Article publié le 27 novembre 2009

Il est encore trop tôt pour tirer un bilan de l'épidémie mondiale de la grippe A(H1N1). Néanmoins, dans l'hypothèse probable où il y aurait eu plus de fumée que de feu, il y aura quelques enseignements critiques à tirer de l'approche dite du catastrophisme éclairé.
Parfois confondu avec le principe de précaution, le catastrophisme éclairé est en fait une démarche consistant à imaginer systématiquement le pire pour, en rétro-planning, définir les actions nous en préservant. En ce moment, deux sujets de société très présents dans les médias font appel à cette démarche : cette fameuse grippe mutante et le réchauffement climatique.
Mais si A(H1N1) ne mute pas bientôt en une nouvelle forme digne des scénarios hollywoodiens, les autorités sanitaires auront perdu des points en crédibilité car leurs actions paraîtront a posteriori démesurées et proches du gaspillage. C'est comme crier au loup chaque fois qu'on aperçoit un chien : l'entourage apprend très vite à ne plus vous écouter, à moins que le loup ne montre vite son museau.
Impossible de savoir aujourd'hui si le nouveau scénario extrême des +7°C du climat - pourtant +5° c'était déjà catastrophique - est réaliste ou non. Mais si A(H1N1) finit rangé dans la Bibliothèque de l'Histoire près de la comédie shakespearienne Beaucoup de bruit pour rien, il est certain que les citoyens y destineront également les prochains rapports alarmistes du GIEC ou de l'AIE.
je vois que le vaccin contre la betise n’a toujours pas ete trouve,c’est de loin la maladie la plus grave
Tient ! Vous m’avez enlevé la réflexion de la bouche chere lio !










