Article publié le 26 décembre 2008
Pour Renzo Piano, architecte de renommée internationale et qui dirige aujourd’hui des cabinets d’architecture à Gênes, à Paris, à Berlin et récemment à New York, la protection de l’environnement, loin d’être une contrainte, et une source d’inspiration en matière d’architecture et de conception de projets.
Dans son atelier de Gênes,
construit il y a une quinzaine d’années en haut d’une falaise dominant
la mer, l’architecte montre le toit en verre, qui "capte les rayons du
soleil pour réchauffer et illuminer les pièces", diffusant une agréable
chaleur "naturelle". "On est en décembre, pourtant il n’y a pas de
chauffage !".
Pour
l’anecdote, j’ai eu l’occasion, il y a quelques années, de passer
régulièrement dans l’atelier parisien de Renzo Piano ainsi que dans son
appartement, pour les décorer en plantes vertes, qui grimpaient le long
de fils d’acier vers un toit en verre rétractable qui permettait
d’avoir une source de lumière et une climatisation naturelle.
"On
découvre que la terre est fragile : faut-il le vivre obligatoirement
comme un drame ?", s’interroge l’architecte, dont la dernière oeuvre, l’Académie des sciences de San Francisco,
a reçu cet automne la note la plus élevée jamais attribuée à un musée
par le "Green Building Council", agence américaine de notation des
constructions "vertes".
Le bâtiment, inauguré cet
été, multiplie les innovations écologiques : l’isolation est faite de
jeans recyclés, le toit est entouré de capteurs photovoltaïques qui
fournissent 10% de l’énergie consommée par le site, et il est recouvert
d’un jardin luxuriant, où les visiteurs peuvent se promener.
"Les
architectes doivent savoir interpréter les évolutions de leur époque et
vivre avec leur temps. Le musée de San Francisco est une interprétation
de la révolution verte en marche", conclut Renzo Piano.
En savoir + sur Renzo Piano building Workshop
Source : AFP
GC.
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