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Les miracles du purin d'ortie

Article publié le 25 août 2008

Les miracles du purin d'ortie

Aujourd’hui, soyons fou ! Imaginons un monde sans Monsanto où les seuls produits de traitement autorisés seraient les purins d’orties, de prêle, de consoudre, les macérations d’ail, les infusions ou les décoctions en tout genre.

Un monde où l’association Kokopelli serait reconnue d’utilité nationale pour son combat pour la défense et la sauvegarde des variétés de graines anciennes. Oui, bon, je sais c’est utopiste… mais on a bien le droit de rêver quand même.

En attendant, j’ai quand même eu une bonne nouvelle ce matin : j’ai fait une nouvelle adepte du purin d’ortie et forcément je me mets à rêver. Je me dis que si chacun d’entre nous se convertissait au purin d’ortie et arrivait à convertir au moins un voisin, nous pourrions de nouveau rêver d’un monde meilleur.

Réfléchissons ! Quels arguments vais-je utiliser pour vous convaincre ...

  • le prix ? des orties ramassées et de l’eau de pluie donc coût zéro centime.
  • la protection de l’environnement ? c’est un engrais bio.
  • la protection des humains et des animaux ? pas besoin de masque, de gants, de protections diverses et variées lors de l’utilisation : c’est sans danger.
  • son utilité ? renforce les défenses des plantes, diminue les maladies, très bon engrais, activateur de compost.
  • son efficacité ? il suffit de regarder un jardin « avec » et un jardin « sans », la différence saute à l’œil nu. Les plantes sont plus grandes, poussent plus vite, donnent plus de fruits, de légumes, de fleurs, et cela en un rien de temps.

D’accord son odeur est terrible ! Mais bon, au vu des avantages, on s’habitue très vite à l’odeur ! Un autre défaut ? Le risque de brûler la plante en cas d’utilisation en trop forte quantité, il faut diluer le produit et ne surtout pas l’utiliser pur, car c’est très fort !
Ah oui dernier défaut, ça ne fait pas repousser les cheveux, ni grandir les humains ! Pourtant à chaque fois que je pulvérise mes arbres fruitiers, avec les retombées, je prends une douche de purin, et bien çà n’a aucun effet sur moi, malheureusement !

Alors la recette de ce produit miracle ? Comme je suis très généreuse et toujours prête à vous rendre service, je vais vous la dévoiler !

En fait, c’est simple comme tout. Vous mettez environ un kilo d’orties coupées en morceaux (attention à ne pas prendre des orties en graines ou en fleur) dans un seau ou un récipient quelconque d’une contenance d’une dizaine de litres et comportant un couvercle. Vous remplissez le seau d’eau de pluie et vous mélangez bien avec un bâton.
Tous les matins, vous sortez le seau au soleil en enlevant le couvercle. Vous fermez le soir. Vous mélangez 2 à 3 fois par jour pendant 2 minutes.
Au bout de 4 à 5 jours (s’il fait beau) ou 1 semaine si le temps est plus frais, le mélange commence à mousser, une écume blanche apparaît. C’est le signe que c’est prêt. Ne laisser pas macérer la préparation plus longtemps, cela la tuerait, elle n’aurait plus aucune efficacité.
Il suffit à ce moment-là de filtrer le jus (à l’aide d’un vieux tissu, un bas ou un vieux rideau).
Vous pouvez conserver ce jus, au frais et à l’abri de la lumière (dans une cave par exemple), dans des bouteilles ou bidons pendant 1 an, il sera toujours aussi efficace. Le reste des orties peut être jeté sur le tas de compost, cela en améliorera la décomposition.
Lors de l’utilisation, le diluer à 10 % en pulvérisation (1 litre de purin pour 10 litres d’eau) et à 20 % en arrosage.
Vous pouvez utiliser cette potion miracle, une fois tous les 15 jours (pas plus) du printemps à l’automne, le matin de bonne heure ou le soir.
N’ayez pas peur, les plantes et arbres ne gardent pas l’odeur de purin, le goût de vos fruits et légumes ne sera pas altéré.

Alors convaincu ? Essayez le vite et vous ne pourrez plus vous en passer. Mais promettez-moi une chose, si vous en êtes satisfait, n’oubliez pas d’en parler autour de vous et de faire de nombreux adeptes.

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59 votes

commentaires
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par Capitaine poltron (IP:xxx.xx8.114.156) le 25 août 2008 à 17H04

Article du Monde : La viticulture bio mise en échec par le mildiou et un été maussade

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHAT...

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par zygomar (IP:xxx.xx4.12.217) le 27 août 2008 à 11H35

Vous est-il venu à l’idée de calculer combien de kilos d’ortie et de litres d’eau de pluie seraient nécessaires simplement pour appliquer votre méthode visant à exclure totalement l’emploi de produits phytosanitaires sur une seule exploitation agricole de taille moyenne ?? Non, évidemment....

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par brunetisa (IP:xxx.xx3.35.139) le 31 août 2008 à 10H45

Bonjour,

Pour répondre à zygomar, je pourrais citer la biodynamie (de plus en plus utilisée dans les grands vignobles de Bourgogne, par exemple) mais cela fera l’objet d’un autre article. Je vous conseille simplement d’aller voir la bande annonce du film "Nos enfants nous accuseront " de Jean Paul Jaude. Ce film va ébranler bien des consciences . Sortie nationale 5 novembre . http://www.nosenfantsnousaccuseront...

Amicalement, Isabelle

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par zygomar (IP:xxx.xx4.10.199) le 1er septembre 2008 à 16H22

Ma question était :

"Vous est-il venu à l’idée de calculer combien de kilos d’ortie et de litres d’eau de pluie seraient nécessaires simplement pour appliquer votre méthode"

Votre réponse est :

"je pourrais citer la biodynamie (de plus en plus utilisée dans les grands vignobles de Bourgogne, par exemple) mais cela fera l’objet d’un autre article..... Je vous conseille simplement d’aller voir la bande annonce du film "Nos enfants nous accuseront " de Jean Paul Jaude."

Conclusion :

Vous ne répondez pas à la question.

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par zygomar (IP:xxx.xx9.183.205) le 10 septembre 2008 à 11H27

Le concept d’agriculture biodynamique a germé dans la tête de Rudolf Steiner (1861-1925), un penseur autrichien féru d’ésotérisme et d’occultisme.

Steiner explique que « tout ce qui vit dans le siliceux possède des forces qui ne proviennent pas de la terre, mais des planètes dites extérieures, Mars, Jupiter, Saturne. (…) Le siliceux ouvre l’être végétal sur les lointains cosmiques qui éveille les sens de l’être végétal de telle sorte que celui-ci recueille de toute la périphérie de l’univers ce qu’élaborent ces planètes éloignées de la terre. » Il ajoute que « si vos abricots ou vos prunes ont un goût délicat, ce goût leur vient, comme aux fleurs la couleur, de l’élément cosmique qui est monté jusque dans le fruit. Dans une pomme c’est effectivement Jupiter que vous mangez, dans une prune c’est Saturne. » Comme l’explique Philippe Desbrosses, qui a pratiqué la biodynamie, « quand on sème, ce n’est pas le hasard qui préside à la destinée des plantes, mais un jeu subtil d’énergies qui auront une influence déterminante sur leur développement et leur vitalité pendant toute leur existence. Chaque intervention de l’agriculteur ou du jardinier est ainsi renforcée positivement ou négativement selon l’heure et les configurations planétaires. En d’autres termes, la plante reçoit les forces ou les faiblesses des “musiques célestes” du moment ». Pour ne pas « se planter », un calendrier « lunaire » d’inspiration biodynamique est commercialisé depuis de nombreuses années afin d’expliquer les meilleurs moments pour les semis, les plantations, les récoltes et les traitements. L’autre spécificité est l’usage de produits auxiliaires ou « préparations », utilisées souvent à doses homéopathiques. C’est le cas, entre autres, des préparations à base d’ortie, emblématiques de la bataille des écologistes pour des pratiques agricoles alternatives. Philippe Desbrosses précise pourquoi, en biodynamie, l’ortie a une place importante parmi la gamme de préparations spécifiques à base de plantes officinales : « Selon ces concepts “occultes”, l’ortie est une plante martienne. Or quels sont les attributs de Mars dans son principe actif, évoqués par toutes les traditions alchimiques ou astrologiques : l’ardeur belliqueuse, le sang, le fer, la couleur rouge… Nous retrouvons dans l’ortie cette agressivité qui rougit notre peau en la piquant et active la circulation du sang. Par ailleurs, l’analyse chimique de la plante révèle sa teneur élevée en fer. Dans sa forme même, l’ortie exprime l’influence des forces attribuées à Mars. Ses feuilles pointues, coupées à angles vifs, sa génération “spontanée” pourrait-on dire, à proximité des tas de ferraille, montrent ses affinités avec ce métal. » Quant à la vitalisation des sols, rien ne vaut, selon Steiner, ce que les agriculteurs en biodynamique appellent « bouses de corne », une des principales préparations biodynamiques. Le penseur autrichien explique qu’il faut bourrer une corne de vache avec de la bouse de vache et l’enterrer pendant la période hivernale : « Ayant enfoui la corne remplie de fumier, nous conservons dans celles-ci les forces que la corne de vache avait l’habitude d’exercer à l’intérieur même de la vache, à savoir réfléchir l’éthérique et l’astral. » Il faut par la suite déterrer la corne et diluer son contenu dans de l’eau avant de pulvériser cette préparation. Mais attention ! Il faut absolument utiliser des cornes de vaches bien de chez nous car « des forces des cornes provenant de bêtes étrangères au pays peuvent entrer en conflit avec les forces attachées à la terre de ce pays ». Dans le même esprit, Rudolf Steiner donne la solution radicale pour se débarrasser des mulots : « Si l’on capture un mulot encore assez jeune, on peut l’écorcher, dépouiller ce mulot assez jeune de sa peau. Mais il s’agit de se procurer de cette peau (…) à l’époque où Vénus est dans le signe du Scorpion. (…) Nous la brûlons, nous recueillons soigneusement le produit de la combustion, les cendres résiduelles où se trouvent en somme les éléments décomposés. (…) Et dans ce qui se trouve anéanti par le feu par cette opération, il reste la force négative qui s’oppose à la force de reproduction du mulot. Si maintenant vous répandez sur vos champs le poivre ainsi obtenu (…), vous aurez là le moyen d’écarter les mulots du champ traité. »

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par brunetisa (IP:xxx.xx3.35.139) le 1er septembre 2008 à 17H29

Bonjour,

En pulvérisation, il en faut très peu et en biodynamie les quantités sont encore plus infimes. Si des vignerons (par exemple) sont capables de "traiter" toutes leurs vignes avec ces procédés, pourquoi pas une exploitation agricole moyenne ?

Mon propos concernant les jardins, je n’ai pas fait le calcul mais puisque certains agriculteurs bios le font , c’est donc que c’est possible, et non pas utopique.

Amicalement, Isabelle

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(IP:xxx.xx9.234.61) le 10 septembre 2009 à 11H47

Si des vignerons (par exemple) sont capables de "traiter" toutes leurs vignes avec ces procédés,

Tant que la pression de la maladie est faible, peut être mais quand le mildiou devient vraiment menaçant, ces vignerons sont bien contents de se précipiter au Ministère de l’Agriculture pour réclamer des dérogations les autorisant à traiter avec des fongicides chimiques comme çà s’est passé l’an dernier afin d’éviter de perdre toute la récolte !! L’histoire ne dit pas dans quelle filière les vins issus de vignes ainsi traitées ont été écoulés..... Il y a fort à parier que la filière "bio" en a écoulé pas mal en toute discrétion !!!

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par Jardinaute (IP:xxx.xx4.52.196) le 28 avril 2009 à 11H03

pour zygomar : je répond à votre question directement et sans détour : oui c’est possible de fabriquer assez de purin d’ortie , de consoude et autres pour des exploitations de grandes cultures certains le font déja tel M. CHEVALARD SI de nombreux agriculteurs sont disposés à appliquer cette methode , une production industrielle de purin d’ortie est tout à fait envisageable des installations similaires à la production de la bierre peut facilement être envisagées tout est faisable à condition qu’il y ai les acheteurs qui répondent présent !! on peut envisager aussi la culture de l’ortie et sa récolte au stade optimum comme une autre plante ( comme tout autre plante medicinale ou culinaire ) voir persil, salades, ciboulette, et myscanthus pour l’étanol .... etc j’en produit à un stade artisanal mais c’est tout a fait possible de passer à un stade industriel très rapidement ( sous 2 ans ) A condition aussi que la règlementation sur les PNPP ne vienne pas contrarier tout cela la technique n’est pas un problème mais la volonté de l’acheteur et du législateur risque d’en être un plus sérieux au développement du "purin d’ortie " 1 ha produit au moins 10 tonnes d’ortie , cela donne 100 000 litresde macération qui permettent de faire 1 milion de litre à pulvériser sur les plantes à raison de 300 litres / ha => cela donne 3300 ha de traité minimum A mediter

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(IP:xxx.xx6.218.192) le 29 septembre 2009 à 12H29

peut on produire de l’ortie en grande quantité sur 1 ha par exemple.si vous connaissez des agriculteur qui produisent beaucoup d’ortie,j’aimerai avoir des adresses pour approfondir mes connaissances et savoir si on peut vivre de cette production.

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par caluc (IP:xxx.xx6.218.192) le 29 septembre 2009 à 12H35

peut on cultiver de l’ortie en grande quantité afin d’en dégagé un revenu correct pour une personne.Peut on vivre de cette production ou est ce irréel ?J attend votre réponse avec impatience.Merci d’avance

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par caluc (IP:xxx.xx6.218.192) le 30 septembre 2009 à 15H35

peut on avoir un numéro de téléphone ou une adresse du producteur d ortie nommé mr CHEVALARD


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