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Transports aériens : vers une réduction des émissions ?

Article publié le 13 janvier 2011

Les transports aériens représentent une part importante des émissions de gaz à effet de serre. Cette part va d’ailleurs en grandissant, puisqu’on estime que le trafic aérien devrait doubler d’ici 2050. Peut-on voler plus propre ? Quelques pistes de réflexion pour réfléchir au ciel de demain…

Transports aériens : vers une réduction des émissions ?

Selon les chiffres du GIEC, on peut considérer que les émissions de CO2 imputables aux transports aériens représentent un pourcentage de 3,5 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone dues aux activités humaines.

 

Cependant, à partir de 2012, l’UE intègrera les compagnies aériennes au marché des quotas d’émissions de Co2. Par ailleurs, nous vous l’annoncions en octobre dernier, 190 pays se sont engagés à plafonner les émissions de gaz à effet de serre (GES) à compter de 2020.Le secteur réfléchit donc dès maintenant à une réduction de ses émissions de Co2…

 

 

Les différents leviers dont disposent les compagnies

Une première possibilité est de réduire le poids des appareils, ce qui influe directement sur la consommation de kérosène. Des gobelets en plastique aux sièges-passagers, tout est bon pour perdre du poids et consommer moins ! On estime ainsi que le dernier siège mis au point par Airbus (plus léger de 40 %) permettra à Air France de réaliser des économies de l’ordre de 5200 tonnes de co2 par an.

L’ajustement des conduites de vol peut également être un moyen de réduire les émissions de gaz à effet de serre. La compagnie scandinave SAS, par exemple, a recours aux technologies satellites pour adopter des procédures d’approches plus respectueuses de l’environnement.

A plus grande échelle, une meilleure gestion des routes aériennes est souhaitable. En Europe, le projet « ciel unique européen » prévoit une réorganisation de la gestion de l’espace aérien, qui pourrait permettre de réaliser des économies d’émissions de l’ordre de 10 %.

Enfin, le levier le plus communément envisagé est celui des biocarburants. Il est d’ailleurs déjà employé par plusieurs compagnies, qui mélangent énergies fossiles et agro carburants. Pour Airbus, ces derniers pourraient constituer 30 % des carburants utilisés dans l’aviation d’ici 2030.

Toutefois, cette « solution » est loin de faire l’unanimité  : certains observateurs dénoncent notamment les répercussions écologiques et humanitaires de la production intensive de ces énergies.

Des moteurs aux carburants en passant par le réseau aérien, la responsabilité de ce pari écologique se partage donc entre constructeurs, compagnies et pouvoirs publics à différentes échelles. Reste à savoir si ces acteurs sauront anticiper ces longues mutations.

Côté constructeurs, il faut noter que le développement d’un avion prend environ 10 ans, pour une durée de vie d’une trentaine d’années. Le renouvellement des flottes actuelles pourrait donc n’intervenir qu’à l’horizon 2030.

Thèmes

Développement durable CO2 Environnement Air Mobilité durable

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commentaires
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(IP:xxx.xx3.65.100) le 13 janvier 2011 à 18H23

Je me permets d’ajouter un complément à votre article.

Les différents leviers dont disposent les citoyens.

Une réduction massive des émissions de CO2 imputables au transport aérien peut être obtenue en évitant de consommer des fruits, légumes, viandes, poissons et crustacés,...transportés en avion. Eviter de prendre l’avion pour aller passer deux jours à New-York ou aux Seychelles permet également de limiter les émissions. Et je ne vous parlerai pas des deux ou trois journées de patiences qui auraient permis aux avions en fin d’année,...de dégivrer sans glycol bouillant.

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par Marie (IP:xxx.xx3.196.241) le 14 janvier 2011 à 10H39

Effectivement vous avez raison : ces mesures permettent de diminuer l’émission de CO2. Cependant elles me paraissent irréalisables ! Prendre le bateau pour aller faire un séjour à New-York pour affaires par exemple n’est pas du tout concevable. Je pense qu’il y a d’autres actions à mettre en place avant d’arriver à ces propositions... dominatrices

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par Croa (IP:xxx.xx4.43.62) le 14 janvier 2011 à 21H52

Ces mesures sont de la poudre aux yeux ! Comment ose-t-on gagner du poids grâce aux gobelets en plastique alors que ce qui pèse le plus lourd dans l’avion et au moins au décollage c’est le carburant !

Savez-vous sur quoi on communique en ce moment en Gironde ? Sur la belle croissance de l’aéroport de Bx-Mérignac enregistré en 2010 ! Le plaisir des "élites" locaux ? D’être sûrs que ça va continuer et s’amplifier grâce au low-cost !

Alors toutes les conneries de l’article : Du pipi de chat !

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par jmsa (IP:xxx.xx2.212.92) le 15 janvier 2011 à 11H22

une solution possible : je n’ai plus pris l’avion pour loisirs depuis plus de 40 ans !!!

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par nonmaisdisdonc (IP:xxx.xx2.152.44) le 15 janvier 2011 à 12H44

"190 pays se sont engagés à plafonner les émissions de gaz à effet de serre (GES) à compter de 2020"... et au rythme ou cela va, c’est encore une promesse qui ne sera pas tenue. C’est une perversion politique, une maladie auto immune que de faire des promesses à tout bout de champs et surtout a long terme (2020) lorsque l’on est même pas capable de prouver tous les jours que l’on maitrise déjà a très courts termes ..... vous reprendrez bien un peu de blanquette !

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par nonmaisdisdonc (IP:xxx.xx2.152.44) le 15 janvier 2011 à 12H57

Partant du principe que la bêtise (pour ne pas employer un autre terme moins politiquement correcte)est sans doute la chose la mieux répandue au monde, (a preuve avec ces sales gobelets en plastiques qui alourdissent nos avions) lobotomisons massivement certaines personnes ce sera plus efficace (la bêtise pèse lourd chez certains) les vols longs courriers étant sans doute les plus polluants, je propose que l’on supprime les sièges sur ces vols. Associé a la lobotomie chez certains esprits bien pensant, c’est sûr on va économiser du carbone. C’est bête ..je sais mais que voulez vous ce monde marche sur la tête... alors ! Encore un peu de blanquette ?

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par nonmaisdisdonc (IP:xxx.xx2.152.44) le 15 janvier 2011 à 12H58

"Deux choses sont infinies ; l’univers et la bêtise humaine mais pour l’univers je n’en ai pas encore la certitude" Albert Einstein

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(IP:xxx.xx9.3.243) le 28 janvier 2011 à 17H55

- Encore un article qui vole drôlement bas.

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par grnd (IP:xxx.xx2.223.60) le 19 mai 2011 à 13H10

Pour savoir de quoi on parle : Un Boeing 777-300 (avion long courrier) consomme en moyenne 7,3 tonnes de carburéacteur par heure de vol, soit une consommation de 9125 litres par heure de vol à une vitesse de mach 0,84 (930km/h). 9125 / 9,3 = 981 L/100kms La charge marchande qu’il peut emmener est de 62 tonnes (passagers, bagages, fret) Soit 620 unités de 100kg . 981/620 = 1,58 litre au 100kms par 100kg transporté à 930 km/h Quoi qu’on en dise, les avions modernes sont des machines très performantes par rapport à d’autres moyens de transport qui sont pourtant bien moins critiqués, et préférer sa voiture à l’avion pour se déplacer pour ses loisirs n’est peut être pas la solution la plus écologique. Ce qui n’empêche pas que l’on peut encore progresser dans le bon sens.

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