Food fight

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Food fight :  comment peut-il y avoir de telles opinions divergentes à partir d’un même pool de preuves scientifiques ? Certains y lient un « bon pour », les autres, à partir des mêmes études, un « surtout pas »….. Regardez ce qu’il se passe entre les adeptes du bio et des OGM ?

Ce n’est plus un débat, c’est une bataille rangée. Elle met en lumière deux aspects importants de la nature humaine, le subjectif et l’émotionnel. Ils s’établissent et se dressent l’un contre l’autre aussitôt que la perception des risques et la mauvaise foi atteignent au cœur la pensée cartésienne.

L’idée est semée souvent tôt dans la vie, en tous les cas, avant que l’enseignement des sciences ne se fassent suffisamment pour développer un esprit critique. Souvent, l’adolescence est un excellent terreau pour faire germer des idées absurdes, mais qui, en poussant, se renforcent et deviennent alors indéracinables sans dégâts considérables semble-t-il, sur la personnalité même de l’individu.

Ceux que Christie Wilcox nomme « Shill industrie » (comprenez, ceux qui se font passer pour libre penseur alors qu’ils sont liés à une industrie, permettant de faire de la publicité cachée) : « Tout écologiste véritable sait que les OGM vont détruire le monde ». Contre eux, des zélotes BIO qui disent « c’est ahurissant comment les proBIO promeuvent l’anti-science ».

Or, chacun de nous développe inconsciemment des points de vue qui s’alignent avec ceux du groupe avec lequel nous cherchons le plus fortement à nous identifier. Cela contribue à la cohésion sociale, renforce la domination de notre groupe dans la société globale, et améliore l’acceptation dans notre groupe d‘autres membres.

Pour un animal social, les deux sont vraiment importants pour la santé et le bien-être, pour la survie. Compte tenu de ces enjeux, il est étonnant que nos points de vue puissent être tellement viscéraux et résistants au changement

Pour les aspects de cognition culturelle, un groupe signifie quelque chose de très profond et très impliquant.

Le négationnisme de l’étiquette

La plupart des gens qui achètent bio ne veulent pas connaître la vérité. Ils préfèrent ne pas gâcher l’idée qu’ils se font pour leur famille et l’environnement. Il est beaucoup plus facile pour eux d’acheter dans le mythe « tout BIO ».

Il est clair que la dévotion à l’agriculture biologique fait partie d’un système de croyance basées sur la foi. Faits et données n’ont pas d’importance – si un fait ou élément de données viennent en contradiction avec votre foi, il vous suffit de le rejeter ou d’attaquer les messagers en disant qu’ils disent des messages sataniques des industriels / ils sont mal informés / ils ne savent pas la vérité / les scientifiques sont vendus à Monsanto / ______ (complétez : satan, les salauds d’industriels, les emppisonneurs, etc.)

La nature est dominée par une poignée de malfaisants pollueurs. Nous sommes des victimes. Les OGM et les pesticides sont dans le même panier. Mais on met la tête dans le sable pour ce qui est des sélection variétales poussées et dégénérantes, mettant sur nos étals des produits beaux, certes, mais dépourvus de contenu nutritionnel ou gustatif. ON fait semblant de ne pas voir ces champs de blé immenses, sans un seul coquelicot, feignant d’ignorer que la nature n’y a vraiment plus aucune place. On se détourne des informations concernant les OGM ou les animaux aux ADN modifiés comme les huîtres triploïdes ou les saumons tétraploïdes, ou aux ferments OGM pour l’industrie fromagère.

Descartes décrivait le cortex préfrontal comme étant le siège de la pensée consciente et de la décision, incapable de communiquer avec le système limbique, la zone du cerveau associée à des sentiments et des affects.

L’homme ne peut pas concilier affect et raison pour opérer ses choix alimentaires !?

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