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Imprimantes : quels impacts ?

Article publié le 15 octobre 2007

NaturaVox a rencontré Béatrice Marneffe, Directrice Europe Développement Durable chez Lexmark.

Au coeur de la problématique environnementale, elle nous fait part de ses activités au sein de la firme, parcourt les intérêts de l’écoconception, l’importance du cycle de vie de leurs produits et la nécessité de leur recyclage.

Développeur de solutions d’impression, Lexmark, né d’IBM, s’est positionné à l’origine sur le marché le marché professionnel (technologie laser). Depuis moins de dix ans, la firme se positionne "grand public" avec une technologie différente (jet d’encre)

Côté manufacturing, la certfication envionnementale est de mise.

Côté produits, l’écoconception est intégrée depuis le début de Lexmark. L’objectif est de s’assurer de l’impact environnemental de leurs produits via une ACV (Analyse de Cycle de Vie). Cette étude scientifique révèle que l’impact l’environnemental majeur dans le cycle de vie d’une imprimante se trouve dans l’utilisation du papier pour le marché professionnel. Cependant, pour les produits du marché grand public, la problématique est liée à la durabilité des produits ; la question suivante se pose alors : la course à l’innovation et notre société de consommation sont-ils compatibles avec un développement durable ? A cette question, Béatrice Marneffe pense qu’un palier est atteint et que peu d’innovations vont désormais révolutionner le marché.

Diminuer l’impact environnemental. Par quoi cela passerait-il ? Les solutions seraient de faire évoluer les produits d’origine : facilement démentelables, les fonctionnalités des produits pourraient évoluer individuellement sans remplacement intégral.
Intégration systématique des fonctions, recto-verso, diminution de la consommation énergétique sont d’autres solutions en cours d’étude.

Par ailleurs, les consommateurs ont en tête de fausses-bonnes idées : les cartouches re-remplies. "Toutes ne sont pas nocives pour l’environnement", précise Béatrice Marneffe, mais certaines, comparées au recyclage du papier (consommation massive d’eau notament), peuvent contribuer à alourdir les impacts environnementaux des produits.

S’affranchir du "Ticket price" reste un pas à franchir pour le consommateur.

Et vous, Béatrice Marneffe, l’environnement au quotidien, à quoi ressemble-t-il ?

Merci.

Durée de l’interview : 16 minutes


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commentaires
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par leplusbelhommedumonde (IP:xxx.xx9.96.152) le 18 octobre 2007 à 17H22

J’ai résolu le problème d’imprimante et de papier depuis longtemps déjà. J’édite un site web http://www.paysdechateaubriant.fr qui fonctionne bien et à l’usage, je me suis rendu compte que je n’avais nul besoin d’imprimante. Donc, je n’en n’utilise plus

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par L'Enfoiré (IP:xxx.xx1.13.239) le 18 octobre 2007 à 17H23

Bonjour,

Vieux problème, très vieux problème à l’échelle de l’informatique.

Quelques années déjà, que l’on annonce que le papier est mort et que tout sera online, prêt à l’emplois. J’applaudissais et je comptais les feuilles qui sortaient des imprimantes. Aucun changement sensible. L’inflation menacait même avec l’augmentation de la communication et la volonté (par facilité) de mettre de plus en plus de monde en copie quand la moindre "bafouille" devait sortir des neurones ou du tiroir. Oui, aujourd’hui, on communique de plus en plus de par le monde, mais on n’a toujours pas plus de 24h dans une journée. Alors pour palier ce manque, on imprime pour lire dieux sait quand, à la maison, par exemple.

Malgré les facilités accrues (hyperliens, saut automatiques,... il reste l’envie de palper le papier et la volonté de garder du plus "tangible" ou "concret" dans les doigts.

Imprimer des 2 côtés de la feuille, mais c’est bien sûr. Pourquoi, ce feature est-il si peu répandu ?

Quand à l’encre qui s’injecte pour diminuer les couts prohibitif des originaux, il faut se le farcir et ne pas s’éclabousser. Sinon c’est le découragment.

Réflexions naturelles d’un utilisateur averti.  :-))

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par Martin Lucas (IP:xxx.xx0.88.58) le 18 octobre 2007 à 18H36

Très heureux de voir que des entreprises s’engagent sur l’environnement, je rejoins totalement l’avis de Mme Marneffe. Il faut réglementer, pour permettre à la concurrence de s’exercer de manière juste.

Concernant les imprimantes, pour sortir des sytèmes qui rendent captif le consommateur, il faudrait à mon avis que les industriels s’entendent sur des standards en matière d’encres et de cartouches, à l’instar de ce qui s’est fait pour les supports d’image et de son (VHS, CD etc...).

D’autre part, la partie électronique d’une cartouche ne pourrait-elle pas être réduite substantiellement ?

Enfin, il y a, comme Mme Marneffe le dit, beaucoup à gagner à réduire le volume d’impression.

Pour aller plus loin, je pense que c’est aux éditeurs de programmes, aux constructeurs d’écrans, de se poser la question de la lisibilité d’un document multipage sur leur équipement, ou comment proposer à l’usager un système dont la maniabilité soit équivalente à la manipulation d’un livre ?

L’augmentation de la résolution, mais peut-être aussi un système pouvant reproduire le "feuilletage", la lecture en diagonale, sont des pistes qui me paraissent intéressantes.

En détail (puisque les idées me viennent) :

- mise en surbrillance de champs lexicaux définis (en sélectionnant un mot par exemple)
- système amélioré de signets
- Presse papier amélioré, permettant d’y placer un bout de texte ou de document accompagné automatiquement de ses sources.
- "levier de défilement" avec vitesse variable (celui-ci s’arrête lorqu’on le lache). Certaines de ces solutions sont sûrement déjà mises en oeuvre dans certaines applications.

Dernier chapitre, celui de l’obsolescence contrôlée (ou non). Une solution serait de légiférer pour ralentir fortement le rythme (encore très soutenu) de renouvellement des gammes, concurrence oblige.

Ceci permettrait aux entreprises de mettre plus de ressources dans la recherche et de proposer des produits plus aboutis, représentant un véritable saut technologique, et non un simple habillage.

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par alberto (IP:xxx.xx0.46.74) le 19 octobre 2007 à 10H09

Concernant le problème du recyclage de mes machines d’électroménager, de HiFi ou d’informatique, j’ai résolu le problème de la façon suivante : quand je considère qu’une réparation n’est plus économiquement viable (appareil ancien, ou réparation trop "lourde") je dépose l’appareil chez "Emmaüs" qui le transfert auprès d’une autre association (ENVIE) qui est spécialisée dans la récupération des vieux matériels pour les réparer dans le but de les revendre à bas prix dans les "magasins" d’Emmaüs. Les relicats de pièces non utilisées (moteurs grillés, carcasses d’imprimantes...) sont par ailleurs soit revendus au prix de la ferraille, ou remis auprès de sociétés spécialisées...

Deux anecdotes, concernant les cartouches d’encres :

Alors que je cherchais dans un grand centre commercial de ma région le container pour y déposer mes cartouches vides, un employé du dit centre me dit :"mettez les dans la corbeille aux piles, c’est pareil" !

Quant à mon imprimante, (une EPSON) tandis que je ne l’utilise quasi exclusivemeent qu’en noir et blanc, elle refuse de fonctionner si les cartouches d’encres couleurs sont vides : voilà ce que considère comme de la vente forcée qui, en plus nuit à l’environnement !

Bien à vous.

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par hub (IP:xxx.xx4.234.40) le 19 octobre 2007 à 11H28

Je me suis fait exactement les mêmes réflexion que vous concernant mon imprimante EPSON, de plus lorsque la machine refuse de fonctionner en noir et blanc en vous signalant qu’une catouche couleur est "vide", amusez vous à la secouer et vous vous appercevrez qu’elle ne l’est pas ! Du gaspillage ! Finalement nous sommes devenus les dindons de la farce d’une technologie qui nous mène par le bout du nez et qui nous ment en plus... :-((

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par alberto (IP:xxx.xx0.46.74) le 19 octobre 2007 à 13H09

Oui, Hub, et il serait interessant d’avoir l’avis de Madame la Directrice du Développement Durable de Lexmark sur la question...

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par wiztricks (IP:xxx.xx9.211.197) le 20 octobre 2007 à 17H50

L’informatique a fait beaucoup de progrès pour permettre la visualisation des documents et graphiques tels qu’ils pourraient être imprimés.

Par contre, s’il est nécessaire d’utiliser un plan pour se rendre quelque part - et à défaut d’un système GPS - on va peut être ’imprimer’ plutôt que d’annoter une carte - Michelin par exemple.

Notre soucis, dans ce cas, est de déplacer l’information pour la rendre utilisable dans un contexte de mobilité ou de communication.

La lecture "en général" pose d’autres questions. Les documents que nous lisons sont loin d’être réductibles à une suite de mots. Structure, renvois, fond et forme ne sont pas faciles à appréhender en première lecture sur un écran sauf à avoir eu au préalable une présentation de repérage. C’est rarement le cas et annoter les documents reste souvent difficile.

Il y a peut être aussi des actions pédagogiques à entreprendre du côté des utilisateurs ou revoir certaines applications pour que leurs "rendus" n’aient pas besoin d’être imprimés pour être exploités.

Ceci dit, le modèle économique dans lequel pataugent les constructeurs d’imprimantes est ahurissant.

En effet, nous n’achetons pas une imprimante mais la possibilité d’imprimer un certain nombre de pages avant de renouveller ce droit avec celui d’une fourniture essentielle : l’encre.

Pourquoi pas ? Allons chez Orange acheter un abonnement téléphonique : ils nous vendent le service et pourront même nous offrir le téléphone à 1 Euros.

Dans le cas des imprimantes j’achète un produit (l’équivalent du téléphone sans abonnement) mais la possibilité d’imprimer (le service) à condition d’un renouvellement des fournitures chez le constructeurs.

N’avons nous pas là une sorte de "vente forcée" ?

Certes c’est incidieux, mais Renault ne m’oblige pas à acheter de l’essence ou de l’huile chez eux, tout au plus "ils recommandent" l’usage de... et en plus ils ne sont pas actionnaires majoritaires de Total ou de Shell.

Plus pervers, l’encre sèche ou est consommée à la mise sous tension pour nettoyer les têtes. Autrement dit, si j’imprime peu, je devrais renouveller quand même mes cartouches d’encres une fois tous les uns ou deux ans.

Pire, aux prix de la cartouche, on nous propose une nouvelle imprimante.

Note : Lorsque le prix de l’imprimante coute aussi cher que la cartouche, soit l’imprimante est vendue à perte soit les marges sur le prix des cartouches est excessif - ou les deux. Il est clair que dans un contexte de marché, en liant les deux - imprimante et fourniture - on peut avoir une position avantageuse pour défendre ses parts de marchés vis à vis de la compétition. C’est d’ailleurs pour çà que c’est interdit ;-(

Je comprends la problématique "business" : il faut bien vivre et pour cela générer revenus et marges.

Il serait pourtant simple de fabriquer des cartouches qui ne sèchent pas (trop vite), de ne pas nettoyer les têtes à la mises sous tension mais à la première demande d’impression, revoir le mix de prix produits/cartouches pour :
- permettre une certaine concurrence sur le marché des fournitures,
- inciter les clients à garder leur imprimantes le plus longtemps possible - et produire moins d’imprimantes.

A défaut, il va falloir que sur ce domaine encore, le législateur y mette de l’ordre : ie, la responsabilite des entreprises ne se réduit pas à engranger des revenus et faire des profits mais aussi à proposer des produits et des services "acceptables" par rapport à un minimum de critères :
- durabilité : garantie 5 ans,
- fournitures : un coût proportionnel au nombre de pages imprimées et la possibilité de se fournir chez d’autres que le constructeur,
- économie d’énergie : mettre sous tension à la demande sans pour autant consommer d’encre,

Je suis désolé de penser que seule la régulation risque de permettre d’imposer des fonctionnalités minimales et donc aussi un prix minimum pour ce type de produits.

Mais les constructeurs pourraient être eux aussi proactif et suggérer un minimum de standards quand aux fonctionnalités minimale de leurs produits.

Cordialement Wiztricks

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par guillaume29 (IP:xxx.xx3.113.28) le 28 octobre 2007 à 13H25

Il est impossible de se passer des imprimantes, d’autant plus qu’elles sont grand format. La raison est simple : la plupart des gens avec qui je travaille (et moi-même aussi) ne pouvons nous concentrer sur l’information à l’écran. Le papier procure une aisance de toucher réel, une définition incomparable, une vue globale sans pareil. Bref, j’imprime et je fais tout imprimer et en plein d’exemplaires. Je crois que depuis que l’informatique s’est installée totalement (entreprises du bâtiment : des BET jusqu’au Promoteur en passant par l’Architecte, les services urbanisme, aménagement des villes, préfectures, régions). Tout le monde fonctionne en papier et moi qui suis au centre du système, je l’impose à tout le monde. La raison : c’est le seul format palpable avec lequel on a une trace de ce que l’on fait. Donc contrairement à ce qui semble l’infromatique à fait exploser la consommation de papier (je ne pourrais pas le dire mais dans les 10 à 100 fois ce qui se consommait avant l’informatique). Il y a des vieux (plus de 50 ans) qui écrivaient encore au dos des papiers consommés. Je leur ai remonté les bretelles indirectement (par direction interposée) en démontrant leur improductivité notoire à s’occupper de cela (ils passaient leur temps à introduire du papier déjà utilisé au verso... et parfois ça partait en papier officiel puis en recto-verso les dossiers de présentation lassaient voir le dos par transparence). Bref, s’il y a une chose indispensable, c’est de s’occuper de la production de papier, car souvent on a affaire à des pénuries de papier de format de qualités spécifiques chez les commerçants.


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