Ménopause : symptômes, troubles et médecine énergétique

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Cycle naturel de la vie, la ménopause est parfois mal vécue par de nombreuses femmes, notamment en raison des troubles qui y sont associés.

Peut-il y avoir d’autres pistes que l’hormonothérapie ? Pourquoi la ménopause est une période difficile pour certaines et pas d’autres ? Mais en fait, comment ça fonctionne ? Dans cet article je tente de répondre à ces questions et à bien d’autres. Vous trouverez en fin d’article un petit lexique.

La ménopause, un nouveau cycle de vie

La ménopause n’est pas une maladie. Elle n’a rien de pathologique même si des troubles apparaissent. C’est un passage. Un nouvel état métabolique et hormonal se crée.

Vers vingt ans environ, les femmes atteignent leur sommet de leurs capacités reproductrices. Ensuite, la fonction ovarienne diminue petit à petit ; les ovaires répondent de moins en moins aux signaux de la FSH et de la LH. Vers 30 ans, on trouve encore pas moins de 100.000 ovocytes dans les ovaires, mais leur qualité (et donc la fécondité) a diminué. Vers 50 ans, il n’en reste probablement que quelques uns.

Quand des cycles vont devenir à la fois anovulatoires alors que d’autres produiront de deux à quatre ovules, ce sera le signe que la production d’œstrogène diminue, phénomène qui signera le déclin de la régulation hormonale.

Ces ovulations multiples augmentent avec l’âge et explique pourquoi la proportion de jumeaux ou de triplés est plus élevés chez les femmes qui ont leurs enfants vers la trentaine. Bien sûr, il ne s’agit pas d’une généralité. La période de périménopause va faire apparaître des cycles menstruels irréguliers ; la menstruation va également durer de moins en moins longtemps. Ensuite, l’ovulation et la menstruation finissent par cesser définitivement ; c’est ce qu’on appelle alors la ménopause. Elle arrive en général entre 46 et 54 ans.

menopause symptomes et troubles

On considère que la ménopause s’est produite quand la femme n’a pas eu de menstruation depuis un an.

La sécrétion d’œstrogènes va se poursuivre pendant un certain temps après la ménopause, mais les ovaires arrêtent un jour de remplir leur rôle de glandes endocrines. Privés d’œstrogènes en quantité suffisante, les organes génitaux et les seins commencent à s’atrophier. Pourquoi les seins ? Parce que les glandes mammaires font partie du système génital féminin et sont donc directement impactées.

Le vagin va s’assécher et les infections vaginales risquent d’être plus fréquentes. Le manque d’œstrogènes peut aussi provoquer d’autres changements : irritabilité et dépression, vasodilatation importante des vaisseaux sanguins de la peau qui causent les fameuses et désagréables « bouffées de chaleur », bien connues ! On pourra aussi noter un amincissement de la peau (qui se fera graduellement) et aussi une perte de masse osseuse.

Chez la femme ménopausée, l’augmentation progressive du taux de cholestérol sanguin total et la diminution du taux de lipoprotéines de haute densité peuvent accroître le risque de troubles cardiovasculaires.

Les médecins peuvent alors prescrire, si la femme le souhaite, de faibles doses d’œstrogènes et de progestérone afin de l’aider à traverser cette période de changement et de prévenir également les troubles osseux et cardiovasculaires.

Mais ATTENTION. Ces prescriptions semblaient intéressantes jusqu’en…2002. En effet le Women’s Health Initiative a brusquement mis fin à un essai clinique sur 16.000 femmes ménopausées qui prenaient une combinaison de progestérone et d’œstrogène. Il a été relevé des hausses de 51% du nombre de cardiopathie, de 24% de cancers du sein envahissants et de 31% des accidents vasculaires cérébraux. On a même noté que ces femmes couraient deux fois plus de risques d’être atteintes de démence que celles qui prenaient un placebo.[1]

En 2009, les résultats des recherches confirment l’élévation des risques associés à l’utilisation des hormones. (Dossier complet sur http://www.nhlbi.nih.gov/whi/ ressources en anglais)

C’est donc au médecin de voir si une hormonothérapie à faible dose pendant une courte période de temps est acceptable pour réduire les symptômes chez la patiente qui n’a pas de cancer du sein et qui ne porte pas le gène BCRA muté[2].

Troubles ++ ou troubles – ou pas de trouble, une inégalité ?

Pourquoi certaines femmes ont des troubles plus importants alors que d’autres ne connaîtront pratiquement aucun désagrément ? En fait, tout va dépendre, surtout et en partie, de l’état avant la ménopause. Et là c’est important. En effet, si l’état précédent était mauvais (toxination importante, encombrement, encrassement cellulaire, mode de vie stressante, nutrition anarchique) il y a fort à parier que le bilan métabolique et hormonal sera pire après.

Pourtant, nombreuses sont les femmes qui m’assurent aux cours des consultations que les écarts alimentaires, ou encore le stress, le mode de vie n’avaient pas beaucoup d’incidence avant la ménopause. C’est vrai, sauf que les femmes disposent d’un moyen naturel pour évacuer et dont ne disposent pas les hommes : les règles.

Les règles fonctionnent comme une vidange de secours en cas d’engorgement des voies naturelles d’élimination. Mais quant ce robinet naturel se coupe, l’évacuation ne s’opère plus et les problèmes commencent. Les règles ont donc une fonction d’émonctoire.

Mais alors quel serait LA solution ? Détoxiquer – drainer – désencombrer et surtout… arrêter tout excès, déviation ou aberration alimentaire. La consultation d’un nutritionniste, et mieux d’un nutritionniste holistique serait bienvenue. Sachez avant tout que les produits laitiers d’origine animale, les viandes pouvant contenir des hormones ou certains produits phytosanitaires aggravent les phénomènes. Certains déodorants ont aussi été incriminés.

La médecine énergétique peut-elle apporter des solutions ?

Les protocoles de ré-harmonisation des énergies marchent bien. Les soins énergétiques ne vont pas sans un bilan énergétique préalable sérieux, j’entends par là un questionnaire, voire plusieurs avant tout application d’un protocole. Cela peut prendre jusqu’à 01h00 ou 01h30 « d’interrogatoire ». Il faut prévoir du temps ! Il sera bien venu également que la ménopause soit confirmée par le médecin (traitant ou gynécologue).

Souvent on me pose la question de savoir combien de fois sera t-il nécessaire de suivre le protocole. Là encore, chaque personne étant différente (chacun a un vécu différent, ressent les choses différemment) cela peut être très variable. Quelquefois, un protocole peut donner de très bons résultats chez une personne en une seule séance, alors que ce même protocole sera totalement inefficace chez une autre ou il sera nécessaire de travailler sur le long terme. De plus, le praticien doit prendre le temps de trouver les points énergétiques adaptés à chaque situation. Mais il y a toujours une solution en thérapie alternative.

Dans ma pratique, je pars d’un principe. Pendant une à deux séances, j’apprends à la patiente comment se faire les points de digitopuncture toute seule. Ensuite, elle pourra répéter chez elle ces soins énergétiques, sachant que je reste évidemment à son écoute en cas de difficulté. Cela évite de trop nombreuses visites qui deviendraient vite onéreuses pour la patiente. Un calendrier peut être également fixé avec le praticien pour faire le point, 1 fois par mois ou par trimestre ou plus. Si les symptômes disparaissent, je conseille une visite à chaque changement de saison, c’est important pour la loi des cinq éléments.

Si les troubles cessent généralement rapidement, ils peuvent très bien resurgir. C’est normal car l’énergie peut avoir parfois besoin d’être relancée. C’est pourquoi il est difficile de prédire avec exactitude le nombre de séances (et c’est le cas pour tous les protocoles en médecine énergétique).

S’il n’existe aucune contre indication en médecine énergétique, il n’en demeure pas moins que la patiente devra avertir le praticien en cas de diabète insulino-dépendant ou si elle est lithiasique (calculs dans la vésicule biliaire). Il ne faut jamais hésiter à demander conseil au praticien.

Dans le cadre d’une pratique rigoureuse, il est nécessaire de bien noter que seul un docteur en médecine est habilité à poser un diagnostic, comme il est le seul à pouvoir soigner, guérir ou réparer. Le praticien en médecine énergétique reste un hygiéniste, un préventionniste. Il accompagne le patient. Si un praticien en médecine alternative vous dit d’arrêter un traitement donné par un docteur en médecine, fuyez-le. L’idéal serait que les deux (médecin officiel et thérapeute) travaillent dans le même sens pour une médecine qui se voudrait pleinement intégrative, et surtout, pleinement au profit du patient.

Mais je reste persuadé que le recours à la chimie devrait se faire en tout dernier recours. Les pistes alternatives ouvrent tellement de possibilités qu’il serait vraiment dommage de passer à côté de ce que peut nous offrir dame nature.

Lexique :

FSH hormone folliculostimulante : sécrétée par l’adénohypophyse qui stimule la maturation des follicules ovariques chez la femme et la production des spermatozoïdes chez l’homme.

LH hormone lutéinisante : sécrétée par l’adénohypophyse qui contribue à la maturation des cellules de l’ovaire et déclenche l’ovulation chez la femme. Chez l’homme, elle stimule la production de testostérone par les cellules interstitielles du testicule. Sa libération est provoquée par l’hormone hypothalamique, la gonadolibérine (Gn-RH)

Adénohypophyse : lobe antérieur de l’hypophyse ; partie glandulaire de l’hypophyse.

Gonadotrophine  : Hormones qui régissent le fonctionnement des gonades.

Ovocyte : gamète femelle immature. (Gamète : cellule sexuelle ; spermatozoïde chez l’homme, ovule chez la femme).

Ovaire : organe génital femelle où sont produits les ovules ; gonade femelle. (Gonade : principal organe génital, c’est-à-dire testicule chez l’homme et ovaire chez la femme).

Lipoprotéine  : (source : www.vulgaris-medical.com) Forme sous laquelle les graisses (lipides) circulent dans le sang. Habituellement les graisses sont constituées de cholestérol et des triglycérides. Ces graisses sont fixées par des molécules protéiques que l’on appelle des apoprotéines constituant des complexes (association protéine plus cholestérol ou triglycéride) : les apolipoprotéines ou lipoprotéines.


[1] Sources : Human anatomy and physiology , 8th edition by Elaine N. Marieb, Katja Hoehn, Pearson Education, 2010, p 1236.

[2] Environ 10% des cancers du sein sont associés à des anomalies héréditaires, et la moitié de ces cas ont pour origine des mutations dangereuses, notamment dans une paire de gènes appelés BCRA1 (breast cancer 1) et BCRA2. Les femmes porteuses de cette anomalie sont presque certaines d’avoir un jour le cancer du sein.

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