Article publié le 23 février 2009
En 2050, l’espèce humaine, une parmi des millions d’autres, comptera 9 milliards d’individus, résultat d’un choix de ne pas se limiter.
De quoi nous inciter, nous Occidentaux principalement, à bien réfléchir sur l’utilisation et le partage des ressources, et donc à revoir nos besoins.
Pas évident de limiter sa consommation car tout le système économique repose dessus : la publicité, omniprésente, est là pour nous rappeler nos devoirs économiques.
Et pourtant, n’en déplaise aux ecotechnophiles - ceux qui pensent encore qu’une voiture propre est une voiture électrique ou à hydrogène, alors que la réponse semble être plutôt , comme le dit fort justement Jean-Marc Jancovici, « pas plus de 50 millions de véhicules dans le monde » - moins consommer, plutôt que mieux consommer, est une solution ne nécessitant aucune technologie, et s’attaquant aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux à la racine.
Bien.
Désormais, de quoi avons-nous besoin ? Quelle définition donner au confort ? Sur quels points seraient-ils bons de revenir ou non en arrière ?
Une question mais des millions de réponses.
Déplacements (voitures et avions en particulier), habitat (maison individuelle, température intérieure, piscine/baignoire/spa), multimédia (télévision, ordinateurs et internet, MP3/MP4, consoles vidéos, téléphones portables), alimentation (hypermarchés, nourriture industrielle), mode vestimentaire, loisirs (sports d’hiver, golf, bateaux motorisés, quads,...), (liste non exhaustive !)
Faut-il tout jeter, en limiter l’usage, partager ?
Il est certain que 9 milliards d’individus ne peuvent pas avoir accès à ce mode de vie mais y-a-t-il un sens à réfléchir en commençant ses phrases par « si tout le monde vivait comme moi,... », en sachant que ce ne sera jamais vrai ?
La sobriété individuelle, confrontée au risque de désocialisation et d’aigreur, a peu de chance de remporter un franc succès.
La sobriété collective et venant du « bas », à travers par exemple la multiplication récente en France d’habitats groupés écologiques, séduira-t-elle ou attend-t-on des lois pour s’imposer le changement ?
Après tout, dans une démocratie, le mieux n’est-il pas de demander : Et vous, de quoi avez-vous besoin, et même, de quoi rêvez-vous ?
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Consommation Art de vivre Empreinte écologique Décroissance Ecocitoyenneté Catastrophe écologique
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