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Etre climatosceptique est dangereux et irresponsable

Article publié le 2 octobre 2010

Etre climatosceptique est dangereux et irresponsable

« Sapience n’entre point en âme malivole, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme », écrivait Rabelais dans Pantagruel. Phrase avant-gardiste, teintée d’humanisme, mais qui a le mérite, comme il en est pour toute phrase symboliquement forte, de pouvoir être utilisée par tous. A la replacer dans son contexte, où Rabelais prévoyait plusieurs prières quotidienne dans l’éducation de son Gargantua, elle devient soudainement beaucoup moins sympathique. J’en garderai toutefois son interprétation contemporaine, issue des dérives humanistes que la science nous a parfois apporté, pour rappeler ceci : un scientifique ne s’extrait pas, par miracle, du débat politique. Lorsqu’il affirme détenir une réponse, il influence les politiques et le corps électoral. Il n’existe pas d’opinion, surtout lorsqu’elle émane d’un scientifique, politiquement neutre. Dire d’une recherche qu’elle est effectuée dans l’intérêt de la science, soit de la vérité seule, équivaut à inféoder à une instance supra-humaine (la vérité), placée au-dessus des intérêts humains, les activités scientifiques. C’est au mieux platonicien, au pire religieux ; mais dans un cas comme l’autre, c’est insatisfaisant et, osons-le, irresponsable. La recherche scientifique est flanquée dès lors de certains garde-fous : le génie génétique est le plus connu d’entre eux, mais il en existe d’autre, comme l’euthanasie, l’insémination ou, pour sortir de la médecine, l’extraction de pétrole, etc.

Ce long préambule pour aborder le sujet du réchauffement climatique. C’est un sujet bien connu aujourd’hui du grand public, amorcé très médiatiquement dans les années 1980 mais déjà présent dès les années 1960 (le Club de Rome, par exemple). Après des débuts poussifs, mais progressivement aidé par les catastrophes nucléaire, de marées noires, du CFC, les maladies allergiques, le débat écologique s’est imposé, bien que pas toujours de la meilleure manière, et toujours à l’insatisfaction chronique des écologistes ainsi que des anti-écologiste. Pour les uns on ne va pas assez loin, pour les autres, eh bien, on se tient toujours aux mêmes arguments : puisque la science est incertaine, ne faisons rien (UDC valaisanne, section régionale de l’extrême droite suisse) :

Comment avoir toujours la foi dans les prophéties sur le réchauffement de la planète quand nous voyons qu’il neige au mois d’octobre et que nous ne sommes toujours pas capables de prévoir la météo à plus de quelques jours ?

Beaucoup plus fine, la section nationale de ce même parti politique mentionne la controverse existante autour du réchauffement climatique anthropique (RCA) – en d’autres termes, savoir si l’homme est responsable du réchauffement climatique ou non. La controverse est en réalité plus générale encore : savoir si le réchauffement climatique est une réalité ou non, le débat portant – principalement – autour de la fiabilité données à disposition, et de leur interprétation. Certainement malgré eux, des scientifiques du monde entier se trouvent être utilisés par les extrêmes droites, par les plus à droite des mouvements conservateurs et par – les lobbies du nucléaire, du pétrole, de l’agrochimique et autres gais-lurons aussi préoccupés du mieux-vivre que des éphémères. Bien sûr, on pourrait se demander si, lorsqu’il n’y a pas un débat éthique sous-jacent à une recherche (contrairement à la fécondation in vitro chez les femmes âgées, par exemple), il est très sain de brider les scientifiques, sous prétextes qu’ils bousculeraient les habitudes. Je me permets d’inverser la question : lorsqu’on sait que notre recherche n’aura pour seule audience que l’égoïste et le xénophobe, que par effet de ricochet nos résultats risquent de détruire plusieurs décennies de choix politiques non invalidés par ceux-ci, pourquoi… la poursuivre ? Car si le climatosceptisme s’impose auprès du grand public, les conséquences, à n’en pas douter, pourraient être dévastatrice. L’arène politique ne se prête pas aux nuances, et les populations mondiales auront l’impression d’avoir été bernées. Et l’écologie dans son ensemble de connaître un coup de frein des deux pieds.

Le climatosceptisme est dans les grandes lignes plutôt honorable ; si certains scientifiques participant au dénigrement du RCA sont assurément télécommandés par des groupements d’intérêts industriels, il en est d’autres pour qui le « manque de méthode scientifique » serait le péché originel frappant tout le débat sur le RCA. Une (très court) résumé (vu l’ampleur du débat), La trop longue agonie de la Crosse de Hockey, focalisé sur la fameuse crosse de hockey, illustre ce second cas. A voir les climatosceptique se débattre dans un monde tout acquis au RCA, je ne peux m’empêcher d’y voir une piqûre salutaire contre une pensée unique. Après tout, les écologistes dans les années 1990 étaient les climatosceptiques d’aujourd’hui…

Cependant, je ne sais pas vraiment qui hormis les climatologues serait capable de comprendre les tenants et les aboutissants du débat. Car si l’article précédent est franchement vulgarisé, il démontre sans ambages que pour entrer dans la discussion, il est nécessaire d’approfondir le sujet – l’approfondir de beaucoup. Les climatosceptiques en appellent à l’esprit critique de chacun, et au refus des réponses pré-mâchées et pré-digérées que l’on nous sert – comment leur en vouloir. L’effet de bord de cet appel toutefois, c’est son corollaire : ne pas accepter sans condition les positions climatosceptiques.

A mon grand désespoir, il est des sujets sur lesquels je peux intellectuellement m’aventurer, et d’autres où tout simplement pas. Dénué de point de départ solide sur lequel bâtir ma réflexion, je me vois dicter l’échange entre climato-alarmiste et climatosceptique. Un exemple parmi tant d’autres : lorsque l’auteur de « La trop longue agonie de la Crosse de Hockey » aborde la polémique sur la dendrochronologie. Quelles sont mes connaissances de la dendrochronologie ? Nulles. Quelles en sont la méthodologie, les pratiques historiques, les précautions d’usage, l’évolution technologique ? Je n’en ai aucune idée. Parler du « bruit » qui pollue les données, c’est très bien ; mais comment prélève-t-on ces données, comment effectue-t-on les mesures, quelles sont les interprétations possibles ? Pas le moindre soupçon de réponse, en ce qui me concerne. Soit j’adhère idéologiquement à l’un (le climato-alarmiste) soit à l’autre (le climatosceptique). Sur le plan scientifique, les solutions sont insatisfaisantes ; mais sur le plan politique, il en est tout autrement…

Voici la situation : je ne peux me positionner sur l’existence ou non du RCA. Des indices tendraient à me faire pencher sur sa réalité, en raison d’îles qui disparaissent, des glaciers qui reculent, des lacs gigantesques (Tchad, Baïkal, pour ne parler que des plus grands) disparaissent, les déserts avancent, la biodiversité s’amenuise. Mais là encore, ce n’est pas parce que je constate des effets que je suis justifié à en déduire les causes. Pour en comprendre les causes, là encore, il me manque le b.a.-ba méthodologique : je ne saurais attribuer à l’action humaine (et à elle seule) les effets constatés.

A côté de cela, des catastrophes indubitablement anthropiques s’accumulent : pétrole, nucléaire, pollution atmosphérique, pollution alimentaires, pour ne parler que de la minuscule pointe émergée de l’iceberg des problèmes causés par l’activité humaine. Ici, il est possible de prendre position, d’établir le lien de causalité entre l’effet visible et l’homme.

En résumé, voici la situation : les changements écologiques sont une réalité, qu’il faudrait être fou ou idiot pour réfuter – RCA mise à part. Leur origine, pour nombre d’entre eux, est clairement identifiable : l’homme. Les activités dommageables pour l’environnement et pour l’homme requièrent un train de mesures d’adaptation, comme l’aide au développement durable, la coopération nord-sud, une réflexion sur notre mode de production et nos habitudes de consommation. Le RCA peut être débattu autant que l’on voudra ; il se trouve que les mesures à prendre pour vivre en harmonie avec une terre qui « ne nous est que prêtée par nos enfants » (Saint-Exupéry) sont rigoureusement les mêmes, RCA ou pas. Nous devons nous adapter, RCA ou pas ; le débat sur ce dernier est-il justifié ?

Le GIEC peut sembler définitivement décrédibilisé. Les co-lauréats d’Al Gore du prix Nobel de la paix ont perdu, au fil des affaires, toute autorité. Mais franchement, il reste très marginal de savoir si les méthodes du GIEC sont ou non scientifiques. La fameuse crosse de hockey a permis d’amorcer une réflexion dans un modèle totalement paralysé jusque-là, celui du développement industriel. Je ne remercierai jamais assez cette crosse de hockey, même si on pourrait vouloir aujourd’hui l’enterrer. Faire passer un message d’alarme à l’échelle mondiale demandait des images fortes, un marketing dont l’écologie s’est abondamment servie : ce n’est d’ailleurs que lorsque les mouvements Verts ont compris la nécessité d’utiliser le marketing qu’ils ont vraiment décollé. La fin justifie-t-elle les moyens ? Parfois, lorsque les moyens sont si innocents, oui.

Nous avons donc des thèses climatosceptiques, qui se trouvent être tout aussi compréhensibles et datées que celles des climato-alarmistes. Aucun des deux n’est en mesure d’amener l’argument massue. Cependant, l’impact de l’homme est avéré dans de nombreux autres domaines que le climat, et il vaut mieux s’adapter le plus vite possible. Il se trouve que les mesures à prendre vont dans le sens des climato-alarmistes ; il se trouve également que les thèses climatosceptiques vont dans le sens d’individus peu recommandables.

Le climatosceptique a-t-il conscience de son impact potentiel politique ? Souhaite-t-il un retour au débat écologique comme on en voyait au début des années 1990 ?

En ce qui me concerne, certainement pas. Je ne veux pas voir fleurir à nouveau le slogan « c’est l’atome ou la bougie »1, lancé comme une bonne rigolade aux écolos luttant pour faire entendre leur voix. Tous les discours écolos étaient mis dans le même panier, tous les écolos étaient des anarchistes passéistes en tongs et à barbe. Maintenant que cette image a enfin évoluée, il serait catastrophique, alors même qu’on ne possède pas de réponse sur le RCA, d’envoyer le signal – un signal qui serait erroné – que ces 20 ans de militantisme ont été une tromperie. Non, ils ne l’ont pas été. Ils ont été une correction, une remise en question, qui n’en est encore qu’à ses balbutiement.

Il reste pourtant beaucoup à faire au vu des enjeux, et ce n’est certainement pas en écrivant « Gr€€np€ac€ » (je me réfère à l’article « La trop longue agonie de la Crosse de Hockey ») dans un article qu’on prend la bonne direction. On se trompe d’ennemi. On se trompe d’allié. On se trompe de recherche. Être climatosceptique est dangereux et irresponsable.

  1. Le 29 septembre 2010, lors des délibérations sur une nouvelle constitution genevoise, des hommes politiques de droite cherchant à justifier un retour au nucléaire (de laquelle la région genevoise s’en est totalement éloignée), ont eu le courage – la bêtise crasse – de resservir ce slogan.

Source image : http://1.bp.blogspot.com

Thèmes

Climat Responsabilité sociale

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commentaires
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par Helios (IP:xxx.xx1.158.233) le 2 octobre 2010 à 15H38

... et la naïveté parnoïaque sans la science, cela s’appelle comment ?

Oui, le climat se rechauffe, ça on le sait et on le mesure.

L’ennui, c’est qu’il existe quelques naïfs qui s’imaginent que parce qu’on va diminuer de quelques ppm le taux de CO2 dans l’atmosphere cela va changer quelque chose !

Qui a reussi a demontrer que le rechauffement climatique actuel etait une consequence directe de l’activité carbonée de l’homme ? qui, ?

On attend toujours des preuves irrefutables et non pas des evaluations sur des modèles inverifaibles a faire par des scientifiques rigoureux.

On attend aussi, de la part de ceux qui crient si fort qu’ils s’impliquent dans la deforestation qui diminue considerablement les capacités d’absorption des divers polluants gazeux (autant que liquides).

Et de plus, il ne faut pas melanger la POLLUTION et le climat qui sont deux choses totalement differentes.

On attend encore de la part de tous ceux qui crient, qu’ils se prennent par la main et aillent eduquer les habitants de l’ensemble du continent africain, de l’Asie dans sa quasi totalité, dont le sous continent indien en integralité, et une partie du nord de l’Amerique latine... qu’il ne faut pas jeter et abandonner n’importe quoi n’importe où !

Pour contester et attaquer le transport aerien, les bateaux et les automobiles, ça, ils sont forts les naifs qui se gonflent comme des grenouilles en s’imaginant que l’homme a les moyens de changer le climat de la planete...

Faites le menage, au sens propre comme au sens figuré dans les idées et dans la nature pour que tous nous vivions mieux et qu’en plus nous nous adaptions aux changements que la terre et sa cosmologie nous impose a nous qui ne sommes pas grand chose... et remballez votre dogme !

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par Psykotik (IP:xxx.xx6.63.143) le 2 octobre 2010 à 19H34

Helios,

Je ne sais pas si il y a avait une question ou une remarque proprement liée à mon article, Helios, mais j’aimerais faire une remarque sur ce passage révoltant :

On attend encore de la part de tous ceux qui crient, qu’ils se prennent par la main et aillent eduquer les habitants de l’ensemble du continent africain, de l’Asie dans sa quasi totalité, dont le sous continent indien en integralité, et une partie du nord de l’Amerique latine... qu’il ne faut pas jeter et abandonner n’importe quoi n’importe où !

Quand on parle de réchauffement climatique et d’adaptation industrielle, nous ne somme pas dans une optique d’éducation et d’apprentissage du tri des déchets (qui lui est du bottom-up). Sans vouloir renier l’intérêt des programmes éducatifs ou d’échange qui existent (contrairement à ton affirmation) déjà, c’est les habitudes de consommation (-> décroissance) et de production qu’il faut changer. Et là, faute de déclencher une guerre, il faut soit négocier à l’échelle internationale, soit exiger lors de tout achat le bilan carbone, éthique du bien acheté.

Je vois mal cette deuxième solution se retranscrire dans les actes ; il ne reste plus que la négociation internationale. A moins que tu ne souhaites une guerre, remarque. Car chaque nation est indépendante, libre et souveraine ; elle n’attend en rien les bienfaits d’une mission civilisatrice à la française...

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par WXCV (IP:xxx.xx9.4.59) le 2 octobre 2010 à 17H12

@ L’auteur au pseudo éloquent.

"Nous avons donc des thèses climatosceptiques, qui se trouvent être tout aussi compréhensibles et datées que celles des climato-alarmistes."

- Les deux thèses sont également respectables et dignes d’intérêt, méritant l’une et l’autre d’être défendues par des arguments scientifiques issus de recherches étendues, réalisées correctment. Les résultats de ces recherches méritent d’être analysés calmement posément, honnêtement par des individus et des groupes qualifiés expérimentés loin de tout anathème, de tout sectarisme et de toutes injures. Ce n’est pas la manière dont vous procédez hélas votre attitude purement sectaire faisant pedre ainsi toute crédibilité à votre argumentation ou plutôt à votre manque d’argumentation. Si on laisse aux scientifiques le temps et les moyens de travailler, l’une des deux thèses finira bien par se révéler exacte. Et ne dites pas que l’on n’a plus le temps d’attendre, c’est la pseudo- argumentation des cliques catastrophistes.

" Aucun des deux n’est en mesure d’amener l’argument massue."

- Alors pour quoi et sur quelle base êtes vous en mesure de rejeter un des thèses plutôt que l’autre ?? Pas très cohérente comme attitude.

"Cependant, l’impact de l’homme est avéré dans de nombreux autres domaines que le climat,"

- Et alors ? Est-ce une raison suffisante pour déclarer, sans "argument massue" que c’est aussi applicable au climat ?

"...il se trouve également que les thèses climatosceptiques vont dans le sens d’individus peu recommandables."

- L’insulte, le mépris et la diffamation n’ont jamais apporté quoique ce soit d’utile et d’intelligent à un débat. Vous vous couvrez tout simplement d’opproble.

"Être climatosceptique est dangereux et irresponsable."

- Votre conclusion insultante ne vous honore pas et confirme votre attitude purement sectaire donc irrecevable.

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par Psykotik (IP:xxx.xx6.63.143) le 2 octobre 2010 à 19H22

Je suis sûr que ton intervention était très intéressante et amenait la contradiction de fort adroite manière, preuve que tu avais compris mon article, mais... je n’ai pas dépassé la première ligne.

Il y a des chances pour cette première ligne démontre ton incapacité à dépasser l’aspect superficiel des choses.

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(IP:xxx.xx7.34.130) le 2 octobre 2010 à 19H23

deux dangereux irresponsables ont répondu avant moi...

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par Psykotik (IP:xxx.xx6.63.143) le 2 octobre 2010 à 19H40

bein... c’est qu’il faut beaucoup d’irresponsables pour faire une catastrophe, on la fait rarement tout seul !

Cela dit, je veux bien débattre de ma position, mais il faudrait commencer à l’attaquer, messieurs les climatosceptiques. Faites preuve d’un peu d’inventivité, de contradiction ! On dirait de pâles brebis alarmées par le réchauffement du climat.

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 3 octobre 2010 à 09H40

"Cela dit, je veux bien débattre de ma position, mais il faudrait commencer à l’attaquer, messieurs les climatosceptiques"

"mais... je n’ai pas dépassé la première ligne."

- ous venez tout juste de démontrer qu’il se servirait à rien de "l’attaquer" puisque vous avouez ne pas dépasser la première ligne des interventions ! Par ailleurs, pour pouvoir "attaquer" (pourquoi ce vocabulaire offensif d’abord ?) votre position, il faudrait qu’elle soit soutenue par de véritables arguments, scientifiques, économiques, politiques, etc... Et qu’elle ne consiste pas seulement en une litanie d’incantations et un catéchisme d’affirmations purement dogmatiques et sectaires qui se terminent, comme il est de coutume avec les imprécateurs de votre espèce, en une réitération de qualificatifs méprisants et injurieux. Vous rejetez a priori toute contradiction, toute objection, toute position qui n’est pas conforme à votre doctrine. Alors à quoi bon ?

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par Psykotik (IP:xxx.xx6.63.143) le 3 octobre 2010 à 11H00

Mais bon sang, ce débat est si émotionnel qu’on ne peut pas dépasser le procès d’intention, ou les attaques gratuites ?

Si je n’ai pas répondu au message qui commence par une insulte en première ligne, c’est qu’il désire débattre du RCA ; mon article, c’est justement pour rappeler que je n’ai pas les moyens d’en débattre... il y a des limites à mon incohérence.

Cet article, dont le fond, je le rappelle, explique qu’il est irresponsable pour un scientifique d’attaquer le RCA, ne cherche qu’à expliquer que les adaptations de nos modes de consommation et de production sont rigoureusement les mêmes en cas de RCA ou non. Et mes adjectifs "irresponsables" ou "dangereux" sont quand même issus d’un article qui, si il avait été lu, démontrerait pourquoi à mon sens ces adjectifs sont valablement accolés aux climatosceptiques. Ca n’a rien de gratuit. Je ne réexpliquerai pas pourquoi, car tout est dans l’article. Après, m’affubler du mot sectaire, alors que justement, j’explique que je ne peux me positionner... c’est vraiment de la science fiction. Je suis un pragmatique, qui prend acte de la réalité et de ses possiblités : certains sont tellement habitués à lancer du "sectaire", que le monde entier l’est devenu.

Je ne répondrai plus qu’à ceux désirant traiter de l’article, et plus aux insultes. Ca fait rire un moment, mais c’est extraordinairement frustrant.

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 3 octobre 2010 à 11H30

Mon cher psychotique, la mauvaise foi vous aveugle et vous rend totalement incohérent (relisez-vous). Restons-en là, voulez-vous ? Je n’ai ni vocation ni le goût ni le temps de me colleter avec des individus mentalement fragilisés qui regurgitent sur un ton sentencieux des discours qu’ils n’ont à l’évidence pas assimilés. Il transparaît d’ailleurs de votre prose que vous êtes essentiellement concerné par régler vos comptes politiques hélvético-helvétiques avec un parti politique qui n’a pas l’heur de vous plaire ! Cà ne va pas plus loin et de çà je m’en fous complètement, çà ne m’intéresse pas ! Bonjour chez vous.

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par Psykotik (IP:xxx.xx6.63.143) le 3 octobre 2010 à 11H49

"Il transparaît d’ailleurs de votre prose que vous êtes essentiellement concerné par régler vos comptes politiques hélvético-helvétiques avec un parti politique qui n’a pas l’heur de vous plaire !"

Puisque j’ai (encore) un procès d’intention auquel je me dois de répondre : oui, je suis en guerre idéologique avec des hommes politiques genevois qui veulent (qui ont, depuis la rédaction de cet article) inscrire le droit au nucléaire dans la constitution genevoise. Je le reconnais bien bassement, si je m’intéresse aux questions écologiques c’est que les questions écologiques m’intéressent.

Toutefois, la genèse de cet article est une discussion franche et approfondie avec un ami climatosceptique. Et donc, non, l’article n’a pas pour objectif de régler le moindre compte avec qui que ce soit.

Mais sinon, tu ne sais vraiment pas débattre sur un sujet, sans traîner dans la boue ton opposant ?

Je ne m’habituerai jamais à cette forme d’impolitesse si visible dans les forums web. En particulier sur Agoravox, mais aussi, je le découvre à ma grande déception, sur Naturavox. Je comprends pourquoi la plupart des auteurs refusent purement et simplement de répondre aux commentaires.

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 3 octobre 2010 à 15H56

"Puisque j’ai (encore) un procès d’intention auquel je me dois de répondre : oui, je suis en guerre idéologique avec des hommes politiques genevois..."

- Vous avez une logique bizarre ( c’est suisse ou bien ?). Vous prétendez que je vous fais un "procès d’intention", c’est à dire que je vous attribue quelque chose qui n’existerait pas : soit un règlement de compte avec des politiciens genevois, et immédiatement après, pour vous défendre, vous confirmez précisément l’existence de ce conflit politique.... Par conséquent ce n’est pas un "procès d’intention" mais un "fait", du moins en bon français.

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par Psykotik (IP:xxx.xx3.250.125) le 4 octobre 2010 à 09H10

Je réponds rapidement, et uniquement sur le procès d’intention ; le reste figure dans mon article, et comme précédemment mentionné, ton agressivité me décourage de toute volonté de débat. Je ne répondrait pas aux attaques, aussi gratuites que celles sur ma nationalité. Non, pas même par l’humour.

Je rappelle donc tes termes :

Il transparaît d’ailleurs de votre prose que vous êtes essentiellement concerné par régler vos comptes politiques hélvético-helvétiques avec un parti politique qui n’a pas l’heur de vous plaire !

essentiellement concerné, écrivais-tu ; non, j’ai beau avoir des échanges sur bien des sujets avec bien des partisans adverses, principalement sur le nucléaire, ce n’était pas l’origine de mon papier. Ma réponse fût donc que :

Toutefois, la genèse de cet article est une discussion franche et approfondie avec un ami climatosceptique. Et donc, non, l’article n’a pas pour objectif de régler le moindre compte avec qui que ce soit.

En écrivant que ce papier a pour seul objectif de régler des comptes avec des adversaires politiques, tu en dénatures le contenu. Tu décides également à ma place (tu interprètes gratuitement) les motifs qui m’ont poussé à le rédiger. C’est, en bon français, un procès d’intention.

Mais tout cela reste relativement marginal au regard de l’article. J’ai assez peu d’ego, donc même malgré tes attaques sur ma nationalité, mes capacités mentales, mon sectarisme, et j’en oublie, si tu souhaites aborder l’article, c’est avec plaisir que j’en traiterai avec toi.

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 4 octobre 2010 à 18H12

"....ton agressivité ...."

- Vous ne faites pas la différence entre "agressivité" et "fermeté". Je ne suis jamais agressif, ce n’est pas dans ma nature et je pense que c’est inutile et contre-productif. Par contre, la fermeté dans le langage n’est souvent pas inutile pour faire passer les messages.

..."Je ne répondrait pas aux attaques, aussi gratuites que celles sur ma nationalité. Non, pas même par l’humour."

- Humour dont vous démontrez par votre réaction "coincée" que vous en êtes complètement dépourvu. Ma petite remarque n’était en aucune manière une "attaque", mais un petit clin d’oeil qui se voulait un peu drôle. C’est loupé, j’en suis désolé car je ne voulais pas vous offenser, ce n’est pas mon genre, surtout sur ce genre de sujet ayant travaillé plusieurs années à Genève. Tant pis restons - en là car le "débat" si tant est qu’il y en ait un, me paraît être impossible avec quelqu’un qui prend toutes les objections qui lui sont faites comme des attaques presonnelles et ne veut pas reconnaître ses propres contradictions.

"Tu décides également à ma place (tu interprètes gratuitement) les motifs qui m’ont poussé à le rédiger. "

- Votre article est bâti et "argumenté" avec le seul objectif d’amener la conclusion car vous concluez bien ce papier sur votre conflit avec un parti politique qui propose de prendre des décisions qui ne vous plaisent pas. En général la conclusion d’un article traduit et fait la synthèse des idées exposées dans le corps de l’article et représente les idées de l’auteur. Ou alors vous êtes planté et votre paragraphe sur la question politique n’a rien à faire ici. Débarrassé de cette scories politique, le reste du papier pourrait faire l’objet d’une discussion bien qu’il n’y ait pas grand chose à discuter dans une suites de poncifs et de platitudes maintes fois rabachées. Désolé, donc ce n’est pas un "procès d’intention" (je n’interprète pas, je lis seulement ce que vous avez écrit).

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par Psykotik (IP:xxx.xx2.235.220) le 4 octobre 2010 à 18H29

Votre article est bâti et "argumenté" avec le seul objectif d’amener la conclusion car vous concluez bien ce papier sur votre conflit avec un parti politique qui propose de prendre des décisions qui ne vous plaisent pas. En général la conclusion d’un article traduit et fait la synthèse des idées exposées dans le corps de l’article et représente les idées de l’auteur. Ou alors vous êtes planté et votre paragraphe sur la question politique n’a rien à faire ici.

Ce n’était pas une conclusion, homme qui ne signe pas, mais une note de bas de page.

Allez, moi je suis las d’autant de conneries :)

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 4 octobre 2010 à 19H01

"une note de bas de page."

- Qui n’a pas grand chose à voir avec le sujet de l’article mais qui pêrmet de lâcher un peu de bile politicarde au passage !

"Allez, moi je suis las d’autant de conneries :)"

- Allez, vous n’échappez pas à la règle ! Dès que vous êtes acculé dans le coin sans plus d’arguments à mettre ne avant, ce que dise les autres devient automatiquement des conneries. C’est bien classique chez les réchauffistes catastrophistes millénaristes. Allez et bien le bonsoir. Je me suis bien amusé. Cà marche à tous les coups. Il suffit d’agiter le chiffon rouge et çà part.

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(IP:xxx.xx9.4.59) le 3 octobre 2010 à 15H33

"Mais sinon, tu ne sais vraiment pas débattre sur un sujet, sans traîner dans la boue ton opposant ?"

"il se trouve également que les thèses climatosceptiques vont dans le sens d’individus peu recommandables."

- Qui a commencé par traîner ceux dont vous ne partagez pas les thèses ?

"c’est qu’il désire débattre du RCA ; mon article, c’est justement pour rappeler que je n’ai pas les moyens d’en débattre... "

- Alors pourquoi faites-vous paraître tout un article sur le sujet ? Qui plus est sous un titre offensif et provocateur ?

Les procès d’intention ne sont pas là où vous les mettez !

"si je m’intéresse aux questions écologiques c’est que les questions écologiques m’intéressent."

- Alors acceptez qu’elles soient débattues ouvertement quels que soient le fond et la forme sous lesquels elles le sont ici. C’est la règle du jeu de ce genre de forum. Acceptez que les autres expriment leurs idées, leurs thèses et leurs arguments même s’ils vous déplaisent. Répondez-y sans systématiquement vous réfugiez dans l’attitude de la vertu offensée et éluder la discussion et la parasiter avec des questions personnelles comme vos divergences avec un parti politique dont la grande majorité des lecteurs de ce forum n’a strictement rien à faire.

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par patrick (IP:xxx.xx6.215.227) le 6 octobre 2010 à 13H05

(je ne comprends pas, ne partages pas les mots exprimés à l’encontre de l’auteur. Bien qu’étant d’un avis différent, la polémique gratuite et insultante à son encontre donne une bien piètre image des climatosceptiques que nous sommes. Permettez-moi d’établir les termes de l’échange différemment, et gardez à l’esprit qu’on ne saurait restreindre la position climatosceptique à un seul climatosceptique virulent manifestement trop énervé pour avoir vraiment lu votre article)

Je suis d’accord pour une écologie raisonnée, modérée, raisonnable, mais certainement pas en faveur d’une écologie "intégriste" qui utilise la science quand ça lui convient, et la rejette dans le cas contraire. Ce n’est pas en ameutant des foules autour d’un problème qui n’existe pas qu’on peut faire les bons choix politiques.

Les montants déjà dépensés autour du GIEC se montent à 100 millions ; combien d’argent investi inutilement, qui aurait pu être alloué à d’autres mesures ?

Seul le faire peur est utilisé dans cette affaire ; on se croirait dans une dictature, dont la terreur est le seul moyen d’appliquer ses choix.

Les conclusions du GIEC sont de plus en plus contestées, le dogme du RCA battu en brêche par la science opiniâtre et détachée de toutes considérations politiques (que vous souhaitez voir au service du politique).

Laissons les scientifiques faire leur travail, et mettons les ressources là où elles sont nécessaires. Voilà qui serait vraiment productif.

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par Psykotik (IP:xxx.xx1.189.134) le 6 octobre 2010 à 15H17

Merci pour un message qui, franchement, me rassure : des avis opposés ne doivent pas engendrer haine et mépris :)

Tu relèves judicieusement trois choses : l’alarmisme, les dépenses liées au RCA, et le rejet de la méthode scientifique.

Tout d’abord, sur la méthode scientifique, car c’est le point qui me laisse le moins à l’aise dans mes baskets. La rigueur, l’honnêteté, la rationalité font partie des valeurs que je défends aussi bien en politique qu’en science. Je ne saurai donc user du rejet de la recherche scientifique à la légère. Cependant : 1/ Premièrement, à moins de virer complètement climatosceptique, c’est à dire être convaincu par tes (par vos) arguments, je penche toujours, modestement et avec mes moyens, en faveur d’un RCA. Je suis conscient qu’il existe des exemples fameux dans l’histoire de tromperie de masse, sous des arguments méthodiques et analytiques, et que l’union ne fait pas forcément la vérité. Tout le XIXe siècle, une large moitié du XXe font la part belle au racisme scientifique. La cigarette a longtemps été conseilléee par des médecins. Toutefois, sous quel prétexte ne pourrais-je pas conclure que, ceux qui ont tort, ceux qui sont du mauvais côté de la barrière, ce sont les climatosceptiques ? La probité voudrait que je me spécialise dans des disciplines qui m’ouvriraient les portes la connaissance climatologique. Cependant, je n’en ai pas les moyens. Je ne peux que survoler ce domaine. Et, à défaut, parce que le RCA est documenté depuis des décennies et soutenu par la majorité des climatologues de la planète, je choisis de croire à leur analyse. Ce qui est, tu me le concéderas, une position rationnelle de ma part. 2/ Mes observations personnelles tendent à confirmer un RC au moins, ce qui balaye une partie du discours climatosceptique. Voir n’est toutefois pas comprendre (je consacre une partie de mon article à cela), mais un RC me semble être bel et bien à l’oeuvre. 3/ Les dégâts écologiques issus de l’action anthropique sont monstrueux. Pour notre environnement, et par ricochet pour nous aussi. Des actions *doivent* être entreprises. Ainsi, je le pense, ce n’est pas non plus par péché a-scentifique que je me déclare climato-alarmiste. C’est toutefois avec beaucoup d’humilité que je constate ma limite dans le discours ; je n’ai pas les moyens pour m’enfoncer, argumentativement, dans un débat d’expert. Je tiens pour moi les mots de Wittgenstein : quand tu ne sais pas, tais-toi. Et sur les preuves d’un RCA ou non, je ne me prononcerai pas.

Deuxièmement, concernant les dépenses, laisse-moi m’interroger sur la provenance de ce chiffre de 100 millions ; je n’ai jamais rien lu de tel, il vient d’où ? Je veux bien reconnaître que le GIEC coûte. Il coûte le montant du temps dépensé par des scientifiques à établir des réflexions. Il coûte le prix des instruments nécessaires pour effectuer des mesures. Il coûte en somme ce dont on a besoin pour valider (ou non) une thèse scientifique. A mes yeux, c’est de la recherche simple ; aux tiens, je conçois que c’est de l’argent mal dépensé, mais au pire, il devrait être tenu pour de la recherche... fondamentale. Ce qui ne peut être rejeté, surtout sur un sujet aussi important ; accepte que tous les climato-alarmistes ne sont pas seulement des illuminés à la solde de lobbies écologistes très riches (c’est bien connu), ou des sectaires en mal de recherches. Certains sont sincères ; et ces gens-là, il faut les financer. Ca coûte. On pourrait débattre sur toutes les dépenses inutiles, faites à travers les âges et les pays : on ne s’en sortirait jamais. Je ne tiens pas, en l’espèce, les recherches du GIEC pour inutiles. Car dans tous les cas, elles auront amené une compréhension moins imprécise du climat.

Enfin, troisième point qui me servira de conclusion : l’alarmisme. Tu n’hésites pas à accoler le terme "dictature", que je trouve excessif. Est-on en dictature parce que les USA et l’Europe panique au sujet du terrorisme ces derniers jours (euh, ces dernières années) ? Est-on en dictature parce que la grippe porcine a déclenché des réponses démesurées de la part des Etats ? Non. Mais il est vrai que les Etats, pour des raisons que je n’aborderai pas ici, sur-réagissent de plus en plus. Mais quel est le résultat de la panique autour du terrorisme ? La xénophobie, la vente d’armes, la tension internationale, la privation de libertés. Pour la grippe porcine ? L’engraissement des compagnies pharmaceutiques et des pertes sèches économiques. En ce qui concerne le climato-alarmisme... c’est tout bénéf : discussion et action autour des énergies alternatives, réflexion sur le mode de consommation, discussions internationales sur les modes de productions, sur la distribution des ressources écologiques, etc. Le débat écologique EST possible ; on n’a jamais autant parlé d’écologie que depuis 5 ans. Merci qui ? Merci la crosse de hockey ! Et encore, dans les faits, c’est surtout le rapport Stern - et la question du coût économique provoqué par le RCA - qui a permis une telle évolution. Les mesures prises pour diminuer la pollution industrielle ? Tout bénéf pour le citoyen. Les mesures pour diversifier les approvisionnement énergétiques ? Tout bénéf pour le citoyen. Les mesures pour augmenter les offres de transport public ? Tout bénéf pour le citoyen. Je ne saurais énumérer le nombre d’actions entreprises pour des motifs écolos, mais qui sont seulement des effets de bords de la panique liée au RCA.

A mon niveau, au niveau de n’importe quel citoyen, je ne vois pas pourquoi je soutiendrai les climatosceptiques. Et au niveau des scientifiques, pour les raisons rappelées en préambule, je trouve irresponsable de poursuivre *publiquement* ces recherches. La science doit se nourrir de débat, mais elle ne médiatise pas - loin s’en faut - toute ses recherche. Etre climatosceptique, à l’échelle de la société, est dangereux et irresponsable.

Merci pour ton message qui m’aura permis de préciser certains points.

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(IP:xxx.xx3.88.147) le 9 octobre 2010 à 17H53

1. "La rigueur, l’honnêteté, la rationalité font partie des valeurs que je défends aussi bien en politique qu’en science."

2. "Mais franchement, il reste très marginal de savoir si les méthodes du GIEC sont ou non scientifiques. La fameuse crosse de hockey a permis d’amorcer une réflexion dans un modèle totalement paralysé jusque-là, celui du développement industriel. Je ne remercierai jamais assez cette crosse de hockey, même si on pourrait vouloir aujourd’hui l’enterrer."

- Il va falloir réviser vos notions de "rigueur", de "rationalité et "d’honnêteté" !!

- Reposer votre doctrine sur la fameuse crosse de hockey dont vous ne semblez pas être convaincu de la valeur d’argument (vous avez d’ailleurs raison sur ce point puisque cette fameuse crosse a été démontrée comme étant le résultat de bidouillages de données) simplement parce qu’elle va dans le sens de votre dogme, est faire preuve d’une singulière hypocrisie et d’un aveuglement dogmatique qui fait peur.

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(IP:xxx.xx3.95.243) le 24 octobre 2010 à 16H31

"Je ne tiens pas, en l’espèce, les recherches du GIEC pour inutiles."

Le GIEC ne fait PAS de recherches !!

Il « a pour mission d’évaluer, sans parti-pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d’origine humaine [*, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue »

 »(http://www.ipcc.ch/home_languages_m...

Le Giec n’est donc pas un organisme de recherche, mais un lieu d’expertise visant à synthétiser des travaux menés dans les laboratoires du monde entier.

[*] Il est intéressant de noter que le GIEC a d’emblée, dès sa création, posé comme postulat que le changement climatique ETAIT d’origine humaine !! Ce qu’il a fait depuis c’est de tenter de démontrer que ce postumlat de départ était correct et pour ce faire il a continuellement sélectionné les individus, les laboratoires, les thèmes de recherche, les publications allant dans ce sens au détriment d’autres travaux allant dans le sens opposé ! Tout ceci est facilement vérifiable pour qui veut bien faire preuve d’objectivité et se donner la peine de chercher ...

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(IP:xxx.xx3.88.147) le 7 octobre 2010 à 12H31

"Les conclusions du GIEC sont de plus en plus contestées, le dogme du RCA battu en brêche par la science opiniâtre et détachée de toutes considérations politiques (que vous souhaitez voir au service du politique)."

- Bien d’accord avec vous mais quand on lit les délires amphigouriques de l’auteur de l’article en discussion ici (et de bien d’autres ayant la même attitude hélas ), on devient profondément sceptiques (et pas seulement climato-) sur les capacités (et la volonté) de certains à regarder les choses en face et à prendre en compte les mises au point indiscutables, vérifiables, vérifiées des travaux scientifiques et à abandonner leurs croyances ancrées dans des peurs ancestrales injustifiées car c’est bien de celà qu’il s’agit, de "croyances".

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(IP:xxx.xx3.88.147) le 9 octobre 2010 à 17H42

"Je me permets d’inverser la question : lorsqu’on sait que notre recherche n’aura pour seule audience que l’égoïste et le xénophobe, que par effet de ricochet nos résultats risquent de détruire plusieurs décennies de choix politiques non invalidés par ceux-ci, pourquoi… la poursuivre ? "

- Belle mentalité en effet !! Empêcher de faire des recherches de peur qu’elles apportent des résultats qui viendraient contredire notre très cher et très vénéré dogme de l’origine anthropique du "réchauffement" !!

C’est en quelque sorte ce que fait l’église catholique qui freine des quatre fers l’étude des parchemins de la Mer Morte et qui refuse obstinément que soit publiés les rares résultats déjà obtenus (demême qu’elle refuse l’accès à certains ouvrage de la bibliothèque vaticane) de peur que ces derniers bouleversent les données décrétées à jamais intangibles du dogme...... Si çà ce n’est pas de l’obscurantisme, je ne sais pas ce que c’est !

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(IP:xxx.xx5.1.110) le 7 novembre 2010 à 11H29

Dommage pour certains mots employés car nous sommes dans le même bocal. Les arguments de part et d’autre ont un grand intérêt.

Pour l’unique question des modifications du climat, je me permets d’ écrire qu’il existe des prof. d’histoire et des êtres qui ont étudié le moyen-âge et des récits anciens. Il existe aussi des jardins et leurs propriétaires qui reprennent tant que faire se peut l’utilisation des jardins au moyen âge. La visite des jardins médiévaux peut se faire et nous pouvons avoir la compréhension de l’histoire par les modifications NATURELLES de climat durant les 1000 ans de cette période. Comment penser faire un jardin médiéval sans ’aller’ dans l’histoire ? Pour nous, il suffit de profiter de ce savoir très longuement acquis En plus, nous pourrions comprendre différemment la signification de la visite et surtout de la profondeur et de l’ Amour du message du nouveau Maître du Monde en visite dans notre pays en acceptant la possibilité humaine d’avoir différents niveaux de Conscience. Le moyen âge étant une époque ayant eu des hauts et des bien-bas, il est curieux de découvrir une certaine concomitance entre le ’climat’ social et le ’climat’ du temps. Notre langue a donc retenu un seul nom !

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par jacques lemiere (IP:xxx.xx5.211.208) le 27 novembre 2010 à 15H05

Bof, evidemment que non etre climatosceptique n’est pas irresponsable.. et c’est peut etre dangeureux...c’est vrai... Je pense que la preuve de l’attribution du rca déja observé à l’homme n’est absolument pas demontrée.. je pense aussi que le cas de figure hypothétique où l’on arriverait à avoir plus de CO2 dans l’atmosphere toute chose etant égale par ailleurs conduirait à une certaine augmentation des températures ... D’un autre coté , même si vous ça ne vous intéresse pas il apparaît que la présentation des faits au public est franchement fallacieuse, crosse de hockey mais aussi celle du CO2, correlation CO2 temperature, montée des eaux.... C’est tout simplement malhonnête.

Sur le plan politique, je ne suis pas contre un monde moins gaspilleur des ressources...mais j’ai m’impression que les sommmets ont surtout pour but d’amener à freiner l’inexorable perte de pouvoir des pays gaspilleurs vis à vis des pays emergents.... L’elascticité des politiques en est d’ailleurs la preuve... depuis la crise curieusemnt le sujet est devenu secondaire !

Hem, on doit signaler le retour à l’independance d’esprit de judith curry...

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