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Résonances urbaines et futures dépendances

Article publié le 10 septembre 2010

Cet écrit est un assemblage de travaux de recherches au sujet de la prospective en urbanisme et en architecture.

Résonances urbaines et futures dépendances

Quels acteurs ? Quels enjeux ? Quels principes ? Quelle politique ? Pour minimiser l'impact des constructions sur l'environnement, les concepteurs, les ingénieurs, les maîtres d'ouvrage et les collectivités locales travaillent sur de multiples enjeux, qui relèvent de l'écologie, de l'économie, du patrimonial, du culturel et du social. Cette remise en question de l'urbanisme doit normalement déboucher sur un nouveau savoir en appliquant les principes de subsidiarité et de précaution. La qualité environnementale s'apprécie à la mesure des aspects techniques regardant l'éclairage, l'acoustique, la mécanique mais également en considérant le cadre de vie, la sécurité, le confort et l'esthétisme. Par exemple, utilisons le logiciel COMFIE, lequel évalue avec précision les besoins en chauffage et le confort thermique grâce à des simulations en multizone. Pour rappel, la prospective identifie et analyse les grandes tendances structurantes dans la société. Second rappel, le principe de subsidiarité considère qu'une instance doit prendre une décision en toute indépendance à un niveau compatible avec la portée et la nature de celle-ci. L'éco-conception s'imagine à différentes échelles. A l'échelle de la planète Terre, la réflexion concerne majoritairement l'épuisement des ressources, la sauvegarde de la biodiversité, le réchauffement climatique, les atteintes à la couche d'ozone et la prolifération nucléaire. Les décideurs à l'échelle régionale s'attaquent sans cesse aux diverses pollutions (sols, air, eaux) et à la radioactivité. A l'échelle locale, les acteurs tentent de résoudre des problèmes ayant pour cause le bruit, les mauvaises odeurs et les dégradations des écosystèmes. Issues des modèles climatologiques, des incertitudes planent quant aux évaluations des impacts environnementaux. Puisque les conséquences en chaîne sont difficilement contrôlables en l'état actuel des connaissances, le principe de précaution s'impose dans la majorité des cas.


L'architecture bioclimatique au service de nos écovilles


L'architecture bioclimatique a le devoir de trouver un compromis entre les contraintes du bâtiment, le confort de l'occupant et les impératifs environnementaux. La morphologie est choisie et le plan-masse est organisé. Il faut savoir vivre dans l'écoville et utiliser la nature uniquement pour les phases de repos. « Denses cités » ou densités urbaines. Notre densité intellectuelle nous demande de densifier nos écovilles. Par exemple, l'art et la manière consiste à remplir les espaces vides de l'écoville et à grouper notre habitat, avec des maisons en grappe ou des logements en bande. Développons la multifonctionnalité des lieux. Par exemple, une annexe servant à la fois de garage pour les vélos et de lieu de stockage pour les déchets. Au niveau du plan masse, intégrer la dimension solaire pour l'habitat, les espaces publics, le tracé des voies. Par exemple, le quartier solaire « Sonnenfeld » à Ulm est un exemple de réussite. A bedZED (Sutton), les espaces de travail sont dotés de sheds orientés nord pour tempérer les chaleurs caniculaires et les toitures sont végétalisées. Un sol végétal atténue efficacement le « flux incident ». Le « landscaping » est un ombrage lié à la présence d'arbres. Le captage des apports solaires économise considérablement les charges pesant sur l'habitat. Par exemple, il est possible de chauffer de l'eau sanitaire grâce aux apports solaires. Chronologiquement, l'énergie est captée, stockée, distribuée et régulée dans l'habitat. l'isolation est réalisée avec des laines de chanvre et/ou de la laine de mouton ; d'une manière générale, priorisons les travaux d'isolation dans les combles et sur la toiture. Pour minimiser la déperdition énergétique, minimisons l'impact du vent en ouvrant face sud et en fermant face nord nos habitations. Quels dispositifs climatiques devons-nous généraliser à l'ensemble de la société ? Quelles bonnes pratiques s'appuyant sur des expérimentations identifiées devons-nous mettre en lumière ? La serre, la véranda, « des espaces tampons non vitrés », des murs capteurs et des « murs Trombe » et des capteurs à air en façade.


La maison du futur


La demande en logement va croître considérablement dans les décennies à venir. Créative et fonctionnelle, la maison écologique abrite la famille et respecte les critères du développement durable. Si la durée de vie d'une maison est accrue, alors son empreinte environnementale est minimisée. Une « maison passive » est une maison qui fonctionne grâce à l'apport solaire. Quelles caractéristiques ? Une maison écologique facilite la circulation de l'air, diffuse la lumière grâce à des peintures claires et naturelles, récupère et recycle les eaux pluviales, installe des toilettes sèches, sélectionne des matériaux sains ( = brique, pierre, terre cuite, bambou, bois, terrazzo), utilise des fibres naturelles comme le lin et le coton, tous deux blanchis naturellement au soleil teints végétalement, isole grâce au VIR ( = verre à isolation renforcée), lave le linge avec des noix l'Himalaya et bannit à jamais des « composés organiques volatils », ces substances toxiques pouvant nuire à la santé de l'être humain, sous la forme de nausées, de vertiges ou de crises d'asthme. Si le polystyrène, la fibre de verre et la laine minérale suscitent des interrogations d'ordre sanitaire, préférons des murs épais, du lin et de la laine de mouton pour isoler sainement. Fermons les portes et les fenêtres pour éviter les déperditions énergétiques et chauffons nous avec une ressource renouvelable et économique qu'est le bois. Échangeons nos lampes à incandescence (durée : 1 000 heures) avec des lampes basse consommation (durée : 8 000 heures). Retraitons les eaux grises peu usées en provenances des lavabos et de la douche pour alimenter les toilettes et l'arrosage du jardin écologique. Dans le jardin écologique, appliquons la technique du xéropaysage, qui consiste à guider l'eau à l'aide de pentes et à la retenir avec des terrasses.


« La Cité, c'est le peuple »


« La Cité, c'est le peuple », écrivit Sophocle. Sans mise en relation entre les besoins humains et les réponses durables, les villes du siècle prochain seront un désastre. Un cycle nouveau surgit : incertitudes, numérisation, multiple-culturalisme, nouvelles donnes économiques. Mettons en place les conditions nécessaires et suffisantes pour une transformation urbaine rapide, si un besoin urgent survient. Favorisons la mobilité sous toutes ses formes. Et quand bien même, une ville possède des qualités et des défauts, une ville est et sera toujours la résultante d'une expression populaire, qui se traduit en termes de puissance, de gloire et de fierté, dont les fondements reposent sur une histoire partagée et sur une identité commune. Puisque l'architecture se doit d'incarner l'idéal populaire, il est de la « liberté responsable » du politique d'impulser un projet urbain responsable en pratiquant la concertation populaire. Demain, l'économie sera verte, l'économie sera créative ; il est du devoir de l'édile de créer les conditions sine qua non à l'installation des entreprises créatrices de richesse et d'emplois pérennes ; sans la dynamique économique, un territoire est en proie à la désertification. Suite aux différentes analyses et arbitrages d'ordre juridique, spatial, économique, écologique et social, le responsable définit les axes et les moyens d'agir dont le but ultime est l'appropriation des bonnes pratiques durables. Au-delà du choix de bonnes pratiques, il incombe à l'édile à faire étinceler durablement le territoire administré. Par exemple, pour une ville peu énergivore, recommandons une densification urbaine à proximité des gisements en énergie renouvelable ( retraitement des eaux usées à fort débit, implantation des puits géothermiques et d'usines d'incinération des déchets ). D'une part, connectons les modes de vie à l'échelle métropolitaine pour une meilleure cohésion sociale, d'autre part, intégrons le privé et superposons les fonctions pour la trame bleue et la trame verte.


La conscience du bien commun


Sachant que la biodiversité et les ressources décroissent alors que les risques naturels et les pollutions croissent, la crise environnementale nous a enseigné une chose : la prise de conscience du BIEN COMMUN. Si chaque individu comprend que les menaces environnementales sont directement liées à notre mode de développement irresponsable, si chaque individu acte quotidiennement pour la sauvegarde de la planète, si chaque individu achète et consomme des produits écologiques, alors la multiplication des actes éco-responsables à l' échelle de la société enrayera la mutation de l'ordre naturel et projettera le citoyen dans une réflexion philosophique au sujet de l'étique environnementale. De toute évidence, l'avenir de la société passera par la responsabilisation de l'individu, participant ipso facto à la défense du bien commun. Dès à présent, affirmons-nous « haut et fort » comme une génération de transition.


La densité de nos villes


L'étalement urbain étant criminel, densifions l'espace pour le protéger. Pour autant, la nécessaire densification ne doit pas se réaliser au détriment de la qualité du cadre de vie. Pour éviter le mal-être urbain ( = vous souvenez-vous des « Grands ensembles » ?), densifions en tenant compte du contexte économique, écologique et social du lieu. Habitons autrement ( = maisons de ville, habitat intergénérationnel, maisons en grappes ou en bandes), circulons proprement ( = transports en commun, transports à la demande, auto-partage, covoiturage), transportons densément avec la multiplication des circuits courts ( = rapprocher les zones de travail et les zones d'habitat ou recycler à proximité les déchets, les matériaux et les eaux usées). Sur un périmètre, quelques formes urbaines sont possibles à niveau de densité équivalent, donc le choix de la forme est indépendant eu égard le niveau de densité désirée. Préférons dilater l'espace privé pour ne pas dévorer sottement l'espace public avec un habitat dense individualisé, avec des continuités urbaines remplies et une augmentation de la superficie de nos logements grâce à un patio ou une loggia.


Prise de conscience environnementale


Au service de l'intérêt général, ce que nous pourrions faire dans un avenir proche. Jadis, les urbanistes hygiénistes planifièrent l'insertion de la nature dans les villes, puis les tenants du courant systémique mirent en lumière l'impact de l'environnement sur les sphères du « Vivant ». A ce jour, la prise de conscience environnementale est d'une telle ampleur que les urbanistes l'inscrivent en lettres capitales dans toute conception de projets urbains. Pour rappel, un projet urbain réussi ne peut être pensé qu'à l'échelle intercommunale. Décomposons la ville durable en sous-éléments et raisonnons « ville compacte », « ville économe », « ville sécurisée » et « ville nature ». D'ores et déjà, équilibrons les espaces ruraux et urbains, anticipons les risques naturels et technologiques en milieu urbain, offrons un berceau salvateur à la biodiversité dans chaque écoquartier et utilisons en priorité les déplacements doux et fluides. Au service de l'intérêt général, ce que nous pourrions faire dans un avenir proche... Bâtir des écoquartiers en lieu et place des friches industrielles, construire des bâtiments économes en énergie, construire des réservoirs d'eau pluviale et des couloirs écologiques (coulées vertes, marres écologiques), introduire la composante environnementale très en amont dans les documents d'urbanisme, réaliser des cartographies pour l'acoustique, le thermique, le sanitaire, l'hydraulique, etc. comme outil de connaissance et comme outil d'aide à la décision et généralisons à l'ensemble de la société les énergies renouvelables.


Technologies innovantes pour habiter autrement


En 2030, cinq milliards d'habitants vivront en milieu urbain. Bâtir une écoville implique la coordination de l'organisation sociale et de l'organisation spatiale. Bâtir une écoville est l'émanation d'un idéal, l'expression d'une ambition. « Il suffira d'une étincelle » ... Nouveaux parfums, nouvelles couleurs, nouveaux volumes, nouvelles matières. Hier, nous souhaitions avec ardeur la ville à la campagne, demain la ville et la nature s'interpénétreront. Le visuel urbain mute, l'habitat délaisse la pierre au profit d'une alliance de verre, de béton et d'acier. La scénographie d'une mise en scène urbaine intégrera un réseau de diodes colorées s'allumant à l'approche des usagers. Créateur d'ambiance, le nouvel éclairage public se veut sobre, sécurisant et modifiant les flux de circulation. Fonctionnel, dépouillé, transparent ( = évoque la liberté), léger et sain (= ni microbe ni bactérie), telles seront les caractéristiques du mobilier urbain de demain. Isolons nos habitations en utilisant de l'enduit minéral à la chaux aérienne. Lieu de refuge à l'être biologique, le logement durable intégrera des technologies sobres en énergie et porteuses d'un meilleur confort. Par exemple, citons trois technologies innovantes : l'E-GLASS (= vitrage isolant avec un chauffage rayonnant), l'ELECTROCHROME (= sous l'effet des conditions climatiques, le verre passe du bleu clair au bleu foncé) et le PRIVA-LITE (= verre stratifié transparent qui devient translucide).


La transition énergétique


Comment limiter notre dépendance aux énergies fossiles ? Comment faire muter nos territoires ? Le défi consiste à mettre en perspective les ressources renouvelables avec les fluctuations des besoins quantitatifs et qualitatifs, immédiats et temporels de nos territoires ? Pour accomplir la transition énergétique, 2 axiomes se profilent : la réduction des besoins et l'accessibilité des ressources. Saluons « la société à 2 000 watts », idée remarquable élaborée dans le canton de Genève, qui s'engage à diminuer par 5 les émissions de CO2 et par 3 la consommation d'énergie. Les réseaux électriques intelligents ou « Smart Grids » apportent une efficacité lors du transport du courant, font fonctionner un réseau aux énergies renouvelables et font réaliser des économies d'énergie. Aux énergies solaires, éoliennes, hydrauliques, ajoutons l'hydrothermie qui exploite le delta de température air/nappe d'eau. Si seulement les filières énergétiques (= ressources-transformation-valorisation-prestations) étaient l'objet d'une planification territoriale, alors la projection dans l'avenir serait rendu possible, notamment en construisant des scenarii. Suggérons une cartographie des ressources présentes et précisons leurs caractéristiques respectives en termes de disponibilité, de transport et de capacité de stockage. Par exemple, le rayonnement solaire, contrairement au vent, est présent partout, la biomasse, contrairement au vent, est facilement stockable, la biomasse, contrairement à la géothermie, est transportable. Notre message : facilitons la transition énergétique grâce à la mise en place de conditions nécessaires et suffisantes.

 

Changer la « substance urbaine »


A l'aune de la mutation culturelle, que nous devons impulser par devoir, la société française amorce désormais sa transformation pour une transition écologique, économique et sociale. Fragments de jour, copeaux de nuit, la « comédie humaine » reflète une multitude de codes et de couleurs, d'attitudes et de comportements sociaux. « Je consomme, donc je suis. Dois-je dé-consommer ? Dois-je consommer autrement ? Comment consommer durablement ? Absolument pas spirituelle, terriblement matérielle, notre société de consommation exacerbée détruit scandaleusement la planète. Sans émulation, une société ne peut être riche. Or, l'une des finalités de toute société est de l'être. Quand la classe moyenne « copie », non pas par mimétisme, mais pour « paraître », la classe créative, l'émulation en est de fait renforcée. Effectivement, nous vivons dans la société du « paraître ». Si je consomme comme mon groupe social de référence, qui n'est pas mon groupe social d'appartenance, alors je me reflète dans eux, donc je suis. Cette modélisation a vécue et elle nous a conduit vers un naufrage, qui, si nous n'y prenons garde, deviendra fatal pour les générations futures. Changer tout ? Oui. Libérons plutôt les forces vives de l'économie verte et de l'économie créative, réorganisons les fonctions urbaines, réalisons la décentralisation énergétique, bâtissons des villes HQU (= Haute Qualité d'Usages) et des villes BCE (= Basse Consommation d'Énergie), le tout en concertation avec les habitants. En tenant compte du soleil, du vent, des distances, des ombres et de la nature, le tout baignant dans une atmosphère d'une rassurante quiétude et d'une luminosité opalescente. L'architecte travaille les « enveloppes » qui servent de support aux échanges. Les surfaces colorées de demain seront affectées à d'autres usages, elles offriront une moindre pénibilité et une rapidité d'exécution. Si nous voulons optimiser l'efficacité énergétique, alors il nous faut en réduire les besoins en énergie. Pour ce faire, utilisons des panneaux solaires, une micro-centrale à cogénération, un vitrage à faible émissivité, des « matériaux froids ». Réussir une transformation de la société passe par le changement de la « substance urbaine ».


Vers une évolution des standards de construction

 

Si les standards de construction évoluent, l'impact environnemental en est-il directement minoré ? Quels axes se dégagent ? Recensons l'utilisation des ressources renouvelables, l'information aux usagers, la limitation des impacts et la réduction des besoins énergétiques. Offrons aux industriels une base de données universelle, accessible et performante ; l'objectif étant d'inventorier les substances et les produits finis de construction minorant l'impact environnemental. Si une technologie dite « innovante » devient une technologie qualifiée de « standard », alors effectivement les standards de construction évolueront. C'est le cas pour les vitrages à basse « émissivité ». Conjuguons efficacité et sobriété dans le cadre d'une nouvelle définition ; agissons sur les comportements pour atteindre la sobriété et utilisons les technologies innovantes pour économiser de l'énergie. Voici une série de comportements idoines ayant pour conséquence des économies énergétiques : fermer les volets la nuit, détecter et réparer les fuites d'eau, baisser sensiblement le chauffage, aérer les pièces en cinq minutes. Quelle soit innovante ou standard, la technologie est une condition nécessaire dans l'atteinte de l'efficacité énergétique, aussi doit-elle être étroitement associée à un comportement exemplaire pour devenir une condition nécessaire et suffisante. Dans ce cadre structurant, la plus-value environnementale est rendue effective.


 

Villes cuivrées et villes cristallines à l'ère post-carbone


Le dérèglement climatique et la fin des énergies fossiles rendent évident l'éclosion durable d'un nouveau paradigme, dont les deux leviers sont la réorganisation spatiale et la transformation des usages. Issues du cuivre et du cristal, les villes pionnières se caractériseront par l'innovation, l'inventivité et l'imagination. Renouvelons la ville sur elle-même, aussi bien sur le bâti que sur les flux humains, technologiques et financiers. Le Paris rive gauche, quartier dense, aéré, branché, est considéré comme la fine fleur architecturale dans le cadre d'un renouvellement urbain. Effectivement, ces lieux (Tolbiac, Massena, Austerlitz) peuplés par les bourgeois-bohèmes accueillent l'Université de Jussieu et le pôle d'entreprises scientifiques Biopark. Tandis que la Loi Grenelle 1 oblige la restauration des continuités écologiques, la loi Grenelle 2 instaure la trame bleue et la trame verte. Les orientations « crédibles » s'orienteraient ainsi. Du cuivre et du cristal, bâtirons-nous la ville « HQU » ( = Haute Qualité d'Usages). Nous marcherons sur un pavé purifiant l'air reposant sur l'effet photocatalytique du ciment, nous sécuriserons l'espace avec des éléments lumineux et esthétiques ( = le feuilletage se compose de LED), nous circulerons, soit avec des bicyclettes mises à disposition en inter-modal ou en leasing, soit à l'aide de petites voitures à air comprimé roulant à basse vitesse et ne rejetant aucun gaz à effet de serre.

 

Une conception urbaine se pense à différentes échelles, intégrant la nature à l'écosystème urbain et exprimant l'audace de ses bâtisseurs. La phyto-épuration est un procédé naturel retraitant les eaux pluviales et de ruissellement. Au niveau de la conception urbaine, les décideurs doivent introduire le bleu et le vert, mettre en œuvre la décentralisation énergétique, favoriser le dialogue avec la société civile, réduire l'empreinte environnementale et déterminer de nouveaux choix d'usage. En accord avec l'environnement, un bâtiment écologique offre un cadre de vie de haute qualité. D'ailleurs la densification de l'habitat est d'une absolue nécessité. La révolution écologique passe inéluctablement par le bâtiment écologique. De nouvelles formes, de nouveaux matériaux, des techniques de construction innovantes opèrent une rupture franche avec les bâtiments existants. Par exemple, un espace tampon offre une qualité fonctionnelle supplémentaire à l'utilisateur. Au Parlement européen, l'isolant thermique « double peau » réduit la consommation énergétique du bâtiment. A l'Institut du monde arabe, la façade active obéit au principe du diaphragme.

Pierre-Franck Herbinet

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Développement durable Architecture Technologies Urbanisme

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