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Une autoroute sans camions ?

Article publié le 7 septembre 2007

C’est le rêve que chacun caresse, chacun a sa solution, qui est toujours la meilleure ! Et de nombreux écolos prônent une taxe sur les poids lourds pour relancer le fret ferroviaire.

Cette TIPP et/ou RPLP à la Française sera sûrement à l’ordre du jour du Grenelle de l’environnement parisien, autant qu’au contre-Grenelle Lyonnais.

L’idée fait son chemin d’autant qu’on ne voit pas pourquoi ne pas faire payer aux poids lourds la dégradation de la chaussée dont ils sont responsables. Tout çà ne serait que justice. Cet argent prélevé d’un coté, serait reversé au rail pour en favoriser l’utilisation pour les marchandises. Pour autant, d’autres environnementalistes doutent de l’efficacité d’une telle taxe, même s’ils la trouvent juste. Ils sont convaincus que la renaissance du fret ferroviaire passera d’abord et surtout par une modernisation des techniques de fret ferroviaire.
Les transporteurs choisissent toujours le moyen le plus fiable, en terme de prix, rapidité, et préférerons utiliser la route, même s’il faut payer une taxe supplémentaire, plutôt que de s’intéresser au rail. La logique économique voudra qu’ils répercutent la taxe sur la facturation de leurs clients, lesquels par effet de domino, augmenteront le prix de leurs produits, et c’est aux caisses des supermarchés que finira cette augmentation.

Le consommateur, une fois de plus, puisera dans son portefeuille, et il y aura toujours autant de poids lourds sur sa route. Quelle est la situation aujourd’hui ? La SNCF vient de décider de fermer 262 nouvelles gares dédiées au fret, mesure applicable dès le 30 novembre prochain, au grand dam de Michel Bodin, de l’association des régions de France, qui tente de se faire entendre par jean Louis Borloo. Entre 2004 et 2006, il y a eu l’application du plan Veron, lequel a jeté sur nos routes 1,5 millions de camions de plus par an. Puis il y a eu le quasi-abandon du projet « Lyon Turin » qui devait transporter jusqu’à 40 millions de tonnes par an de marchandises sur le rail. Pour que ce projet se réalise, il fallait la manne européenne. L’Europe était prête à financer une partie du projet, à condition que la France s’engage à verser 500 millions d’euros par an pour ce projet pharaonique de 25 milliards d’euros. Lors de la rencontre de mi-juillet, les partenaires français et italien se sont rendus au parlement européen, pour y plaider leur cause, mais ils y sont allés les mains vides, et l’Europe leur a donné rendez-vous à plus tard, ou peut être à jamais. C’est donc le statu quo.

A l’évidence, c’est un énorme chantier qui reste à faire, si on veut opérer le transfert des marchandises de la route vers le rail. Mais, pensent certains spécialistes de l’environnement, la réussite du fret ferroviaire passera par sa modernisation. Pourquoi ne pas imaginer une loco de nouvelle génération, fonctionnant au méthane (la Suède est en train d’expérimenter un tgv de ce type), qui au lieu de se contenter de tirer de vieux wagons, enverrait l’énergie fabriquée aux bogies de chaque wagon, afin d’augmenter l’adhérence des roues, facilitant ainsi le franchissement de pentes de 3%, et pouvant rouler à 130 km h ? Pourquoi ne pas imaginer des bases de transfert des marchandises qui chargerait et déchargerait en un minimum de temps (pas au-delà de 5 minutes) ?

Un documentaire est en train d’être réalisé sur un projet de ce type, et une expérience en vraie grandeur est programmée. Si ce projet est retenu au niveau européen, le fret ferroviaire sera sauvé, sinon, le démantèlement continuera, et le nombre de camion sur nos routes et autoroutes progressera inexorablement.

Thèmes

Déplacements Environnement Transports

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commentaires
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par Forest Ent (IP:xxx.xx0.45.205) le 7 septembre 2007 à 11H27

Ah, ça faisait longtemps. :-))

Commençons par mettre en place cette taxe. Ca m’étonnerait qu’il y ait encore besoin de technologie après.

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par cabanel (IP:xxx.xx7.101.137) le 7 septembre 2007 à 13H51

j’ai peur que vous n’ayez mal lu mon billet.

commençons par la taxe dites vous ?

et comme j’ai tenté de l’expliquer, elle ne servira qu’à augmenter le cout des produits de consommation, et c’est le citoyen lambda qui paiera la facture.

non, croyez moi, il faut une autre technologie pour le fret, et sans créer pour autant de voies nouvelles, mais seulement l’envie de faire marcher le fret ferroviaire, et de s’en donner les moyens, en prôposant,à l’instar des TGV un autre train de fret.

sinon, nos routes seront couvertes de 60 tonnes, c’est déja le cas dans de nombreux pays européens.

et la France n’y échappera pas.

le transporteur ne calcule pas en terme "réchauffement de la planète", ni de "moins de pollution", d’autant que certains poids lourds ont déja contourné l’obstacle en consommant du co2. le transporteur utilise le moyen le plus rapide, le moins cher, le plus simple. et aujourd’hui le rail ne répond hélas pas à ces critères.

non, il faut aujourd’hui faire pression sur les instances européennes, pour que le fret ferroviaire ait enfin un avenir.

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 7 septembre 2007 à 11H32

travaillant dans la logistique , je vais te donner mon sentiment , s’il n’y avait que le rail , il y a longtemps qu’on aurait perdu tous les clients . La SNCF frêt ne s’interesse qu’aux trains complets et aux gros clients , le petit client qui veut affrêter un wagon s’expose à bien des déconvenues
- une semaine pour se faire livre le wagon
- une semaine pour se le faire reprendre à l’mbranchement
- grêves incessantes
- manque de personnel sur les locos
- service clients inexistant
- réclamations tombant dans le vide
- wagons livrés en mauvais état
- wagon égarés dans des gares de triage

quel bohneur que la SNCF ai supprimé notre deserte !

par souci écologique , je fais un peu de combiné rail route , mais places limitées et valable uniquement sur quelques rares lignes ( marseille- lyon-lille-benelux )

pour le reste c’est le néant ! heureusement qu’on a les 40t !

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par Forest Ent (IP:xxx.xx0.45.205) le 7 septembre 2007 à 12H20

Ben c’est clair. Le train est adapté pour les trucs très lourds sur de longues distances. Ce n’est pas un outil de souplesse ou de maillage.

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par cabanel (IP:xxx.xx7.101.137) le 7 septembre 2007 à 13H56

et vous ne savez pas tout.

hier nous avons donné le premier tour de "manivelle" au documentaire sur le fret ferroviaire.

une petite gare du dauphiné.

il y avait des tas de ballast qui ont servi de décor au film.

et tout pres, des vieux wagons plein de ballast.

mais, nous a appris le chef de gare , le ballast entassé sur le sol qui nous a servi de décors a été livré par des camions !

un comble.

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par cabanel (IP:xxx.xx7.101.137) le 7 septembre 2007 à 13H59

à l’évidence, c’est l’idée qu’on se fait du fret ferroviaire.

mais c’est faux.

le rail peut transporter les memes marchandises que les camions.

à la différence qu’il pollue moins, qu’il n’occupe pas les routes, les autoroutes.

mais aujourd’hui, il est à l’abandon, parce que trop lent, trop cher, peu fiable.

si demain le fret ferroviaire peut rendre les memes services que la route, les transporteurs l’utiliserons, s’il est moins cher, et aussi, (ou plus) rapide.

et nous n’aurons plus ces milliers de poids lourds sur nos routes.

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 7 septembre 2007 à 14H19

faudrait déjà compenser par un parc de wagon beaucoup plus important

faudrait réabiliter moult kilomètres de voie ferrée tombés à l’abandon

faudrait embaucher du personnel dans la branche ferroviaire

faudrait privatiser le rail en France pour espérer avoir ne serait-ce qu’une notion de service ( inexistant chez hassan céhéf)

faudrait que le rail soit capable de fournir une prestation à la hauteur des exigeance des clients des chargeurs ( gestion de production en flux tendu )

D’accord avec toi que c’est moins polluant , mais j’ai jamais connu de transporteur qui m’ai fait plus perdre mon temps que Hassan Céhéf !

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par olivier cabanel (IP:xxx.xx7.101.137) le 7 septembre 2007 à 14H49

pas besoin de créer de voies nouvelles.

il faut simplement moderniser l’outil de travail.(comme dit dans l’article).

en fait, si le fret ferroviaire est plus rapide et moins cher que la route, il va gagner des parts de marché sur la route.

mais c pas gagné !

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par la Mouche du coche (IP:xxx.xx2.23.158) le 7 septembre 2007 à 14H54

L’idée de développer la SNCF ne peut pas être une bonne idée. :-/

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par Demesure (IP:xxx.xx3.186.84) le 7 septembre 2007 à 15H48

Développer le fret ne changera rien au trafic camion : c’est une simple question d’ordre de grandeur.

Même en doublant le fret (en faisant l’hypothèse peu réaliste qu’il suffise injecter de l’argent pour qu’un projet non adapté aux besoins des clients le devienne), sa part dans le transport de marchandise passera de 1,5% à 3%. Autant jeter l’argent par la fenêtre vu que même avec les énormes subventions actuelles, la part du fret ne cesse de décliner.

Sans ordre de grandeur, n’importe quel projet paraît toujours irrésistible. Plus on vous promet la lune, plus il faut penser à garder les pieds sur terre.

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par mistouille (IP:xxx.xx8.126.240) le 7 septembre 2007 à 17H03

Bonjour,

Etant transporteur routier, je me permets d’apporter un petit bemol à la solution proposée de taxer les transporteurs.

Il y a un manque de connaissance en la matière, une taxation d’une manière ou d’une autre sera reportée sur la facturation et au final sur l’ensemble des prix, donc tout le monde paiera. Dans la cas contraire se sera comme vous le souhatez la disparition des poids-lourds sur les routes mais vous irez chercher vos denrées sur les lieux de production avec votre voiture.

La solution qui nous semble actuellement applicable dès maintenant est de limiter la vitesse limite qui est 90 km/h à 80 ou pourquoi pas 75 ? On ne perd pas du tout de temps et l’économie réalisée est ahurissante.

Un deuxième point dont personne ne parle jamais est le transport en flux tendu pour l’industrie, comme renault par exemple. Imaginez un peu le nombre de semi-remoques qui font des navettes entre les usines d’Espagne, d’Italie et les pays de L’est... beaucoup roulent à vide , retournent à leur point de départ avec des casiers vides,etc.

La production des tomates en hollande et des Tulipes en Espagne...

C’est un sujet qui est purement ignoré et pourtant le trafic en flux tendu est généralisé. On se demande pourquoi ? Est-il si urgent de terminer une voiture pour qu’elle traîne des semaines sur un parc ? de manufacturer un produit avec des pièces fabriquées aux quatre coins de l’Europe ?

Beaucoup de petites choses sont d’ores et déjà réalisables et pourraient contribuer à l’allègement de la présence des PL sur les autoroutes. Certainement au détriment de la répartition de l’emploi mais il faut savoir ce que l’on veut.

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par sandro (IP:xxx.xx7.121.100) le 7 septembre 2007 à 17H33

Sans parler de pollution ou de géne au trafic, il y a urgence à freiner la circulation des camions (et poids lourds en général), ou à les cantoner sur des axes dédiés, voire des voies de circulation spécifiques. La sécurité routière, dont on nous rebat les oreilles (pour les seuls automobilistes) est à ce prix.

Nous sommes tombés de 16 500 morts par an en 1976 à moins de 5 000 en 2006,(et ce avec un trafic multiplié par 5 sur cette période) dont "seulement " 3 000 sont des automobilistes (les autres sont des roues/ piétons). On ne pourra faire mieux que si on s’attaque au nombre considérable de morts dus à des collusions impliquant un PL. Leurs chauffeurs ne conduisent pas plus mal que les autres (plutot mieux au million de KMs parcourus), mais il est clair que l’énergie cinétique (la masse par le carré de la vitesse) et les différence de hauteur de chassis ( qui empèche les dispositifs de sécurité passive des voitures de fonctionner dans un choc avec un PL)est incompressive.

Que ce soit un choc frontal , latéral ou arrière (carambolage d’autoroute), dès qu’un camion est impliqué,c’est la boucherie assurée.(Un 38 tonnes à 90 dégage plus d’énergie à dissiper qu’une berline à 200km/h. Une voiture à 200, on crie "au fou", un camion à 90, c’est légal. Il faut avoir le courage de dénoncer cette folie).

Il faut avoir l’honnéteté de le reconnaitre. Il leur faut des voies de circulation dédiées, et adaptées par ailleurs à leurs piètres capacités de freinage et d’évitement. On ne pourra réduire encore la mortalité routière qu’à ce prix. L’écologie est presque un problème dérisoire à coté.

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par maxim (IP:xxx.xx3.54.61) le 7 septembre 2007 à 23H14

bon alors,le fret arrive par voie ferrée à la gare de marchandises ,il faut décharger ,ensuite il faut livrer le client à domicile ...avec quoi ? ,des camions pardi ..... donc il est plus logique de charger directement un poids lourd que de faire deux fois la manutention ,gain de temps ,souplesse ,moins ou très peu de risque de grève ,les transporteurs étant de plus en plus des artisans propriétaires du camion ...... le transport ferroviaire en France n’inspire plus confiance ,c’est déjà le bordel pour le transport passager ,alors ,la suite se passe de commentaires .....

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 8 septembre 2007 à 07H31

Votre logique est uniquement économique, il y en a d’autres. Essayez de comprendre, n’y aurait-il pas d’autres priorités pour notre planète ? Comparez par exemple le bilan écologique (et aussi sanitaire, infrastructures...) des transports routiers et ferrovières sur 1500 km.

Am.

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 7 septembre 2007 à 23H52

"Les transporteurs choisissent toujours le moyen le plus fiable, en terme de prix, rapidité, et préférerons utiliser la route, même s’il faut payer une taxe supplémentaire,"

Oui, c’est pourquoi les transporteurs ne devraient pas pouvoir choisir, ils devraient être contraints.

Les transporteurs routiers longue distance devraient être considérés comme des délinquants pollueurs. Police et justice devraient être mobilisés pour - par exemple - interdire les trajets de plus de 1000 km dans un délai de 5 ans. Avec en contrepartie pour l’état de mettre en place (par des jeux de forte incitation et de concurrence) une infrastructure performante (sans pour autant être ultra performante, 100 km/h ça suffit...).

Je pense que tant qu’il n’y aura pas une contrainte très forte - et donc une volonté politique très appuyée - il ne se passera pas grand chose.

Am.

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par Internaute (IP:xxx.xx2.21.20) le 8 septembre 2007 à 08H22

C’est mal parti. La SNCF vient de décider de diminuer fortement le nombre de gares de triages et de ne plus prendre de wagon de marchandise à l’unité.

Pour fluidifier le trafic il faut supprimer les obstacles mis sur la voie par les députés et supprimer les limitations de vitesses des camions. Avec les techniques actuelles un semi-remorque est presque aussi agile sur une route de montagne qu’une peugeot.

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par sandro (IP:xxx.xx7.121.100) le 10 septembre 2007 à 09H51

Un semi-remorque aussi agile qu’une Peugeot ? Vous rigolez , ou quoi ? A 90 km/h, il faut 25 mètres de plus à un 38 t qu’à une voiture moderne pour s’arréter, et la plupart du temps, la remorque se met "en portefeuille, coupant 3 vois de circulation ou les voitures viennent s’encastrer....

Les poids lourds sont par ailleurs les seuls, lors d’un accident sur autoroute, à pouvoir franchir, avec leur energie cinétique considérable, rails et blocs de béton de l’ilot central, et venir continuer la boucherie en sens inverse... Sans parler de 3 malheureux centimètres de neige qui les mettent en travers, bloquent routes et autoroutes.

Désolé, mais POIDS LOURD = DANGER, il n’y a pas besoin d’étre St Cyrien pour le comprendre....

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par harley (IP:xxx.xx6.193.203) le 8 septembre 2007 à 14H22

Mais quel débat futile,autoroute sans camions !! et après imaginer 1 mois sans camions ceux-ci restent sur les parcs,et bien elle est belle l’europe,dès que des routiers annoncent une grêve et c’est l’anarchie,les magasins sont pillés des denrées de première nécessité alors votre monde sans camions me fait rire et en + on nous annonce une augmentation du trafic poids lourd en % et oui et c’est vous qui créer ça car tout ce que vous avez a été amené par un camion et pas par le train et le bateau dans les magasins !!!! à méditer pour ceux qui n’y connaissent rien au métier et à ses tenants et aboutissants.

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 8 septembre 2007 à 17H31

Le débat n’est pas vraiment à ce niveau là, il est que les camions qui vont d’Espagne aux Pays Bas pourraient le faire par voie ferrée plutôt que par autoroute. Pour les courtes et moyennes distances, le transport routier gardera sa pertinence, à mon avis. Le titre de l’article n’est qu’un raccourci simplificateur.

Am.

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par eresse (IP:xxx.xx5.120.64) le 9 septembre 2007 à 04H04

bonsoir,

il me semble que c’est l’autriche qui à tenté vainement de s’opposer au traffic des camions dans le Tyrol.

Je crois me souvenir que la commission européenne la menacée pour entrave à la libre circulation des marchandises.

Il me semble pourtant que le rail était envisgé en solution de remplacement.

A priori, les camions sont partis pour nous pourir la vie pendant longtemps encore...

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 9 septembre 2007 à 10H22

Oui, en la matière, le gros problème est que la commission fait le contraire de ce qu’elle devrait faire. C’est notamment pour cela que je n’ai pas compris les écologistes qui ont voté Oui à la Constitution européenne. Le dogme de la concurrence libre et non faussée est anti-écologique, c’est laisser se développer les dérives dangereuses, c’est refuser d’avoir une politique volontariste.

Am.

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par baloo76 (IP:xxx.xx3.134.97) le 9 septembre 2007 à 13H57

Beaucoup de bla bla bla pour certainement accoucher d’un plan de communication. c’est du moins ce qui ressort des premiers commentaires de quelques intervenants aux séances préparatoires de ce Grrrrrenelle ...çà laisse bien augurer pour les vrais débats. Que l’on commence par mettre sur rails les Pl qui ne font que transiter par le territoire nationale et ce ce sera déjà un gros bout de fait (et rien que pour celui là, je ne suis pas certain de la volonté politique malgrè l’essai en cours entre Espagne et Belgique ..je crois ?). Pour le reste et aussi pour des question de souplesse sur le territoire, mettre le camion et son contenu sur wagon est un non sens, on fait du tonnage inutile avec le tracteur ! Quand à la prime, c’est encore le moyen qui tue un peu plus

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par R-s-R (IP:xxx.xx8.195.147) le 10 septembre 2007 à 12H40

Auto route sans camions ? Le papier d’Olivier Cabanel a pour but (il me semble) de faire réfléchir sur les taxes qui pèsent ou pèseront à terme sur le transport routier. On s’aperçoit que les répliques portent essentiellement sur les disfonctionnements de la Sncf. Quelques réflexions avant de proposer un scénario de travail. Le Chat qui semble être un professionnel de la logistique, doit savoir qu’un wagon SNCF est utilisé en moyenne 7 fois par an. Qu’un petit industriel n’a pas intérêt à utiliser directement le transport par wagon isolé ? Bien évidemment la Sncf a raison d’abandonner le wagon isolé ? Ce qui ne doit pas sous-entend l’abandon du marché qu’il représente, bien au contraire. Pour un autre : Le train est adapté au truc lourd ! A démontrer… Mistouille, répond d’une façon convaincante (dans la situation actuelle) au problème posé.

Reprenons le schéma, propose par Le Chat, du petit industriel ? Supposons le implanté au nord de Paris sur une ligne structurelle qui va de Calais à Bayonne et qu’il veuille envoyer sa production à Orléans ! Supposons toujours que : cette ligne est desservie par des navettes portes conditionnements, cadencé à l’heure la 1/2heure... et disposant d’un système de réservation par Internet (type Sncf voyageurs) !

Que doit faire la logistique pour répondre à la demande de l’industriel : mettre à sa disposition un conditionnement, assurer une réservation sur une rame, déposer le conditionnement dans la gare la plus proche, garantir sa réception dans la gare d’arrivé pour une livraison au destinataire. Vous noterez que je ne dis pas camion, remorque, caisse mobile ou conteneur mais de conditionnement.

Que doit assurer la Sncf pour répondre à la logistique, garantir que son train sera à l’heure et arrivera à l’heure ?

Dans ce schéma la Sncf ne fait plus de logistique, la logistique plus de transport. Cette dernière assure simplement les ruptures de charges qu’elle sous-traite à un artisan disposant d’un tracteur et qui vit sur son lieu de travail ; chacun se recentre sur son métier… Apparaissent 4 notions pour réussir le ferroutage : le conditionnement, le cadencement, la réservation et la séparation des fonctions.

Cela fonctionne comment ? Autre débat auquel je veux bien participer dans la mesure ou il est constructif.

Amicalement.

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par lisa SION (IP:xxx.xx0.255.8) le 11 septembre 2007 à 13H09

Bonjour,

Le coût d’entretien d’une locomotive électrique est cent fois inférieur à celui d’un diésel...

La Suisse qui interdit le transit au delà de trente six tonnes a réglé le problème de façon efficace. Tous les poids lourds circulent sur le rail.

Nous aurions voté "pour" l’EUROPE si celle-çi assurait une certaine harmonie dans les lois. Mais on est encore loin du compte. Quand la France décide d’augmenter le tabac, l’Espagne, elle, le diminue. Cela entraine immédiatement un trafic inpensable pollutif et nuisible..

Une politique Européenne du transport n’est pas simple à réaliser, mais pourrait résoudre de façon certaine ce problème. Il suffirait de "désoviétiser" la S.N.C.F. et d’imposer au "réseaux ferrés français" une courbe progressiste et non régressive.

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