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Le CO2 a déjà frappé... il y a 250 millions d'années

Article publié le 22 août 2012

Le CO2 a déjà frappé... il y a 250 millions d'années

On nous a beaucoup parlé de la disparition des dinosaures à l'époque du Crétacé-Tertiaire qui reste un grand mystère et que l'on attribue pour l'instant à l'impact catastrophique d'un astéroïde majeur. Mais il y a eu dans l'histoire de notre planète d'autres chocs écologiques majeurs qui se sont traduits par la disparition d'autres espèces. Pas moins de 5 de ces chocs majeurs d'après les spécialistes dont celui du Permien -Trias, il y a 252 millions d'années, qui s'est traduit par l'extinction de 95 pct des espèces marines et sans doute d"un fort pourcentage des espèces terrestres. Comme quoi, quand nous faisons très attention à la biodiversité et à son maintien, il faut garder en perspective que la nature elle même, sans aucun aide de l'homme, est tout à fait capable de supprimer en un temps très court à l'échelle géologique, des millions d'espèces dont il n'est pas sur, d'ailleurs, que nous, les hommes, aurions souhaité le maintien.

Cette extinction de la quasi totalité des espèces marines a été appelée la Grande Mort et donne lieu à des recherches aux Etats Unis pour en trouver la cause. On a évoqué également un chic d'astéroïde,un éruption volcanique majeure ou encore une remontée des eaux océaniques profondes à teneur faible en oxygène.

Les chercheurs américains de Stanford et de Santa Cruz en Californie se focalisent sur l'étude des cellules des fossiles des animaux qui auraient disparus à cette occasion.Ils ont constatés que les animaux dont le risque de mortalité était le plus important, étaient ceux dont le squelette ou la coquille centrale était en carbonate de calcium et celles qui avaient le moins de moyens de protéger leur chimie interne. En clair c'est le manque d'oxygène dans l'eau, un excès de CO2, le réchauffement des eaux et leur acidification liée à l'excès de CO2 qui seraient les responsables de leur incapacité à fabriquer leur coquille et à poursuivre leur cycle de fonctionnement cellulaire.

Ce sont les coraux qui auraient été les premiers touchés ainsi que les trilobites, des coquillages à coquille en forme de casque,alors que les gastéropodes, coquilles St jacques ou palourdes auraient été bien moins touchées. Ca exclut l'impact de météorites ou la remontée des eaux profondes comme cause de la catastrophe et oriente vers un épanchement de lave brutal comme celui qui s'est produit en Sibérie et a donné lieu au paysage de collines du Nord de la Russie dit "les Pîèges de Sibérie".

Un quantité énorme de CO2 aurait été rejetée dans l'air qui aurait acidifié les océans, aurait réchauffé les eaux et aurait diminué leur concentration en oxygène. Une évolution qui ressemble, en bien plus brutal, à celle que connaissent nos océans du fait de la croissance continue de nos rejêts de CO2. 

Source image : http://www.futurity.org

Thèmes

CO2 Réchauffement climatique

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6 votes

commentaires
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(IP:xxx.xx1.133.17) le 22 août 2012 à 22H05

Mais quelle nouvelle ! Nos petits cerveaux rationnels et cartésiens qui encombrent les postes de direction de nos administrations et services publiques ne veulent pas ou peuvent pas retenir ces faits.

La Nature possède une Intelligence supérieure à la leur ! ET BEN, "ça va les déranger !"

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 11H06

La Nature possède une Intelligence

Qu’est-ce que LA Nature ? Qu’est ce qu’une intelligence ?

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(IP:xxx.xx1.19.72) le 23 août 2012 à 15H19

@(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 11H06 : L’intelligence c’est ce qui fait que nos responsables réussissent à nous mettre dans un bien être extraordinaire. Depuis l’année 1974, cette très triste année 1974 , le nouveau président de la République très sûr de sa grande intelligence ainsi que de celle de ses diplômés nous promettait que nous n’avions plus de soucis à nous faire pour nos besoins matériels...Nous allions enfin avoir le bonheur que nous méritions après ce courageux redressement de notre Pays et le remboursement complet de notre dette d’avant 1939. Nous savons donc que l’intelligence VRAIE est absente complètement des grandes écoles et de nos responsables administratifs depuis 1974 quand on a le courage de lire les tristes résultats de notre France. Nous vivons à crédit depuis hier ou avant hier...donc le 17 du mois nous devons emprunter pour manger et pour les nombreux loisirs d’autres.

La Nature INTELLIGENTE est tout ce que l’on peut voir et deviner ! Enfin, deviner pour certains scientifiques de très hauts rangs. La Nature comme ’la Madame çadérange’ nous le fait très intelligemment remarqué était là avant nous et sera encore là bien après nous !

La science physique doit recommencer ses études depuis environ l’an 2000, car les êtres rationnels et cartésiens qui la composaient étaient honteusement dans l’erreur depuis plus de trente ans, pour ne pas écrire ’se prélassaient dans l’erreur’.... Cette science n’est donc pas terminée comme annoncé à la fin du siècle dernier. CQFD pour la non intelligence des êtres rationnels et cartésiens qui n’avaient pas su remarquer que ce qu’ils apprenaient était faux. ET BRAVO et félicitation pour le très grand courage de nos nouveaux physiciens.

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(IP:xxx.xx3.219.86) le 29 août 2012 à 17H38

La science physique doit recommencer ses études depuis environ l’an 2000, car les êtres rationnels et cartésiens qui la composaient étaient honteusement dans l’erreur depuis plus de trente ans

Et quelles étaient donc ces honteuses erreurs, s’il vous plaît ?

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 11H04

"Les animaux dont le risque de mortalité était le plus important, étaient ceux dont le squelette ou la coquille centrale était en carbonate de calcium et celles qui avaient le moins de moyens de protéger leur chimie interne"

Mais çà a déjà commencé dans l’espèce humaine !! N’avez vous pas remarqué que le nombre de cas d’ostéoporose augmente beaucoup ? Sauve qui peut et la planète d’abord !! Arrêtons de respirer et d’envoyer inconsidérément du CO2 dans l’atmosphère. Retardons l’échéance fatale. Pensons à nos petits enfants !

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par Florent (IP:xxx.xx8.233.196) le 23 août 2012 à 12H38

Ce qui fait peur en lisant cet article, c’est que l’on prend conscience que plus l etemps passe et moins il y a d’espèces sur terre ! Florent

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(IP:xxx.xx7.76.249) le 23 août 2012 à 16H58

===> Faut pas se laisser aller à la sinistrose et écouter seulement les messages catastrophistes des marchands de peur. Faut pas se laisser aller à colporter leurs messages sans exercer son esprit critique ni se renseigner auprès de gens dont c’est le métier et la spécialité. Ne pas écouter qu’un seul son de cloche surtout quand il véhicule toujours le même message, sans nuances..... Le site suivant est plutôt d’inspiration "écologue".

Par Bruno Scala, Futura-Sciences

8,7 millions d’espèces sur Terre, encore beaucoup à découvrir...

Une équipe scientifique internationale vient d’évaluer la richesse spécifique (c’est-à-dire le nombre d’espèces) de notre planète, affinant les estimations réalisées jusqu’à présent. Environ 8,7 millions d’espèces peupleraient la Terre. La grande majorité d’entre elles n’ont pas encore été décrites, ni même découvertes.

Combien d’espèces y a-t-il sur notre planète ? Question difficile à laquelle on ne peut évidemment pas répondre en se contentant de compter le nombre d’espèces que les scientifiques ont décrites jusqu’à présent. On découvre de nouvelles espèces très régulièrement (environ 6.200 par an) et il y a de fortes chances pour que ça continue comme cela un long moment.

Le travail de l’équipe internationale menée par Camilo Mora (université d’Hawaï) a consisté à évaluer le nombre d’espèces encore inconnues en l’extrapolant à partir du nombre de celles déjà décrites. Grâce à cette modélisation, ils sont donc parvenus à estimer la richesse spécifique de notre planète.

Jusqu’à présent, les estimations, globalement réalisées sur la base de la conviction des taxonomistes, prévoyaient une richesse comprise entre 3 et 100 millions d’espèces.

D’autres estimations n’avaient concerné que quelques groupes importants (les oiseaux, les mammifères, etc.) et certaines d’entre elles étaient fondées sur des méthodes de calcul très controversées. 8,7 millions d’espèces Dans l’étude publiée sur le site de la revue Plos Biology, le modèle repose sur plusieurs paramètres. Les scientifiques se sont appuyés sur les taxons les plus connus (oiseaux, mammifères, etc.) à partir desquels ils ont pu extrapoler un nombre d’espèces par taxon. La fréquence de découverte de nouvelles espèces ces dernières années a également été prise en compte. Ces calculs ont permis aux chercheurs d’établir une nouvelle estimation : il y aurait 8,7 millions d’espèces eucaryotes (et quelques milliers de procaryotes), parmi lesquelles 6,5 millions sont terrestres tandis que les autres – 2,2 millions – sont aquatiques. Une marge d’erreur de plus ou moins 1,3 million a également été établie.

Effectifs des différents règnes et les estimations effectuées par les scientifiques (ainsi que les marges d’erreur) pour l’ensemble des milieux et pour le milieu marin. © Mora et al., 2011 - Plos Biology Sur ce total, 7,77 millions sont des espèces animales (dont 953.434 ont été décrites) et 298.000 sont des plantes (215.644 décrites) selon le recensement de l’étude. On trouve ensuite 611.000 champignons, 36.400 protozoaires et 27.500 algues.

Les limites de l’estimation

Si l’estimation est pour l’heure la plus robuste comparée à toutes celles qui ont préalablement été effectuées, il n’en reste pas moins qu’elle souffre de quelques points faibles. D’abord, qu’est-ce qu’une espèce ? Si la réponse paraît assez évidente concernant les organismes dont la reproduction est sexuée – les organismes de la même espèce peuvent se reproduire et donner naissance à une progéniture féconde, selon la définition de Ersnt Mayr, quoiqu’il existe des exceptions – elle l’est beaucoup moins concernant les organismes asexués. Comme la méthode de calcul se fonde sur une extrapolation du nombre d’espèces par taxon (genre, famille, embranchement, etc.), une augmentation de la quantité de taxons viendrait perturber cette estimation. Enfin les calculs des scientifiques prennent en compte l’ensemble des taxons et des espèces qui ont été répertoriés dans le passé. La fréquence des nouvelles descriptions dépend évidemment de la quantité d’espèces qu’il reste à découvrir (moins il y en a, plus il est difficile de les trouver), mais elle dépend aussi de l’effort scientifique destiné à la taxonomie. Et ce facteur n’est pas incorporé dans les calculs présentés par Camilo Mora et ses collègues. En outre, si les nombre d’espèces au sein des taxons les plus connus – comme les mammifères – n’est pas exact (erreur de classification ou espèces pas encore découvertes), l’estimation serait également mise à mal.

Selon les calculs des auteurs, il faudrait 1.200 ans et environ 303.000 taxonomistes pour décrire les espèces encore inconnues. L’opération coûterait dans les 252 milliards d’euros.

Quant aux paléontologues, ils ont encore un bel avenir devant eux puisqu’avec l’augmentation du taux d’extinction des espèces, certaines d’entre elles ne seront jamais décrites avant leur extinction.

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par lemiere jacques (IP:xxx.xx1.100.26) le 23 août 2012 à 18H20

wow, un post argumenté ! ça change un peu.

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par Maurice (IP:xxx.xx8.233.196) le 24 août 2012 à 16H04

Merci pour ce commentaire bien construit ! Maurice

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par cheap michael jordan shoes (IP:xxx.xx5.90.52) le 16 août 2013 à 11H05

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