Article publié le 19 décembre 2007
Ils s’aiment et nous les regardons. Les Animaux amoureux, réalisé par Laurent Charbonnier ne parle que de ça : comment les animaux, tous les animaux, du plus petit au plus gros, se séduisent, s’aiment, se reproduisent. Leurs chants, leurs danses, leurs rites de séductions ont été patiemment observés par Laurent Charbonnier qui signe ici son premier long-métrage pour le cinéma.
Mais Laurent Charbonnier n’en est pas à son coup d’essai. Photographe, il a déjà réalisé de nombreux documentaires animaliers pour la télévision et a été chef opérateur du Peuple migrateur de Jacques Perrin. Une référence qui n’est pas sans rapport avec le renouveau du cinéma animalier, genre qui a la cote auprès des spectateurs de tous âges.
C’est sûrement parce que la geste animale résonne en nous, au plus profond de notre inconscient, que des films comme Les Animaux amoureux nous séduisent.
Mais il faut aussi y voir le prodige d’un cinéma de longue haleine, à l’affût et à l’écoute de ce monde qui est aussi le notre, celui des animaux.
Du coup la présence de Cécile de France, narratrice du prologue et de l’épilogue du film, est presque anecdotique. Mais ne boudons pas notre plaisir. Elle l’est plus certainement que l’extraordinaire musique de Philipp Glass, complément indispensable aux images de ce film assez universel pour ne pas avoir besoin d’explications. Un documentaire, certes, mais d’abord un œuvre. Une œuvre d’art.





