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Voilà qui donne matière à réfléchir : quel est le niveau d’agglomération le plus souhaitable au niveau écologique ?

D’une extrême, la ville de tours : les habitations les unes sur les autres limitent les coûts de chauffage, la proximité des commerces et des voisins réduit les coûts de déplacements (je parle de coputs écologiques bien sûr). En contrepartie, il faut chaque jour produire et acheminer la matière première pour nourrir ses habitants et évacuer ses déchets. Je crois aussi que ce type de concentration nécessite davantage de hautes technologies, coûteuses écologiquement

De l’autre extrême, des habitats isolés : plus de déplacements pour les courses et plus de chauffage rend a priori ce choix plus énergivore.

Entre les deux extrêmes, une grande variété de choix : du quartier résidentiel intégré à l’écosystème à la tour comprenant commerces et logements, en passant par un lieu de résidence en semi-collectivité, ...

Au final, on manque d’informations pour choisir a priori, car tout dépend du mode de vie que l’on choisit. Un hameau, bitumé, de pavillons aux jardins décoratifs séparés par des murs de parpaing n’est certes par idéal. Un écovillage en autoproduction est nettement mieux. Si l’on n’a pas besoin d’aller faire ses courses, si l’on apprend à apprécier son voisinage, la balance des coputs n’est plus la même. Au contraire, si l’on souhaite conserver son mode de vie, les sorties dans les bars/boîtes, si l’on ne souhaite pas produire sa nourriture, si l’on souhaite garder la liberté de haïr délibérément son voisin, si l’on préfère subsister par l’argent que par ses compétences propres, un système plus aggloméré est préférable.

Conclusion : tout est dans tout : on ne peut pas remettre en question un élément de son existence sans remettre partiellement en question tous les autres