Pouvons-nous nous programmer génétiquement pour aimer les aliments sains ?

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Vous souvenez-vous, les saveurs de votre enfance ?

Grasses, sucrées ou non, ce sont vos favorites. Au point que des Nutritionnistes travaillent sur l’idée de programmer dès l’enfance des préférences alimentaires saines…

Comment recâbler nos habitudes alimentaires ?

Nos régimes sont malsains, sûrement….

Les spécialistes scientifiques et de nutrition se demandent si notre propension à la mauvaise santé et l’obésité pourraient être liées à des choix alimentaires faits au cours de nos premières semaines et mois de vie. En effet, les dernières recherches indiquent que ce que nous apprenons à aimer lorsque nous sommes encore nourrissons prédit ce que nous mangerons comme adultes.

Si c’est vrai, nous pourrions être en mesure de s’attaquer à l’épidémie d’obésité d’une manière nouvelle et plus prometteuse, celle qui commence avec la première cuillerée.

Or, la plupart de ces premières « cuillerées d’amour »contiennent plus de sucre et de sel que ce qui est nutritionnellement sage. Les produits destinés aux jeunes enfants au Canada sont à 53 % d’entre eux trop gras, trop sucrés ou trop salés (Journal of Public Health )

Si les parents introduisent des goûts et des saveurs sains, comme les carottes ou le brocoli, très tôt, un enfant ne va pas seulement s’adapter rapidement à ces saveurs, mais aussi développer une préférence pour elles, préférences qui pourraient persister pendant toute une vie.

Il y a une différence fondamentales entre les goûts et les saveurs. Les goûts ont unidimensionnels, alors que les saveurs sont multimodaux. Les cinq saveurs de base (sucré, salé, acide, amer et l’umami) activent des récepteurs spécifiques du-papilles-du système sensoriel, qui correspondent directement aux nerfs crâniens. Les saveurs, elles, interviennent lorsque les informations de la bouche et du nez sont combinées, et il peut être difficile de démêler la contribution des odeurs de l’assortiment de goûts qui décrivent l’essence d’une saveur.

Pensez à l’expérience de profiter d’un verre de bon vin.

« Notre hypothèse est que les préférences pour les saveurs associées de divers légumes, pourraient être influencées par une exposition précoce », dit Beauchamp, qui est directeur de ce travail.

Reste encore à comprendre comment l’exposition à certains goûts et saveurs tôt dans la vie pourait influencer les choix alimentaires pendant que nous vieillissons.

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