Le tram-fret, c’est une solution durable pour achalander les marchandises en région parisienne, qui entame sa phase expérimentale. Au lieu du transport de personnes, un véhicule dérivé du tramway acheminera les marchandises dans la ville. Est-ce la fin des places livraison et des camions en centre-ville ?
Est-ce la fin des places livraison et des camions en centre-ville ?
Du 14 novembre au 10 décembre, la phase test du tram-fret est lancée dans Paris et sa première couronne. À heures creuses, deux rames de tramway sur la ligne T3 s’insèrent dans le trafic pour transporter la marchandise. Les rames de tramways parisiens sont donc utilisées pour approvisionner les zones urbaines denses en marchandises. Paris voudrait profiter des 100 km du réseau de tramway disponibles d’ici 2020, en Ile-de-France.
L’objectif est simple : sur un million de livraisons effectuées chaque jour en Ile-de-France, il s’agit de réduire la distribution effectuée par la route, qui effectue aujourd’hui 90% des achalandages.
Fournir en marchandises l’Ile-de-France n’est pas une mince affaire. Dans le cadre d’une demande croissante, en prenant en compte le maintien du réseau et les problématiques du développement durable, la RATP, l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur) et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) expérimentent donc ce nouveau Tram-fret pour fournir une solution durable de transport.
La livraison durable en ville
Dans quelques villes d’Europe, ce mode de livraison soucieux de l’environnement existe déjà. A Dresde, en Allemagne, le CarGoTram circule une fois par heure depuis 2001, pour acheminer des pièces vers la zone industrielle. A Zurich aussi, le tramway est mis à contribution de la ville propre et durable. Cette fois-ci, ce sont les déchets encombrants que ramasse et achemine le Cargo-Tram zurichois. Un service gratuit et efficace qui permet de nettoyer la ville tout en étant plus efficace dans le recyclage des ordures.
Certaines entreprises font également figure d’exemples. Monoprix fait partie de ces chargeurs pionniers pour une image verte de la ville, et opte ainsi pour l’acheminement de ses marchandises par voies ferrées.
Sur le même terrain de réflexion, on rappellera pour conclure la création en mai dernier du Club du Dernier Kilomètre de Livraison. Lors de la création de ce Club, son Président Roland Ries, sénateur du Bas-Rhin, rappelait que « 25 % des émissions de gaz à effet de serre liées aux différentes formes de mobilité urbaine émanent des livraisons ».
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Bonne initiative pour un développement durable rassemblant développement écologique et économique, c’est ce qui manque aux pays en voie de développement ...
Très bonne initiative. Il nous faut trouver différentes astuces pour permettre de réduire la pollution dans nos villes...
Hum, quelles conséquences sur l’encombrement du réseau des trams ??








