Pourquoi certains se privent de tout quand d’autres se gavent en vain ?

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Plusieurs facteurs influent sur la prise – ou non – de poids.

D’abord, il y a des brûleurs et des stockeurs : certains brûlent tout ce qu’ils mangent et on a parfois l’impression même qu’ils « ont de l’avance » par rapport à leurs besoins. Ils sont très maigres, toujours sur la brèche, souffrent souvent du froid et vous les entendez râler parce qu’ils ont faim.

Les stockeurs, eux, ont des réserves et, même s’ils ne sont pas du tout obèses, ils ont ce que l’on appelle affectueusement des capitons. Tout ce qu’ils mangent semble stocké.

Que se passe-t-il ?

Il y a de la génétique là dedans, c’est sûr. Mais ça ne fait pas tout.

Vous le savez : le corps humain doit réguler sa température. Celle-ci doit se situer entre 36 et 37,5 °C… Or, nous vivons dans un environnement dont la température se situe globalement aux alentours de 20 °C. Un peu plus l’hiver et l’été. C’est dire qu’à certains moments, vous devez fournir de la chaleur, et à d’autres, l’évacuer. Or, pour fournir de la chaleur, il faut de l’énergie, bien sûr. Mais pour évacuer de la chaleur aussi. Les maigres n’ont pas de capitons, donc pas de protection : ils doivent générer de l’énergie tout le temps, que ce soit pour refroidir ou réchauffer leur corps. Alors que l’enrobé et, a fortiori, l’obèse doivent fournir moins d’efforts.

En fait, nous sommes comme un thermos : plus on est épais, mieux on est armés pour se défendre contre les fuites d’énergie… Les obèses sont donc à l’abri du froid !

Et comme ils sont lourds, leurs mouvements sont coûteux en énergie comme en « capital moral » et donc… ils s’économisent. Ils remuent bien moins que les maigres. Quand un maigre dépense 1 000 ou 2 000 calories par jour pour se réchauffer, les gros n’en ont besoin que de la moitié ou du quart !

Mais cette situation n’est pas irréversible : vous pouvez passer de l’un à l’autre, vous pouvez augmenter vos dépenses métaboliques… Tout est possible !

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