Article publié le 18 mai 2007
On s’interroge sur le bilan carbonne de la filière bois-énergie. Voici quelques points à se rentrer dans la tête pour y voir clair :
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Tout végétal absorbe du carbone pendant sa croissance, par photosynthèse, pour fabriquer la matière organique qui le compose. Une forêt en croissance est donc une pompe à carbone.
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Une forêt non exploitée, où le bois est laissé naître, pousser, mourir et se décomposer, devient neutre en CO2 : en effet le carbone du bois mort est dégagé à nouveau dans l’atmosphère ou à la surface du sol sous différentes formes.
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Construire avec du bois, c’est réaliser un stockage (sur 20, 50 voire 100 ou 200 ans) de carbone.
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Brûler du bois, c’est dégager dans l’atmosphère autant de carbone que la croissance du bois en a absorbé.
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En revanche, brûler du pétrole ou du charbon, c’est déstocker des réserves de carbone fossiles pour les renvoyer sous forme de gaz carbonique dans l’atmosphère.
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La filière bois-énergie comprend certaines étapes mécanisées (débardage du bois, déchiquetage, transport) qui sont émetrices de CO2. Cependant le bilan global reste très largement positif par rapport à la combustion de ressources fossiles. J’apporterai bientôt des précisions chiffrées là-dessus.
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Le bilan peut encore être amélioré en travaillant à la « localisation » de la filière : utiliser du bois exploité localement, et donc très faiblement transporté. Le transport est en effet responsable d’une part importante de l’empreinte écologique et de la teneur en CO2 du bois-énergie. (idem, précisions chiffrées à suivre...).
Thèmes
Climat Changement climatique Habitat Energie Ecologie CO2 Environnement Gaz à effet de serre Electricité Bois
pour moi, le problème du bois en tant qu’énergie tient en deux questions :
combien de temps faut-il pour brûler un arbre ?
combien de temps faut-il pour faire pousser un arbre de la même essence et de même taille à partir de sa graine ?
J’aimerais bien que vous affichiez votre réponse à ces deux questions, que vous n’avez certainement pas négligé d’étudier.
Merci
Réaction au commentaire de l’Ecolo.
Je comprends tes états d’âme. Effectivement il faut de nombreuses années pour qu’un arbre arrive à maturité, on va dire 50 ans par exemple. Prenons le cas d’une forêt de 50 arbres. Il serait dommage de se priver d’exploiter 1 arbre par an. En effet au bout de 50 ans on peut recommencer le cycle. On appelle ça un aménagement forestier. C’est de la sylviculture et il y a des professionnels qui pratiquent ce métier.
Une bonne gestion en forêt serait de prélever l’accroissement. Or en France quand une forêt s’accroît de 10m3 on en prélève environ 5m3. Le reste se capitalise. Mais bon une forêt c’est comme un réservoir. Quand il est plein, il déborde... Pourquoi se priver de cette matière première renouvelable ?
Combien a t-il fallu de temps pour constituer nos ressources fossiles ?
C’est un peu comme si on avait des états d’âme pour faire une moisson. Au fait c’est vrai, ce champ de blé est tellement magnifique que ça serait dommage de le récolter !!
Je travaille en forêt et ça me fait peine de voir les montagnes de bois sur lesquelles nous sommes assis et de ne pas utiliser cette matière première renouvelable. Pour moi c’est un vrai gaspillage, un gâchis. Nos forêts faute d’éclaircie s’étouffent et dans le même temps on dilapide nos ressources fossiles (d’anciennes forêts) sans sourciller... C’est pas sérieux.
En réponse à L’écolo : il faut entre 2 ans et quelques décennies, selon divers paramètres.
Il se pratique des cultures de saule en Taillis à très courte rotation ou TtCR avec récoltes tous les 2 à 3 ans, pour le chauffage.
Mais quelle que soit la durée ce qui est intéressant est que le carbone est pris dans un cycle qui se déroule dans la biosphère, tandis que les énergies fossiles injectent dans la biosphère des quantités de carbone stockées dans la lithosphère : il y a donc enrichissement irréversible de la biosphère.
>Brûler du bois, c’est dégager dans l’atmosphère autant de carbone que la croissance du bois en a absorbé.
A condition que ce bois soit dans le même temps renouvelé, dans le cadre d’une gestion durable. Sinon ça devient un destockage
J’ai rarement vue un arbre boucaner la pollution comme ce mode de chauffage. On étouffe ! Maudite boucane !
Je comprends pas l’affaire de la sylviculture et de l’aménagement forestier
Ouin :-/ :-0











