L’empereur Akihito a présenté ses vifs regrets dimanche (11 novembre) concernant les dommages causés par une espèce de poisson qu’il a lui-même introduite au Japon dans les années 1960.
Rapporté au Japon par le prince dans le contexte économique difficile qui suivit la Deuxième Guerre mondiale, le Bluegill devait contribuer à l’apport alimentaire de la population. Le prince fit à son tour cadeau des poissons reçus au centre de recherche de l’Agence des produits halieutiques, qui se chargea d’effectuer des tests piscicoles et de distribuer des spécimens dans les centres de pisciculture régionaux. Les essais s’avérèrent toutefois décevants (sa croissance étant jugée trop lente) et le Bluegill ne se tailla jamais la place escomptée dans l’alimentation quotidienne. Les poissons d’élevage furent donc relâchés dans les lacs et étangs pour la pêche sportive, ou bien servirent d’appâts pour la pêche à l’achigan.
Le Bluegill n’avait toutefois pas dit son dernier mot. Une fois relâché dans la nature, il y proliféra de manière remarquable, au point qu’il menace aujourd’hui plusieurs autres espèces (notamment l’achigan) dont il dévore les œufs et les petits. Le phénomène a pris une telle ampleur que depuis 1990 on cherche activement à l’éliminer. Au lac Biwa*, où se tenait le congrès, on interdit aux pêcheurs sportifs de relâcher leurs prises et des contenants sont mis à leur disposition pour qu’ils y jettent le Bluegill. Ce dernier s’attire aussi souvent la haine des pêcheurs qui se coupent parfois les mains contre sa dorsale très effilée en essayant de le retirer des filets de pêche.
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* Le lac Biwa est le plus grand lac du Japon.
Sources :
http://headlines.yahoo.co.jp/hl&...
http://www.lbm.go.jp/emuseum/zukan/...
http://ja.wikipedia.org/wiki/%E3%83...
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Juste une précision. En français, il s’agit du crapet arlequin.
Une nouvelle illustration des conséquences désastreuses qu’engendre souvent l’introduction (volontaire ou non) d’une espère animale étrangère. Même si c’était les années 60, on pourrait penser que des scientifiques se seraient souvenus de ce qui s’est passé en Australie.












