale. Malheureusement elle sera brutale pour 99% de la population ...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.133.223) le 20 septembre 2007 à 15H35

Bonjour, j’ai trouvé votre article très complet, interressant et concis. Je n’ai aucune idée sur la façon dont on pourrait faire voler un avion sans pétrole, mais j’ai bien une idée sur le mode d’énergie à lèguer à mes enfants. Par exemple :

On pourrait doubler chaque poteau électrique, ( Il y en a encore 65000 non enterrés dans le département de la Creuse, et donc plus ou moins six millions dans le pays. ), d’un semblable, mais éolien. Une hélice en proportion, débrayable, transparante, un relais au réseau et un accumulateur pour ceux qui sont situés en bord de route. Avec une place pour se garer, le temps d’une pause, d’un repas, d’un appel, ou d’une ballade en campagne, on peut ainsi faire son plein en une demi-heure, pour +ou—1 euro avec une simple carte bancaire... Une batterie vide montée dans une voiture qui tourne est pleine au bout de sept km.

Puis, fabriquer une voiture électrique à chassis et arceaux tubulaire permettrait d’y enfermer cinquante mètres de piles rechargeables renforçant ainsi sa structure et pour un poids plus que raisonnable. Il ne reste plus qu’à intégrer les moteurs dans les roues ce qui vous permettrait de changer vous-même, madame, un moteur défectueux en trois minutes.

Il nous reste 15 ans avant le renouvellement de notre parc nucléaire et l’un n’empèche pas l’autre. La technologie existe et ne demande aucune nouvelle étude ni recherche coûteuse. Il y a bien xx emplois par département à la clé...

Il ne nous manque plus que le principal...la volonté des autorités !

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par Jean-Louis (IP:xxx.xx3.247.145) le 20 septembre 2007 à 22H51

C’est une jolie idée. Là aussi, relisons la physique, par exemple dans le site de JM Jancovici (www.manicore.com), qui n’est pas trop orienté anti-écolo, puisqu’il a fait une bonne partie du livre de N Hulot et du pact écologique. Il dirait probablement :
- qu’un poteau électrique peut porter une eolienne d’environ 20KW. Pour donner 1 h d’autonomie à une voiture electrique de 20KW de puissance, elle va devoir tourner 3 à 4h (ce qui n’est pas très pratique).
- le rechargement ne pourra se faire que les jours de vent. en gros, 1/6e du temps est utilisable. pas pratique non plus pour aller chez le médecin.
- il est bcp plus efficace de poser des grosses eoliennes, mettons de 1 à 2 MW. Ca coute bcp moins cher au KWh produit ; donc oublions les poteaux électriques (surtout s’il faut poser un lecteur de CB sur chaque poteau)
- un calcul simple montre que le nombre d’eoliennes qu’il faudrait poser en France, même si elles sont grosses, pour représenter une part significative de la consommation française, même en limitant sa croissance, est totalement irréaliste par rapport à la surface disponible
- quand il n’y a pas de vent ? comment marchent les autos et les frigos ? le plus simple est de poser une centrale au gaz... avec gros dégagement de gaz à effets de serre...

Encore une fois, c’est le problème de la physique. Ses lois ne peuvent pas être ignorées...

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par Jean-Louis (IP:xxx.xx3.247.145) le 20 septembre 2007 à 23H10

(pardon de poster sur mon post)

Tout ça sans parler du coût. Si on pose des eoliennes de 20KW, à environ 20 000 euros ; que notre eolienne tourne 4h pour faire le ’plein’ d’une voiture (qu’on a supposée légère et petite, pour pouvoir monter les cotes avec un moteur de 20kw) ; qu’elle arrive à remplir 2 voitures / jour ; qu’elle tourne 1 jour sur 2 (et non 1 jour sur 6 à 8 comme dans la réalité, mais je suis optimiste) ; qu’on amortit les eoliennes en 2 ans (elles seront volées, ça se dégrade vite, etc.) => Ca fait encore le plein a environ 30 euros ! C’est plus cher qu’un plein de ma Smart, qui est 3 fois plus puissante.

Et je n’ai pas compté la maintenance des eoliennes.

Si on vend les eoliennes moins cher... on ne peut pas rémunérer la fabrication correctement.

On voit bien que ce sont des équilibres à la fois techniques et économiques qui ne sont pas si simples.

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par Emmanuel (IP:xxx.xx2.132.208) le 21 septembre 2007 à 09H57

Une critique :

Les utopies technologiques : Alibi politique, infantilisation du citoyen ou lendemains qui chantent ?

La civilisation hydrogène : mythe ou réalité ?

http://www.agora21.org/global-chanc...

" En bref, donc :

- Oui, la pile à combustible fait partie des technologies qui peuvent dans les décennies qui viennent, contribuer à améliorer les performances nominales de consommation et d’émission de nos voitures et de nos systèmes de production de chaleur et d’électricité fixes. Mais ce n’est pas la seule et certaines de ses concurrentes posent beaucoup moins de problèmes industriels et organisationnels. Elle a donc très probablement un avenir industriel et commercial important, mais limité à des applications où les problèmes de pollution locale sont essentiels.

- Non, il n’est pas raisonnable d’envisager pour les 60 ou 80 ans qui viennent, le grand soir de la « civilisation de l’hydrogène » que nous propose Jérémie Rifkins. Non seulement pour des raisons techniques et économiques, mais aussi parce que le réseau mondial hydronet qu’il imagine, tout aussi capitalistique que le réseau électrique, impliquera très probablement des rapports de force et des sujétions de même nature que celui-ci vis-à-vis des producteurs décentralisés et des consommateurs. Et, quand on sait que le réseau électrique ne progresse pas assez vite aujourd’hui pour compenser la démographie des populations sans électricité, on peut émettre de sérieux doutes sur le réalisme de l’idée proposée.

Alors, faire croire que l’hydrogène et la pile à combustible sont « la » solution à moyen et long terme à nos problèmes énergétiques et environnementaux est non seulement fallacieux mais dangereux et démobilisateur pour les citoyens consommateurs, trop enclins à continuer comme si de rien n’était à consommer de l’énergie sans compter, en se rassurant à bon compte de propos trompeurs. C’est d’autant plus dommage que cette technologie mérite sûrement d’être développée et utilisée à bon escient. ■

benjamin.dessus@cnrs-dir.fr "

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(IP:xxx.xx8.138.138) le 21 septembre 2007 à 15H27

merci karwa

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx9.133.55) le 23 septembre 2007 à 13H16

Allons, bon, voila un auteur qui nous joue EnR contre EnR ? On avait bien besoin de ca !

Rappelons que l’H2 serait utilise principalement comme support d’energie pour le transport et que dans ce domaine, le moteur electrique marche tres tres bien, sa seule lacune etant la capacite de stockage de batterie. En effet, meme les batteries Li-ion actuelles ne permettent qu’un autonomie autour de 150-200 km pour la Cleanova par exemple. Au jour de cet article, la solution electrique reste donc partielle mais au vu des progres technique, on peut imaginer une societe du tout-electrique.

Quant aux potentiels hydro, eoliens, solaire, les affirmation de l’auteur sont non documentees et fausses.

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par julienwifi (IP:xxx.xx4.100.141) le 27 septembre 2007 à 08H42

je n’ai pas tout documenté pour les barrages lisez : http://www.editions-calmann-levy.co...

pour le reste, éolien et panneaux solaires, il suffit de lire un autre article sur leurs rendements.

Exemple concret, pour faire l’équvalent éolien d’une centrale nucléaire il faudrait aligner des éoliennes de paris jusqu’à Bordeaux.

Par contre, solution non évoquée dans mon article : l’hydrolien : http://www.linternaute.com/science/... et http://fr.wikipedia.org/wiki/Hydrolienne

au plaisir de vous lire

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par Berthelot (IP:xxx.xx1.200.94) le 24 septembre 2007 à 14H27

Produire de l’hydrogène avec les produits pétroliers (pétrole, gaz) n’est pas une solution avec l’épuisement de la ressource, très proche maintenant : La fin progressive du pétrole

Produire de l’hydrogène avec des réacteurs atomiques est encore plus illusoire : Pénurie et fin progressive de l’uranium

Une citation à méditer : " Selon le rapport 2005 sur l’uranium de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), l’utilisation de l’hydrogène pour remplacer le carburant des véhicules à moteur aux Etats-Unis nécessiterait 136 millions de tonnes d’hydrogène chaque année. La production de cet hydrogène par électrolyse, à raison de 52.000 kWh par tonne d’hydrogène, demanderait 7.100 TWh (téra Watt heure, milliards de kWh) chaque année pour les transports. Cela entraînerait une consommation supplémentaire de 145.000 tonnes d’uranium par an, alors que la consommation mondiale actuelle est de 67.000 tonnes et celle des Etats-Unis de 17.600 tonnes.

Cela représente neuf fois la production d’électricité nucléaire aux Etats-Unis (787 TWh en 2006 avec une capacité installée de 99 GWe net). La construction de 900 réacteurs de 1.000 MWe serait nécessaire pour satisfaire cette demande d’hydrogène. Avec une autre technologie, non disponible avant 2030, l’AIEA (IAEA) indique 560 réacteurs spécialisés (procédé thermo-chimique à haute température) pour produire l’hydrogène.

Comme on le voit, sans même parler de l’énergie considérable nécessaire au stockage (compression ou liquéfaction) et à la distribution, cette idée de carburant hydrogène est illusoire, au niveau d’un pays comme au niveau mondial. "

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par Jean-Louis (IP:xxx.xx4.67.11) le 26 septembre 2007 à 11H12

En filière classique, dont fait par exemple partie l’EPR qui est en fin de développement, les réserves de combustible fissile n’ont effectivement pas une pérennité qui dépasse quelques dizaines d’années.

Si, en plus, on devait accoître la part du nucléaire classique, pour compenser la baisse de la production d’origine fossile (soit par épuisement, soit à cause de politiques CO2-vertueuses), on atteindrait assez vite le "pic uranium".

La technologie de surgénération (l’ancien prototype Super Phénix en France, par exemple) donnerait accès à des ressources de l’ordre du millénaire. 2 problèmes : 1- la décision de relancer cette filière n’est pas prise et 2- on peut compter, le temps de relancer, une bonne dizaine d’années avant de pouvoir industrialiser cette filière, et une autre quinzaine d’années avant d’avoir construit suffisamment de centrales pour obtenir un poids significatif dans la production électrique.

Enfin (puisqu’on a mentionné les avions à H2 plus haut dans le thread), j’avais, en d’autres lieux, estimé que pour faire voler la flotte actuelle (sans parler de la croissance explosive du transport aérien), il faudrait construire un peu plus de 1000 centrales classiques dans le monde pour produire les 80 millions de tonnes d’H2 nécessaires annuellement... typiquement 400 aux US, 300 en Europe et 300 en Chine... Et on ne parle que du trafic aérien, qui représente 3% à 4% de la consommation d’énergie.

Pour finir (bien qu’étant plus que dubitatif sur l’idée du H2-network), on peut raisonnablement produire du H2, industriellement, avec de grandes centrales solaires thermiques et non photovoltaïques. L’idée serait de les placer dans la ceinture ensoleillée (Maroc, Mexique, péninsule arabique par exemple) et d’alimenter navires et avions (ce qui suppose de refaire toutes les routes aériennes avec une autoroute qui ne s’eloigne pas trop de l’equateur). C’est joli sur le papier...


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