Article publié le 13 août 2010
Techniques anciennes ou techniques modernes ? Le débat est lancé et va prendre de l’ampleur avec la systématisation des crises écologiques.
Ainsi l’Unesco parraine la création d’un institut international des savoirs traditionnels à Florence. Mais un musée qui se contente de transmettre la mémoire, avec un espace de loisirs et des bateaux électriques (LeMonde du 11-12 juillet), ne correspond pas du tout à l’enjeu. Bientôt le temps ne sera plus à l’accueil des touristes, mais à la réappropriation concrète des savoirs artisanaux qui permettaient de faire beaucoup avec peu. Le président de cet Institut constate d’ailleurs : « Le modèle économique actuel est fondé sur la destruction accélérée des ressources de la planète. L’innovation technologique, contrôlée par de grands groupes, devient un adversaire de l’homme. Les innovations anciennes ou à venir doivent être au service d’un monde durable. » En fait Pietro Loreano redécouvre un débat qui avait déjà eu lieu dans les années 1960, techniques douces contre techniques dures.
Voici un tableau comparatif du Nouvel Observateur de juin-juillet 1972, « spécial écologie - La dernière chance de la Terre » :
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Société à technologies dures |
Communautés à technologies douces |
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Grands apports d’énergie Matériaux et énergie non recyclés production industrielle priorité à la ville séparé de la nature limites techniques imposées par l’argent… |
Petits apports d’énergie matériaux recyclés et énergie renouvelable production artisanale priorité au village intégrée à la nature limites techniques imposées par la nature… |
La technologie utilisée doit être douce, douce à l’usage, douce à la reproduction du savoir-faire, douce à la Nature. Ce n’est pas le cas de l’immense majorité des techniques actuelles…
Thèmes
Un monde est à faire. Il nous a fallu pour notre développement apprendre des techniques et ensuite avoir le courage de les mettre en œuvre. Votre constat indique bien que cela semble fait. Par contre, il y a eu des erreurs comme dans tous les actes humains où n’intervient que le mental concret pour trouver et mettre en pratique les découvertes, comme le prouve notre façon de sélectionner les candidats étudiants. En effet, actuellement ce sont bien ceux qui réussissent les épreuves, qui devraient indiquer les meilleurs jeunes pour accéder aux postes les plus importants des rouages de notre administration et de nos décideurs, qui décident pour la société. Nous constatons 50% de votants aux élections donc une moitié de la population se sent mise à l’écart de toute possibilité de décision qu’ils semblent juger complètement débiles du reste. Nous avons un ancien président qui se gausse d’avoir mis plusieurs millions de cultivateurs hors de leur ferme de 25 hectares et actuellement une seule entreprise agricole cultive plus de 15.000 hectares sans responsables et sans trop de problèmes mais, plus de 50% de la population ne peut approcher d’un emploi et les aliments deviennent à peine comestibles. De plus, l’uniformité des cultures devient un danger de stérilisation du sol comme nous l’a prouvé le Pérou.
Il a donc toujours manqué dans les prises de décision le fait de tenir compte des facteurs Humains. La cause principale en est le niveau de conscience des décideurs qui en sont restés au niveau du " pour moi, à moi, rien qu’à moi" avant toute chose. Dès le plus jeune âge , on est formaté dans ce sens : "Tu dois réussir à l’école avant tout".
Devant de tels actes d’égoïsme, il ne reste qu’à attendre une prochaine remise en ordre des cerveaux . Espérons pour nous, que la raclée ne nous sera pas trop insupportable. Quand on lit les ’actualités mondiales’ sur yahoo ou autre, on peut en douter. Jusqu’où cela va -t-il aller si l’on comprend que notre énergie est la même que l’énergie de notre belle et bonne terre et de son atmosphère comme nos scientifiques nous le disent ?









