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Biodiversité : Sale temps pour les oiseaux en France...

Article publié le 10 décembre 2008

Dans un sondage CSA*, 78 % des Français estiment que la réduction du nombre d’espèces animales et végétales « met en danger la survie de l’homme » et 84 % reconnaissent que la protection de la biodiversité est « un enjeu environnemental majeur du XXI e siècle ».

Au même moment, une étude réalisée par le Muséum national d’Histoire naturelle et le Comité français de l’UICN, prévient qu’une espèce d’oiseaux sur quatre nidifiant en France métropolitaine est menacée de disparition.

Vautour_Moine
Vautour Moine

En effet, 26% des espèces nichant en France métropolitaine risquent de disparaître du territoire national. 73 espèces sur 277 d’oiseaux nicheurs dans l’Hexagone sont actuellement menacées selon l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) qui élabore actuellement la liste rouge des espèces menacées en France.


De plus en plus de menaces

Parmi les causes qui sont pointées du doigt, il y a l’intensification des pratiques agricoles et la régression des prairies naturelles qui ont entraîné le déclin de nombreuses espèces comme le Râle des genêts, classé « en danger », et la Pie-grièche à poitrine rose, « en danger critique ». Cette dernière, en situation extrêmement précaire, ne compte plus aujourd’hui que 30 à 40 couples en France.

Persécutés par le passé, certains rapaces comme le Milan royal restent aujourd’hui victimes de tirs au fusil et d’empoisonnements par des appâts toxiques, malgré leur protection réglementaire.

Parmi les espèces marines, le Pingouin torda et le Macareux moine, déjà victimes de la pollution due aux hydrocarbures, seraient désormais affectés par une réduction de leurs ressources alimentaires liée au changement climatique.

La conjugaison de ces multiples menaces entraîne un déclin marqué de nombreuses populations d’oiseaux à l’échelle de la métropole. Le Râle des genêts a ainsi perdu 50% de ses effectifs en 10 ans, le Pic cendré apparaît en forte régression sur tout le territoire, et une espèce autrefois aussi commune que le Bouvreuil pivoine est aujourd’hui “vulnérable” du fait de son déclin de près de 60% en moins de 20 ans.

En dépit de cette situation préoccupante, l’étude de l’UICN souligne que différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. Les actions de protection des zones humides engagés depuis plus de deux décennies ont permis d’améliorer la situation de plusieurs espèces, comme le Butor blongios et la Guifette moustac. Et après avoir disparu de France pendant près d’un siècle, le Vautour moine niche à nouveau dans les Grands Causses grâce au succès de son programme de réintroduction.

Il est donc essentiel de poursuivre et d’améliorer ces actions de protection.


En savoir + sur la l’étude UICN

* Sondage réalisé à l’occasion des 3èmes Ateliers de la Terre (du 11 au 13 décembre à Courchevel)
Thèmes

Biodiversité Animaux Oiseaux

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commentaires
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par christophe3 (IP:xxx.xx8.49.115) le 10 décembre 2008 à 11H17

Bonjour Ce sondage fut commandé par Natureparif Sondage francilien sur la biodiversité Les missions de Natureparif confortées

Natureparif et les Ateliers de la Terre ont commandé un sondage afin de mieux connaître la perception de la biodiversité par les Franciliens. Ce sondage révèle notamment que pour 84% des Franciliens, « la réduction du nombre d’espèces animales et végétales est un enjeu environnemental majeur pour le XXIe siècle ». Pour Jean-Vincent Placé, Président de Natureparif, c’est un mandat pour continuer et amplifier l’action de l’Agence régionale pour la biodiversité.

La conclusion du sondage qui considère négativement l’impact des activités sur la biodiversité souligne la nécessaire mise en réseau de toutes les expertises existantes et de l’ensemble des acteurs concernés par la biodiversité à l’échelle régionale, mission essentielle de Natureparif.

Enfin, 67 % des Franciliens estiment compliqué de changer ses habitudes pour limiter l’impact des comportements humains sur les équilibres écologiques. Dans ce but, l’Agence régionale pour la biodiversité a fortement mis l’accent sur l’aspect pédagogique à l’attention des décideurs publics et privés, mais également à l’attention de chaque citoyen francilien pour que la prise en compte de la biodiversité dans nos comportements soit la plus accessible possible. Natureparif s’attache ainsi à diffuser au plus grand nombre les bonnes pratiques, les initiatives remarquables et petits gestes au quotidien qui permettent à tous d’avoir un impact réel et positif en faveur de la préservation de la biodiversité, à un niveau régional mais également national et international.

A un an du Compte à rebours 2010 pour enrayer la perte de la Biodiversité*, Natureparif s’inscrit dans cette perspective pour renforcer les politiques publiques et les pratiques privées en faveur de la biodiversité.

L’ensemble des conclusions du sondage sont disponibles sur : www.natureparif.fr

*Le terme Biodiversité provient de la contraction de l’expression anglaise Biological diversity « diversité biologique ». Issue du Sommet de Rio en 1992, la Convention sur la biodiversité a comme objectifs la conservation de la diversité biologique.

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par Greg (IP:xxx.xx1.226.104) le 10 décembre 2008 à 21H12

Bonjour Christophe3 > Si il fallait une précision quant au sondage cité dans le premier paragraphe de l’article... il semble que cela soit fait :-) Merci pour toutes ces précisions.

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par judel.66 (IP:xxx.xx7.138.127) le 10 décembre 2008 à 20H35

pouquoi ecrivez vous"" sale temps pour les oiseaux en France""....d’où sortez vous cette conclusion....disons , a paris c’est vrai pour les moineaux , il y en a de moins en moins...pourquoi no sé...pollution urbaine peut etre entrainant stérilité , on nous dit que c’est la meme chose pour les messieurs...faut sauver les bijoux de famille ; comment faire ???

cela dit on est envahis d’etourneaux de goelands de pigeons qui font caca partout...et surtout nos rivières sont envahies de cormorans oiseaux destructeurs et parasites que nous n’avions pas autrefois et qui se reproduisent sans regulation...il faudrait réguler sans pitié...

désolé

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par Angelie (IP:xxx.xx8.37.137) le 10 décembre 2008 à 21H50

Qu’est ce qu’on ne lit pas comme bêtise parfois... Les cormorans, destructeurs et parasites ???

C’est un oiseau exclusivement piscivore qui niche dans des falaises ou des arbres. Il est présent en France comme quasiment partout dans le monde (toute espèce confondue) et son seul défaut est d’avoir été longtemps perçu par les pêcheurs comme un "concurrent" qui piquait leur poisson : il a d’ailleurs été longtemps persécuté pour ce "méfait"...

Franchement, certains commentaires sur Naturavox sont affligeants...

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par zygomar (IP:xxx.xx9.53.249) le 11 décembre 2008 à 17H41

Tenez, lisez çà, çà vous mettra un peu au fait de l’actualité sur le sujet :

http://www.pecheauder.com/pdf/CR%20...

ESPACE INTERREGIONAL EUROPEEN CR séminaire cormoran Comité des Régions Bruxelles - 4 novembre 2008

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par Angelie (IP:xxx.xx8.37.137) le 12 décembre 2008 à 11H52

Zygomar, avez vous seulement lu l’article que vous m’incitez à lire ??? Les raisons qui y sont avancées ne contredisent nullement mes propos, au contraire ! Elles mettent en avant les déséquilibres des écosystèmes induisant un déséquilibre des populations de cormorans - entraînant une diminution des stocks de poissons exploités par les pêcheurs. En aucun cas l’animal est destructeur ou parasite.

Tout espèce, dès lors qu’elle est positionnée en situation privilégiée pour le développement de sa population verra le nombre de ses individus augmenter. En tant qu’humains, nous sommes d’ailleurs les premiers concernés. Mais là, c’est vrai, nous sommes une espèce destructrice et parasites...

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par zygomar (IP:xxx.xx9.105.17) le 18 décembre 2008 à 14H20

"Tout espèce, dès lors qu’elle est positionnée en situation privilégiée pour le développement de sa population verra le nombre de ses individus augmenter"

>> Mais manifestement, selon les sectes malthusiennes, cette observation, ne devrait pas s’appliquer également à l’espèce humaine.....

".....populations de cormorans - entraînant une diminution des stocks de poissons exploités par les pêcheurs. En aucun cas l’animal est destructeur ou parasite."

>> Destructeur : vou l’avez dit.

S’il n’est pas "parasite" stricto sensu, il est sans aucun doute "nuisance"....

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