Aluminium, bisphénol A, parabens, phtalates, pesticides..., les substances toxiques se multiplient. Avez-vous modifié votre consommation ?
Le bilan
Article publié le 13 mars 2009
Après avoir dressé le bilan des énergies marines
basées sur le mouvement des vagues,
nous nous intéresserons à la sous-catégorie « marémotrice » de cette
énergie renouvelable et finalement très nouvelle. Si l’on connaît assez
bien le principe des stations postées sur les embouchures de fleuves et
rivières, on parle moins de l’énergie des marées et des courants marins
au large, et pourtant il s’agit bien du même principe : capter les flux
marins pour actionner des turbines. A titre de comparaison, pour un
courant « fort » de 6 à 9km/h, une turbine de 15 mètres de diamètres
produit autant qu’une éolienne de 60m de diamètre.
Seagen
(voir la vidéo ci-dessus), fabriqué par le britannique Marine Current
Turbines, a fait voler en éclat le précédent record de génération
d’électricité marine, à 1,2MW contre 0,3 précédemment. Sur le papier,
il s’agit d’un système assez simple qui s’apparente à un moulin
sous-marin. Seagen fournit ainsi de l’électricité pour 1 000 foyers
irlandais. Un projet de plusieurs Seagen pour un total de 10,5 MW est
prévu pour 2012 dans les eaux du Pays de Galles.
Les turbines hydrocinétiques, elles, ne nécessitent pas
d’installation trop lourdes, il suffit de les plonger dans une rivière
(enfin, comme une rivière de la taille du Mississippi). En fait, on
s’en sert plus comme d’un ajout à des barrages : il suffit de les
positionner en aval du barrage, et les flots tonitruants qui en sortent
s’occupent du reste.
L’avenir : VIVACE.
Un nom de code pour un projet magnifique qui vise à générer de
l’électricité dans un courant de un nœud, autant dire qu’il serait
utilisable dans à peu près n’importe quelle eau
qui court. C’est l’université du Michigan qui gère ce projet, et il ne
s’agit pas d’une simple variation de l’utilisation des courants marins.
Non, en fait, il s’agit d’utiliser l’énergie des vibrations induites
par les turbulences marines. En V.O, ce sont les « Vortex Induced
Vibrations ». C’est Léonard de Vinci qui le premier avait mis à jour
cet effet physique dans ses expériences avec les éoliennes . Les
estimations de l’énergie possiblement générée par VIVACE sont de
l’ordre de l’infini…