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Espèces menacées en Lorraine

Article publié le 7 décembre 2011

En raison de la disparition de leurs habitats faunistiques (prairies, haies, roselières …), de l’urbanisation des campagnes, de l’agriculture intensive et de l’utilisation de vermifuges dans les élevages, de la perte des vergers et des ceintures potagères autour des villes, ainsi que de l’extension des lotissements, plusieurs espèces animales sont aujourd’hui menacées en Lorraine.

Espèces menacées en Lorraine

La pie grièche grise, le moineau friquet, le râle des genêts, ou encore le tarier des près en font partie. Tout comme la chouette chevêche des vergers, qui se nourrit d’insectes et de campagnols. Cette dernière déserte en effet de plus en plus nos campagnes, même si on croise encore quelques couples sur les côtes de Meuse. La rousserole turdoïde, en raison de la disparition des roselières dans lesquelles il niche, et les populations de busards cendrés, qui ont quitté les dernières roselières pour les champs de blé, ne sont guère mieux lotis. A la différence de l’hirondelle de fenêtres, sa cousine, toujours bien présente, l’hirondelle de cheminée ne trouve plus dans les granges et les hangars agricoles de quoi se nourrir et se loger.

Par ailleurs, même s’il reste l’oiseau emblématique des Vosges, le grand tétras, ou coq de bruyère, n’en demeure pas moins menacé de disparition depuis 30 ans, en raison de la raréfaction de ses chants séculaires et de ses parades nuptiales, nécessaires à sa reproduction. Cet animal farouche est en effet très perturbé par la forte emprise humaine. Avec une cinquantaine de coqs sur le massif, la survie de la population n’est pas acquise.

Les oiseaux ne sont pas les seuls sur la liste rouge, puisque deux amphibiens sont également en danger en Lorraine. En effet, sans un ultime sursaut, le crapaud vert et le pélobate brun vivent leurs dernières saisons.

Au-delà de ce constat pas franchement réjouissant, d’autres espèces redressent la pente, comme le faucon pèlerin. Nichant d’ordinaire sur les falaises, ce rapace s’implante désormais dans les villes. A Metz et à Nancy, plusieurs individus ont par exemple élu domicile dans les tours de certains édifices comme les cathédrales (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/02/le-faucon-pelerin-de-retour-au-bercail/).  

De même, le castor prospère à nouveau sur le territoire lorrain. En phase de reconquête, il pourrait néanmoins à terme poser des problèmes de cohabitation avec l’homme. Le retour timide de la cigogne noire constitue quant à lui une véritable énigme. Car à la différence de sa cousine blanche, le tempérament farouche de cet oiseau forestier le pousse loin des villes, sans que personne ne sache vraiment ce qui l’incite à pointer son bec chez nous.

Enfin, le succès de la réintroduction du chamois dans le massif vosgien ne doit pas cacher les difficultés à y maintenir les populations de lynx, elles aussi réintroduites et qui ont parfois tendance à s’en éloigner.

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(IP:xxx.xx1.6.211) le 10 janvier 2012 à 13H45

Mais ne pourrait-on revenir à l’étude sérieuse de l’équilibre harmonieux de notre Nature.

A quoi cela sert-il de vouloir, à tout prix à condition que ce soit les autres qui payent, conserver des espèces qui doivent disparaître ? La sensiblerie ne semble pas faire bon ménage avec notre Nature.


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